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  • Plus de 2,2 millions de passagers​(+ 3,8 %) à Brussels Airport en avril​ Près de 74 000 tonnes (+ 6,2 %) de volumes de fret

    Les vacances durant le mois d’avril ont eu un effet positif sur la fréquentation de l’aéroport. En avril, plus de 2,2 millions de passagers ont voyagé via Brussels Airport, soit une hausse de 3,8 % par rapport au même mois de l’année passée. Cette croissance a été enregistrée malgré les incertitudes persistantes liées à la guerre au Moyen-Orient. En ce qui concerne le segment cargo, les volumes traités ont augmenté de 6,2 % pour atteindre près de 74 000 tonnes. Impact positif des vacances qui compense la situation au Moyen-Orient Tout comme le mois précédent, la situation au Moyen-Orient continue d’impacter les activités de Brussels Airport. Aucun vol n’opère actuellement vers Tel Aviv et Doha et, bien que les vols vers Dubaï et Abu Dhabi aient repris depuis quelques semaines, la fréquence reste inférieure à l’année précédente. Cette situation a de nouveau entraîné une perte de 50.000 voyageurs durant le mois d’avril. Ces multiples défis n’ont cependant pas empêché Brussels Airport de poursuivre sa croissance continue, depuis le début de cette année, au niveau du trafic des passagers. En effet, les deux périodes de vacances (début avril pour l’enseignement flamand et fin avril pour l’enseignement francophone) ont permis à l’aéroport d’accueillir 2.203.773 voyageurs le mois dernier, soit une augmentation de 3,8 % par rapport à la même période en 2025. Brussels Airport a une fois de plus élargi son réseau en avril avec une nouvelle liaison directe vers Gdansk (Pologne), proposée par LOT Polish Airlines à raison de quatre vols par semaine. Dans ce contexte, les dix destinations les plus populaires du mois dernier concernaient principalement des destinations ensoleillées : l’Espagne, l’Italie, le Maroc, l’Allemagne, le Portugal, la Turquie, la France, les États-Unis, la Suisse et la Grèce. La part des voyageurs en correspondance au départ s'élève à 12 %, et enregistre une croissance à deux chiffres, principalement vers l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Nord. Les volumes de fret continuent d’augmenter de 6,2 % En avril, le volume total de fret via Brussels Airport s’est élevé à 73 964 tonnes, soit une hausse de 6,2 % par rapport à la même période en 2025. Le fret aérien a progressé de 6,4 %, notamment porté par la croissance des services express (+1,9 %) et surtout du segment full freighter (+23,5 %), notamment grâce à l’augmentation du volume vers l’Asie. Le fret transporté à bord des vols passagers, appelé « belly cargo », a quant à lui diminué de 8 %, notamment en raison des vols supprimés vers le Moyen-Orient. En revanche, les volumes transportés par camion ont augmenté de 5,2 %. Les principales régions d’importation sont l’Asie et l’Amérique du Nord qui affichent toutes deux une forte progression, ainsi que l’Afrique. Ce même trio représente les principales régions d’exportation avec également une progression en Amérique du Nord ainsi qu’en Afrique. Augmentation des mouvements de vols de 3 % En avril, Brussels Airport a constaté une légère augmentation de 3 % du nombre de mouvements aériens commerciaux par rapport à avril 2025. Cette augmentation est constatée tant pour les vols passagers (+3,1 %) que pour les vols cargo (+5,4 %). Comme les mois précédents, le taux de remplissage des avions continue d’augmenter. En moyenne, on comptait 151 passagers par vol en avril, soit un de plus que la même période de l’année passée.

  • 2026 : L’année idéale pour programmer Lascaux IV

    10 ans d’émotion et des nouveautés pour cette année anniversaire En 2026, Lascaux IV célèbre ses 10 ans avec une programmation événementielle exceptionnelle proposée tout au long de l’année. Site incontournable de la Dordogne et référence mondiale de l’art pariétal, Lascaux IV constitue un véritable levier pour dynamiser vos circuits culturels et séjours groupes du Sud-Ouest de la France. Pour cet anniversaire, nous proposons des formats exclusifs à forte valeur ajoutée : spectacle immersif, visite Prestige en petit comité, soirée Art Pariétal & Gastronomie (parcours privatif + dîner étoilé)… autant d’expériences différenciantes, faciles à valoriser auprès de votre clientèle. Cette année, offrez un véritable voyage dans le temps et construisons ensemble des offres sur mesure adaptées à vos besoins. Découvrez les autres sites incontournables de la Dordogne

  • INVITATION POUR AGENTS DE VOYAGE ET PROFESSIONNELS DU TOURISME

    La Compagnie des Alpes (CDA), fondée en 1989, s’impose comme un acteur majeur du tourisme et des loisirs en Europe. Leader mondial des domaines skiables, elle exploite une dizaine de sites d’exception dans les Alpes françaises, tout en gérant une douzaine de parcs de loisirs emblématiques tels que le Parc Astérix, le Futuroscope ainsi qu’en Belgique le Parc Walibi à Wavre. Portée par une stratégie de diversification, de transformation digitale et de transition vers le « Net Zéro Carbone », la CDA investit dans la qualité des expériences clients, la rénovation des infrastructures et le développement de l’hébergement, notamment via MMV. Elle contribue ainsi activement à la valorisation durable des territoires et confirme son rôle incontournable dans l’industrie touristique. Vous êtes invité à rencontrer les domaines skiables de la Compagnie des Alpes Serre Chevalier, La Plagne, Les Arcs, Val d’Isère, Méribel, Les Menuires / St Martin de Belleville, Pralognan, Grand Massif mais également le spécialiste de l'Outdoor Evolution 2, ainsi que les hébergeurs comme MMV. Tout savoir sur les stations et partenaires présents à Wavre ­Découvrir­ ­ Le Rendez Vous est fixé ce jeudi 4 juin 2026 au Parc Walibi de Wavre ­ Adresse du jour Parc WALIBI BELGIQUE, Boulevard de l’Europe 100, à 1300 Wavre. Un Parking vous est réservé sur place Accueil à partir de 16h00, fin vers 21h30. ­Inscription­ Contact & Infos Pierre COENEGRACHTS (TOPICS) pic@topics.services ou +32475283391

  • Michael O’Leary veut dicter ce que les passagers doivent boire à l’aube : et la liberté dans tout ça ?

    Le patron de Ryanair, Michael O’Leary, a encore trouvé un nouveau combat : les cafés et bars des aéroports ouverts tôt le matin. Selon lui, servir de l’alcool dès 5 ou 6 heures serait directement responsable de la hausse des comportements perturbateurs à bord des avions. Une sortie médiatique spectaculaire… mais aussi profondément caricaturale. Car à écouter Michael O’Leary, les terminaux d’aéroport européens seraient devenus des sortes de pubs géants où les voyageurs s’enivrent avant même le lever du soleil. Une vision simpliste qui oublie une réalité élémentaire : l’immense majorité des passagers qui fréquentent ces établissements à l’aube ne commande ni bière ni whisky, mais simplement un café, un croissant, un jus d’orange ou un petit-déjeuner avant un vol souvent prévu à des horaires impossibles. Tous les passagers ne boivent pas de l’alcool à 5 heures du matin La rhétorique du patron de Ryanair repose sur une généralisation abusive. Oui, certains passagers abusent de l’alcool avant d’embarquer. Oui, les incidents existent et doivent être sanctionnés fermement. Mais faut-il pour autant considérer chaque voyageur matinal comme un potentiel fauteur de troubles ? Les cafés d’aéroport ne vivent pas uniquement grâce à l’alcool. Bien au contraire. Les petits-déjeuners, boissons chaudes, snacks et repas rapides représentent une part essentielle de leur chiffre d’affaires. Derrière ces enseignes, il y a des commerçants, des employés, des fournisseurs et surtout des loyers commerciaux extrêmement élevés imposés par les gestionnaires d’aéroports. Mais cela, Michael O’Leary semble l’ignorer volontairement. Une logique du “faites ce que je dis ou je ferme des lignes” Le dirigeant irlandais adopte une posture désormais bien connue : imposer sa vision à l’ensemble de l’écosystème aérien sous la menace économique permanente. Depuis des années, Ryanair utilise le même levier avec les aéroports, les régions ou les autorités publiques : acceptez nos conditions… ou nous réduisons nos vols. Cette fois, ce sont les bars d’aéroport qui se retrouvent dans le viseur. O’Leary accuse les exploitants de “profiter” des retards pour vendre davantage d’alcool, tout en rejetant ensuite le problème sur les compagnies aériennes. Mais le patron de Ryanair oublie commodément un détail : ses propres avions vendent eux aussi de l’alcool à bord. Dès lors, pourquoi exiger des limitations drastiques au sol sans évoquer les ventes en cabine ? Pourquoi réclamer des plafonds de consommation dans les terminaux tout en continuant à proposer bière, vin et spiritueux pendant le vol ? Et la liberté du passager dans tout cela ? La question de fond reste entière : jusqu’où faut-il aller dans le contrôle du comportement des voyageurs ? Aujourd’hui, certains responsables du secteur semblent vouloir transformer l’expérience aéroportuaire en parcours ultra-surveillé : bases de données de passagers perturbateurs, restrictions de consommation, contrôle accru des achats via la carte d’embarquement… Une logique sécuritaire qui progresse rapidement. Mais à force de vouloir punir une minorité de comportements irresponsables, ne risque-t-on pas de traiter tous les passagers comme des suspects potentiels ? Un adulte capable de prendre un avion ne devrait-il pas conserver la liberté de commander une bière ou un verre de vin avant un vol, à condition de rester maître de son comportement ? La responsabilité individuelle existe aussi. Le vrai problème : sanctionner les fauteurs de troubles, pas infantiliser tout le monde Personne ne conteste que les passagers violents ou ivres doivent être sanctionnés sévèrement. Les déroutements coûtent cher et mettent sous pression les équipages comme les autres voyageurs. Mais la solution ne peut pas être une interdiction généralisée ou une croisade morale contre les cafés d’aéroport. La majorité des voyageurs prennent simplement un café avant un embarquement à l’aube. Les tenanciers d’aéroport tentent surtout de survivre dans un environnement où les charges explosent et où les loyers commerciaux atteignent parfois des niveaux exorbitants. En réalité, la sortie de Michael O’Leary ressemble davantage à une opération de communication qu’à une réponse équilibrée au problème des passagers perturbateurs. Une nouvelle fois, le patron de Ryanair désigne un responsable extérieur, tout en évitant soigneusement de s’interroger sur les propres pratiques commerciales de sa compagnie. Et surtout, il semble oublier une chose essentielle : voyager en avion ne signifie pas abandonner toutes ses libertés au terminal d’embarquement. ETIENNE

  • Aviation Press Club belge : François Lepot élu “Man of the Year 2026”

    L’Aviation Press Club a réuni cette semaine des professionnels du secteur aérien , du voyage et bancaire dans les locaux de skeyes à Bruxelles, à l’occasion de la remise du titre prestigieux de “Man of the Year 2026”. L'évènement fut introduit par Johan Decuyper, CEO de skeyes, qui accueillait chaleureusement les invités dans les installations du contrôle aérien belge. Prenant ensuite la parole au nom de l’Aviation Press Club, Steven Decraene, vice-président de l’APC, représentait le président Eric Renette, malheureusement absent pour raison de santé à la suite d’un accident. Nous lui adressons d’ores et déjà nos vœux de prompt rétablissement. Steven Decraene a ensuite présenté les raisons qui ont conduit le jury à désigner le lauréat de cette édition 2026 : François Lepot, CEO belge de Safran Aero Boosters. Au-delà des traditionnels remerciements, François Lepot a livré un exposé particulièrement brillant, clair et inspirant sur le rôle stratégique de son entreprise dans l’industrie aéronautique mondiale. Avec près de 2.000 employés en Belgique et des implantations à Liège, Marchin et Welkenraedt, ainsi qu’aux États-Unis à Minneapolis et Fort Myers, Safran Aero Boosters s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable du secteur. Le CEO a mis en lumière les niches technologiques spécifiques dans lesquelles l’entreprise excelle et qui lui permettent d’occuper une place essentielle dans l’écosystème aéronautique international. Un discours à la fois succinct, passionné et visionnaire, qui a incontestablement rendu les invités fiers du savoir-faire belge et de son rayonnement mondial. Bravo à ce lauréat 2026 particulièrement méritant. ETIENNE

  • Coupe du monde de football 2026 : trois inaugurations géantes, une première mondiale… mais à quel prix pour les supporters ?

    Au-delà du football lui-même, la Coupe du monde 2026 marque une rupture historique dans l’industrie événementielle mondiale. Pour la première fois : le tournoi sera organisé dans 3 pays simultanément ; avec 48 équipes au lieu de 32 ; sur 16 villes hôtes ; et avec plusieurs cérémonies et matches d’ouverture “étendus”. Une formule XXL qui bouleverse complètement les standards historiques de la FIFA. Trois “ouvertures” quasi inaugurales : du jamais vu ? Oui… et non. Traditionnellement, une Coupe du monde possède : une cérémonie d’ouverture ; puis un seul match inaugural. Mais en 2026, la FIFA a clairement choisi une logique de “multi-lancement continental”. 1. Le grand match d’ouverture au Mexique : symbole historique Le tournoi débutera officiellement le 11 juin 2026 à Mexico. Le mythique Estadio Azteca accueillera le premier match du Mondial. C’est historique :le stade deviendra le premier au monde à accueillir des matches de Coupe du monde sur trois éditions différentes après 1970 et 1986. Pour la FIFA, cette ouverture mexicaine sert aussi de symbole politique :rendre hommage au pays qui reste probablement le plus passionné footballistiquement des trois organisateurs. 2. L’ouverture américaine géante : Los Angeles et New York comme “super show” Même si le premier match officiel aura lieu au Mexique, les États-Unis préparent leur propre ouverture officieuse XXL. Les rencontres à SoFi Stadium près de Los Angeles et à MetLife Stadium sont déjà présentées comme des événements mondiaux à part entière. La finale au MetLife Stadium sera d’ailleurs l’événement central absolu du tournoi. 3. Le Canada veut aussi son “moment inaugural” Toronto et Vancouver ont également investi massivement pour transformer leurs matches en vitrines mondiales. Le Canada cherche clairement à profiter du Mondial pour accélérer sa visibilité touristique internationale et renforcer sa capacité événementielle. Toronto bénéficie même désormais d’une réglementation spéciale sur la revente des billets FIFA afin d’éviter une explosion spéculative incontrôlée. Est-ce normal d’avoir plusieurs “ouvertures” ? Pas vraiment selon les standards historiques du football. Mais cela devient logique économiquement vu : la taille gigantesque du tournoi ; les distances nord-américaines ; les investissements publics énormes ; et la nécessité politique de satisfaire les trois pays organisateurs. En réalité, la FIFA transforme progressivement la Coupe du monde en :un “festival mondial multi-sites”. Certains observateurs parlent même d’un modèle inspiré du Super Bowl américain ou des Jeux olympiques modernes. Le vrai choc : les prix pour assister aux matches C’est probablement le sujet le plus explosif de cette édition 2026. Des prix jamais vus pour une Coupe du monde Les prix officiels FIFA ont explosé : environ 60 dollars pour certaines places d’entrée de gamme ; plusieurs centaines voire milliers de dollars pour les grandes affiches ; jusqu’à 6 700 dollars officiellement pour certaines places premium de la finale ; et parfois plus de 11 000 dollars observés sur le marché secondaire. Même des matches de groupes restent parfois affichés à : 400 ; 800 ; voire 2 000 dollars. Un niveau totalement inédit pour beaucoup de supporters européens. Même les transports deviennent premium Autre polémique :les coûts de transport autour des stades. Pour accéder à la finale au MetLife Stadium, les navettes et trains spéciaux avaient initialement été annoncés : à 150 dollars le train ; et 80 dollars les bus spéciaux. Face au tollé, les prix ont finalement été réduits d’environ 30 %. Alors… les billets sont-ils vraiment vendus ? Pas totalement. La FIFA affirme avoir déjà vendu plus de 5 millions de billets. Mais plusieurs enquêtes américaines montrent : que beaucoup de matches restent disponibles ; que les ventes ralentissent ; et que certains supporters attendent désormais une baisse des prix. C’est précisément ce qui inquiète aujourd’hui : les hôtels ; les villes hôtes ; et plusieurs acteurs touristiques américains. Une première mondiale… mais peut-être aussi un tournant dangereux Pour les professionnels belges du voyage, cette Coupe du monde 2026 pourrait devenir un cas d’école. Car pour la première fois, un Mondial semble basculer : d’un événement populaire mondial ; vers un produit ultra-premium fortement financiarisé. Le risque ?Créer un football “spectacle VIP” : rentable pour les packages hospitalité ; mais beaucoup moins accessible pour les supporters classiques européens. Et c’est peut-être précisément ce qui explique aujourd’hui : la relative lenteur des réservations hôtelières observée dans plusieurs villes américaines malgré l’immense médiatisation de l’événement. ETIENNE

  • Assurance voyage : qui indemnise réellement les passagers ?

    Pourquoi cette question revient elle au premier plan après les récents incidents sanitaires sur un bateau de croisière — et pourquoi le cas TUI/Trust Travel n’est qu’un exemple parmi d’autres. 3 cas au total... Les récents événements survenus à bord d’un bateau de croisière touché par un virus ayant provoqué plusieurs décès de passagers ont brutalement rappelé une réalité souvent sous-estimée par les voyageurs :l’assurance voyage devient réellement visible uniquement lorsqu’une crise éclate. Hospitalisations à l’étranger, quarantaine, interruption de séjour, rapatriement, refus d’embarquement, frais médicaux, annulation ou prolongation forcée du voyage : dans ce type de situation, les passagers découvrent souvent qu’ils ne savent pas réellement : qui les assure ; qui décide des indemnisations ; qui organise l’assistance ; ni quelles garanties sont réellement couvertes. Dans ce contexte, il devient essentiel pour les professionnels du tourisme belge d’expliquer clairement le fonctionnement réel des assurances voyage vendues avec les séjours, croisières ou packages touristiques. Le cas de Trust Travel lié à TUI Belgium constitue ici un exemple représentatif d’un modèle largement répandu dans le secteur — mais il ne s’agit pas d’un cas isolé. Un fonctionnement très fréquent dans le tourisme européen Aujourd’hui, dans la majorité des grands réseaux touristiques : le voyagiste distribue l’assurance ; une marque commerciale habille le produit ; un intermédiaire structure l’offre ; un ou plusieurs assureurs spécialisés portent réellement les risques. Pour le consommateur, tout semble souvent provenir d’une seule marque. En réalité, plusieurs acteurs distincts interviennent juridiquement et opérationnellement. 1) Le cas TUI / Trust Travel : un exemple typique Lorsqu’un voyageur réserve un séjour auprès de TUI et ajoute une assurance “Trust Travel”, plusieurs structures interviennent : Fonction Acteur Vente du voyage TUI Marque d’assurance Trust Travel Courtier / intermédiaire PATS SA Assistance voyage Europ Assistance Assurance annulation Advent Insurance PCC Limited Trust Travel : une marque commerciale avant tout Premier point essentiel : Trust Travel n’est pas l’assureur qui indemnise directement les voyageurs. Trust Travel est la marque utilisée pour commercialiser l’assurance voyage dans l’univers TUI Belgium. Derrière cette marque se trouve PATS SA, société belge agissant comme intermédiaire/courtier en assurances. Son rôle consiste notamment à : structurer les produits ; organiser leur distribution ; intégrer l’assurance dans le parcours de réservation ; faire le lien entre tourisme et assurance. Qui paie réellement en cas de problème ? Assistance médicale et rapatriement Les garanties liées : aux frais médicaux ; à l’hospitalisation ; au rapatriement ; aux bagages ; à l’assistance d’urgence, sont assurées par Europ Assistance. Dans une situation de crise sanitaire sur un bateau de croisière, c’est typiquement ce type d’acteur qui : coordonne les soins ; organise les transports médicaux ; gère les urgences logistiques. Annulation et remboursement Les garanties d’annulation sont quant à elles assurées par Advent Insurance PCC Limited. C’est donc cette compagnie qui analyse : les motifs d’annulation ; les exclusions ; les conditions contractuelles ; et les éventuelles indemnisations. 2) Et les assurances incluses avec les cartes de crédit ? C’est une autre grande zone de confusion pour les voyageurs. Beaucoup de passagers pensent être “automatiquement protégés” parce qu’ils ont payé leur voyage avec une carte : Visa Gold ; Mastercard Gold ; Platinum ; World Elite ; American Express. En réalité, ces assurances fonctionnent selon une logique très similaire au secteur du voyage : Fonction Acteur Banque / carte de crédit Distributeur Assureur partenaire Porteur réel du risque Société d’assistance Gestion des urgences la banque distribue la carte ; mais ce sont des assureurs spécialisés qui prennent réellement en charge les sinistres. Et surtout : les plafonds sont parfois limités ; certaines croisières ou pandémies peuvent être exclues ; le voyage doit souvent avoir été payé avec la carte ; et les garanties varient fortement selon les banques et les contrats. Les incidents récents rappellent ainsi que : “carte premium” ne signifie pas automatiquement “couverture totale”. 3) Et les néobanques et fintechs : le troisième pilier désormais incontournable Un troisième modèle d’assurance voyage s’impose désormais dans le paysage européen :les assurances intégrées aux néobanques et aux écosystèmes financiers digitaux. De plus en plus de voyageurs utilisent aujourd’hui : des néobanques ; des applications financières mobiles ; ou des abonnements bancaires premium, pour réserver leurs voyages, payer leurs séjours ou bénéficier automatiquement de certaines couvertures voyage. Là encore, le fonctionnement repose sur plusieurs intervenants distincts . Pourquoi les crises sanitaires changent la perception des voyageurs Les épisodes récents sur certains navires de croisière montrent que les passagers pensent souvent être “protégés automatiquement”. Or beaucoup découvrent seulement après coup : les limites des contrats ; les exclusions liées aux épidémies ; les plafonds médicaux ; les conditions de quarantaine ; les restrictions sur les interruptions de voyage. Ces situations révèlent également une confusion fréquente : le client pense que le voyagiste — ou sa banque — est aussi l’assureur. Dans les faits, ce sont souvent des compagnies distinctes qui prennent les décisions d’indemnisation. Une exigence croissante de transparence Les voyageurs belges deviennent plus attentifs : à la qualité des couvertures ; à l’identité réelle des assureurs ; à la gestion des sinistres ; à la solidité des garanties internationales. Les crises sanitaires et incidents en croisière accélèrent cette demande de transparence. En résumé Le cas Trust Travel/TUI illustre une réalité générale du marché : le voyagiste vend le voyage ; la marque d’assurance rassure le client ; le courtier organise la solution ; les assureurs spécialisés portent les risques. Le même mécanisme existe souvent avec les assurances liées aux cartes de crédit et pour les néobanques: la banque distribue ; des assureurs internationaux couvrent réellement les sinistres. Et lors d’un incident majeur — comme une crise sanitaire sur un bateau de croisière — ce sont surtout ces assureurs et sociétés d’assistance qui deviennent les acteurs centraux pour les passagers. ETIENNE

  • Air Congo vise Bruxelles : Brussels Airlines doit-elle s’inquiéter ?

    Air Congo prépare son grand retour sur le long-courrier La RDC s’apprête à renouer avec le long-courrier intercontinental. Selon plusieurs sources concordantes, Air Congo prévoit de lancer à l’été 2026 une liaison directe Kinshasa–Bruxelles, opérée en partenariat stratégique avec Ethiopian Airlines. Une annonce qui marque le retour d’un pavillon congolais sur un axe historique à très forte valeur symbolique… mais aussi commerciale. Aujourd’hui, la ligne est dominée par Brussels Airlines, seule compagnie à opérer des vols directs entre la Belgique et la RDC, complétée par les offres en correspondance d’Ethiopian Airlines via Addis-Abeba ou d’Air France via Paris-CDG. Pour le secteur du voyage belge, cette arrivée potentielle rebat les cartes d’un marché à forte composante VFR (“Visiting Friends & Relatives”), historiquement dense entre la Belgique et la RDC. Un projet porté par Ethiopian Airlines Lancée officiellement le 1er décembre 2024, Air Congo est détenue à 51% par l’État congolais et à 49% par Ethiopian Airlines, qui assure déjà une large partie du support opérationnel. Après un démarrage domestique avec deux Boeing 737-800, la compagnie accélère désormais sa montée en puissance : développement du réseau intérieur congolais ; ouverture régionale vers Johannesburg, Entebbe, Douala ou Cotonou ; arrivée annoncée d’ATR 72-600 pour renforcer le maillage domestique. Objectif affiché : transformer Kinshasa en hub régional capable d’alimenter des flux vers l’Europe. Le modèle rappelle clairement la stratégie déjà déployée par Ethiopian Airlines dans plusieurs pays africains : créer des compagnies nationales partenaires tout en apportant expertise opérationnelle, maintenance, formation et standards internationaux. Pourquoi Bruxelles reste LA route stratégique Pour Air Congo, Bruxelles n’est pas une destination parmi d’autres. La capitale belge concentre : une importante diaspora congolaise ; des flux institutionnels et diplomatiques ; des déplacements business récurrents ; un trafic affinitaire relativement résilient. C’est aussi un marché premium pour le voyage africain en Belgique, où les tarifs restent élevés toute l’année avec des pics très marqués sur les vacances scolaires et les fêtes. Pour les agences belges spécialisées Afrique, l’arrivée d’un nouvel opérateur pourrait mécaniquement : augmenter l’offre disponible ; relancer la concurrence tarifaire ; créer de nouvelles opportunités groupes et corporate ; mais aussi redistribuer certaines parts de marché historiques. Le vrai sujet : quel impact pour Brussels Airlines ? C’est évidemment LA question qui agite déjà le secteur. Depuis des années, Brussels Airlines bénéficie d’une position quasi hégémonique sur le direct Belgique–RDC. Le réseau africain constitue même l’un des piliers stratégiques de la compagnie du groupe Lufthansa. L’arrivée d’Air Congo pourrait changer plusieurs équilibres. 1. Une pression tarifaire probable Même avec une montée en puissance progressive, un nouvel entrant sur le direct Kinshasa–Bruxelles risque d’introduire davantage de concurrence sur les prix, notamment en classe économique. Le segment VFR est extrêmement sensible au tarif final. Une offre plus agressive d’Air Congo pourrait séduire une partie de la diaspora. 2. Une concurrence symbolique forte Au-delà du business, l’enjeu est politique et émotionnel. Le retour d’un pavillon congolais sur cette route historique pourrait bénéficier d’un important soutien institutionnel et communautaire, notamment auprès d’une clientèle attachée à l’idée d’une “compagnie nationale”. 3. Brussels Airlines conserve néanmoins plusieurs atouts Le projet reste ambitieux… mais complexe. Brussels Airlines garde : une forte notoriété en Belgique ; une expérience long-courrier éprouvée ; un produit stabilisé ; un réseau européen d’alimentation très solide via Lufthansa Group ; une fiabilité opérationnelle reconnue sur l’Afrique centrale. À court terme, il semble peu probable qu’Air Congo menace réellement le leadership de SN. En revanche, la compagnie belge pourrait devoir défendre davantage ses marges et renforcer sa fidélisation sur la clientèle congolaise. Un marché belge Afrique qui devient plus concurrentiel Pour les professionnels du voyage, le dossier mérite d’être suivi de près. Si le projet aboutit effectivement en juillet 2026, le marché Belgique–Afrique centrale pourrait entrer dans une nouvelle phase : plus concurrentielle ; plus dynamique ; avec davantage de capacité directe depuis Bruxelles. Reste désormais à savoir : quel appareil sera utilisé sur la ligne ; à quelle fréquence ; avec quels accords de distribution ; et surtout avec quel niveau de fiabilité opérationnelle au lancement. Une chose est sûre : après des années de domination quasi exclusive, Brussels Airlines pourrait bientôt voir arriver un concurrent à forte portée symbolique… directement sur son terrain historique. ETIENNE

  • Brussels Airport bat des records en 2025 et accélère sa transition vers une aviation plus silencieuse

    Brussels Airport Company confirme une année 2025 historique avec des résultats financiers solides, une croissance du trafic passagers et fret, ainsi qu’un niveau d’investissements inédit dans ses infrastructures. Une croissance soutenue du trafic En 2025, Brussels Airport a accueilli 24,4 millions de passagers, soit une hausse de 3,3 % malgré l’impact de plusieurs journées de grève nationale. Le fret affiche également une très belle performance avec 795 000 tonnes transportées, en progression de 8,5 %, au-dessus de la tendance mondiale. Chiffre d’affaires record et investissements massifs Grâce à cette dynamique, Brussels Airport Company enregistre un chiffre d’affaires record de 828 millions d’euros, en hausse de 6 % par rapport à 2024. L’EBITDA atteint 356 millions d’euros (+3 %) et le bénéfice net s’élève à 84 millions d’euros. Pour la première fois depuis 2019, des dividendes seront à nouveau versés aux actionnaires. L’année 2025 marque également un record d’investissements avec 302 millions d’euros consacrés aux infrastructures aéroportuaires, notamment : la rénovation de la piste 25L/07R ; le nouveau parking P30 ; de nouveaux bâtiments à Brucargo Central ; l’ouverture du lounge premium « The View » dans la jetée B. Une aviation plus silencieuse : 42 % des vols avec des appareils nouvelle génération L’aéroport poursuit aussi sa stratégie environnementale. Grâce à une politique tarifaire avantageuse pour les avions les plus silencieux, la part des vols opérés avec des appareils de dernière génération atteint désormais 42 %, contre 32 % en 2023 et 20 % il y a dix ans. Des appareils comme l’Airbus A320neo illustrent cette modernisation des flottes, encouragée par des redevances aéroportuaires pouvant être jusqu’à 20 fois moins élevées pour les avions les plus performants sur le plan acoustique. Une stratégie tournée vers l’avenir Selon Arnaud Feist, ces résultats démontrent qu’il est possible de conjuguer croissance, qualité d’expérience passager et réduction de l’impact environnemental. Brussels Airport poursuivra ainsi ses investissements dans : la réduction du bruit au sol ; l’électrification des équipements de manutention ; le développement d’infrastructures plus durables ; et l’amélioration continue de l’expérience voyageurs et cargo. ETIENNE

  • Brussels Airlines : un premier trimestre 2026 contrasté, malgré une forte croissance du trafic

    Brussels Airlines clôture le premier trimestre 2026 avec un EBIT ajusté de -55 millions d’euros, en recul de 4 % par rapport à 2025, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et des perturbations sociales en Belgique. Malgré ce résultat négatif — traditionnel au premier trimestre dans l’aérien — la compagnie affiche une solide dynamique commerciale : +11 % de vols opérés 1,9 million de passagers transportés 343 millions d’euros de revenus (+12,8 %) Les mois de janvier et février ont été particulièrement performants, avec une forte demande sur le réseau, notamment vers l’Afrique subsaharienne, et une hausse de 18 % des capacités (ASK). En revanche, mars a fortement pesé sur les résultats : la manifestation nationale du 12 mars a perturbé les opérations, les tensions au Moyen-Orient ont entraîné une hausse de 14 % du coût carburant par siège-kilomètre offert. Brussels Airlines souligne toutefois que la stratégie de couverture carburant du Lufthansa Group a permis d’amortir partiellement l’impact de cette flambée. Pour la saison estivale, la compagnie réalloue ses capacités avec davantage de vols européens, après certaines annulations vers le Moyen-Orient et l’arrivée anticipée d’un Airbus A320neo. La CFO Nina Öwerdieck insiste sur la nécessité de rester agile dans un environnement volatil, tout en poursuivant les investissements stratégiques dans la flotte, le produit et l’expérience client — notamment avec la rénovation du lounge The Loft. Brussels Airlines maintient ainsi une approche prudente mais confiante pour les prochains mois, avec un focus sur la fiabilité opérationnelle, le contrôle des coûts et la qualité de service. ETIENNE

  • Brussels Airport

    Avec easyJet vers Nantes Avec easyJet vers Nantes À partir du 26 octobre, envolez-vous avec easyJet chaque lundi et vendredi depuis Brussels Airport à destination de Nantes. Laissez-vous séduire par cette ville pleine de charme, entre culture, gastronomie et art de vivre. Réservez dès maintenant votre prochaine escapade ! Vers easyJet Pensez à réserver le parking à l’avance Avec les jours fériés et congés , l’affluence à Brussels Airport s’intensifie. Pour garantir un départ serein à vos clients voyageant en voiture, conseillez-leur de réserver leur parking à l’avance. Ils bénéficient ainsi d’une place assurée et commencent leur voyage en toute tranquillité. Réservez le parking à l’avance Travaux routiers autour de Brussels Airport Plusieurs chantiers majeurs transforment l'accessibilité de Brussels Airport et du Ring de Bruxelles (R0). Ces projets visent à fluidifier le trafic, améliorer les infrastructures routières et développer les transports en commun, mais peuvent entraîner des perturbations temporaires. Nous vous recommandons de conseiller à vos clients de prévoir suffisamment de temps de trajet s’ils viennent en voiture ou, si possible, de privilégier le train comme alternative fiable. Aperçu des travaux routiers

  • Manifestation du 12 mai : le secteur du voyage belge à nouveau paralysé

    À l’approche de la manifestation nationale du 12 mai à Bruxelles, organisée par les syndicats FGTB, CSC et CGSLB, le secteur aérien belge s’apprête une nouvelle fois à subir des perturbations majeures. La compagnie Brussels Airlines a annoncé une réduction de 60 % de son offre de vols pour cette journée, tandis que Brussels Airport estime qu’à peine la moitié des départs pourront être assurés. Les vols long-courriers seront particulièrement impactés, mettant en péril de nombreuses correspondances internationales. Une répétition qui inquiète tout le secteur Ce nouvel épisode de grève s’inscrit dans la série d’actions sociales à répétition. Pour les professionnels du tourisme, la situation devient critique : Désorganisation des opérations et surcharge des équipes Perte de confiance des clients internationaux Hausse des coûts liés aux rebookings et remboursements Impact direct sur les résultats financiers des compagnies et de l’aéroport Le secteur du voyage belge, déjà fragilisé par un contexte économique tendu et des coûts opérationnels élevés, subit de plein fouet ces perturbations à répétition. Un sentiment de prise en otage De nombreux acteurs dénoncent une situation devenue intenable. Bien que les compagnies aériennes et les opérateurs touristiques ne soient pas parties prenantes au conflit social, ils en subissent systématiquement les conséquences. Cette répétition des actions est perçue par certains comme une forme de pression excessive, voire de “chantage social”, dont les premières victimes restent : Les passagers, privés de mobilité Les agences de voyage, en première ligne face aux clients Les compagnies aériennes, contraintes d’absorber les pertes Où en sont les négociations ? À ce stade, peu d’avancées concrètes ont été communiquées concernant les discussions entre les partenaires sociaux et le gouvernement fédéral. L’absence de solution durable laisse craindre de nouvelles mobilisations dans les semaines à venir. Et maintenant ? Face à cette incertitude chronique, une question s’impose : Combien de temps le secteur du voyage belge pourra-t-il continuer à absorber ces chocs répétés ? Une chose est certaine : sans dialogue constructif et sans stabilité sociale, c’est toute l’attractivité du hub belge qui est en jeu. A SUIVRE... ETIENNE

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