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  • Saviez-vous que... Digitrips ne cherche peut-être pas à battre les GDS, mais à devenir l'écran des Agences ?

    Comparer Digitrips à Amadeus, Sabre ou Travelport est tentant. Mais ce n'est pas tout à fait le même métier. Les grands GDS constituent depuis des décennies une partie essentielle de l'infrastructure technologique de la distribution mondiale du voyage. Digitrips joue davantage le rôle d'agrégateur et de plateforme de distribution, réunissant dans une même interface des contenus provenant des GDS, du NDC, des compagnies low-cost, de connexions directes et d'autres fournisseurs. Une différence fondamentale… mais qui pourrait justement devenir sa force. Le moteur contre le tableau de bord On pourrait résumer la situation ainsi : les GDS fournissent une grande partie du moteur ; Digitrips veut simplifier le tableau de bord. Pour l'agence de voyages, c'est loin d'être secondaire. Digitrips permet de rechercher et gérer vols, hôtels, voitures et packages depuis une interface unique, sans nécessairement maîtriser les codes traditionnels d'un GDS. Son avantage ? L'agilité. Une Travel Tech de cette taille peut adapter ses interfaces, intégrer de nouvelles sources et développer rapidement des outils correspondant aux besoins des distributeurs. Mais elle reste dépendante des contenus qu'elle agrège. Un billet d'avion doit toujours provenir quelque part : GDS, NDC, connexion directe, consolidateur ou compagnie aérienne. Et demain, l'IA ? C'est probablement là que la bataille devient réellement intéressante. Dans quelques années, l'agent de voyages devra-t-il encore consulter successivement plusieurs systèmes ? Ou demandera-t-il simplement : « Trouve-moi la meilleure combinaison Bruxelles–Tokyo pour cette famille, avec deux chambres, bagages, train vers Kyoto et assurance. » L'assistant IA pourrait alors interroger en quelques secondes GDS, NDC, hôtels, trains, loueurs et autres fournisseurs. Dans ce scénario, la question n'est plus seulement de savoir qui possède le contenu, mais qui possède l'interface utilisée quotidiennement par l'agent de voyages. Et Digitrips a clairement une carte à jouer sur ce terrain. L'analyse des Tagueurs Le futur ne sera probablement pas Digitrips CONTRE Amadeus, Sabre ou Travelport. Il pourrait être Digitrips AVEC Amadeus, Sabre, Travelport, le NDC et les connexions directes, le tout piloté demain par une couche d'intelligence artificielle. Pour les agences belges, c'est finalement cela qui compte : moins savoir quelle technologie se cache derrière la réservation que disposer de l'outil le plus simple, rapide, complet et rentable pour vendre. Et voilà peut-être la véritable révolution : dans cinq ans, l'agent de voyages ne choisira peut-être plus son GDS. Il choisira son assistant IA… et celui-ci choisira les meilleures sources à sa place. À ce moment-là, la bataille ne se jouera plus derrière l'écran. Elle se jouera pour savoir qui sera sur l'écran. ETIENNE

  • Croisières : après les navires, les compagnies veulent aussi leur île !

    Les îles et plages « privées » deviennent clairement le nouveau terrain de bataille des grands croisiéristes. MSC Group vient ainsi de dévoiler Catalina Sugar Beach, sur l’île de Catalina en République dominicaine, dont l’ouverture est prévue en novembre 2026. Accessible notamment aux passagers de MSC Cruises et Explora Journeys, le site proposera plages de sable blanc, restauration, bars, sports nautiques, snorkeling, sentiers nature, cabanes privées et excursions. Le MSC Opera, qui sera basé à La Romana, y fera escale dans le cadre de ses nouvelles croisières de sept nuits dans le sud des Caraïbes. MSC n'est évidemment pas seul. Royal Caribbean avec Perfect Day at CocoCay, Norwegian Cruise Line avec Great Stirrup Cay, Disney avec Castaway Cay et Lookout Cay, ou encore Carnival avec Celebration Key développent le même concept : offrir une destination largement maîtrisée par la compagnie, du débarquement jusqu'aux activités proposées sur place. Bonne nouvelle pour les passagers… mais jusqu'où ? Pour les professionnels du voyage, ces destinations ont de sérieux arguments : qualité mieux contrôlée, plages aménagées, sécurité, activités nombreuses et expérience parfaitement intégrée à la croisière. Pour les familles notamment, la formule peut être très séduisante. Mais une question commence aussi à se poser : une escale dans les Caraïbes doit-elle encore permettre de découvrir les Caraïbes… ou devenir simplement le prolongement du navire sur une plage ? Et surtout : combien coûtera réellement la journée ? L'accès à la destination peut être inclus dans la croisière, mais cabanes privées, sports nautiques, excursions, expériences premium et autres prestations peuvent rapidement venir alourdir la facture. Catalina Sugar Beach annonce d'ailleurs déjà des cabanes disponibles à la location ainsi que différentes excursions. Pour l'agent de voyages, le conseil devient donc essentiel : bien expliquer ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas avant le départ. Car après les restaurants spéciaux, les forfaits boissons, le Wi-Fi et certaines activités à bord, les revenus additionnels trouvent désormais un nouveau territoire… la plage ! ETIENNE

  • Brussels Airport

    Nouveau : vers Bakou avec AZAL À partir du 8 mai 2027, proposez à vos clients des vols directs entre Brussels Airport et Bakou avec AZAL Azerbaijan Airlines. Quatre liaisons hebdomadaires permettront de rejoindre la capitale azerbaïdjanaise en tout simplicité. Entre architecture contemporaine, patrimoine millénaire et hospitalité chaleureuse, Bakou séduit les voyageurs en quête d’. une escapade urbaine originale. C’est aussi une excellente porte d’entrée pour explorer toute la diversité de l’Azerbaïdjan. Vers AZAL Des tickets supplémentaires à gagner pour la FIH Hockey World Cup En complément des tickets déjà offerts via nos challenges Facebook, nous avons le plaisir de vous proposer , à la dernière minute, quelques tickets duo supplémentaires pour la FIH Hockey World Cup. Chaque lot comprend également un voucher pour le parking. Envie d’y assister ? Envoyez un e-mail à brucard@brusselsairport.be en indiquant t la date du match souhaitée : le 16/08, 22/08, 23/08, 27/08, 28/08 ou 30/08. Retour sur l’ambiance Tomorrowland à Brussels Airport En juillet, Tomorrowland n’a pas seulement attiré des milliers de festivaliers en Belgique : le festival a également fait vibrer Brussels Airport. Des DJ belges ont créé une ambiance festive à proximité des portes d’embarquement, offrant aux nombreux voyageurs un départ placé sous le signe de la musique et de la fête.. Envie de revivre cette expérience unique ? Découvrez notre aftermovie et replongez dans l’ambiance Tomorrowland à Brussels Airport. Vers l’aftermovie Flynas lance des vols directs vers Médine À partir du 5 octobre, flynas élargit son offre au départ de Brussels Airport avec une nouvelle liaison directe vers Médine. La route sera opérée deux fois par semaine en Airbus A320neo. Après Djeddah, Médine devient ainsi la deuxième destination desservie par flynas en Arabie saoudite au départ de Bruxelles. Plus d'infos Did you know? Aidez vos clients à partir en toute sérénité. Les travaux routiers actuellement en cours sur et autour du Ring de Bruxelles peuvent entraîner des retards sur le trajet vers Brussels Airport. Nous vous invitons à recommander à vos clients de consulter les dernières informations trafic avant leur départ et de prévoir suffisamment de temps pour rejoindre l’aéroport. Sur notre site web, les voyageurs peuvent également estimer l’impact potentiel des travaux sur leur trajet en fonction de leurs données de vol et de leur itinéraire. Ils voyageront ainsi bien préparés et commenceront leur voyage sans mauvaise surprise. Sales Blitz, nous arrivons ! Le moment approche ! Du 31 août à la fin septembre, les équipes de Brussels Airport sillonneront le pays en binômes à l’occasion de notre Sales Blitz annuel. Nous nous réjouissons de vous retrouver pour partager les dernières actualités de Brussels Airport, vous présenter les nouvelles destinations et les projets à venir, mais surtout nous avons hâte d’échanger avec vous. Vos retours, vos idées et vos expériences sont précieux et nous aident à renforcer, ensemble, notre partenariat. Et parce qu’un Sales Blitz ne serait pas complet sans une touche de convivialité, nous vous réservons cette année une petite surprise musicale. À très bientôt !

  • TAP Air Portugal : Lufthansa ou Air France-KLM ? Une bataille stratégique qui pourrait rebattre les cartes du marché belge

    La course est désormais lancée. Air France-KLM et Lufthansa ont officiellement remis leurs offres contraignantes pour reprendre 44,9 % du capital de TAP Air Portugal. Le gouvernement portugais, qui conservera le contrôle de la compagnie, devrait rendre sa décision dans les prochains mois. Mais au-delà de cette privatisation, c'est une véritable bataille d'influence qui se joue entre les deux plus grands groupes aériens européens. Pour les professionnels belges du voyage, cette opération mérite toute leur attention. Son issue pourrait influencer durablement les liaisons vers l'Amérique du Sud, l'Afrique lusophone... et même les stratégies commerciales au départ de Bruxelles. Pourquoi TAP est-elle autant convoitée ? TAP Air Portugal n'est pas une compagnie comme les autres. Grâce à son hub de Lisbonne, elle possède l'un des réseaux les plus performants entre l'Europe et le Brésil, où elle dessert une quinzaine de destinations, auxquelles s'ajoutent plusieurs liaisons vers l'Angola, le Mozambique, le Cap-Vert, São Tomé-et-Príncipe ainsi que vers les États-Unis et le Canada. Pour beaucoup de voyageurs européens, Lisbonne constitue aujourd'hui la porte d'entrée naturelle vers l'Amérique du Sud. C'est précisément cette position géographique exceptionnelle qui explique l'intérêt de Lufthansa comme d'Air France-KLM. Lufthansa : la logique des alliances Si Lufthansa l'emporte, la logique paraît évidente. TAP appartient déjà à Star Alliance, aux côtés de Lufthansa, Brussels Airlines, Swiss, Austrian Airlines ou encore United Airlines. Une reprise permettrait donc une intégration relativement fluide. Pour Brussels Airlines, les synergies seraient nombreuses : davantage de correspondances coordonnées via Bruxelles et Lisbonne ; une politique commerciale harmonisée ; des programmes de fidélité renforcés ; une offre consolidée vers le Brésil et l'Afrique lusophone. Lufthansa met également en avant son expérience dans l'intégration de compagnies telles que Swiss, Austrian, Brussels Airlines ou plus récemment ITA Airways. Air France-KLM : un géant qui viserait le Sud De son côté, Air France-KLM présente une vision différente. Le groupe de Ben Smith ( DG) souhaite faire de Lisbonne son grand hub du sud de l'Europe, complémentaire de Paris-CDG et Amsterdam-Schiphol. L'objectif serait de renforcer encore sa présence sur les marchés brésilien, africain et transatlantique. Air France-KLM dispose déjà d'une forte implantation en Amérique latine grâce à Air France, KLM et surtout son partenariat historique avec GOL (low cost) au Brésil. L'intégration de TAP créerait probablement le premier ensemble aérien européen sur le marché Brésil-Europe. Et la Belgique dans tout cela ? Pour les agences belges, plusieurs scénarios sont envisageables. Si Lufthansa gagne Brussels Airlines pourrait devenir le partenaire naturel de TAP au Benelux. Les passagers belges bénéficieraient probablement : d'horaires encore mieux coordonnés ; d'une multiplication des billets combinés ; d'un renforcement des connexions via Bruxelles et Lisbonne ; d'une offre plus cohérente au sein de Star Alliance. Pour les agences, la commercialisation resterait relativement simple puisque Brussels Airlines et TAP évoluent déjà dans le même environnement. Si Air France-KLM l'emporte Le paysage serait plus complexe. TAP devrait progressivement se rapprocher de SkyTeam. Même si un changement d'alliance ne serait pas immédiat, cela pourrait modifier progressivement les flux européens. Pour certains voyageurs belges, Paris et Amsterdam deviendraient davantage les portes d'entrée privilégiées vers le Brésil. Brussels Airlines perdrait alors une partie de son avantage stratégique sur ce marché. Le véritable enjeu : le Brésil Le marché brésilien est probablement le principal enjeu de cette opération. Le Brésil représente la première économie d'Amérique du Sud, attire une clientèle affaires importante, une forte diaspora européenne et un trafic touristique en croissance. Depuis Bruxelles, de nombreux voyageurs utilisent déjà TAP via Lisbonne pour rejoindre São Paulo, Rio de Janeiro, Recife, Salvador, Fortaleza, Belém, Manaus ou Porto Alegre. Le futur propriétaire décidera de la manière dont ces flux seront organisés. C'est donc bien davantage qu'un simple changement d'actionnaire. Qui part favori ? À ce stade, difficile de désigner un vainqueur. Le gouvernement portugais répète que le prix ne sera pas le seul critère. Les engagements sur l'emploi, le maintien du hub de Lisbonne, le développement des régions portugaises et la stratégie industrielle pèseront autant que l'aspect financier. Sur le papier : Lufthansa dispose de l'avantage de la continuité grâce à Star Alliance et à son expérience reconnue des intégrations. Air France-KLM possède sans doute la plus forte complémentarité commerciale avec les marchés d'Amérique du Sud et pourrait créer un champion européen particulièrement puissant sur cet axe. L'analyse des Tagueurs du Voyage Quelle que soit l'issue, cette opération dépassera largement le cadre portugais. Elle redessinera probablement la carte aérienne européenne des dix prochaines années. Pour les agences belges, l'enjeu est considérable : disponibilité des sièges, politique tarifaire, accords de distribution, programmes de fidélité et qualité des correspondances vers le Brésil, l'Afrique lusophone et l'Amérique du Sud pourraient évoluer sensiblement. Une chose est certaine : le véritable gagnant ne sera pas seulement celui qui rachètera TAP... mais celui qui contrôlera demain la principale porte d'entrée européenne vers le monde lusophone. Et c'est précisément ce qui rend cette bataille si passionnante pour les professionnels du voyage. ETIENNE

  • TOURISTES, À LA CAISSE ! Les villes européennes transforment les voyageurs en contribuables

    Les vacances ne coûtent plus seulement le prix du transport et de l'hôtel. Partout en Europe, les autorités locales découvrent une nouvelle manne financière : les taxes de séjour. Longtemps symboliques, elles explosent aujourd'hui et deviennent un véritable instrument de politique touristique. Pour les professionnels belges du voyage, cette évolution mérite une attention particulière. Car derrière quelques euros supplémentaires se cache une transformation beaucoup plus profonde du tourisme européen. Une taxe devenue un outil politique À l'origine, les taxes de séjour avaient un objectif simple : financer l'entretien des infrastructures touristiques. Aujourd'hui, leur vocation a changé. Elles servent désormais à : lutter contre le surtourisme ; financer les transports publics et la propreté ; protéger le patrimoine ; compenser le coût des visiteurs pour les habitants ; et, dans certains cas, décourager volontairement certaines catégories de touristes. Le message devient clair : certaines villes ne cherchent plus à accueillir davantage de visiteurs, mais à sélectionner ceux qu'elles souhaitent recevoir. Les destinations déjà concernées La liste s'allonge pratiquement chaque année. Barcelone La capitale catalane est devenue le symbole de cette nouvelle politique. Les taxes hôtelières ont fortement augmenté en 2026 et les autorités envisagent désormais jusqu'à 30 € de taxe pour certains croisiéristes à la journée. L'objectif affiché est de plafonner le tourisme autour de 16 millions de visiteurs annuels. Amsterdam La ville applique désormais la taxe touristique la plus élevée d'Europe, soit 12,5 % du prix de la chambre, à laquelle s'ajoute la hausse de TVA néerlandaise sur les hébergements. Venise Après avoir instauré un droit d'entrée pour les excursionnistes, la cité des Doges envisage maintenant une tarification dynamique pouvant atteindre 50 € lors des journées de forte affluence. Grèce Les taxes d'hébergement ont été relevées et les passagers de croisière à Mykonos ou Santorin doivent désormais également acquitter des prélèvements spécifiques pendant la haute saison. Bruxelles Même la Belgique n'échappe pas au mouvement. Depuis le 1er janvier 2026, la taxe régionale sur les hébergements touristiques a été relevée à 5 € par unité d'hébergement et par nuit (4 € pour certaines catégories). Les prochaines candidates Le phénomène est loin d'être terminé. Parmi les destinations qui avancent rapidement figurent : Édimbourg, qui applique désormais une taxe de 5 % sur les hébergements depuis juillet 2026. Le Pays de Galles, qui prépare son propre système à partir de 2027. La Roumanie, avec Bucarest qui introduit une taxe forfaitaire de séjour. Plusieurs villes de Norvège, d'Écosse et d'autres destinations européennes étudient également de nouveaux prélèvements. Quel impact pour les agences belges ? Aujourd'hui, une taxe de quelques euros paraît anodine. Mais additionnées sur un circuit européen, elles peuvent rapidement représenter 40 à 100 € supplémentaires pour un couple effectuant plusieurs étapes. Les conséquences pourraient être multiples : davantage de questions des clients sur le prix réel du voyage ; multiplication des frais à payer sur place ; comparaison accrue entre destinations taxées et destinations plus compétitives ; importance croissante de la transparence lors de la vente. Pour les agences, il devient essentiel d'intégrer ces coûts dès le devis afin d'éviter toute mauvaise surprise à destination. Jusqu'où ira cette fiscalité touristique ? Le débat dépasse désormais la simple taxe de séjour. Demain, verra-t-on apparaître : des taxes selon la saison ? selon le niveau de fréquentation ? selon l'empreinte carbone du voyageur ? selon la durée du séjour ? voire selon le type de tourisme pratiqué ? Ce qui semblait exceptionnel devient progressivement la norme. L'analyse des Tagueurs du Voyage Les taxes de séjour ne constituent plus un simple supplément hôtelier. Elles deviennent un véritable outil de gestion des flux touristiques et une nouvelle source de financement pour les collectivités. Le risque est toutefois réel : à force d'empiler taxes locales, écotaxes, redevances de croisière, droits d'entrée et hausses de TVA, l'Europe pourrait finir par envoyer un signal contradictoire. D'un côté, elle investit des millions pour attirer les visiteurs internationaux ; de l'autre, elle renchérit chaque année le coût d'un séjour. Pour les professionnels belges du voyage, une certitude s'impose : la fiscalité touristique fera désormais partie intégrante du conseil en voyage. Et demain, vendre une destination ne consistera plus seulement à parler de ses plages, de ses musées ou de sa gastronomie… mais aussi à expliquer combien coûtera le simple fait d'y dormir. ETIENNE

  • Médiation des litiges : le gouvernement veut réformer le système… le secteur du voyage doit-il s'en réjouir ?

    À première vue, le sujet peut sembler technique. Pourtant, il touche directement l'une des préoccupations majeures des agences de voyages, des tour-opérateurs et, plus largement, de tous les professionnels du tourisme : la gestion des litiges avec les clients. Le gouvernement fédéral a confirmé son intention de réformer en profondeur le système belge de médiation de la consommation. L'objectif affiché est clair : rendre les procédures plus simples, plus rapides, plus cohérentes et plus efficaces. Une réforme qui ne vise pas uniquement le secteur du voyage, mais qui concernera tous les acteurs économiques en contact avec les consommateurs. Pourquoi cette réforme ? Parce que le système actuel est souvent jugé trop complexe. Entre les différents services de médiation, les commissions spécialisées et les procédures parfois difficiles à comprendre pour le grand public, de nombreux consommateurs ignorent encore vers quel organisme se tourner lorsqu'un différend survient. Pour les professionnels du voyage, cette évolution mérite toute leur attention. Notre secteur est, par nature, particulièrement exposé aux litiges. Une annulation de vol, une grève, un hôtel qui ne correspond pas aux attentes, un circuit perturbé par des événements géopolitiques ou climatiques… autant de situations où les responsabilités sont parfois difficiles à établir. Depuis la pandémie, ces dossiers se sont même multipliés, obligeant les agences à consacrer un temps considérable à la gestion des réclamations. Dans ce contexte, une médiation plus efficace pourrait constituer une excellente nouvelle. Si les procédures sont simplifiées, si les délais sont raccourcis et si les consommateurs comprennent mieux le fonctionnement du système, chacun pourrait y gagner. Les clients obtiendraient plus rapidement une réponse, tandis que les entreprises pourraient éviter des procédures longues, coûteuses et parfois disproportionnées. Mais cette réforme soulève aussi plusieurs questions. Le secteur du voyage possède une réglementation particulièrement spécifique : voyages à forfait, responsabilités partagées entre organisateurs, détaillants, compagnies aériennes, hôteliers, assurances, réglementation européenne… Les médiateurs disposeront-ils toujours de l'expertise nécessaire pour traiter ces dossiers complexes ? Une harmonisation des procédures ne risque-t-elle pas d'effacer certaines spécificités propres au tourisme ? Autre interrogation : cette réforme permettra-t-elle réellement de réduire les conflits ou risque-t-elle simplement de déplacer les problèmes d'un organisme à un autre ? Car la meilleure médiation reste souvent celle qui n'a jamais besoin d'être saisie. Les professionnels du voyage belges l'ont démontré à de nombreuses reprises. Pendant la pandémie, lors des faillites de compagnies aériennes, des grèves ou des crises géopolitiques, les agences ont souvent joué le rôle de véritables médiateurs entre leurs clients et une multitude de prestataires. Elles ont absorbé une charge de travail considérable sans toujours être responsables des événements. C'est peut-être là que se trouve le véritable enjeu. La réforme annoncée ne doit pas uniquement améliorer le traitement des plaintes. Elle devrait également reconnaître le rôle essentiel joué par les intermédiaires du voyage, qui restent bien souvent les premiers à rechercher une solution avant même qu'un dossier n'arrive devant un service de médiation. La confiance est aujourd'hui l'une des principales valeurs ajoutées des agences de voyages. Une médiation modernisée peut renforcer cette confiance… à condition qu'elle reste un outil de dialogue et non une nouvelle couche administrative. Les prochains mois permettront de mesurer les ambitions réelles du gouvernement. Une chose est certaine : dans un secteur où l'expérience client est devenue déterminante, la manière de résoudre un conflit est parfois aussi importante que le voyage lui-même. ETIENNE

  • AMADEUS : LE GÉANT PEUT-IL ENCORE ÊTRE ARRÊTÉ ?... OU SOMMES-NOUS À L'APOGÉE D'UN EMPIRE ?

    Malgré un premier semestre 2026 marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et le ralentissement du trafic aérien mondial, Amadeus affiche une remarquable solidité. Son chiffre d'affaires progresse de 5,1 % à taux de change constant, son bénéfice opérationnel ajusté dépasse le milliard d'euros et sa génération de trésorerie reste particulièrement robuste. Le plus impressionnant n'est pourtant pas là. Alors que les réservations aériennes reculent de 3,7 %, Amadeus continue de croître. La raison est simple : le groupe n'est plus seulement un GDS. Il est devenu un acteur technologique incontournable, présent dans les systèmes des compagnies aériennes, des hôtels, des aéroports, des paiements, de la biométrie et, désormais, de l'intelligence artificielle. Pour les agences belges, cette évolution confirme une réalité : Amadeus restera encore un partenaire stratégique. Son partenariat avec Google et ses investissements massifs dans l'IA montrent clairement que l'entreprise veut devenir la plateforme centrale du voyage de demain. Mais cette domination n'est pas sans défis. Les compagnies aériennes accélèrent leurs ventes directes via le NDC, les géants de la technologie investissent dans l'IA et les crises géopolitiques continueront à peser sur le trafic mondial. Le conseil des Tagueurs du Voyage Les agences ne doivent pas craindre Amadeus... elles doivent apprendre à exploiter tout son potentiel. L'avenir ne se jouera plus uniquement sur la capacité à réserver un billet, mais sur l'utilisation intelligente des outils d'IA, de personnalisation, d'automatisation et de conseil à forte valeur ajoutée. Les agences qui investiront dans la formation de leurs équipes et adopteront rapidement ces nouvelles technologies renforceront leur compétitivité. Le défi n'est donc pas de savoir si Amadeus continuera à dominer le marché. Le véritable enjeu est de savoir si les agences évolueront aussi vite que les technologies qu'elles utilisent chaque jour. ETIENNE

  • BTExpo 2026 : les inscriptions sont ouvertes !

    Les professionnels du tourisme peuvent désormais s'inscrire à la 22e édition de BTExpo, le grand rendez-vous B2B du secteur en Belgique. L'événement se déroulera les 16 et 17 novembre 2026, avec une première journée au Van der Valk de Nivelles suivie d'une seconde au KAA Gent Arena. Plus de 1.300 professionnels et quelque 250 exposants sont attendus pour deux journées placées sous le signe du networking, des rendez-vous d'affaires, des conférences et des nouvelles opportunités commerciales. Les Tagueurs du Voyage seront naturellement présents pour couvrir l'événement et aller à la rencontre des principaux acteurs du tourisme belge et international. Inscription des visiteurs (Registration Form) : Demander votre badge BTExpo 2026 Réservation d'un stand (Order Form exposants) : Télécharger le formulaire de réservation BTExpo 2026

  • Message d'une fidèle lectrice

    Cher partenaire, Il y a un peu plus de 11 ans, je rejoignais l’équipe BT Tours et y ai découvert une maison fondée sur des valeurs humaines et en constante amélioration. La qualité de sa production reconnue par le secteur et sa clientèle, a toujours été un moteur et a participé au plaisir d’être témoin de cette évolution. Animée par une envie de diversifier mes expériences et élargir mon horizon, j'ai pris la décision de quitter BT Tours ce 31/08Pour ma part, le changement a toujours fait partie de ma vie malgré ma fidélité envers les entreprises avec lesquelles j’ai collaboré. Merci à tous les agents de voyages et responsables réseaux pour votre confiance, votre accueil, nos moments mémorables lors de nos Eductours ou évènements. Ces beaux partenariats et les projets que nous avons pu faire évoluer ensemble ont contribué au top climat dans lequel j’ai pu travailler. Merci à toute l’équipe pour tout ce que nous avons créé au fil de ces années, pour ces beaux moments de partage, quel que soit le service. Je remercie Benoit Dieu pour sa confiance, nos échanges, son amitié, le climat agréable dans lequel nous avons travaillé, son écoute et ce que j’ai appris à ses côtés car cela m’a fait grandir. Ma collègue Mélina, que je remercie également pour ces 2 belles années, reprendra le flambeau avec beaucoup de professionnalisme. Je vous souhaite à tous une très belle collaboration pour la suite avec cette belle équipe BT Tours ! Audrey

  • MSC Cruises ouvre les réservations pour sa saison Été 2028 en Alaska

    MSC Poesia reviendra à Seattle pour une troisième saison en Alaska à compter du 24 avril 2028 Les voyageurs pourront admirer glaciers, faune sauvage et paysages spectaculaires au cœur de la Dernière Frontière La saison Été 2028 proposera des itinéraires de 7 nuits jusqu’au 18 septembre 2028 Genève - Suisse, le 29 juillet 2026 – MSC Cruises ouvre aujourd’hui les ventes de ses itinéraires Alaska pour l’été 2028. La troisième saison de MSC Cruises en Alaska débutera le 24 avril 2028. MSC Poesia effectuera ensuite des croisières de 7 nuits au départ de Seattle jusqu’au 18 septembre 2028, permettant aux voyageurs de découvrir les glaciers majestueux de l’Alaska, sa faune luxuriante, ses charmantes villes côtières qui en font une des destinations de croisière les plus prisées au monde. Récemment rénové, MSC Poesia accueille désormais son tout nouveau MSC Yacht Club, le concept exclusif de « navire dans le navire » de la Compagnie. Celui-ci comprend 69 suites élégantes, un service de majordome et de conciergerie 24h/24, ainsi qu’un espace privatif regroupant restaurant dédié, salon exclusif, solarium privé avec bains à remous et restaurant-grill avec bar. La rénovation a également permis l’intégration de deux nouveaux restaurants de spécialités : Butcher’s Cut, steakhouse d’inspiration américaine, et Kaito Sushi Bar, proposant sushis et spécialités asiatiques authentiques. Les passagers pourront également profiter du MSC Aurea Spa modernisé, du MSC Gym Powered by Technogym®, d’un espace Gentleman’s Barber, de plusieurs studios d’entraînement et du Top 15 Exclusive Solarium réservé aux hôtes Aurea. Frank Van den Steen, Country Manager Benelux de MSC Cruises, a déclaré : « L’Alaska séduit de plus en plus nos clients du Benelux, grâce à ses paysages spectaculaires, sa faune exceptionnelle et son caractère véritablement unique. L’ouverture des ventes pour une troisième saison confirme cet engouement croissant. Avec l’extension de notre programme été 2028, nous offrons davantage de possibilités de planification anticipée. Récemment rénové, MSC Poesia proposera une expérience enrichie, incluant notamment le MSC Yacht Club, particulièrement apprécié par notre clientèle du Benelux, pour découvrir l’Alaska dans un confort et un service premium. » Temps forts des itinéraires Alaska Été 2028 de MSC Poesia : Ketchikan (Alaska) : réputée pour son héritage de pêche, son front de mer animé et sa culture autochtone. Icy Strait Point (Alaska) : destination gérée par une communauté autochtone offrant observation de la faune, aventures en plein air et expériences culturelles. Tracy Arm (Alaska) : fjord sculpté par les glaciers offrant paysages spectaculaires, cascades et vues sur les glaciers Sawyer. Juneau (Alaska) : capitale de l’État, réputée pour ses glaciers facilement accessibles, ses activités de plein air et son riche patrimoine culturel. Victoria (Colombie-Britannique) : ville côtière pittoresque célèbre pour ses jardins, son architecture et son front de mer. À bord de MSC Poesia, les voyageurs profiteront d’un large éventail d’expériences, comprenant des spectacles de haut niveau, une offre de restauration variée, des programmes primés pour les enfants et les familles, ainsi que des installations de bien-être et de spa haut de gamme.

  • Algérie : le pari du tourisme d'exception plutôt que du tourisme de masse

    À l'heure où de nombreuses destinations cherchent à limiter les effets du surtourisme, l'Algérie dispose d'un avantage rare : un patrimoine naturel, culturel et archéologique encore largement préservé. L'article présent oppose deux exemples. D'un côté, le Bhoutan, qui a volontairement limité le nombre de visiteurs en privilégiant une clientèle à forte valeur ajoutée. De l'autre, Dubrovnik, devenue victime de son succès avec un centre historique saturé par le tourisme de masse et les croisières. L'Algérie doit éviter de reproduire les erreurs de certaines destinations méditerranéennes. Le développement touristique est indispensable, mais il devrait s'appuyer sur une stratégie sélective : amélioration des infrastructures, simplification des procédures de visa, formation des professionnels, promotion internationale ciblée, tout en protégeant les sites les plus sensibles grâce à une gestion raisonnée des flux. Avec plus de 1.200 kilomètres de côtes méditerranéennes, les majestueux massifs de l'Atlas, l'immensité du Sahara, l'un des plus beaux déserts de la planète, mais aussi un patrimoine historique exceptionnel. L 'Algérie possède tous les atouts pour devenir une destination majeure du tourisme culturel et de découverte. Les sites antiques de Timgad, Djemila et Tipasa, classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, la vallée du M'Zab, les médinas historiques, sans oublier le Tassili n'Ajjer et ses paysages lunaires ornés de milliers de peintures rupestres préhistoriques, constituent des trésors uniques que peu de destinations peuvent rivaliser. Pour les professionnels belges du voyage, cette vision mérite une attention particulière. Si l'Algérie confirme cette orientation, elle pourrait progressivement s'imposer comme une destination premium en Méditerranée, destinée à une clientèle en quête d'expériences culturelles, d'authenticité, de grands espaces et de voyages hors des circuits traditionnels, plutôt que de volumes importants. La question n'est donc plus de savoir si l'Algérie développera son tourisme, mais quel modèle elle choisira. Dans un marché où les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences exclusives et durables, l'Algérie possède une opportunité rare : construire son avenir touristique avant d'être confrontée aux dérives du tourisme de masse. ETIENNE

  • Air Europa ouvre une nouvelle porte vers les Caraïbes colombiennes avec Barranquilla

    À partir du 18 décembre 2026, Air Europa renforcera encore son réseau vers l'Amérique latine en lançant une nouvelle liaison directe entre Madrid et Barranquilla, troisième destination de la compagnie en Colombie après Bogotá et Medellín. La compagnie espagnole opérera trois vols hebdomadaires (lundi, vendredi et dimanche) au départ de Madrid, avec une arrivée en soirée à Barranquilla. Grâce au hub de Madrid-Barajas, cette nouvelle liaison offrira également aux voyageurs belges de nombreuses correspondances vers l'Espagne, l'Europe et l'Afrique. Plus de 92.000 sièges par an Air Europa mettra en vente plus de 92.000 sièges par an sur cette ligne et prévoit de transporter près de 75.000 passagers dès la première année d'exploitation, avec un taux de remplissage attendu supérieur à 80 %. Les vols seront assurés en Boeing 787 Dreamliner, l'appareil long-courrier de dernière génération de la compagnie, réputé pour son confort, sa faible consommation de carburant et ses performances environnementales. Les passagers bénéficieront également des améliorations du programme Air Europa ON, qui renforce l'expérience à bord et le service client, notamment en classe Affaires. Un marché colombien en pleine expansion La Colombie reste un marché stratégique pour Air Europa. Présente à Bogotá depuis 2016 et à Medellín depuis 2019, la compagnie transporte aujourd'hui près de 2,5 millions de passagers sur ces deux lignes, avec des taux de remplissage dépassant 87 % vers Bogotá et 90 % vers Medellín. Ce que cela signifie pour les agences belges Pour les agences de voyages belges, cette nouvelle desserte élargit encore les possibilités vers la côte caraïbe colombienne, une région en plein essor tant pour le tourisme que pour les voyages d'affaires. Barranquilla constitue également une excellente porte d'entrée vers les stations balnéaires de la côte nord, le parc national Tayrona, Santa Marta ou encore Carthagène des Indes, grâce aux nombreuses liaisons domestiques disponibles. Cette nouvelle ligne confirme également la volonté d'Air Europa de poursuivre son développement en Amérique latine, un marché qui reste l'un de ses principaux axes de croissance. ETIENNE

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