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  • Belgique : la grève, nouveau sport national ?

    Vendredi 9 octobre, mobilisation nationale. Ce lundi 12, nouvelle action dans les services publics. En Belgique, on ne fait plus une grève : on fait le doublé. Mais le premier round appelle une nuance : la paralysie générale annoncée n’était pas au programme de Brussels Airport. Soyons clairs : il existe des raisons légitimes de manifester. Les travailleurs ont le droit de s’inquiéter de leur pension, de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail. Le droit de grève mérite le respect. Les voyageurs aussi. À Brussels Airport, les informations publiées vendredi évoquaient une centaine de vols supprimés, contre environ 140 initialement envisagés, et quelque 400 maintenus au programme. Les difficultés concernaient principalement les compagnies utilisant l’assistance au sol d’Alyzia. Ces chiffres restent à distinguer d’un bilan définitif des opérations, non disponible lors de notre vérification samedi matin. Il faut donc éviter de raconter une fermeture de l’aéroport. Mais qualifier les conséquences de « minimes » serait tout aussi réducteur pour les voyageurs dont le déplacement a été annulé. Une seule suppression peut compromettre des vacances, une correspondance ou une visite familiale. Et derrière, les compagnies et les agences doivent trouver des solutions. À Charleroi, l’aéroport avait annoncé le maintien de tous ses vols vendredi et lundi. Cette annonce rassurante ne dispense pas de surveiller les accès : routes, actions ponctuelles et navette TEC depuis Charleroi-Central peuvent compliquer le trajet. Lundi : des avions disponibles, des accès incertains Pour Brussels Airport, les dernières annonces consultées n’anticipaient pas d’impact aérien lundi. La difficulté annoncée concerne surtout les transports publics. La SNCB confirme une offre réduite ; De Lijn avertit de fortes perturbations et la STIB appelle à vérifier les lignes effectivement assurées. Pour le passager, la nuance est délicieuse : votre avion existe, mais vous n’êtes pas certain de pouvoir l’atteindre. Les entreprises touristiques ne décident pas des réformes contestées. Pourtant, elles absorbent les changements de réservation, les annulations et le travail supplémentaire. Comprendre la colère sociale ne signifie pas accepter que les voyageurs deviennent les otages récurrents du bras de fer. L’État doit prendre ses responsabilités. Les Tagueurs du Voyage plaident pour un service minimum obligatoire dans les fonctions aéroportuaires essentielles et une continuité suffisante des principales dessertes. Un dispositif proportionné, respectueux du droit de grève, sans compromis sur la sécurité, avec des engagements vérifiables et une information anticipée. Pour accueillir les touristes, la Belgique devrait pouvoir proposer mieux qu’une nouvelle précaution : après la météo, consulter le calendrier syndical. Tout le monde veut remettre le pays sur les rails. Encore faut-il pouvoir prendre le train. ETIENNE

  • Fuite de données chez TUI : quand les escrocs connaissent déjà vos vacances

    Un message mentionnant le bon hôtel et les bonnes dates de séjour peut sembler rassurant. L’incident révélé chez TUI montre pourtant que ces détails peuvent aussi servir à piéger les voyageurs. Pour les agences, la vigilance et l’accompagnement des clients deviennent essentiels. TUI a confirmé à HLN et VTM NIEUWS avoir été victime d’une fuite de données, selon les informations publiées le 10 octobre. L’entreprise enquête pour déterminer l’origine de l’incident, les informations concernées et le nombre de clients potentiellement touchés. Au 11 octobre, l’ampleur exacte de la fuite reste à établir. Le témoignage d’un voyageur illustre le danger. Celui-ci a reçu un message WhatsApp contenant son nom, son numéro de téléphone, l’hôtel réservé et les dates précises de ses vacances. Sous prétexte de faciliter son arrivée, l’expéditeur l’invitait à cliquer sur un lien dans les douze heures, en menaçant de faire annuler sa réservation. Le message était frauduleux. Des données suffisamment protégées ? Cette fuite soulève une question légitime : les données des voyageurs étaient-elles suffisamment protégées, chez TUI comme chez ses partenaires ? Une fuite ne prouve cependant pas, à elle seule, une protection insuffisante ou une négligence du voyagiste. Plusieurs origines sont possibles : une faille technique, un compte compromis ou un incident chez un prestataire ayant accès aux réservations. Il s’agit d’hypothèses que l’enquête devra départager. Il faudra notamment établir quelles protections étaient en place, comment elles ont été contournées et si des faiblesses auraient pu être évitées. Dans l’attente, attribuer l’incident à une défaillance précise du système de TUI serait prématuré : l’entreprise recherche encore l’origine et l’étendue de la fuite. Des arnaques beaucoup plus convaincantes La principale conséquence possible est un hameçonnage ciblé : les fraudeurs utilisent des informations exactes pour rendre leur demande crédible. Un faux solde à régler, une prétendue garantie bancaire exigée par l’hôtel ou une réservation à « reconfirmer » deviennent ainsi des scénarios plausibles. La connaissance du voyage rassure le destinataire ; l’urgence imposée l’incite à agir avant de vérifier. Le risque est alors de communiquer des identifiants, des données bancaires ou d’effectuer un paiement au profit d’un escroc. Il faut toutefois distinguer les faits établis des risques envisagés. Les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que des mots de passe, des données de cartes bancaires ou des copies de passeports ont été dérobés. La nature complète des données concernées reste à préciser. Les agences en première ligne Pour les professionnels belges du voyage, les retombées pourraient se traduire par davantage d’appels inquiets, de vérifications de dossiers et de demandes d’assistance. Un client qui reçoit une menace d’annulation se tourne naturellement vers l’agence qui lui a vendu ses vacances. Informer rapidement les voyageurs constitue donc une mesure utile. Le message à transmettre est simple : un interlocuteur qui connaît votre hôtel et vos dates de départ n’est pas nécessairement un interlocuteur légitime. Toute demande inhabituelle de paiement ou de confirmation doit être vérifiée auprès de l’agence ou de TUI, en utilisant des coordonnées déjà connues, plutôt que celles fournies dans le message suspect. TUI recommande également de ne pas cliquer spontanément sur les liens reçus et de contacter son centre de contact en cas de doute. La confiance, autre enjeu de l’incident Au-delà d’éventuelles pertes financières pour les victimes, cette affaire pourrait affecter la confiance envers le voyagiste et entraîner une charge supplémentaire pour ses équipes et ses distributeurs. La clarté des informations communiquées — clients concernés, données exposées et mesures prises — sera déterminante pour rassurer. Pour le secteur, l’incident rappelle que la protection des données fait partie intégrante du service au voyageur. Une réservation contient des informations qui, entre de mauvaises mains, peuvent devenir les ingrédients d’une escroquerie très convaincante. En pratique, les messages suspects peuvent être transmis à suspect@safeonweb.be, éventuellement sous forme de capture d’écran. Si un client a communiqué ses données bancaires ou effectué un paiement frauduleux, Safeonweb recommande de contacter immédiatement sa banque et/ou Card Stop au 078 170 170, et de déclarer l’escroquerie à la police en cas de préjudice. L’agent de voyages a ici une occasion concrète de démontrer sa valeur : aider son client à vérifier une demande avant qu’un simple clic ne compromette ses vacances. ETIENNE

  • Léon Verhallen : vingt ans à ouvrir Bruxelles sur le monde… et une nouvelle page à écrire

    https://media.brusselsairport.be/bruweb/default/0001/39/4cb3a134e5c0b25b8ff0f5a76dbc48c6a5b68879.jpg Léon Verhallen et l’équipe Aviation Development. Crédit photo : Brussels Airport Company. Brussels Airport s’apprête à voir partir l’un des artisans de son développement international. Un passage de relais qui mérite de saluer l’homme, son équipe et leur contribution au secteur belge du voyage. Après vingt ans comme Director Aviation Development, Léon Verhallen quittera Brussels Airport en décembre, à sa demande. Arrivé en 2006 après dix-huit années à Schiphol, il avait reçu la mission de créer un département et de construire une stratégie aérienne à long terme. Son bilan se retrouve dans l’élargissement du réseau, notamment avec Emirates, Qatar Airways, ANA ou Singapore Airlines. Pour les professionnels belges, ces développements représentent davantage de destinations et de possibilités à proposer aux clients. Mais développer un aéroport suppose aussi de contribuer à remplir les avions. Campagnes, roadshows et collaborations avec la distribution ont accompagné ce travail. Une approche qui place les agences et les partenaires touristiques au cœur du développement commercial. Derrière ces résultats, les témoignages évoquent aussi un homme accessible, ouvert aux échanges et au partage de connaissances. Léon Verhallen insiste sur le rôle de son équipe et remercie ses collègues comme la direction de l’aéroport. Pourquoi partir, et pour aller où ? Le départ volontaire est confirmé, mais ses motivations précises et ses projets restent à dévoiler. Il annonce de nouvelles informations prochainement. Et qui prendra le relais ? Aucun successeur n’est identifié dans les annonces consultées jusqu’à présent. Pour le secteur, l’enjeu sera de poursuivre la conquête de nouvelles liaisons tout en entretenant cette proximité avec les partenaires du voyage. L’équipe en place constitue un atout pour assurer cette continuité. Les Tagueurs du Voyage saluent cette contribution de longue haleine et souhaitent à Léon Verhallen une prochaine étape aussi riche en rencontres que les vingt années passées à Bruxelles. ETIENNE

  • Brussels Airlines et Tel-Aviv : comment concilier sécurité, desserte et préoccupations des équipages ?

    Les vols vers Israël suscitent des interrogations chez certains pilotes et membres du personnel de cabine de Brussels Airlines. Entre inquiétudes sécuritaires, objections éthiques et maintien des liaisons, la compagnie doit répondre à des attentes parfois difficiles à concilier. Début septembre, le syndicat ACV Puls avait contesté le retour des vols vers Tel-Aviv dans les plannings habituels des équipages. Il estimait que cette décision rompait avec les dispositions précédentes, fondées sur le volontariat. Les préoccupations exprimées concernaient aussi bien la sécurité physique que les répercussions psychologiques et éthiques de ces missions. La direction assure toutefois que les salariés peuvent refuser ces affectations sans conséquence pour leur carrière. Selon un document interne cité par La Libre, le 10 octobre, elle affirme qu’aucune pression n’est exercée sur les collaborateurs pour effectuer ces vols. Le désaccord porte donc notamment sur les modalités d’affectation et les garanties entourant la possibilité de refus. Une compagnie qui revendique sa neutralité Brussels Airlines reconnaît que certains collègues puissent éprouver des réserves éthiques liées à la situation à Gaza. Elle défend néanmoins une mission de liaison entre les personnes, les cultures et les économies, sans prendre position politiquement. Sur le plan opérationnel, la compagnie indique avoir procédé à une analyse de sécurité avant de reprendre la desserte. Elle explique que le recours initial à des volontaires ne signifiait pas que ces vols étaient considérés comme dangereux : selon sa position, une liaison jugée insuffisamment sûre ne serait pas exploitée, quel que soit le mode de constitution des équipages. L’assurance peut-elle rassurer les équipages ? Dans les éléments rapportés par La Libre, la direction détaille également une assurance couvrant notamment les risques de guerre, de terrorisme, de sabotage et d’attaque, avec une indemnisation annoncée de 500.000 euros en cas de décès. Cette communication a suscité des réactions chez certains salariés, même si les syndicats avaient eux-mêmes demandé des précisions sur les garanties. La difficulté est compréhensible : une couverture financière répond à une question d’indemnisation, mais ne suffit pas nécessairement à apaiser une inquiétude concernant la sécurité ou une objection de conscience. Pour les professionnels belges du voyage Ce dossier appelle surtout une information précise des clients. Les agences ont intérêt à suivre les communications opérationnelles de la compagnie et à vérifier les conditions applicables à chaque réservation. Les garanties évoquées pour les équipages ne permettent pas de déduire celles dont disposent les passagers. Au-delà de cette liaison, une question demeure : comment maintenir une desserte dans un contexte sensible tout en préservant la confiance des équipages et des voyageurs ? La réponse repose autant sur l’évaluation des risques que sur la clarté des procédures et la qualité du dialogue social. ETIENNE

  • Olivier Dewit : un Belge qui prend , en plus , les commandes de NAAR en France

    Le savoir-faire belge s’exporte ! Après avoir piloté le lancement et le développement de NAAR Bespoke Travel au Benelux, Olivier Dewit élargit ses responsabilités au marché français. Une belle reconnaissance de son parcours et du travail accompli avec ses équipes. Depuis le 5 octobre 2026, Olivier Dewit assure également la direction de NAAR Voyages en France, tout en conservant ses responsabilités à la tête du Benelux. Un Belge appelé à diriger les activités françaises d’un spécialiste du voyage sur mesure : voilà une nomination qui mérite un coup de projecteur dans notre secteur ! Elle illustre la confiance du groupe envers Olivier Dewit et sa volonté de s’appuyer sur l’expérience développée en Belgique et aux Pays-Bas pour poursuivre sa croissance européenne. Sa mission sera de piloter le développement commercial en France, en collaboration avec les équipes locales, leur expertise et leurs relations avec les agences partenaires. L’objectif est aussi de renforcer les échanges entre les marchés, de partager les compétences et de construire des initiatives communes lorsque les opportunités s’y prêtent. Le Benelux conserve toute sa place dans cette nouvelle organisation. NAAR Bespoke Travel y poursuit son développement avec son équipe, son organisation et ses ambitions commerciales. « Ces deux dernières années, nous avons construit au Benelux une organisation solide, proche des agences et tournée vers la croissance », souligne Olivier Dewit. Une expérience qu’il entend désormais mettre au service du marché français, avec la même attention portée aux équipes et aux partenaires. Pour les professionnels belges du voyage, cette nomination constitue un signal positif : l’expérience acquise sur notre marché peut aussi ouvrir les portes de responsabilités internationales. La France fait confiance à un Belge pour accompagner son développement : bravo Olivier et plein succès dans cette nouvelle étape ! ETIENNE

  • Ethiopian Airlines : neuf fois primée, toujours plus présente au départ de Bruxelles

    De nouvelles destinations, des combinés safari-plage et un neuvième titre consécutif de meilleure compagnie africaine : Ethiopian Airlines renforce ses arguments auprès des professionnels belges du voyage. Avec quelles implications pour Brussels Airlines ? Ethiopian Airlines a été élue « Best Airline in Africa » pour la neuvième année consécutive aux Skytrax World Airline Awards 2026. Une telle continuité donne une portée particulière à cette récompense : elle inscrit la reconnaissance de la compagnie dans la durée et constitue un solide argument de réassurance auprès des clients. La compagnie annonce également deux distinctions africaines pour sa Business Class et la restauration à bord en Economy. Sur le terrain commercial, Ethiopian met notamment l’accent sur la Tanzanie, avec Zanzibar, Kilimandjaro et Dar es Salaam desservis quotidiennement via Addis-Abeba. Pour les agences, l’intérêt réside dans la souplesse des itinéraires : une arrivée à Kilimandjaro pour les safaris du nord, suivie d’un séjour à Zanzibar et d’un retour depuis l’île, permet de construire un voyage combinant découverte et détente. Selon les annonces communiquées aux professionnels belges, le réseau s’enrichira également de Nacala, au Mozambique, dès le 27 octobre 2026, à raison de trois vols hebdomadaires. Durban retrouvera une desserte quotidienne dès le 11 décembre, rejoignant Johannesburg et Le Cap dans l’offre sud-africaine. L’île Maurice bénéficie, quant à elle, de trois fréquences par semaine, avec une autorisation annoncée comme prolongée jusqu’au 31 janvier, les renouvellements ultérieurs restant attendus. Autre levier de vente : une promotion Saint-Valentin, proposée du 17 octobre au 17 novembre 2026 pour des voyages du 7 au 28 février 2027. Pour deux billets achetés en Economy vers Zanzibar, Mombasa, Nosy Be ou Maurice, le deuxième passager bénéficie de 50 % de réduction sur le tarif de base, hors taxes et suppléments. Face à Brussels Airlines, une concurrence qui se joue aussi sur le choix L’association d’un réseau étendu, de fréquences régulières et d’une reconnaissance répétée de la qualité du service peut renforcer l’attractivité d’Ethiopian auprès des voyageurs belges. La concurrence concerne notamment l’Afrique de l’Est : Brussels Airlines a elle-même ajouté Kilimandjaro à son réseau en juin 2026, avec une offre initialement annoncée à deux vols par semaine. Brussels Airlines conserve l’atout de son hub belge et de ses liaisons au départ de Bruxelles. Ethiopian mise sur les correspondances à Addis-Abeba pour multiplier les destinations et les combinaisons. Pour l’agent de voyages, le choix se fera donc sur le prix total, la durée du trajet, les horaires et la souplesse du programme, autant que sur la réputation. Le titre Skytrax récompense Ethiopian parmi les compagnies africaines : il ne constitue pas un classement comparatif avec Brussels Airlines. Mais, commercialement, neuf années consécutives de reconnaissance donnent du poids au discours de vente. Pour les professionnels belges, cette concurrence élargit les possibilités de proposer l’Afrique selon les envies de chaque client. ETIENNE

  • Québec indépendant : faudrait-il aussi revoir la carte du tourisme ?

    Les indépendantistes ont remporté les élections québécoises du 5 octobre, mais formeront un gouvernement minoritaire. L’indépendance revient dans le débat politique : pourrait-elle aussi changer la manière de vendre et d’organiser un voyage au Canada ? Le Québec a choisi l’alternance. Selon les résultats disponibles le 6 octobre au matin, le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon a obtenu 59 sièges sur 127, en dessous des 64 nécessaires pour gouverner seul. Les libéraux remportent 40 sièges, les conservateurs 19 et Québec solidaire neuf. La Coalition avenir Québec, formation au pouvoir depuis 2018, perd toute sa représentation parlementaire. Mais une victoire des indépendantistes n’est pas un vote pour l’indépendance. Avec environ 28 % des suffrages, le Parti québécois reçoit la responsabilité de gouverner, sans obtenir un blanc-seing pour transformer le Québec en pays. Un référendum… mais quand, et avec quels appuis ? Le Parti québécois maintient son engagement d’organiser un référendum durant son premier mandat. Il a toutefois exclu toute consultation avant le 20 janvier 2029, date prévue de la fin du mandat de Donald Trump, invoquant la nécessité d’un débat à l’abri des turbulences américaines. Sa situation minoritaire complique désormais l’équation : il devra obtenir des appuis parlementaires pour avancer vers cette consultation. Par ailleurs, les sondages récents situent le soutien à l’indépendance autour de 30 %. Le chemin entre victoire électorale et souveraineté reste donc incertain. Ottawa et Québec : coopération ou bras de fer ? Pour le Premier ministre canadien Mark Carney, ce résultat ouvre une relation potentiellement plus délicate avec Québec, alors que les tensions commerciales avec les États-Unis exigent une réponse coordonnée. Il a néanmoins félicité Paul St-Pierre Plamondon et exprimé sa volonté de travailler avec lui. La question sera donc aussi celle du quotidien : jusqu’où les deux gouvernements pourront-ils coopérer tout en défendant des visions différentes de l’avenir du pays ? Pour les entreprises touristiques, les décisions sur les transports, les investissements et la disponibilité de la main-d’œuvre pourraient compter davantage, à court terme, que la perspective d’un référendum. Pour les voyageurs belges, faut-il déjà changer quelque chose ? Ce résultat électoral ne crée, à lui seul, aucune nouvelle frontière ni nouvelle formalité touristique. Il ne justifie donc pas de présenter les circuits canadiens comme soudainement plus compliqués. En revanche, une éventuelle indépendance poserait des questions concrètes. Un itinéraire Montréal–Québec–Ottawa–Toronto deviendrait-il un voyage dans deux pays ? Les conditions d’entrée resteraient-elles harmonisées ? Quelles dispositions encadreraient les voitures de location, les assurances et les déplacements entre les deux territoires ? Le transport aérien et la monnaie feraient également partie des dossiers à régler. Mais ces interrogations décrivent un scénario éventuel, dont les modalités dépendraient des accords conclus. Elles ne constituent pas des changements annoncés pour les prochains départs. Une nouvelle vitrine touristique ? Un Québec indépendant pourrait chercher à renforcer sa promotion internationale autour de sa culture francophone, de ses villes et de ses grands espaces. Pour le marché belge, cette identité pourrait nourrir un discours commercial renouvelé. Mais le Québec possède déjà une personnalité touristique forte. Un nouveau drapeau ne garantirait ni davantage de vols, ni des séjours moins chers, ni une hausse automatique de fréquentation. L’accessibilité, les prix et la simplicité des circuits resteraient essentiels. Pour les agences et tour-opérateurs belges, le scrutin appelle donc surtout une veille attentive. Le changement politique est réel ; la transformation touristique reste une hypothèse. Et si la première question n’était pas de savoir si les voyageurs découvriront un nouveau pays, mais si les responsables politiques sauront préserver la facilité de voyager entre ses futurs voisins ? ETIENNE

  • Ryanair plus sûre que les grandes compagnies ? Voilà qui va secouer quelques préjugés !

    Il y a ceux qui montent dans un avion Ryanair en se demandant combien leur coûtera leur bagage cabine, et ceux qui se demandent si, à ce prix-là, les ailes sont bien comprises dans le billet. Rassurez-vous, elles le sont. Et visiblement, elles tiennent même plutôt bien ! Une étude publiée par AirAdvisor, portant sur vingt compagnies aériennes et la période 2016-2025, vient bousculer quelques idées reçues. Ryanair se classe deuxième avec 86 points sur 100, juste derrière Aegean Airlines (89 points), et devant plusieurs grandes compagnies traditionnelles. Mieux encore, trois transporteurs low cost figurent parmi les cinq premiers du classement. De quoi faire avaler de travers leur café à ceux qui ont toujours considéré qu'un billet à 29 euros impliquait forcément quelques compromis avec la sécurité. En réalité, les écarts sont relativement faibles. Les compagnies traditionnelles obtiennent en moyenne 82,8 points, contre 79,2 pour les low cost. Une différence de 3,6 points qui mérite davantage de nuances que de conclusions alarmistes. Les premières se distinguent notamment par leurs audits et certifications, tandis que les secondes bénéficient souvent de flottes plus récentes. Il faut évidemment garder à l'esprit qu'il s'agit d'un classement établi selon les critères d'AirAdvisor, et non d'un palmarès officiel des probabilités d'accident. Mais il rappelle une évidence que l'on oublie parfois : une compagnie peut supprimer le repas gratuit, facturer le choix du siège, faire payer la valise et même vous vendre un parfum entre deux turbulences sans pour autant rogner sur les obligations de sécurité. Après tout, le modèle low cost consiste à faire des économies sur les services et les coûts d'exploitation, pas à transformer les passagers en pilotes d'essai. Alors, faut-il désormais préférer Ryanair à une compagnie traditionnelle ? Certainement pas sur la seule base de ce classement. La sécurité aérienne repose sur des normes communes particulièrement exigeantes et ne se résume pas à quelques points dans un tableau. Mais la prochaine fois que votre voisin vous expliquera qu'il refuse les compagnies low cost parce qu'il tient à sa vie, vous pourrez lui rappeler que le prix du billet ne fait pas la solidité de l'avion. Quant à Ryanair, elle pourra toujours se féliciter de cette deuxième place. Reste à espérer que, pour une fois, ce bon résultat sera inclus dans le tarif de base ! ETIENNE

  • Gigatour voit grand : Géraldine Verhelst emmène ses membres en Polynésie en 2027!

    Il fallait oser. Gigatour l’a fait ! Après Dubaï, l’île Maurice et l’Inde, le réseau belge prépare son prochain Congrès professionnel en Polynésie française. La grande messe annuelle 2026 s’est tenue dans le décor spectaculaire des Grottes de Han, réunissant 125 participants, dont 44 partenaires et prestataires. Sous la présidence de Géraldine Verhelst, Gigatour confirme sa volonté de transformer son congrès en véritable expérience professionnelle et touristique. Les partenaires ont présenté leurs nouveautés, produits et projets aux agences dans un cadre inhabituel, avant une réception dans la Grande Salle des Grottes. Le moment fort est venu avec l’annonce de la Présidente : Du 9 au 20 décembre 2027, Gigatour mettra le cap sur la Polynésie française ! Papeete sera au cœur de l’aventure, complétée par une croisière à bord du Paul Gauguin, le navire de Ponant conçu pour explorer cette région du Pacifique. Le projet est réalisé en collaboration avec Air Tahiti Nui, Ponant – Paul Gauguin et Escape Travel. Cette édition sera particulièrement exclusive : seulement 60 participants pourront y prendre part. Une prouesse d'organisation Organiser pour des professionnels belges un congrès en Polynésie, avec vols long-courriers, programme professionnel, découverte de destination et croisière, représente un défi logistique majeur. Vols, transferts, hôtels, activités, rendez-vous et navigation devront être coordonnés avec précision. C’est toute la particularité du concept défendu par Gigatour : faire du congrès une expérience professionnelle et touristique. Un congrès… autrement La Polynésie confirme une formule qui fonctionne : remplacer la simple succession de présentations et de workshops par une immersion complète dans une destination. Pour les agences, l’intérêt est évident : comment mieux vendre un lieu que lorsqu’on l’a soi-même découvert ? Pour les partenaires, ces rencontres offrent aussi un cadre convivial et différent pour échanger avec les distributeurs. La barre est désormais très haute. Un congrès professionnel belge combiné à une découverte touristique au bout du monde et à une croisière iconique : la formule est pour le moins originale. Rendez-vous en décembre 2027 à Papeete et à bord du Paul Gauguin. Gigatour met le cap sur le Pacifique. Avec seulement 60 places, les inscriptions seront très convoitées. ETIENNE

  • Live To Travel fait le plein et élargit ses horizons vers l’Asie

    Trois villes, trois rendez-vous et une petite centaine de participants à chaque étape : les événements organisés par Live To Travel les 28, 29 et 30 septembre ont confirmé l’intérêt des professionnels pour une formule associant formation, rencontres et convivialité. À Beveren le 28 septembre, à Nivelles le 29 et à Almere, aux Pays-Bas, le 30, Live To Travel a réuni des professionnels venus approfondir leurs connaissances des destinations et échanger avec ses partenaires. Le programme faisait la part belle au contenu, avec des sessions de formation l’après-midi, suivies d’un dîner de networking. La soirée se poursuivait par un workshop permettant de rencontrer les principaux fournisseurs, avant la traditionnelle tombola. Une formule qui donne aux agents de voyages des arguments concrets pour conseiller leurs clients, tout en renforçant leurs contacts avec les partenaires sur le terrain. Ces rencontres étaient aussi l’occasion de découvrir une offre qui continue de s’étoffer. L’Afrique demeure au cœur de l’expertise de Live To Travel, avec un contenu enrichi notamment par l’Angola, qui ouvre de nouvelles perspectives de découverte. Autre nouveauté à l’honneur : la toute nouvelle brochure consacrée à l’Asie. Elle vient compléter l’offre Océanie et marque une nouvelle étape dans le développement du tour-opérateur, qui s’implante ainsi durablement en Asie du Sud-Est. « Le succès de ces trois rendez-vous nous encourage à poursuivre le développement de notre offre, tout en restant proches des professionnels du voyage. Avec l’enrichissement de notre programmation africaine et notre nouvelle brochure Asie, nous souhaitons leur donner encore davantage d’inspiration et d’outils pour conseiller leurs clients », soulignent Hans Van der Stock et Bruno De Lathauwer. Pour les professionnels belges du voyage, cette diversification élargit les possibilités de collaboration avec un partenaire déjà bien identifié pour son expertise africaine. De l’Afrique à l’Océanie, et désormais davantage vers l’Asie, Live To Travel poursuit son développement en gardant le contact direct avec ceux qui vendent ses voyages. ETIENNE

  • myGO en Belgique :  une alternative belge pour les agences de voyages

    Installée à Bruxelles, forte de dix-huit années de développement technologique et déjà présente auprès de plus de 10.000 agences à l’international, myGO entend désormais faire bénéficier le marché belge d’une plateforme B2B globale, d’un contenu touristique étendu et d’une expérience acquise sur plusieurs marchés. Une alternative belge qui accélère parallèlement son développement international. Le marché belge de la distribution touristique dispose de nombreux outils et fournisseurs. Mais une entreprise belge développant depuis dix-huit ans sa propre technologie, connectée à plus de 200 fournisseurs, donnant accès à plus de 1,6 million d’hôtels et utilisée par un réseau international de plus de 10.000 agences, mérite d’être considérée pour ce qu’elle est devenue : un acteur B2B international disposant de sa propre technologie et de sa propre production touristique. C’est le positionnement de myGO, tour-opérateur exclusivement B2B installé à Bruxelles et présent depuis trois ans sur le marché belge. L’ambition n’est pas de remettre en cause les solutions ou les partenaires existants. Elle est d’apporter une alternative belge, construite autour d’un environnement technologique intégré, d’une offre internationale et d’un accompagnement destiné aux professionnels du voyage. Bien plus qu’une banque de lits myGO se présente avant tout comme une plateforme globale permettant à l’agent de voyages de travailler dans un environnement unique. Vols via un GDS intégré, hôtels, transferts, excursions et activités, packages mais aussi voyages et circuits premium : l’objectif est de permettre à l’agence de réunir les principales composantes d’un voyage sans devoir multiplier les plateformes, les connexions et les interlocuteurs. La plateforme est aujourd’hui connectée à plus de 200 fournisseurs et référence plus de 1,6 million d’hôtels à travers le monde. Mais myGO insiste sur une différence essentielle : l’entreprise ne souhaite pas être considérée comme une simple plateforme technologique ou comme une banque de lits supplémentaire. Elle est également tour-opérateur, avec sa propre production de packages et de voyages premium couvrant notamment l’Asie, l’Afrique, les Amériques, le Moyen-Orient et le Maghreb. L’agent peut donc aussi bien construire un voyage sur mesure à partir des différentes prestations disponibles que s’appuyer sur une production déjà élaborée par myGO. Dix-huit ans de technologie au service des agences Si myGO est aujourd’hui présente en Belgique, son histoire technologique ne commence pas à Bruxelles. Les dix-huit années d’expérience revendiquées par l’entreprise correspondent au temps consacré au développement et à l’amélioration continue de sa plateforme. Recherche plus rapide, ergonomie, connexions avec les fournisseurs, contenus et fonctionnalités : l’outil a été progressivement enrichi pour répondre à l’évolution des besoins des professionnels du voyage. Pour myGO, la technologie n’est toutefois pas une finalité. Elle doit rester au service des agences et, à travers elles, de leurs clients. Cette expérience technologique s’accompagne aujourd’hui d’une activité internationale significative, avec un écosystème utilisé par plus de 10.000 agences à travers le monde. Technologie européenne, API, marque blanche et intelligence artificielle Au-delà du contenu touristique, myGO met en avant plusieurs développements qui intéressent directement les agences. La société indique disposer d’une technologie 100 % européenne, avec des serveurs hébergés en Europe et une conformité au RGPD. Une solution en marque blanche peut également être proposée gratuitement sous certaines conditions. myGO possède en outre sa propre API, actuellement utilisée par plus de 105 clients, avec l’accompagnement d’une équipe de Key Account Managers. Autre évolution annoncée : le déploiement prochain d’un chatbot basé sur l’intelligence artificielle, destiné à accompagner les agences dans leur transition vers l’IA et pouvant également être décliné sur les solutions en marque blanche. Le support est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, notamment via un numéro WhatsApp belge. La sécurité fait également partie des développements de la plateforme, avec plusieurs niveaux de protection aux différentes étapes du parcours, de la recherche à la réservation et au paiement. Enfin, pour le marché belge, myGO utilise la facturation électronique via Peppol, afin de faciliter la transmission structurée des factures, de réduire les manipulations administratives et de simplifier le suivi comptable des agences. Une entreprise belge qui accélère à l’international Si le développement de myGO en Belgique constitue un axe important, l’entreprise ne limite pas son ambition à son marché domestique. myGO prépare notamment sa participation à la Mission Royale en Arabie saoudite, avec l’objectif d’explorer les possibilités d’exportation et d’implantation de sa technologie sur ce marché à fort potentiel. Parallèlement, l’entreprise renforce sa présence en France avec l’ouverture de bureaux de liaison à Paris et à Lyon et le développement d’une équipe locale composée d’Anne, Christian, Paul et Moussa, sous la gouvernance de Lucien Laloum. Cette dynamique illustre le positionnement de myGO : l’entreprise ne construit pas son développement autour d’un seul marché, mais cherche à déployer une technologie et un modèle B2B développés depuis dix-huit ans sur différents territoires. La Belgique constitue dans ce contexte non pas un point de départ, mais le marché domestique d’une entreprise qui entend également exporter son savoir-faire. Une alternative belge, pas un concurrent des partenaires existants La question du référencement auprès des réseaux belges peut donc être abordée sous un autre angle. myGO n’a pas vocation à remplacer les fournisseurs déjà présents dans les réseaux. Sa proposition est celle de la complémentarité. Pour une agence, disposer de plusieurs sources d’approvisionnement permet de comparer les offres, les disponibilités et les conditions afin de construire la solution la plus adaptée à chaque client. C’est dans cette logique que myGO souhaite se positionner comme une possibilité supplémentaire pour les agences belges, et non comme une remise en cause des partenariats existants. myGO

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