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- Rebelote le 23 novembre : le voyage en a assez de vivre sous la menace des blocages !
Une nouvelle mobilisation nationale est annoncée à Bruxelles le lundi 23 novembre. Pour les professionnels du voyage, cette date réveille une inquiétude devenue beaucoup trop familière : faudra-t-il encore rassurer les clients, surveiller les départs et préparer des solutions de secours ? À force, la lassitude tourne au ras-le-bol. Soyons précis : l’appel lancé par la CSC, la FGTB et Synova concerne une manifestation nationale. Il ne permet pas d’annoncer aujourd’hui une grève générale ni des annulations de vols ou de trains. Les syndicats dénoncent notamment la pression sur le pouvoir d’achat et les choix budgétaires du gouvernement. Ces préoccupations méritent d’être entendues. Mais celles des professionnels du voyage méritent de l’être aussi. Car derrière chaque menace de perturbation, il y a des entreprises qui doivent anticiper et des clients qui s’interrogent. Un départ en vacances, une correspondance, un voyage d’affaires, une croisière à rejoindre : tout ne peut pas se décaler au lendemain d’un simple clic. Dans le tourisme, une journée perdue ne se rattrape pas toujours. Lorsqu’un transport est annulé, la facture dépasse largement le billet. Il faut parfois revoir les transferts, prévenir les hôtels, modifier un circuit, retrouver des places et expliquer au voyageur pourquoi son séjour commence dans l’incertitude. À l’agence, les heures consacrées à sauver les dossiers remplacent celles qui devraient servir à conseiller et à vendre. Ce travail a un coût. Et ce sont aussi des salariés du secteur du voyage qui l’assument, avec leurs propres inquiétudes sur leur salaire, leur emploi et leur pension. On peut défendre le droit de manifester et de faire grève tout en posant une question devenue incontournable : jusqu’où les autres travailleurs et les voyageurs doivent-ils supporter les conséquences de conflits sur lesquels ils n’ont aucune prise ? Le secteur doit déjà composer avec les tensions internationales, les variations de coûts et les arbitrages de ménages attentifs à leur budget. L’incertitude sur les déplacements ajoute une difficulté dont il se passerait volontiers. Et puis il y a la confiance. À force de se demander si l’on pourra partir, certains clients peuvent être tentés de choisir un aéroport étranger ou de revoir leur projet. Le risque, pour la Belgique, est de laisser s’installer l’idée qu’un départ depuis notre pays exige désormais un plan B. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités dans la concertation. Les organisations syndicales doivent mesurer les conséquences de leurs modes d’action. Et les entreprises comme les voyageurs ont besoin d’informations suffisamment précises et suffisamment tôt pour pouvoir s’organiser. À ce stade, personne ne peut dresser le bilan du 23 novembre avant qu’il ait eu lieu. Mais il n’est pas nécessaire d’attendre les premières perturbations pour exprimer une exaspération. Les professionnels du voyage veulent travailler, faire partir leurs clients et préserver leurs emplois. Eux aussi ont le droit de demander un horizon plus serein. Alors, où allons-nous ? Pour notre secteur, la réponse devrait rester simple : vers des voyageurs qui partent et des entreprises qui peuvent travailler. Il serait temps que cette priorité soit, elle aussi, entendue. ETIENNE
- Un seul départ, mille souvenirs : le tour du monde MSC 2029 se prépare déjà
Certains clients hésitent encore sur leurs prochaines vacances. D’autres peuvent déjà bloquer près de quatre mois dans leur agenda de 2029. Avec l’ouverture des ventes annoncée le 19 octobre, MSC donne plus de deux ans d’avance aux candidats à son prochain tour du monde. Difficile de s’y prendre beaucoup plus tôt ! Le premier départ est prévu le 4 janvier 2029 de Civitavecchia, suivi de Gênes le 5, de Marseille le 6 janvier et de Barcelone le 7. Pour les voyageurs belges, Marseille constitue une possibilité d’embarquement à étudier avec leur agence. L’Australie et l’Indonésie en vedettes Après la Méditerranée, le voyage mettra le cap sur l’Amérique du Sud, puis traversera le Pacifique vers la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Parmi les points forts : Rio, Ushuaïa, les Fidji et les paysages de Milford Sound. L’Australie occupera une place particulière, avec Sydney, Melbourne, Kangaroo Island, Fremantle, Broome et Darwin. L’Indonésie prolongera la découverte avec Bali, Lombok et Java. Neuf escales avec nuit à quai permettront de profiter davantage de certaines destinations, dont Rio, Sydney, Fremantle et Singapour. Quel budget annoncer aux clients ? Pour donner aux agences un premier ordre de grandeur, voici les prix publics d’appel affichés pour le départ de Marseille du 6 janvier au 5 mai 2029, ainsi que leur équivalent quotidien : Catégorie À partir de, par personne Par personne et par jour* Cabine intérieure 18.019 € 150 € Cabine vue mer 19.881 € 166 € Cabine avec balcon 24.981 € 208 € Calcul arrondi sur 120 jours de voyage et 119 nuits, en occupation double. Tarifs à reconfirmer selon les disponibilités et conditions de réservation ; ils ne constituent ni une grille officielle belge ni des tarifs nets agences. 150 € par jour pour découvrir le monde : une autre façon de regarder le prix 18.019 € : le montant impressionne. Mais ramené à environ 150 € par personne et par jour, il prend une autre dimension : l’hébergement, la pension complète et le transport d’un continent à l’autre sont compris, auxquels s’ajoutent les prestations incluses dans l’offre. Pour situer ce budget, Statbel indique qu’un ménage belge dépense en moyenne un peu plus de 44.000 € par an, soit environ 121 € par jour pour l’ensemble du ménage, toutes dépenses confondues. Ce chiffre constitue un repère, et non le montant que l’on économiserait en quittant son domicile. Pour deux voyageurs, la croisière démarre en effet autour de 300 € par jour, tandis que les frais fixes de la maison continuent pendant l’absence. En revanche, une partie des courses, déplacements et sorties habituels peut être économisée. Le bon calcul consiste donc à évaluer le supplément réel pour voyager, en tenant compte des dépenses que l’on n’aura plus chez soi. Le monde sans multiplier les avions… ni refaire sa valise Autre argument en faveur de la formule : pas de billets d’avion à ajouter pour passer d’un continent à l’autre sur cet itinéraire, ni de transferts successifs entre aéroports et hôtels. L’acheminement jusqu’au port d’embarquement et le retour restent naturellement à prévoir. Et le confort ne se limite pas à la cabine : les changements de fuseaux horaires s’effectuent progressivement au fil de la navigation, ce qui atténue les effets du décalage horaire, comparativement aux grands sauts intercontinentaux en avion. Découvrir le monde en conservant son lit, ses habitudes et sa valise bien rangée : sur près de quatre mois, l’avantage compte ! Des prestations incluses, un budget à préciser Le programme comprend 15 excursions, le forfait Dine & Drink, avec une sélection de boissons pendant les déjeuners et dîners dans les restaurants principaux et au buffet, ainsi qu’une réduction de 30 % sur la blanchisserie. Le forfait ne correspond donc pas à une formule boissons illimitées dans tous les bars du navire. Les membres du MSC Voyagers Club dès le niveau Classic bénéficient également d’une réduction de 5 %, selon les conditions de l’offre. Pour les réservations effectuées jusqu’au 19 novembre 2026, MSC annonce aussi des points de fidélité triplés, crédités avant le départ. Pour les agences, le devis devra préciser les assurances adaptées à la durée et au montant du voyage, les formalités, les éventuels frais de service et les dépenses supplémentaires : excursions au-delà des quinze incluses, achats personnels, connexion internet ou boissons hors forfait. 2029 paraît loin, mais le projet commence maintenant Un tour du monde se prépare rarement entre deux portes. Il faut dégager près de quatre mois, organiser son absence et choisir une cabine dans laquelle on vivra pendant 119 nuits. Sur une telle durée, la vue mer ou le balcon méritent une vraie discussion avec le conseiller. 2029 paraît encore loin. Chez MSC, c’est déjà une année à vendre. Et pour les agences, un rêve à mettre à l’agenda : celui de changer de continent sans changer de chambre ! ETIENNE
- Heure d’hiver : une heure de sommeil gagnée, de la vigilance à retrouver !
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, nous avons reculés nos montres d’une heure. Si les voyageurs apprécient peut-être ce supplément de sommeil, leurs déplacements se feront davantage dans l’obscurité. Départs matinaux vers l’aéroport, retours d’excursion ou trajets après le travail : nous vous rappelons l’importance de voir et d’être vu. Pour les professionnels du voyage comme pour leurs clients, l’automne multiplie les situations délicates sur la route. À la nuit qui tombe plus tôt s’ajoutent la pluie, le brouillard et les chaussées humides. Un transfert vers un hôtel, un trajet jusqu’à une gare ou le retour d’une soirée professionnelle demandent donc une attention accrue. Au volant, gare à l’éblouissement Selon une enquête Touring/ADAC publiée en octobre 2024, 34 % des automobilistes belges interrogés se disaient régulièrement éblouis par les phares d’autres véhicules et 18 % évitaient même de conduire la nuit. Une étude de terrain antérieure de Touring avait également constaté des défauts d’éclairage ou de réglage sur environ un véhicule sur cinq. Avant de prendre la route, quelques vérifications s’imposent : phares propres et correctement réglés, pare-brise dégagé et désembuage efficace. Attention aussi aux feux de jour automatiques : ils n’allument pas nécessairement les feux arrière. Pour les voyageurs qui prennent possession d’une voiture de location, repérer les commandes d’éclairage et de désembuage avant de quitter le parking constitue un réflexe particulièrement utile. Découvrir leur fonctionnement en roulant, sous la pluie et dans l’obscurité, complique inutilement le trajet. À pied ou à vélo, se rendre visible Entre un parking et un terminal, à la sortie d’une gare ou en rejoignant son hôtel, le voyageur devient aussi piéton. Des éléments réfléchissants sur une veste ou un sac permettent d’être repéré plus facilement, particulièrement lorsque l’éclairage est faible. À vélo, un éclairage adapté reste indispensable. Touring souligne qu’une lampe suffisante en ville peut se révéler trop faible sur une route non éclairée. À l’inverse, un faisceau mal orienté peut éblouir les autres usagers. Un petit rappel qui a sa place dans les conseils de voyage Pour les agences, les organisateurs d’excursions et les hébergeurs, ces recommandations peuvent utilement compléter les informations pratiques transmises aux clients : accès au parking, cheminement piéton, point de rendez-vous pour un transfert ou prise en charge d’un véhicule. Les pouvoirs publics ont également leur rôle à jouer, avec des passages pour piétons bien visibles et des aménagements correctement éclairés et signalés. Le voyage commence souvent bien avant l’embarquement et se termine après l’atterrissage. Autant veiller aussi à la sécurité de ces premiers et derniers kilomètres. ETIENNE
- Brussels Airlines met le cap sur Le Caire et renforce ses destinations vacances
Une nouvelle porte d’entrée vers les trésors de l’Égypte, davantage de vols vers le Kilimandjaro et des fréquences supplémentaires vers plusieurs destinations européennes : Brussels Airlines prépare un été 2027 riche en opportunités pour les voyageurs et les professionnels du tourisme. Brussels Airlines étoffe son programme estival avec une nouveauté particulièrement intéressante pour le marché belge : Le Caire rejoindra son réseau dès le 29 mars 2027, à raison de cinq vols par semaine au maximum. Prévue dans un premier temps pour la saison estivale, cette liaison pourrait ensuite être prolongée toute l’année. Pour les agences de voyages, cette nouvelle desserte ouvre de belles perspectives. Au-delà d’un séjour dans la capitale égyptienne, elle permettra de proposer des circuits culturels associant les pyramides de Gizeh, le Grand Musée égyptien et les richesses de la vallée du Nil. Une occasion de remettre en lumière une Égypte de découvertes, complémentaire des séjours balnéaires déjà bien installés sur le marché belge. Le Kilimandjaro confirme son potentiel Autre signal positif : Brussels Airlines ajoutera une troisième fréquence hebdomadaire vers le Kilimandjaro à partir de fin juin 2027. Lancée en juin 2026, cette liaison bénéficie, selon la compagnie, d’une forte demande. Ce renforcement donnera davantage de souplesse aux professionnels pour construire leurs programmes en Tanzanie : safaris dans les grands parcs, découverte des paysages du Kilimandjaro ou itinéraires combinant plusieurs étapes. Pour une destination où l’organisation du circuit compte autant que le choix du vol, cette flexibilité supplémentaire constitue un véritable atout commercial. Du soleil méditerranéen à la fraîcheur norvégienne En Europe, Brussels Airlines augmentera également ses fréquences vers Funchal, Malaga et Nice. Trois valeurs sûres qui répondent à des envies différentes : nature et randonnée à Madère, soleil et découvertes en Andalousie, escapades sur la Côte d’Azur. La compagnie maintiendra aussi sa liaison estivale vers Evenes, dans le nord de la Norvège. Porte d’entrée notamment vers les Lofoten et les Vesterålen, cette destination enrichit les possibilités de voyages au grand air et de séjours sous des températures plus douces. Avec ce programme, Brussels Airlines associe nouveauté culturelle, développement africain et renforcement de destinations loisirs appréciées. Pour les agences belges, voilà de nouveaux arguments à mettre en vitrine et de belles idées de voyages à proposer pour l’été 2027. ETIENNE
- Croatie : 25 ans de complicité avec les professionnels belges du voyage
L’Office national croate de tourisme a célébré ses 25 ans de présence en Belgique le 19 octobre, dans la prestigieuse Salle gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles. Une soirée réunissant 150 invités, qui a mis à l’honneur les liens tissés avec le secteur belge du voyage et les nouvelles perspectives d’une destination à découvrir au fil des saisons. Depuis l’ouverture de son bureau en 2001, la Croatie a considérablement élargi sa place dans les brochures et les conseils des agents de voyages. Si les plages et les îles de l’Adriatique restent de solides arguments, les city-trips, la gastronomie, les activités de plein air et les voyages d’affaires enrichissent désormais l’offre. Une évolution à laquelle les professionnels belges ont largement contribué, comme l’a rappelé Ivan Novak, directeur de l’Office national croate de tourisme pour le Benelux. Cet anniversaire était aussi l’occasion de saluer leur travail et leur fidélité à la destination. 207 000 visiteurs belges en 2025 Les résultats témoignent de cet attrait : selon les chiffres communiqués par l’Office, la Croatie a accueilli 207 000 visiteurs belges en 2025, pour 916 000 nuitées. Tous marchés confondus, le pays a enregistré un record de 21,8 millions d’arrivées et de 110,1 millions de nuitées, en progression respective de 2 % et de 1 % sur un an. Autre signal encourageant : les régions de l’intérieur progressent plus rapidement que les zones côtières. Une diversification qui ouvre des possibilités aux agences souhaitant proposer des circuits et des séjours au-delà des grands classiques estivaux. Zadar, une belle vitrine de la diversité croate Partenaire de la soirée, la région de Zadar a présenté ses atouts aux invités : patrimoine historique, archipel des Kornati, nature et gastronomie. Avec 15,5 millions de nuitées en 2025, elle occupe le quatrième rang des régions touristiques du pays. La découverte s’est également faite à table, autour de pršut, de fromages, d’anchois marinés et de vins de l’arrière-pays de Zadar, avec un accompagnement musical assuré par Borna Pehar et Karlo Klarić. Le partenariat se poursuit en 2027 En présence notamment de l’ambassadeur de Croatie en Belgique, Josip Paro, et du directeur général de l’Office national croate de tourisme, Kristjan Staničić, la célébration a aussi donné le cap pour l’avenir. En 2027, l’Office poursuivra ses actions auprès des tour-opérateurs, des agents de voyages et du secteur MICE. Formations, voyages d’étude et informations actualisées accompagneront la promotion de la destination, avec une attention particulière portée au printemps et à l’automne. Après 25 ans de présence en Belgique, la Croatie offre encore de belles découvertes à partager avec les clients. Et de nouvelles occasions, pour les professionnels, de faire voyager au-delà de l’été. ETIENNE
- Tourisimaguide - Evasions d’automne
Direction la Croatie, bien au-delà des incontournables cartes postales. Expériences insolites, lieux inattendus et activités surprenantes… découvrez 7 façons originales d’explorer cette destination sous un angle totalement différent. 7 activités hors du commun en Croatie Pagayer à bord d’un kayak transparent, pédaler sur un câble au-dessus de Dubrovnik ou pénétrer une base aérienne secrète datant de la Guerre froide : en Croatie, les escapades sont tout sauf banales. Voici 7 activités insolites pour sortir des sentiers battus. Déco
- Suite aux problèmes persistants du système européen EES, Brussels Airport investit à nouveau dans des infrastructures supplémentaires afin de réduire le temps d’attente au contrôle aux frontières
Brussels Airport installera encore cette année huit postes supplémentaires au contrôle aux frontières au niveau des arrivées. Six e-gates supplémentaires suivront début 2027. Avec cette extension, Brussels Airport entend réduire les longues files d’attente causées par le nouveau système européen d’entrée et de sortie (Entry/Exit System, EES). Pour rappel, ce système enregistre de façon numérique les entrées et les sorties de tous les voyageurs non européens et nécessite des contrôles supplémentaires. Bien que l’aéroport ait déjà prévu des infrastructures supplémentaires avant l’introduction du EES, fin 2025, les temps de traitement liés au nouveau système restent trop élevés. Ces infrastructures supplémentaires, avec les effectifs nécessaires, constituent une avancée importante mais ne suffiront pas à elles seules. L’utilisation des e-gates par les voyageurs non européens ainsi que la mise en place de mesures au niveau européen, telles qu’une application d’enregistrement performante, restent nécessaires afin de réduire les temps d’attente. Depuis l’introduction du système européen d’entrée/de sortie, EES, le contrôle aux frontières prend beaucoup plus de temps pour les passagers en provenance de pays hors Schengen. L’enregistrement dans le nouveau système nécessite en effet davantage de temps, notamment en raison de l’enregistrement de données biométriques, à savoir une photo du visage ainsi que les empreintes digitales. Par ailleurs, les voyageurs de certains pays hors Schengen, qui pouvaient auparavant utiliser les e-gates, ne peuvent actuellement plus le faire. Durant le pic du matin, le temps de traitement moyen par passager soumis à l’obligation de visa est deux à trois fois plus long. Dans toute l'Europe, ce temps est d’ailleurs bien plus long que ce qui avait été initialement estimé. Cela a pour conséquence de longs temps d’attente au contrôle aux frontières au niveau des arrivées pour les passagers non européens à Brussels Airport, comme dans de nombreux autres aéroports européens où les temps d’attente peuvent régulièrement atteindre deux à quatre heures. Avec l’application croissante de l’enregistrement des données biométriques, les temps d’attente ont de nouveau augmenté en septembre, après qu’une légère amélioration ait été observée en août. En prévision de l’introduction du EES et de l’augmentation du nombre de passagers, Brussels Airport avait déjà investi en 2025 dans des infrastructures supplémentaires. Le nombre de postes de contrôle a augmenté de 20 % aux arrivées et de 25 % aux départs, soit une hausse supérieure à celle du trafic passagers. Cependant, l’allongement considérable du temps de traitement lié au EES fait que, malgré ces infrastructures supplémentaires, les temps d’attente restent trop élevés. Infrastructures supplémentaires et nécessité de recourir aux e-gates Brussels Airport investit donc à nouveau dans des infrastructures supplémentaires. En décembre 2026, le nombre de postes disponibles au contrôle aux frontières au niveau des arrivées augmentera de 66 %, grâce à l’ajout de huit postes supplémentaires. En l’espace d’un an, le nombre de postes disponibles aux arrivées aura ainsi doublé. La prochaine étape consiste désormais, en concertation avec l’ensemble des partenaires concernés, à mettre tout en œuvre pour permettre leur mise en service le plus rapidement possible, en tenant compte de tous les aspects nécessaires. De plus, Brussels Airport a également commandé six e-gates supplémentaires en mai 2026 auprès de la Police fédérale qui seront livrés au début 2027. Ces nouveaux e-gates permettront d’augmenter de 50 % le nombre d’e-gates aux arrivées. L’année dernière, Brussels Airport a également investi dans soixante bornes de pré-enregistrement pour l’EES. L’objectif était de réduire les temps d’attente aux contrôles manuels et de permettre aux ressortissants de pays tiers enregistrés dans l’EES d’utiliser les e-gates. Avant l’été, les autorités compétentes ont décidé que les voyageurs de certains pays non européens pourraient en faire usage. En raison de problèmes techniques rencontrés par les fournisseurs des autorités, ce dispositif n’est toutefois toujours pas opérationnel à ce jour. Une fois opérationnel, il permettra surtout de réduire les temps d’attente pour les passagers au niveau des départs. Aux arrivées, l’utilisation des e-gates n’est possible que pour un nombre limité de nationalités ainsi que pour les passagers déjà enregistrés dans l’EES. Des mesures restent toutefois nécessaires au niveau européen Outre le déploiement de personnel et les investissements dans les infrastructures, des mesures supplémentaires sont également nécessaires au niveau européen. Brussels Airport s’associe dès lors à l’appel d’ACI Europe et d’Airlines for Europe visant à poursuivre l’amélioration de la mise en œuvre du EES en Europe. Il s’agit notamment d’optimiser les contrôles biométriques et de mettre à disposition une application performante et largement utilisable, permettant aux voyageurs de se pré-enregistrer et pouvant également être déployée en Belgique. Actuellement, seuls deux pays européens disposent d’une telle application, à savoir la Suède et le Portugal. Il reste par ailleurs important de pouvoir faire preuve d’une flexibilité suffisante dans l’application du EES lorsque les temps d’attente deviennent trop longs, par exemple en suspendant temporairement les enregistrements biométriques lorsque les files d’attente deviennent excessives, tout en maintenant les contrôles de sécurité nécessaires. Brussels Airport travaille en étroite collaboration avec les autorités et services publics compétents au sein du groupe de pilotage mis en place à cet effet. L’objectif commun est d’assurer un contrôle aux frontières correct et sûr, avec des temps d’attente acceptables pour les passagers.
- Continental Tours : cent ans d’histoire familiale, trois générations et toujours la confiance des voyageurs
À Knokke-Heist, Michèle Wittesaele et son époux Dirk Overstraete célèbrent un siècle d’histoire familiale dans le transport et le voyage. Un anniversaire qu’ils font revivre dans un livre photographique, hommage à trois générations d’entrepreneurs et à leurs clients. L’histoire commence en 1926, bien avant que Continental Tours ne porte son nom actuel. De retour des États-Unis, où il s’est formé comme technicien chez Ford, Alfred Wittesaele fonde à Heist les Garages des Flandres et la société de taxis Blue Cars. Des autocars viennent rapidement compléter l’activité, ouvrant la voie à Albion Tours, puis au développement des agences de voyages. C’est donc bien le centenaire des racines familiales de l’entreprise qui est célébré cette année, et non cent ans d’existence d’une agence sous l’enseigne Continental Tours. Des taxis aux voyages à travers l’Europe En 1964, André Wittesaele et son frère Fernand reprennent l’entreprise familiale. Les excursions et les voyages en autocar contribuent à son développement, notamment auprès des visiteurs britanniques venus se recueillir dans les cimetières militaires en Belgique. L’activité s’étend ensuite aux agences de voyages. À une époque, l’entreprise compte cinq bureaux répartis entre Knokke-Heist, Bruges, Blankenberge et Ostende. Sa brochure Accent Travel propose chaque année des dizaines de voyages. Entrée dans l’entreprise en 1984, Michèle Wittesaele en reprend les commandes avec Dirk Overstraete en 1992. La troisième génération poursuit ainsi une aventure commencée avec un garage et quelques taxis. Un livre pour transmettre la mémoire Photographies anciennes, documents et souvenirs : le nouvel ouvrage retrace cette évolution tout en faisant revivre une partie de l’histoire de Heist et de la côte belge. « Je suis particulièrement fière de pouvoir célébrer aujourd’hui cent ans d’histoire familiale. C’est pourquoi je tenais à préserver cette mémoire », explique Michèle. Au-delà des véhicules, des bureaux et des destinations, le livre raconte aussi une continuité humaine : celle d’une famille qui accompagne, depuis plusieurs générations, les vacances d’autres familles. Le Covid, une épreuve et une démonstration du métier La pandémie reste la période la plus difficile de leur histoire récente. Des centaines de dossiers à annuler, des remboursements à obtenir auprès des tour-opérateurs, des hôteliers et des compagnies aériennes : pendant un an et demi, Michèle et Dirk se battent pour leurs clients. Selon Dirk, aucun d’entre eux n’a finalement perdu d’argent : « Tout le monde a récupéré son argent. Après toutes ces années, nous pouvons regarder chacun dans les yeux. La confiance est essentielle pour nous. » Pour les professionnels du voyage, ce témoignage rappelle combien la valeur d’une agence se mesure aussi lorsque le départ devient impossible. Trois générations et toujours le même engagement Face aux plateformes en ligne, le couple reste convaincu de l’avenir du conseil personnalisé. Les habitudes changent, les outils évoluent, mais les clients continuent de chercher un interlocuteur capable de les guider et de répondre présent en cas d’imprévu. « Depuis plusieurs générations, nous accompagnons des familles qui nous confient ensuite leurs enfants et leurs petits-enfants. Cette confiance est extrêmement précieuse », souligne Michèle. Du citytrip au tour du monde, des étudiants aux seniors, Continental Tours poursuit son chemin. Après cent ans d’histoire familiale, Michèle et Dirk défendent une conviction que bien des agents de voyages partagent : le voyage reste une affaire humaine. ETIENNE
- Charleroi : qui tient vraiment les commandes ?
La suspension hivernale de Nîmes–Bruxelles-Charleroi pourrait passer pour un simple ajustement de programme. Elle soulève pourtant une question autrement préoccupante : quelle maîtrise un aéroport conserve-t-il de son avenir lorsqu’une seule compagnie représente plus de 80 % de son trafic ? Pour les voyageurs et les agences, une ligne aérienne représente des vacances, des visites familiales et des possibilités de déplacement. Pour Ryanair, elle reste une capacité à affecter là où sa rentabilité paraît la meilleure. Nîmes–Charleroi doit ainsi être suspendue pendant l’hiver, avec une reprise envisagée au printemps 2027. Une interruption saisonnière, donc, mais un avertissement concret pour ceux qui comptent sur cette desserte. Le mouvement dépasse cette seule liaison. Ryanair a annoncé le retrait de cinq avions basés à Charleroi et deux millions de sièges en moins sur ses programmes belges, Charleroi et Brussels Airport réunis, pour l’hiver 2026-2027 et l’été 2027. Pourtant, les autorités ont fait des concessions : abandon du projet de taxe communale de trois euros et limitation à sept euros de la taxe fédérale concernée, contre dix initialement envisagés. Cela n’a pas suffi à faire revenir la compagnie sur le retrait annoncé des cinq appareils. Chantage ou négociation commerciale ? Le mot dépend du regard porté sur la méthode. Le déséquilibre, lui, est évident : Ryanair peut déplacer ses avions ; la Wallonie doit préserver les emplois et financer les infrastructures qui restent sur place. Et une autre échéance approche : la fermeture prévue de l’aéroport pendant onze semaines, du 15 août au 31 octobre 2028, pour rénover sa piste et d’autres installations. Ces travaux sont nécessaires. Mais leur réussite technique ne garantira pas, à elle seule, la reprise commerciale. Pendant cette interruption, des avions pourront être réaffectés ailleurs et les voyageurs adopter d’autres habitudes. Aucun plan public détaillé ne précise encore la répartition des dessertes. L’utilisation d’un aéroport proche est envisagée, sans décision arrêtée dans les informations consultées. Le retour des appareils est programmé au 1er novembre ; ce calendrier ne constitue cependant pas un engagement public chiffré sur les capacités qui reviendront. Faut-il annoncer le départ de Ryanair ou le déclin de Charleroi ? Certainement pas. Aucun élément ne permet de présenter ces scénarios comme acquis. Mais considérer que tout repartira automatiquement serait tout aussi imprudent. Les trois à cinq prochaines années doivent servir à réduire cette vulnérabilité. Préparer la reprise après travaux, préserver les compétences, développer d’autres compagnies et dimensionner les investissements selon plusieurs hypothèses de trafic : voilà les enjeux. Charleroi doit conserver Ryanair tout en renforçant sa capacité à négocier. La compagnie a largement contribué à son développement ; sa place dominante ne peut tenir lieu de stratégie pour les décennies suivantes. Nîmes n’est qu’une ligne. En 2028, la même question se posera pour toute la plateforme : une fois les avions partis, dans quelles conditions reviendront-ils ? ETIENNE
- Droits des passagers : treize ans d’attente… et encore un an avant le décollage !
Les passagers attendent leur avion. Pour leurs nouveaux droits, ils devront patienter jusqu’au 23 octobre 2027 ! Après treize ans de négociations, l’Europe a enfin bouclé sa réforme. Premier soulagement : les acquis essentiels sont préservés. Le seuil de trois heures de retard à l’arrivée reste la référence pour une indemnisation, sous les conditions prévues. Les montants demeurent de 250, 400 ou 600 euros, selon la distance. Pas de recul, donc, mais aucune augmentation non plus. Les démarches devraient toutefois devenir moins éprouvantes. Les compagnies devront mieux informer les voyageurs et disposeront de 30 jours pour verser l’indemnité ou justifier leur refus. Une avancée bienvenue pour les clients comme pour les agences qui les accompagnent dans leurs réclamations. Autres changements concrets : des tarifs plus transparents concernant les bagages à main, le placement sans supplément d’un accompagnant à côté d’un enfant de moins de 14 ans et la possibilité d’utiliser son vol retour même si l’aller n’a pas été effectué. Pour les professionnels belges du voyage, la date à retenir est donc le 23 octobre 2027. D’ici là, les règles actuelles continuent de s’appliquer. Treize ans de discussions, puis une année supplémentaire de préparation : côté institutions, la correspondance aura été longue. Espérons que les futures indemnisations arriveront plus vite ! ETIENNE
- Lufthansa mise sur TAP, Brussels Airlines attend ses avions
Le groupe allemand a été choisi pour entrer au capital de TAP Air Portugal. Pendant que Lisbonne se voit promettre une expansion, Brussels Airlines a vu les deux avions long-courriers supplémentaires programmés pour 2027 retirés de son plan de croissance. La compagnie belge devient-elle progressivement le parent pauvre du groupe ? Le gouvernement portugais a choisi, le 14 octobre, Lufthansa pour acquérir 44,9 % de TAP, une participation pouvant atteindre 49,9 % selon la souscription des actions réservées aux salariés. Le groupe propose 1,025 milliard d’euros pour la participation initiale, avec un montant pouvant atteindre environ 1,2 milliard. Les contrats restent à finaliser et l’opération demeure soumise aux autorisations nécessaires : Lufthansa a remporté la sélection, mais l’acquisition n’est pas encore réalisée. L’intérêt stratégique est clair : TAP apporterait au groupe son hub de Lisbonne et son puissant réseau vers le Brésil. Lufthansa renforcerait ainsi sa position sur l’Atlantique Sud avec une compagnie déjà partenaire au sein de Star Alliance. Vu de Belgique, cette avancée soulève pourtant une question : quelle ambition Lufthansa réserve-t-elle encore à Brussels Airlines ? Deux avions annoncés… puis supprimés du programme C’est l’élément qui rend la comparaison particulièrement sensible. Le 4 août, Brussels Airlines a confirmé, après concertation avec Lufthansa Group, que les deux Airbus A330 supplémentaires programmés pour 2027 ne rejoindraient pas sa flotte. Celle-ci restera donc, pour l’instant, limitée à onze appareils long-courriers. Il ne s’agit pas du retrait de deux avions en service, mais bien de la suppression du renforcement annoncé. Ces deux appareils devaient offrir des possibilités supplémentaires : renforcer les fréquences, développer le réseau et soutenir le rôle de Bruxelles comme plateforme de correspondances vers l’Afrique. Leur absence réduit cette marge de développement. Pendant ce temps, le projet présenté par les autorités portugaises prévoit une flotte TAP portée à 117 appareils à l’horizon 2035, puis à 130 au-delà, ainsi que la possibilité de transférer jusqu’à huit Airbus A350-900 après 2030. Les échéances sont différentes, mais le contraste entre les perspectives proposées à Lisbonne et le coup de frein annoncé à Bruxelles mérite d’être relevé. Le sentiment d’un parent pauvre Aucun élément vérifié ne permet d’affirmer que les moyens initialement envisagés pour Brussels Airlines ont été réorientés vers TAP. L’achat d’une participation et l’affectation d’avions répondent également à des logiques différentes. Il reste que la succession des annonces nourrit une inquiétude légitime : Brussels Airlines risque-t-elle de devenir une filiale dont on apprécie l’expertise, tout en limitant régulièrement les moyens de la développer ? La compagnie belge conserve des investissements. La rénovation de ses cabines long-courriers reste prévue, avec une présentation annoncée en 2027. Ce programme avait été annoncé comme un investissement de plus de 100 millions d’euros. Il serait donc excessif de parler d’abandon. Mais moderniser les cabines et disposer d’avions supplémentaires répondent à deux besoins distincts. Le premier améliore le produit ; le second permet d’élargir l’offre. Brussels Airlines a besoin des deux pour défendre durablement sa position. L’Afrique : une expertise qui doit pouvoir grandir Le réseau africain demeure un argument essentiel pour Bruxelles. L’intégration de TAP pourrait apporter des complémentarités, notamment sur les marchés lusophones. Elle ouvrirait aussi de nouveaux arbitrages internes sur les correspondances, les destinations et l’affectation des capacités. Pour Brussels Airlines, le défi sera de conserver une véritable capacité d’initiative. Son rôle de spécialiste de l’Afrique doit s’accompagner de fréquences, d’un produit compétitif et de perspectives de croissance. Sans cela, cette spécialisation risque de devenir un périmètre dans lequel la compagnie reste enfermée, alors que les autres plateformes du groupe élargissent leurs ambitions. Pour les professionnels belges, quel bénéfice ? Une coopération plus poussée avec TAP pourrait faciliter certaines combinaisons vers le Brésil via Lisbonne. Les agences belges pourraient y trouver davantage de possibilités de voyages et de correspondances. Cependant, transporter un client belge vers un autre hub européen ne produit pas les mêmes retombées que développer une liaison directe au départ de Brussels Airport. Pour l’emploi, les entreprises et l’attractivité du pays, la croissance du réseau bruxellois conserve une valeur propre. La rentabilité compte, la vision aussi Brussels Airlines doit naturellement améliorer ses résultats. Au premier semestre 2026, son EBIT ajusté s’est établi à –70 millions d’euros. La compagnie a notamment invoqué la hausse des coûts du carburant, les perturbations sanitaires en Afrique de l’Est et les grèves de tiers pour expliquer ses difficultés et son approche prudente pour 2027. Ces contraintes doivent être prises au sérieux. Elles ne dispensent toutefois pas Lufthansa de préciser son ambition à long terme pour Bruxelles. La famille Lufthansa s’agrandit, mais Brussels Airlines a déjà perdu les deux avions supplémentaires promis pour 2027. La question belge devient donc très concrète : quand sa croissance reviendra-t-elle à l’ordre du jour ? ETIENNE











