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  • Une première historique : l’IATA confie sa direction à une femme… et à une personnalité extérieure à l’aérien

    L'Association du transport aérien international (IATA) ouvre un nouveau chapitre de son histoire. À partir du 1er novembre 2026, Saadia Zahidi prendra les commandes de l'organisation, devenant la première femme à occuper le poste de directrice générale depuis la création de l'IATA en 1945. Cette nomination marque également une rupture avec la tradition. Contrairement à ses prédécesseurs, Saadia Zahidi ne vient pas du secteur aérien. Économiste de renom, cette Suisso-Pakistanaise a effectué l'essentiel de sa carrière au Forum économique mondial (WEF), où elle a dirigé plusieurs programmes stratégiques consacrés à l'économie, à l'emploi, à l'innovation et aux transformations sociétales. Son arrivée traduit la volonté de l'IATA d'aborder les grands défis de l'aviation sous un angle plus large : innovation, durabilité, résilience, transformation numérique et coopération avec les gouvernements. Autant de dossiers qui auront un impact direct sur les compagnies aériennes, mais aussi sur l'ensemble de la chaîne de distribution du voyage. Saadia Zahidi succédera à Willie Walsh, ancien dirigeant de British Airways et d'Aer Lingus, qui quittera l'IATA fin juillet pour prendre la direction générale de la compagnie indienne IndiGo. En attendant son entrée en fonction, l'intérim sera assuré par Sandrine Le Borgne, directrice financière de l'organisation. Pourquoi c'est important pour les professionnels du voyage ? L'IATA représente aujourd'hui plus de 370 compagnies aériennes, soit près de 85 % du trafic aérien mondial. Les orientations prises par sa nouvelle directrice influenceront les politiques du transport aérien, les réglementations, la distribution, la durabilité et les relations avec les gouvernements. L'arrivée d'une dirigeante issue du monde de l'économie plutôt que de l'aviation pourrait annoncer une nouvelle vision stratégique du transport aérien mondial, avec des répercussions qui concerneront directement les compagnies, les agences de voyages et l'ensemble des acteurs du tourisme. ETIENNE

  • Le TO My Go mise sur l'Algérie : un potentiel touristique encore sous-estimé par le marché belge

    À l'occasion d'une rencontre avec Saadaoui Abdel, CEO de My Go, nous avons découvert un tour-opérateur qui affiche clairement ses ambitions sur un marché encore peu exploité par les professionnels belges : l'Algérie. Basé en Belgique, My Go s'est spécialisé dans les destinations d'Afrique du Nord, tout en développant une expertise reconnue sur l'Égypte et la Turquie. Mais aujourd'hui, l'entreprise souhaite aller plus loin en renforçant son positionnement sur l'ensemble du Maghreb, avec une attention toute particulière portée à l'Algérie. Un acteur solidement implanté sur le terrain Contrairement à de nombreux distributeurs européens, My Go dispose d'un réseau opérationnel particulièrement dense dans ses destinations. Le groupe compte aujourd'hui : 6 bureaux en Algérie 2 bureaux en Tunisie 2 bureaux au Maroc 2 bureaux en Turquie 1 bureau en Côte d'Ivoire 1 bureau au Sénégal 1 bureau en Espagne 1 bureau en France 1 bureau en Belgique L'ouverture d'un bureau en Égypte est actuellement à l'étude. Au total, près de 200 collaborateurs travaillent au sein du groupe, qui collabore avec plus de 10.000 agences de voyages à travers ses différents marchés. Cette implantation locale constitue un véritable atout pour assurer un suivi opérationnel, une assistance sur place et un développement de produits adaptés aux attentes des voyageurs. Une question qui interpelle… Au cours de notre entretien, Saadaoui Abdel nous a posé une question qui mérite réflexion. Pourquoi Brussels Airlines n'exploite-t-elle toujours aucune liaison vers l'Algérie ? Aujourd'hui, Air Algérie et TUI fly Belgium desservent avec succès Alger et Oran. Il est vrai qu'une grande partie de leur clientèle est issue de la diaspora algérienne vivant en Belgique. Mais cette réalité suffit-elle encore à expliquer l'absence du transporteur national belge sur cette destination ? Car, au-delà du trafic dit « ethnique », le tourisme algérien évolue rapidement. Une destination qui change de visage Longtemps restée discrète sur la scène touristique internationale, l'Algérie commence progressivement à ouvrir davantage ses portes aux visiteurs étrangers. Les investissements hôteliers en sont un bon indicateur. Le groupe Accor y exploite déjà plusieurs enseignes internationales, parmi lesquelles : Sofitel MGallery Novotel Mercure ibis Une offre qui permet désormais d'accueillir aussi bien une clientèle d'affaires que des voyageurs de loisirs recherchant des standards internationaux. Le développement progressif des infrastructures, l'amélioration de certaines procédures de visa et la volonté des autorités de promouvoir le tourisme constituent autant de signaux positifs. Un visa qui reste le principal frein Si l'Algérie multiplie les investissements pour développer son tourisme, un obstacle demeure pour le marché belge : les voyageurs belges doivent toujours obtenir un visa avant leur départ. Contrairement au Maroc ou à la Tunisie, accessibles sans visa, cette formalité administrative constitue encore l'un des principaux freins à la commercialisation de la destination par les agences de voyages. Les autorités algériennes semblent toutefois avoir pris conscience de cet enjeu. Pour certaines régions du Grand Sud, notamment Djanet, Tamanrasset ou Timimoun, des procédures simplifiées permettent déjà, dans le cadre de voyages organisés avec des opérateurs agréés, d'obtenir un visa à l'arrivée. Une évolution encourageante qui pourrait annoncer un assouplissement plus large à l'avenir et contribuer à faire découvrir davantage les richesses touristiques du plus vaste pays d'Afrique. Une diversité touristique insoupçonnée L'Algérie est le plus vaste pays d'Afrique. Son potentiel touristique est considérable et reste largement méconnu en Europe. Parmi ses principaux attraits figurent notamment : Alger, la capitale, avec sa célèbre Casbah classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et son architecture mêlant influences ottomanes et françaises. Oran, ville dynamique tournée vers la Méditerranée, réputée pour son patrimoine, sa musique raï et son ambiance festive. Constantine, la spectaculaire "ville des ponts suspendus", construite au-dessus de profondes gorges. Le Tassili n'Ajjer, également inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, considéré comme l'un des plus beaux déserts du monde grâce à ses formations rocheuses et ses milliers de peintures rupestres. Le Hoggar, ses montagnes volcaniques et les paysages exceptionnels de l'Assekrem, immortalisés par Charles de Foucauld. Djemila, Timgad et Tipasa, parmi les plus remarquables sites romains d'Afrique du Nord. Les 850 kilomètres de littoral méditerranéen, encore largement préservés du tourisme de masse. Les oasis sahariennes comme Ghardaïa, Timimoun ou Béni Abbès, offrant une immersion dans les traditions du désert. Les montagnes de Kabylie, riches d'un patrimoine culturel et artisanal unique. Les agences belges ont-elles une carte à jouer ? Le marché belge reste aujourd'hui essentiellement orienté vers le trafic VFR (Visiting Friends & Relatives) lorsqu'il s'agit de l'Algérie. Pourtant, l'évolution de l'offre hôtelière, la richesse culturelle du pays et la présence d'acteurs spécialisés comme My Go pourraient progressivement faire évoluer cette perception. L'Algérie ne deviendra probablement pas une destination de masse à court terme. En revanche, elle possède de sérieux arguments pour séduire une clientèle en quête d'authenticité, de culture, de grands espaces et de nouvelles expériences, à l'heure où de nombreux voyageurs souhaitent sortir des itinéraires classiques. Reste désormais à savoir si les compagnies aériennes, les tour-opérateurs et les distributeurs belges décideront d'accompagner ce mouvement… ou laisseront d'autres marchés européens prendre une longueur d'avance. ETIENNE

  • L'Arkansas à l'honneur à Bruxelles : de nouvelles perspectives pour le tourisme et les échanges

    À l'invitation de Son Excellence Bill White, Ambassadeur des États-Unis en Belgique, Visit USA Belgium a eu le privilège de participer à une réception exceptionnelle organisée en l'honneur de la Gouverneure de l'Arkansas, Sarah Huckabee Sanders, en mission économique en Belgique, accompagnée de sa délégation. Cette rencontre a réuni de nombreuses personnalités du monde économique ainsi que plusieurs grands noms de l'industrie belge. Dans leurs interventions, les hôtes américains ont souligné avec chaleur la qualité des relations entre les États-Unis et la Belgique, saluant l'excellence belge dans de nombreux secteurs, de l'innovation à l'industrie en passant par le savoir-faire et les échanges commerciaux. En exposition la bague d'exception, créée et offerte par le diamantaire anversois David Gotlib, spécialement réalisée pour célébrer le 250e anniversaire des États-Unis d'Amérique. Cette création symbolise l'amitié durable entre les deux pays et met en valeur le savoir-faire unique de la tradition diamantaire anversoise. L'Arkansas : une destination authentique à faire découvrir Encore peu connu des voyageurs européens, l'Arkansas offre une expérience authentique au cœur du sud des États-Unis. Cet État séduit par la diversité de ses paysages et la richesse de son patrimoine. Parmi ses principaux atouts touristiques : Les Ozark Mountains et les Ouachita Mountains, paradis de la randonnée, du vélo et des activités de pleine nature. Le Hot Springs National Park, célèbre pour ses sources thermales historiques et son élégante Bathhouse Row. La ville de Little Rock, capitale dynamique, riche en histoire, en culture et en gastronomie. Le Crystal Bridges Museum of American Art, l'un des plus remarquables musées d'art des États-Unis. Plus de 9 700 kilomètres de rivières et de nombreux lacs, faisant de l'Arkansas une destination de référence pour la pêche, le canoë et les sports nautiques. Une scène culinaire en plein essor, mêlant traditions du Sud et créativité contemporaine. Pour les professionnels du voyage, l'Arkansas constitue une excellente opportunité d'élargir l'offre de circuits aux États-Unis en proposant une destination originale, naturelle et encore préservée du tourisme de masse. Cette rencontre à Bruxelles illustre la volonté commune de renforcer les liens entre la Belgique et l'Arkansas, tant sur le plan économique que touristique. Visit USA Belgium se réjouit de poursuivre ces échanges et de contribuer à faire découvrir cette destination inspirante aux voyageurs belges. ETIENNE

  • Émirats : une Europe, six avis différents… et les agents de voyages au milieu

    Pour les professionnels du voyage, le message est difficile à faire passer : alors que la Belgique déconseille désormais les voyages non essentiels vers les Émirats arabes unis, plusieurs de nos voisins européens continuent de considérer Dubaï et Abu Dhabi comme des destinations accessibles moyennant une vigilance renforcée. De quoi semer le doute chez les voyageurs… et compliquer la tâche des agents de voyages. Le 23 juillet, le SPF Affaires étrangères a revu sa copie en déconseillant les voyages non essentiels vers les Émirats arabes unis. Cette décision s'appuie sur la dégradation de la situation géopolitique au Moyen-Orient, le risque de nouvelles attaques de missiles ou de drones et la possibilité de fermetures soudaines de l'espace aérien. La Belgique n'est pas seule. Les Pays-Bas et l'Allemagne ont adopté une position similaire. En revanche, la France estime que les voyages restent possibles moyennant une vigilance accrue. Le Royaume-Uni adopte une approche comparable, tandis que l'Autriche conserve également une recommandation moins restrictive. Les mêmes informations… des conclusions différentes Comment expliquer que plusieurs États membres de l'Union européenne, disposant pratiquement des mêmes informations diplomatiques et sécuritaires, arrivent à des recommandations aussi différentes ? La réponse réside dans l'évaluation du risque. Chaque ministère des Affaires étrangères dispose de ses propres analystes, de son réseau diplomatique et de sa méthodologie. Certains privilégient le principe de précaution maximal. D'autres considèrent que le principal risque concerne davantage une éventuelle fermeture de l'espace aérien qu'une menace directe pour les touristes présents à Dubaï ou Abu Dhabi. Autrement dit, les faits sont les mêmes. C'est leur interprétation qui diffère. Les agents de voyages en première ligne Pour les professionnels belges du tourisme, cette situation est loin d'être théorique. Comment répondre à un client qui demande pourquoi la Belgique lui déconseille un voyage que son voisin français peut réserver sans restriction officielle ? Comment expliquer que les compagnies aériennes continuent d'assurer leurs vols, que les hôtels fonctionnent normalement et que les grands événements internationaux sont maintenus, alors que le SPF recommande d'éviter les déplacements non essentiels ? À cela s'ajoutent les questions d'assurances, d'annulation et de responsabilité, qui deviennent particulièrement sensibles lorsque les avis officiels divergent. Plus que jamais, les agents de voyages doivent jouer leur rôle de conseillers, en expliquant que les recommandations belges ne signifient pas que les Émirats sont fermés ou dangereux au quotidien, mais qu'elles tiennent compte d'un risque régional susceptible d'entraîner des perturbations importantes sans préavis. Une question qui interpelle Cette divergence entre les recommandations européennes pose une question légitime : à quoi sert l'Europe si chaque État membre adresse un message différent à ses voyageurs face à une même crise ? Certes, les conseils aux voyageurs relèvent de la compétence nationale. Mais pour les voyageurs comme pour les agents de voyages, ces avis divergents entretiennent la confusion. Une meilleure coordination européenne permettrait de rendre les recommandations plus cohérentes, tout en laissant à chaque État la responsabilité de protéger ses ressortissants. En attendant, les agents de voyages belges restent en première ligne. Plus que jamais, leur valeur ajoutée ne réside pas seulement dans la vente d'un voyage, mais dans leur capacité à analyser une situation complexe, à informer objectivement leurs clients et à les accompagner dans des décisions où la géopolitique s'invite désormais dans la préparation des vacances. Pour les Tagueurs du Voyage, cette nouvelle divergence européenne rappelle une réalité : vendre une destination est aujourd'hui une chose, interpréter les recommandations officielles et rassurer les voyageurs en est devenue une autre. ETIENNE

  • EXPLORA JOURNEYS poursuit sa croissance

    Le lancement d'EXPLORA III, troisième navire de la flotte de luxe Explora Journeys (groupe MSC), marque une étape importante dans le développement de la compagnie. Voici les principales informations : Mise en service : juillet 2026. Voyage inaugural : départ le 24 juillet 2026 avec une croisière de prélude en Méditerranée. Cérémonie officielle de baptême : 1er août 2026 à Barcelone, au terminal de croisière du groupe MSC. Premier voyage inaugural officiel : le 3 août 2026, de Barcelone à Lisbonne. EXPLORA III se distingue par plusieurs innovations : premier navire de la flotte Explora Journeys propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL), avec des moteurs bi-carburant compatibles avec des carburants à faibles émissions ; 463 suites, penthouses et résidences avec terrasse privée ; des espaces publics agrandis et de nouveaux concepts de restauration et de bien-être. Après sa saison inaugurale en Méditerranée, le navire proposera des itinéraires en Europe du Nord (Norvège, Islande, Groenland), avant de traverser l'Atlantique vers la Nouvelle-Angleterre et la côte Est du Canada à l'automne 2026. ETIENNE

  • Brussels Airport renforce son​service d’incendie aéroportuaire avec quatre nouveaux véhicules spécialisés

    Les pompiers de Brussels Airport renforcent leurs capacités d’intervention grâce à l’acquisition de quatre nouveaux crash tenders. Ces puissants camions de pompiers disposent d’importantes capacités en mousse anti-incendie, en eau ainsi qu’en poudre et sont mobilisables 24h/24, 7/7, afin d’intervenir rapidement en cas d’incident au sein de l’aéroport. Brussels Airport a également investi dans un simulateur de conduite afin de former les pompiers au moyen de scénarios d’intervention réalistes. Cet investissement représente un montant total de près de six millions d’euros. Le service d’incendie de Brussels Airport a récemment mis en service quatre nouveaux crash tenders du constructeur Rosenbauer. Ces camions de pompiers remplacent cinq véhicules arrivés au terme de leur durée d’exploitation. Ces nouveaux engins ne pèsent pas moins de 39 tonnes, peuvent atteindre une vitesse maximale de 115km/h et ont été spécialement conçus pour assurer des interventions rapides sur le tarmac. ​ Chaque véhicule dispose d’une capacité de stockage de 12.500 litres d’eau, de 1.500 litres de mousse et de 225 kilos de poudre extinctrice. Les canons à eau montés sur le toit sont capables de projeter jusqu’à 5 200 litres d’eau par minute. L’un des crash tenders est en outre équipé d’une lance perforante en acier permettant d’injecter directement les produits extincteurs dans la cabine ou la soute d’un avion, afin de maîtriser un incendie de manière plus rapide et plus efficace. Ces nouveaux véhicules de dernière génération répondent aux exigences les plus strictes en matière de sécurité définies par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA). Outre ces nouveaux véhicules, Brussels Airport a également acquis un simulateur de conduite destiné à la formation des futurs conducteurs. Équipé d’une cabine identique à celle des nouveaux crash tenders, cet outil permet aux pompiers de s’exercer en toute sécurité dans des scénarios d’urgence réalistes. Cela représente un investissement d’environ six millions d’euros en faveur de la sécurité des opérations aéroportuaires. Prêts à intervenir jour et nuit afin de garantir la sécurité Le corps de pompiers de Brussels Airport compte 150 collaborateurs au total. Ils travaillent selon un système de rotation par équipes afin d’assurer une permanence opérationnelle 24h/24, 7/7, garantissant une intervention immédiate en cas d’incident. Leurs missions comprennent notamment l’assistance médicale, les interventions en cas d’alarme incendie ainsi que les interventions préventives. Ainsi, des camions de pompiers sont systématiquement placés en stand-by lorsqu’un avion signale un problème technique avant son atterrissage. Il est intéressant de savoir que, en cas d’incident sur le tarmac, les pompiers doivent être sur place dans les trois minutes. Au moins trois crash tenders sont alors immédiatement déployés. Brussels Airport dispose donc de deux casernes stratégiquement localisées de part et d’autre de l’aéroport afin de garantir ce délai. En cas d’urgence survenant dans les bâtiments de l’aéroport, notamment dans le terminal, le délai maximal d’intervention est fixé à cinq minutes. ​ ​ Avec la mise en service de ces nouveaux véhicules, la flotte du service d’incendie de Brussels Airport compte désormais 25 engins spécialisés, dont six crash tenders, mais également des grandes échelles, des autopompes, un escalier d’évacuation ainsi qu’un robot de lutte contre l’incendie destiné aux interventions dans les zones difficilement accessibles.

  • Ryanair réduit fortement la voilure en Belgique : quel impact pour le marché ?

    Ryanair a annoncé une réduction significative de ses opérations en Belgique à partir de la saison d'hiver prochaine. En cause : la taxe d'aéroport instaurée par les autorités fédérales. Initialement fixée à 10 € par passager avant d'être ramenée à 7 €, cette mesure est jugée insuffisante par la compagnie irlandaise. Concrètement, Ryanair retirera 5 de ses 19 appareils basés à l'aéroport de Charleroi, entraînant une diminution estimée à près de 2 millions de sièges par an sur le marché belge. Les programmes au départ de Charleroi et de Bruxelles seront donc revus à la baisse dès l'hiver prochain. Cette annonce, portée comme souvent de manière très directe par le CEO Michael O'Leary, s'inscrit dans une stratégie que la compagnie applique régulièrement lorsqu'elle estime que les conditions d'exploitation ne sont plus suffisamment compétitives. S'agit-il d'un avertissement destiné aux autorités belges afin d'obtenir une révision de leur politique fiscale, ou d'une réorientation de capacités vers des marchés offrant une meilleure rentabilité ? Les prochains mois permettront de mesurer les véritables intentions de Ryanair. Une autre question se pose désormais : d'autres compagnies low cost saisiront-elles cette opportunité pour renforcer leur présence en Belgique et compenser une partie des capacités perdues ? À ce stade, aucune annonce ne permet encore de le confirmer. Pour l'aéroport de Charleroi, cette décision constitue un nouveau défi. Elle intervient alors que l'aéroport a déjà annoncé une fermeture programmée de 11 semaines en 2028 afin de permettre d'importants travaux sur la piste, une interruption qui pèsera également sur l'activité des compagnies, des agences de voyages et de l'ensemble de la chaîne touristique. Pour les professionnels du voyage, cette évolution pourrait entraîner une diminution de l'offre, des ajustements de programmation et une pression sur les tarifs de certaines destinations. Une veille attentive des annonces des compagnies aériennes sera indispensable dans les prochaines semaines afin d'anticiper les conséquences commerciales pour la saison hiver. ETIENNE

  • Le bon vieux temps où voyager était encore une aventure...

    La SNCB est centenaire. Il fut un temps où l’on embarquait sa voiture dans un train, on allait dormir tranquillement et, au réveil, on se retrouvait à des centaines de kilomètres de chez soi. Sans GPS, sans application, sans batterie à recharger, sans contrôle permanent et sans stress. En 1956, la Belgique inventait les auto-couchettes. Une idée simple, pratique et terriblement efficace. On montait sa voiture sur le train à Schaerbeek, on s’installait dans sa couchette et, pendant la nuit, le rail faisait le travail. Aujourd’hui, on nous explique que l’avenir de la mobilité est forcément plus compliqué. Il faut réserver trois applications, vérifier l’état des bornes, comparer les tarifs dynamiques, calculer son autonomie, contourner les LEZ, espérer que le train ne soit pas supprimé et, si tout se passe bien, arriver finalement plus fatigué qu’au départ. Les auto-couchettes ont disparu parce qu’elles n’étaient plus « rentables »....Mais elles reviennent...lentement... Comme tant d’autres services publics qui facilitaient réellement la vie des citoyens. À force de tout analyser sous l’angle du rendement immédiat, on a oublié qu’un réseau de transport sert aussi à rendre un pays plus efficace. On appelle cela le progrès. Pourtant, en regardant certaines photos de la SNCB de1956, une question vient naturellement à l’esprit : avons-nous réellement fait mieux ? Nous voyageons plus vite sur le papier, mais souvent moins sereinement. Nous disposons de davantage de technologies, mais de moins de simplicité. Et pendant qu’on rêve aujourd’hui du retour des trains de nuit, on redécouvre finalement une idée que nos grands-parents avaient déjà mise en œuvre il y a… 70 ans. Comme quoi, en matière de mobilité, le progrès consiste parfois simplement à ne pas abandonner ce qui fonctionnait. Un fidèle lecteur... Merci à lui

  • Taxe d'embarquement aéroport : de 10 € à 7 €… une bonne nouvelle, mais le vrai débat est ailleurs

    Le gouvernement fédéral belge a finalement revu sa copie. La future taxe d'embarquement, annoncée à 10 € par passager, serait ramenée à 7 €. Faut-il s'en réjouir ? Oui… mais avec prudence. Pour les professionnels du voyage, cette réduction constitue un moindre mal. Cependant, la véritable question n'est pas de savoir si le voyageur paiera 7 € ou 10 € de plus. Elle est de savoir si la Belgique reste compétitive face à ses voisins. Le coût d'un départ ne se résume pas au prix du billet Aujourd'hui, le consommateur compare tout. En quelques clics, il évalue non seulement le tarif du vol, mais aussi l'ensemble des frais liés à son départ : les taxes d'aéroport ; le prix du parking, qui peut varier de plusieurs dizaines d'euros selon l'aéroport ; les frais de dépose-minute ou de Kiss & Ride ; le coût des transports en commun ou de la navette ; les éventuels péages et le carburant ; les services annexes proposés par les plateformes aéroportuaires. Au final, ce n'est pas un élément isolé qui influence le choix, mais bien le coût global du voyage. Les aéroports frontaliers gagnent du terrain Pour de nombreux Belges, partir de Lille, Maastricht, Eindhoven, Luxembourg, Düsseldorf ou Cologne est devenu une véritable alternative. Certes, le trajet est parfois un peu plus long. Mais lorsque le voyageur constate que le stationnement est moins cher, que certaines taxes sont plus faibles, que les infrastructures sont attractives et que les compagnies proposent des tarifs compétitifs, le calcul est vite fait. Pour une famille de quatre personnes, l'économie totale peut rapidement atteindre plusieurs dizaines, voire plus d'une centaine d'euros selon la destination et la durée du séjour. Une concurrence qui ne cesse de s'intensifier Les aéroports ne se livrent plus uniquement une bataille sur les destinations proposées. Ils se concurrencent également sur : les tarifs des parkings longue durée ; les offres promotionnelles ; l'accessibilité routière et ferroviaire ; la qualité des services aux passagers ; les frais annexes supportés par les voyageurs. Dans ce contexte, chaque nouvelle taxe, même réduite, peut influencer la décision finale du client. Une baisse qui évite le pire... sans résoudre le problème Ramener la taxe à 7 € est incontestablement préférable à 10 €. Mais cette mesure ne répond pas à la question essentielle : comment préserver l'attractivité des aéroports belges face à une concurrence étrangère de plus en plus agressive ? Les professionnels du voyage savent que chaque passager qui choisit un aéroport frontalier, ce sont des recettes qui échappent à l'économie belge : emplois, consommation, activités aéroportuaires et fiscales. Notre position La réduction de la taxe constitue un signal positif envers le secteur. Mais elle ne doit pas masquer l'enjeu principal : renforcer la compétitivité globale des départs depuis la Belgique. Le prix d'un voyage ne se limite plus au billet d'avion. Les voyageurs raisonnent désormais en coût total . C'est sur cet ensemble que la Belgique devra rester compétitive si elle souhaite conserver ses passagers… plutôt que de les voir décoller depuis les aéroports voisins. ETIENNE

  • Charleroi Airport BSCA fermé 11 semaines en 2028 : un simple chantier… ou un tournant stratégique ?

    Le vrai danger pour Charleroi ne sera pas la fermeture… mais le retour des passagers L'annonce est désormais officielle : en 2028, l'aéroport de Charleroi (BSCA) interrompra totalement ses opérations pendant 11 semaines, de la mi-août jusqu'en novembre, afin de procéder à une rénovation complète de sa piste. Un chantier indispensable pour garantir la sécurité et la pérennité des infrastructures, mais dont les conséquences dépasseront largement le simple cadre technique. Pour les professionnels du voyage, cette fermeture constitue un événement majeur qui modifiera durablement les habitudes de nombreux voyageurs belges. Un impact immédiat sur le marché À court terme, les compagnies aériennes devront relocaliser leurs opérations vers d'autres plateformes, principalement Brussels Airport, Liège, voire des aéroports frontaliers comme Lille, Eindhoven ou Maastricht. Les tour-opérateurs et agences devront adapter leurs programmes, revoir leurs transferts et communiquer massivement avec leurs clients. Cette réorganisation aura un coût logistique important, mais elle offrira également une opportunité de découvrir d'autres infrastructures. Le véritable enjeu : le comportement des passagers Le principal risque pour Charleroi n'est peut-être pas la fermeture elle-même, mais ce qui se passera après sa réouverture. Pendant près de trois mois, des centaines de milliers de voyageurs seront contraints de partir d'autres aéroports. Ils découvriront d'autres terminaux, d'autres services, d'autres accès ferroviaires, des parkings différents, une offre commerciale plus large ou parfois une expérience passager plus fluide. Or, lorsqu'un consommateur modifie une habitude, il ne revient pas systématiquement en arrière. Les professionnels du marketing connaissent bien ce phénomène : une rupture forcée peut entraîner un changement durable de comportement. Une partie des voyageurs pourrait finalement estimer que d'autres plateformes répondent davantage à leurs attentes, même si le prix du billet reste légèrement supérieur. Des conséquences économiques à moyen terme Si une partie du trafic ne revient pas à Charleroi après la réouverture, les répercussions pourraient être importantes : baisse du trafic passagers ; diminution des revenus commerciaux (parkings, restauration, commerces) ; pression accrue sur les compagnies low-cost ; impact potentiel sur l'emploi direct et indirect autour de l'aéroport. L'économie locale, qui bénéficie largement de l'activité générée par BSCA, pourrait également ressentir les effets d'une éventuelle perte durable de fréquentation. Un défi stratégique pour BSCA Cette fermeture sera donc bien plus qu'un chantier d'infrastructure. Elle constituera un véritable test de fidélité de la clientèle. L'aéroport devra préparer dès aujourd'hui son "retour sur le marché" avec une stratégie commerciale ambitieuse : communication, qualité de service, politique tarifaire, partenariats avec les compagnies aériennes et accompagnement des professionnels du voyage. Car en 2028, le véritable chantier ne sera peut-être pas celui de la piste, mais celui de la reconquête des passagers. Pour les agences de voyages, cette période représentera également une occasion d'accompagner leurs clients dans le choix des meilleures alternatives, tout en observant l'évolution des préférences des voyageurs belges. Une chose est certaine : les habitudes qui seront prises pendant ces 11 semaines pourraient influencer durablement le paysage aérien belge. ETIENNE

  • Brussels Airlines : Lorenza Maggio prend les commandes... pour combien de temps ? 

    Brussels Airlines a annoncé la nomination de Lorenza Maggio au poste de CEO, sous réserve de l'approbation du Conseil d'administration de SN Airholding. L'actuelle Chief Strategy and Integration Officer d'ITA Airways succédera à Dorothea von Boxberg, qui quittera ses fonctions le 31 août à sa demande. Italienne de 48 ans, Lorenza Maggio connaît déjà parfaitement le Lufthansa Group, où elle a occupé plusieurs postes de direction avant de rejoindre ITA Airways. Elle cumulera également la fonction de représentante de l'Executive Board du groupe Lufthansa auprès de la Commission européenne. Un poste... à durée (presque) déterminée ? Dans le secteur, on plaisante parfois en disant que le mandat de CEO de Brussels Airlines ressemble davantage à un CDD de quelques années qu'à une fonction à long terme. Depuis le départ de Bernard Gustin, qui a dirigé Brussels Airlines de 2008 à 2017, les occupants du fauteuil de CEO se sont enchaînés à un rythme soutenu : Bernard Gustin (2008 – 2017) : près de 9 ans. Christina Foerster (2018 – 2020) : environ 2 ans. Peter Gerber (2021 – 2023) : un peu plus de 2 ans. Dorothea von Boxberg (2023 – 2026) : environ 3 ans. Lorenza Maggio (à partir de septembre 2026) : nouveau chapitre... En résumé, depuis près de dix ans, la durée moyenne d'un mandat à la tête de Brussels Airlines tourne autour de deux à trois ans. De quoi lancer un pari entre professionnels du tourisme... ou espérer que Lorenza Maggio batte le record de longévité établi par Bernard Gustin ! Au-delà de la boutade, cette nomination s'inscrit dans la stratégie du Lufthansa Group de renforcer l'intégration de ses différentes compagnies tout en poursuivant le développement de Brussels Airlines, acteur incontournable du marché belge et de son réseau africain. Les Tagueurs du Voyage lui souhaite beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions… et, pourquoi pas, un bail un peu plus long que celui de ses prédécesseurs ! ETIENNE

  • Brussels Airport : un premier semestre 2026 solide malgré un contexte complexe

    Brussels Airport signe un premier semestre 2026 positif avec 11,7 millions de passagers, en hausse de 3,6 % par rapport à 2025, confirmant l’attractivité croissante de la plateforme auprès des voyageurs et des compagnies aériennes. Cette progression s’appuie sur le développement du réseau avec 8 nouvelles destinations, dont plusieurs long-courriers majeurs. Parmi les nouveautés marquantes figurent les vols vers São Paulo, Chengdu, Kilimandjaro et Halifax, ainsi que le renforcement des liaisons vers le Golfe et l’Amérique du Nord. Ces ouvertures renforcent encore la connectivité internationale au départ de Bruxelles. Le mois de juin confirme cette dynamique avec 2,2 millions de passagers (+1,7 %). Les destinations les plus prisées restent l’Espagne, l’Italie, la Grèce, l’Allemagne, la Turquie, le Maroc, le Portugal, la France, les États-Unis et la Suisse. La part des voyageurs en correspondance poursuit également sa progression, illustrant le rôle croissant de Brussels Airport comme hub international. Côté cargo, les performances sont tout aussi encourageantes. L’aéroport a traité près de 420.000 tonnes de fret au premier semestre, soit une croissance de 8,3 %, tandis que les volumes de juin ont progressé de 12,2 %. Cette évolution confirme la solidité du développement du pôle logistique de Brussels Airport et le renforcement continu de son réseau cargo. Ces résultats sont d’autant plus remarquables qu’ils ont été obtenus dans un contexte marqué par plusieurs défis opérationnels et géopolitiques. Ils témoignent de la résilience de Brussels Airport, qui poursuit son développement et renforce son offre au bénéfice des voyageurs, des compagnies aériennes et de l’ensemble des professionnels du tourisme. ETIENNE

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