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- À 10.000 mètres, la guerre des grands crus est déclarée
Emirates sort Dom Pérignon et Mouton Rothschild… mais les autres compagnies ne restent pas à la cave ! Le vin est devenu un véritable élément de différenciation entre les grandes compagnies aériennes. Et Emirates vient encore de placer la barre très haut. Depuis 2006, la compagnie affirme avoir investi plus d'un milliard de dollars dans son programme de vins et disposer aujourd'hui de quelque cinq millions de bouteilles stockées en France, certaines étant achetées plus de dix ans avant leur mise à bord. En First Class, Emirates proposera notamment Dom Pérignon Vintage 2017, Château Mouton Rothschild 2003, Chevalier-Montrachet Grand Cru 2015, Seña 2016 ou Penfolds RWT Shiraz 2015. Business et Premium Economy ne sont pas oubliées En Business Class, on retrouve notamment La Dame de Montrose 2014, second vin du prestigieux Château Montrose à Saint-Estèphe, actuellement proposé sur certaines routes américaines. À partir de fin septembre, Emirates servira également sur ses lignes vers l'Asie de l'Est un Châteauneuf-du-Pape Blanc 2024 du Domaine des Sénéchaux. La Premium Economy bénéficie elle aussi d'une carte plutôt ambitieuse : La Parde de Haut-Bailly 2014, Chablis Premier Cru Jean-Marc Brocard 2024 et Chandon 2021. À partir d'octobre, Emirates introduira également le Wiston Estate Brut NV, son premier vin effervescent anglais, réservé aux routes britanniques. On est donc désormais bien loin du traditionnel « rouge ou blanc ? » servi à bord ! Mais Emirates n'est pas seule à mener cette guerre des caves. Air France reste une référence pour la mise en valeur des grands terroirs français. Singapore Airlines et Qatar Airways accordent également une place importante aux champagnes et grands vins dans leur produit premium. SWISS, Lufthansa ou British Airways développent de leur côté des cartes mêlant références internationales et sélections plus régionales. Une particularité souvent oubliée : un vin ne se déguste pas exactement de la même manière à 10.000 mètres qu'au sol. Pressurisation, faible humidité et environnement de cabine peuvent modifier la perception des arômes. Les compagnies doivent donc choisir non seulement de bons vins, mais des vins capables de bien « voyager ». Qui possède la meilleure cave du ciel ? Difficile de désigner un vainqueur absolu. Emirates impressionne par l'ampleur de son investissement et la profondeur de sa cave, Air France par son patrimoine viticole, tandis que Singapore Airlines et Qatar Airways restent de redoutables concurrentes sur l'expérience premium. À l'heure où les sièges Business se ressemblent de plus en plus, gastronomie, champagne et grands crus deviennent donc de nouveaux arguments commerciaux. Après les comparateurs de sièges et de tarifs, faudra-t-il bientôt un comparateur des caves des compagnies aériennes ? Pour certains passagers, le choix du prochain vol pourrait bien commencer… par la carte des vins. ETIENNE
- Club Med retourne en Bourse : la fin d’un concept… ou le début d’un nouveau Club ?
Fosun prépare le retour de Club Med en Bourse, cette fois à Hong Kong. Derrière l’opération financière se pose une question beaucoup plus intéressante pour les professionnels du voyage : que reste-t-il du Club Méditerranée d’autrefois ? Et surtout, la Chine veut-elle faire de Club Med une marque davantage asiatique ou poursuivre son développement mondial ? Le propriétaire chinois Fosun International, qui avait acquis Club Med en 2015 après une longue bataille boursière, prépare aujourd’hui la cotation de ClubMed Lifestyle Group à Hong Kong. L’objectif est clair : donner au groupe de nouveaux moyens financiers pour accélérer son développement. Club Med compte aujourd’hui près de 70 resorts dans le monde et ambitionne d’en exploiter environ 85 à l’horizon 2030. Mais derrière les chiffres se cache une transformation beaucoup plus profonde. Le Club Med de Gilbert Trigano existe-t-il encore ? Le Club Méditerranée historique ne vendait pas simplement une chambre, un buffet et une piscine. Il vendait presque une philosophie des vacances : les villages, les G.O., les activités, les rencontres, la convivialité et cette ambiance particulière qui faisait que l’on ne disait pas : « Je vais dans un hôtel. » On disait : « Je pars au Club. » Ce Club-là a considérablement évolué. Depuis plusieurs années, la stratégie est clairement celle de la montée en gamme : Premium All Inclusive, 4 et 5 Tridents, Exclusive Collection, hébergements plus luxueux et clientèle au pouvoir d’achat plus élevé. Le modèle populaire et communautaire des débuts a donc progressivement laissé la place à une marque internationale de resorts premium. Le concept original est-il arrivé à son terme ? Pas vraiment. Mais il a incontestablement changé de nature. La Chine va-t-elle garder les futurs développements pour elle ? C'est probablement la grande question après l'annonce de Hong Kong. À ce stade, rien n'indique que Fosun souhaite concentrer l'avenir de Club Med uniquement sur la Chine. Au contraire, les ambitions annoncées restent mondiales. La Chine occupe évidemment une place stratégique. Club Med y développe notamment des concepts adaptés à une clientèle chinoise recherchant des séjours plus courts et plus proches des grandes métropoles. Mais l'Europe, les Alpes, la Méditerranée, l'Afrique, les Caraïbes et les autres grandes destinations internationales restent essentielles dans le portefeuille de la marque. On pourrait donc résumer la stratégie ainsi : la Chine est à la fois un marché de croissance et un laboratoire, mais le monde reste le terrain de jeu de Club Med. Un Club Med plus financier et plus “asset light” Autre évolution importante : pour grandir plus rapidement, Club Med ne doit plus nécessairement investir lui-même massivement dans chaque nouveau resort. Le groupe peut davantage s'appuyer sur des investisseurs immobiliers et développer des établissements sous contrats de gestion ou d'autres formules permettant de limiter les capitaux immobilisés. C'est le fameux modèle “asset light”, déjà largement utilisé dans l'hôtellerie internationale. Financièrement, c'est séduisant : moins de murs à financer, davantage de possibilités d'ouverture et une expansion plus rapide. Mais cela pose aussi une question : jusqu'où peut-on multiplier les Club Med sans banaliser la marque ? Et pour les professionnels belges du voyage ? Cette montée en gamme n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle pour les agences. Plus le prix d'un séjour augmente, plus le client peut avoir besoin de conseil. Une famille qui investit plusieurs milliers d'euros dans une semaine Premium All Inclusive, un séjour au ski ou un Club Med long-courrier ne choisit plus uniquement une destination. Elle compare les catégories de chambres, les transports, les activités, les clubs enfants, les assurances et les alternatives concurrentes. Le paradoxe serait donc que le nouveau Club Med, plus cher et plus sophistiqué, redonne justement davantage de valeur au professionnel du voyage. Mais le Tagueur reste méfiant… La Bourse de Hong Kong peut donner à Club Med les moyens d'ouvrir de nouveaux resorts et d'accélérer son développement international. Très bien. Mais à force de devenir plus premium, plus financier, plus digital et plus “asset light”, il faudra veiller à ne pas perdre ce qui constitue probablement l'actif le plus précieux de Club Med : son identité. Fosun ne semble donc pas vouloir “chinoiser” Club Med géographiquement. Le véritable risque serait plutôt de le transformer à ce point qu'il finisse par perdre ce qui le rendait unique. Car le danger n'est peut-être finalement ni Fosun, ni la Chine, ni même la Bourse. Le danger serait que Club Med devienne un excellent groupe international de resorts haut de gamme… mais qu'un jour ses clients ne disent plus : « Je pars au Club. » ETIENNE
- Le train revient en force : l’avion doit-il vraiment s’inquiéter ?
European Sleeper, ICE à Brussels Airport, Eurostar… le rail européen accélère. Mais la vraie révolution pourrait être l’alliance du train et de l’avion. Pendant des années, le partage semblait évident : le train pour les courtes distances, l’avion pour voyager rapidement à travers l’Europe. Le développement du low cost avait encore renforcé cette domination aérienne. Mais le paysage change. Depuis septembre, un ICE de Deutsche Bahn relie directement Cologne, Aix-la-Chapelle, Liège et Louvain à Brussels Airport, avant de poursuivre vers Anvers. Pour la première fois depuis plus de dix ans, Brussels Airport retrouve ainsi une connexion internationale à grande vitesse. Plus intéressant encore : grâce à l’accord entre Deutsche Bahn et Brussels Airlines, train et avion peuvent être réservés ensemble, avec correspondance protégée en cas de retard. European Sleeper réveille les trains de nuit Parallèlement, European Sleeper poursuit son développement au départ de Bruxelles avec Prague et désormais Milan, tandis qu’une future liaison vers Copenhague et Malmö est envisagée. Le train de nuit retrouve ainsi un argument oublié : partir le soir, dormir en route et arriver le lendemain directement au cœur de la destination. Il peut même permettre d’économiser une nuit d’hôtel. Eurostar nourrit également de nouvelles ambitions européennes et prépare l’expansion de son réseau. Le train peut-il vraiment concurrencer l’avion ? Sur les longues distances européennes, l’avion conservera un avantage évident en temps de transport. Mais sur des trajets de quelques centaines de kilomètres, la comparaison change lorsqu’on additionne trajet vers l’aéroport, arrivée anticipée, contrôles, embarquement et transfert vers le centre-ville. Le principal obstacle du rail reste cependant le prix. Un voyageur sensible à l’environnement choisira peut-être le train, mais face à un billet aérien nettement moins cher, le portefeuille continuera souvent à décider. Et si le véritable avenir était… train + avion ? C’est probablement là que se situe la tendance la plus intéressante pour les professionnels belges. Le train ne doit pas nécessairement remplacer l’avion. Il peut aussi alimenter les grands hubs. Brussels Airlines souligne d’ailleurs que son partenariat avec Deutsche Bahn lui permet d’amener davantage de voyageurs dans son réseau sans devoir ajouter des vols. Pour Brussels Airport, c’est une opportunité : élargir son bassin de clientèle vers l’Allemagne et, demain peut-être, vers d’autres marchés européens. Le train ne va donc probablement pas tuer l’avion. Mais après des années dans son ombre, il redevient un véritable acteur touristique. Et la grande révolution pourrait finalement être non pas le train contre l’avion… mais le train avec l’avion. ETIENNE
- Bienvenue à Travel in France - INVITATION
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- Polarsteps : Quand le carnet de voyage devient un risque pour le voyageur
904.000 Belges concernés : les professionnels du tourisme doivent-ils désormais mettre leurs clients en garde ? Il fut un temps où le voyageur partait avec son guide, sa carte et quelques cartes postales. Aujourd’hui, il peut raconter presque en direct où il se trouve, où il dort, ce qu’il visite… et parfois même par quelle route il va passer. Polarsteps a parfaitement accompagné cette évolution. L’application permet de transformer un voyage en véritable carnet numérique : itinéraire, photos, vidéos, commentaires et géolocalisation. Mais une enquête du média néerlandais Follow the Money, relayée en Belgique par Het Laatste Nieuws, vient sérieusement écorner l’image rassurante de ce compagnon de voyage. Selon cette enquête, les données de quelque 23 millions d'utilisateurs auraient été insuffisamment protégées. Et la Belgique est loin d’être marginale : environ 904.000 utilisateurs belges seraient concernés. Des itinéraires, photos, vidéos et données de localisation auraient pu être récupérés via l'interface technique de la plateforme. Plus inquiétant encore, certaines informations auraient pu rester accessibles alors que les utilisateurs pensaient leur profil privé. Quand le problème dépasse largement les vacances L'affaire prend une autre dimension avec la découverte de militaires belges, néerlandais et français parmi les utilisateurs. Aux Pays-Bas, la Défense a réagi en plaçant Polarsteps sur liste noire. En Belgique, la Défense rappelle que l'utilisation d'applications de géolocalisation est déjà interdite dans et autour des installations militaires. Mais faut-il être militaire pour s'inquiéter ? Certainement pas. Un voyageur qui publie son parcours en temps réel peut potentiellement révéler où il se trouve… mais également où il ne se trouve pas. Une famille qui annonce trois semaines en Thaïlande indique indirectement que son domicile est probablement inoccupé. Un itinéraire très précis peut également révéler hôtels, déplacements, habitudes et prochaines étapes. Et pour les professionnels belges du voyage ? C'est probablement là que cette affaire mérite toute notre attention. Depuis quelques années, agences, tour-opérateurs, guides et accompagnateurs encouragent volontiers leurs clients à partager leurs expériences. C'est sympathique, moderne et excellent pour faire rêver les prochains voyageurs. Mais la prudence devrait désormais faire partie du conseil. Il ne s'agit évidemment pas de bannir Polarsteps ou les réseaux sociaux. Il s'agit plutôt de rappeler quelques règles simples : éviter autant que possible la géolocalisation publique en temps réel, limiter les informations permettant d'identifier précisément un hôtel ou une chambre, vérifier réellement les paramètres de confidentialité et, pourquoi pas, publier son parcours avec un certain décalage. Le plus beau carnet de voyage reste tout aussi intéressant quelques heures ou quelques jours plus tard. Une responsabilité nouvelle pour l'agent de voyages ? Cette affaire pose aussi une question intéressante pour votre profession. Pendant longtemps, le devoir de conseil concernait principalement les passeports, visas, assurances, vaccins, sécurité de la destination ou conditions d'entrée. Faudra-t-il demain ajouter la sécurité numérique du voyageur à cette liste ? Probablement. Car entre Wi-Fi public, smartphones, copies numériques des passeports, cartes bancaires, applications de compagnies aériennes, réservations d'hôtels et géolocalisation permanente, le voyageur transporte aujourd'hui beaucoup plus que sa valise. Il transporte également son identité numérique. Pour les agences belges, un petit rappel avant le départ pourrait donc devenir aussi naturel que celui concernant les documents de voyage : « Attention à ce que vous publiez et surtout au moment où vous le publiez. » Polarsteps corrigera sans doute. Mais la leçon restera. Le problème dépasse d'ailleurs largement une seule application. Même lorsqu'une plateforme corrige une faille, une règle fondamentale demeure : une donnée publiée sur Internet n'est jamais totalement anodine. Nous avons passé des années à nous méfier de Big Brother. Finalement, nous avons trouvé beaucoup plus efficace : nous lui indiquons nous-mêmes où nous sommes. Autrefois, les tagueurs écrivaient leur nom sur les murs pour montrer qu'ils étaient passés par là. Aujourd'hui, les voyageurs font exactement la même chose avec leur smartphone. Avec une petite différence : le mur, lui, ne donnait pas leurs coordonnées GPS. ETIENNE
- Brussels Airport va investir dansune rénovation d’envergurede l’hôtel Sheraton Brussels Airport
L’hôtel restera ouvert pendant toute la durée des travaux Au cours des deux prochaines années, l’hôtel Sheraton Brussels Airport fera l’objet d’une rénovation de grande ampleur. L’intérieur ainsi que l’extérieur de l’hôtel seront entièrement rénovés par phases, de la façade et des espaces communs jusqu’aux chambres. Avec cet investissement, Brussels Airport souhaite améliorer l’expérience client et renforcer davantage la qualité de son offre hôtelière. Les premiers travaux ont déjà commencé avec la rénovation de la façade du bâtiment, les travaux structurels majeurs débuteront vers la moitié de 2027 et l’ensemble de la rénovation devrait être achevé d’ici fin 2028. Pendant toute la durée des travaux, l’hôtel restera ouvert. L’hôtel Sheraton Brussels Airport, détenant quatre étoiles, fera peau neuve. Le projet comprend la rénovation de la façade de l’hôtel, ainsi que la construction d’une nouvelle galerie vitrée au niveau de la réception et du restaurant. Cela permettra d’améliorer l’expérience des clients en apportant davantage de lumière naturelle à l’intérieur de l’hôtel. Le lobby actuel sera également agrandi afin de créer différentes zones d’accueil et d’hospitalité, tant pour les clients de l’hôtel que pour les visiteurs. Les chambres seront également entièrement rénovées, tandis que le restaurant fera l’objet d’une transformation complète. Le dernier étage du bâtiment, qui accueille actuellement des salles de réunion, sera converti en chambres haut de gamme supplémentaire. Cela permettra de répondre aux taux d’occupation actuellement élevés et d’anticiper la demande future en matière d’hébergement à l’aéroport. Les infrastructures techniques de l’hôtel seront également modernisées, avec une attention particulière portée à la durabilité. Les systèmes électriques et de ventilation seront notamment améliorés. La toiture sera par ailleurs rénovée afin d’améliorer significativement l’efficacité énergétique du bâtiment.
- United à Luxembourg : une nouvelle porte vers l’Amérique pour le Benelux
Luxembourg grandit, Brussels Airport reste incontournable : concurrence ou complémentarité ? À partir du 2 avril 2027, United Airlines ouvrira une liaison quotidienne entre Luxembourg et Newark, opérée toute l’année en Airbus A321XLR. Une première importante pour le Grand-Duché, qui disposera ainsi d’une liaison directe avec le réseau américain de United. Pour le marché belge, faut-il y voir une concurrence pour Brussels Airport ? Oui, un peu. Mais surtout une opportunité supplémentaire. Le Findel devient en effet une alternative intéressante pour une partie de la clientèle du sud de la Belgique, particulièrement la province de Luxembourg. Pour un voyageur d’Arlon, le choix entre Luxembourg et Zaventem dépendra du tarif, des horaires, du parking et des correspondances proposées aux États-Unis. Mais Brussels Airport conserve une longueur d’avance considérable grâce à la richesse de son réseau intercontinental. United y dessert déjà Newark, Washington-Dulles et Chicago, offrant ainsi plusieurs portes d’entrée vers son immense réseau nord-américain. L’arrivée de United à Luxembourg ne signifie donc nullement un désengagement de Bruxelles. Au contraire : la compagnie américaine renforce sa présence dans notre région en ajoutant un nouveau marché. Pour les agences de voyages belges, c’est finalement une bonne nouvelle : davantage de choix et davantage de possibilités pour construire le meilleur itinéraire pour le client. Cette ouverture illustre aussi une nouvelle réalité aérienne. Grâce à l’Airbus A321XLR, des aéroports de taille plus modeste peuvent désormais accueillir des liaisons transatlantiques qui étaient autrefois réservées aux grands hubs. Brussels Airport et Luxembourg ne doivent donc pas nécessairement être opposés. L’un possède la puissance de son réseau, l’autre la proximité et la facilité d’accès. Deux aéroports différents, mais deux portes complémentaires vers l’Amérique. ETIENNE
- LES ZWANZEURS SONT DE RETOUR… UNE FOIS !
Fallait bien qu’ils reviennent un jour… Les Zwanzeurs du Voyage reprennent du service ! Désormais, ils viendront chaque semaine mettre leur grain de sel — et parfois un peu de poivre — directement dans la newsletter des Tagueurs du Voyage. On parlera tourisme, avions, trains, règlements, bonnes idées et parfois grosses couillonnades… sans langue de bois, mais toujours avec humour. Cette reprise a cependant une saveur particulière. Il y a un an, Marc Dans nous quittait. Impossible de relancer les Zwanzeurs sans avoir une pensée pour lui. Son humour et sa complicité restent avec nous. Marc n'est plus autour de la table, mais quelque part, il continue certainement à zwanzer avec nous. Et puisque l'aventure continue, un nouveau complice rejoint la bande : Lorenzo Stefani. Il ne sait peut-être pas encore exactement dans quoi il s'est embarqué… mais maintenant, c'est trop tard ! Les Zwanzeurs sont de retour. Une fois ! Et dans le voyage comme à Bruxelles, quand quelque chose devient trop sérieux… c'est justement le moment d'en rire. Etienne
- Brussels Airport
Trois nouvelles destinations hivernales dans le Grand Nord Surprenez vos clients cet hiver avec un voyage inoubliable dans le Grand Nord. Brussels Airlines propose au départ de Brussels Airport trois nouvelles destinations en vol direct : Evenes en Norvège ainsi que Kemi et Kittilä, en Finlande. Trois atouts de choix pour enrichir votre offre hivernale et proposer à vos clients des expériences uniques : paysages enneigés, activités de plein air et, bien sûr, la magie des aurores boréales. Vers le site de Brussels Airlines Transavia élargit son offre La compagnie aérienne Transavia continue d’élargir son offre au départ de Brussels Airport. Après Las Palmas, à partir du 28/10 et Reykjavik, à partir du 30/10, Porto rejoindra à son tour les destinations desservies dès le 14 décembre. À partir de l’été 2027, Héraklion, Ponta Delgada et Thessalonique viendront compléter l’offre. Avec 15 destinations au total, vous disposerez de toujours plus de possibilités pour proposer à vos clients des voyages en vol direct au départ de Brussels Airport. Vers Transavia Le Self Bag Drop poursuit son expansion Le service Self Bag Drop continue de s’étendre à Brussels Airport. Lancé en 2022 pour les passagers de Brussels Airlines, Lufthansa, SWISS et Austrian, ce service est désormais également accessible aux voyageurs de KLM, SAS, Transavia et Finnair. Grâce à cette solution, de plus en plus de passagers peuvent enregistrer et déposer leurs bagages en toute autonomie avant de se rendre directement au contrôle de sécurité. Une manière simple et rapide de gagner du temps à l’aéroport ! Plus d'infos Nouveau : en direct vers Saint-Jacques-de-Compostelle A partir du 1er décembre, Fly2Galicia desservira Saint-Jacques-de-Compostelle au départ de Brussels Airport deux fois par semaine, les mardis et vendredis. Une belle occasion pour vos clients de découvrir la Galice : entre la célèbre ville de pèlerinage, la côte atlantique sauvage, les villages de charme et une gastronomie locale riche en saveurs. Vers le site web L’Egypte en vol direct avec EGYPTAIR L’Égypte reste une destination incontournable pour les voyageurs en quête de dépaysement.. Avec EGYPTAIR, vous pouvez proposer à vos clients cinq vols directs par semaine entre Brussels Airport et Le Caire. Depuis juillet, la compagnie opère cette liaison avec son tout nouveau Boeing 737 MAX 8. Capacité accrue, confort moderne et expérience de voyage agréable : autant d’atouts qui rendent ce vol direct intéressant pour les voyageurs de loisirs comme pour les voyageurs d’affaires. Vers EGYPTAIR Découvrez l’aviation de demain au Skyhall À quoi ressemblera l’aéroport du futur ? Les 26 et 27 septembre, la Stargate Expo vous invite à découvrir les coulisses de l’aéroport et les innovations qui façonneront l’aviation de demain, au Skyhall à Brussels Airport. Véhicules autonomes, carburants produits à partir d’huiles de cuisson usagées et bien d’autres technologies : une occasion unique d’explorer l’aéroport sous un autre angle. Expo gratuite et ouverte à tous les âges. Inscription
- LES ZWANZEURS SONT DE RETOUR… UNE FOIS !
Fallait bien qu’ils reviennent un jour… Les Zwanzeurs du Voyage reprennent du service ! ... Et la vidéo arrive très vite ! Désormais, ils viendront chaque semaine mettre leur grain de sel — et parfois un peu de poivre — directement dans la newsletter des Tagueurs du Voyage. On parlera tourisme, avions, trains, règlements, bonnes idées et parfois grosses couillonnades… sans langue de bois, mais toujours avec humour. Cette reprise a cependant une saveur particulière. Il y a un an, Marc Dans nous quittait. Impossible de relancer les Zwanzeurs sans avoir une pensée pour lui. Son humour et sa complicité restent avec nous. Marc n'est plus autour de la table, mais quelque part, il continue certainement à zwanzer avec nous. Et puisque l'aventure continue, un nouveau complice rejoint la bande : Lorenzo Stefani. Il ne sait peut-être pas encore exactement dans quoi il s'est embarqué… mais maintenant, c'est trop tard ! Les Zwanzeurs sont de retour. Une fois ! Et dans le voyage comme à Bruxelles, quand quelque chose devient trop sérieux… c'est justement le moment d'en rire. Etienne
- BOOM SUPERSONIC : LE « NOUVEAU CONCORDE » ARRIVERA-T-IL VRAIMENT AVANT 2030 ?
Plus de vingt ans après le dernier vol commercial du Concorde, le rêve du transport supersonique civil revient sérieusement sur la table. Son nom : Overture. Son constructeur : Boom Supersonic, une entreprise américaine fondée en 2014 qui ambitionne ni plus ni moins de remettre le voyage supersonique au cœur de l’aviation commerciale. Mais derrière les images futuristes et les annonces spectaculaires, où en est réellement le projet ? Combien d’avions sont déjà commandés ? À quel prix pourra-t-on voyager ? Et surtout : à partir de quand ? Un Concorde du XXIe siècle… mais différent Overture est souvent présenté comme le successeur naturel du Concorde. La comparaison est tentante, mais les deux avions seront sensiblement différents. L’appareil de Boom devrait transporter environ 65 à 80 passagers, dans une configuration essentiellement premium. Sa vitesse prévue est de Mach 1,7, contre environ Mach 2 pour le Concorde. Son autonomie annoncée tourne autour de 4.250 miles nautiques, soit quelque 7.870 km. L'objectif reste spectaculaire : pratiquement diviser par deux certains temps de voyage. New York–Londres pourrait ainsi être effectué en environ 3h30, San Francisco–Tokyo en quelque 6 heures et Newark–Francfort autour de 4 heures. Pour les voyageurs d'affaires, le gain de temps pourrait évidemment devenir un argument commercial majeur. Déjà 130 avions dans le carnet… mais attention au mot « commandes » Boom annonce actuellement un carnet de 130 commandes et précommandes, provenant de trois grands noms de l'aviation mondiale : United Airlines, American Airlines et Japan Airlines. Dans le détail, United s'est engagée sur 15 appareils, avec une option pour 35 supplémentaires. American Airlines a annoncé 20 appareils, avec une option pour 40 autres, et a versé un acompte non remboursable sur les 20 premiers. Japan Airlines dispose pour sa part d'une option pouvant aller jusqu'à 20 appareils et avait investi 10 millions de dollars dans Boom. Il faut donc nuancer : 130 appareils ne signifient pas 130 livraisons fermes et garanties. Une partie correspond à des options ou précommandes, et les livraisons restent conditionnées notamment à la certification et aux performances réelles de l'avion. Combien pourront-ils en construire ? La « Superfactory » de Boom à Greensboro, en Caroline du Nord, est déjà construite. Une première ligne est prévue pour produire jusqu'à 33 Overture par an. Une seconde ligne permettrait ensuite de doubler cette capacité pour atteindre 66 avions par an. Boom affirme que les 130 commandes et précommandes annoncées correspondent approximativement aux cinq premières années de production. Nous sommes donc très loin d'un Airbus A320 ou d'un Boeing 737 produit à plusieurs centaines d'exemplaires par an. Overture restera, au moins au départ, un produit relativement exclusif. Et le prix du billet ? C'est probablement la question qui intéressera le plus les agents de voyages. Boom ne sera pas une compagnie aérienne et ne fixera donc pas elle-même le prix des billets. Ce seront United, American ou les autres futurs opérateurs qui détermineront leurs tarifs. Mais Boom affiche clairement son ambition : proposer des tarifs comparables à ceux d'une Business Class actuelle. Son CEO Blake Scholl a évoqué, à titre indicatif, un seuil économique d'environ 3.500 dollars pour un aller-retour Londres–New York, permettant d'imaginer un prix commercial autour de 5.000 dollars. On pourrait donc être très loin des tarifs presque prohibitifs du Concorde. Le pari est précisément là : ne plus vendre le supersonique uniquement comme un produit de prestige, mais comme une alternative à la Business Class long-courrier. Et cela pourrait changer la donne. 2029 ? Probablement faut-il rester prudent C'est ici que le dossier devient plus délicat. Les premières annonces de Boom prévoyaient une certification et une entrée en service autour de 2029. Mais ce calendrier a déjà évolué au fil du développement. En 2026, le moteur Symphony, spécialement développé pour Overture, constitue encore l'un des éléments essentiels à valider. Boom indiquait fin 2025 que 95 % des pièces du prototype du cœur du moteur étaient en fabrication et que les essais étaient programmés en 2026. Autrement dit : Overture n'est pas encore certifié, ni même entré en production commerciale série. L'expérience du secteur aéronautique nous apprend qu'entre un prototype, sa motorisation, les essais en vol, la certification FAA et enfin les premières opérations commerciales, les retards peuvent rapidement se compter en années. 2029 reste donc l'objectif historique ; 2030 ou le début des années 2030 apparaît aujourd'hui comme une hypothèse qu'il serait prudent de garder à l'esprit. Bruxelles pourrait-elle un jour accueillir Overture ? Voilà une question particulièrement intéressante pour le marché belge. Avec une autonomie annoncée de près de 7.900 km, Overture serait parfaitement capable d'assurer plusieurs liaisons transatlantiques au départ de l'Europe. Un Bruxelles–New York supersonique serait donc techniquement envisageable. Mais encore faudrait-il qu'une compagnie exploitant Overture considère le marché belge suffisamment premium pour justifier une telle liaison. Pour Brussels Airport, accueillir un jour un avion supersonique commercial aurait évidemment une valeur d'image extraordinaire. Mais à ce stade, aucune liaison Overture au départ de Bruxelles n'est annoncée. Le vrai défi : réussir là où Concorde a échoué Boom a déjà franchi une étape symbolique importante avec son démonstrateur XB-1, qui a dépassé le mur du son à plusieurs reprises début 2025. Mais XB-1 n'est pas Overture. Le véritable défi commence maintenant : construire un avion de ligne, développer et certifier son moteur Symphony, maîtriser le bruit, obtenir les certifications, démontrer la fiabilité et surtout convaincre les compagnies qu'un appareil de seulement 65 à 80 sièges volant à Mach 1,7 peut être économiquement rentable. Car finalement, le plus difficile n'est peut-être pas de fabriquer un nouveau Concorde. C'est de fabriquer un Concorde qui gagne de l'argent. LES TAGUEURS DU VOYAGE – NOTRE QUESTION Si Overture tient ses promesses et permet réellement de traverser l'Atlantique en trois heures et demie pour un tarif proche de celui d'une Business Class actuelle, le supersonique pourrait retrouver une véritable place dans le transport aérien. Les 130 commandes et précommandes montrent que certaines grandes compagnies veulent au minimum garder un pied dans cette révolution potentielle. Mais entre une belle maquette, un carnet de commandes et un avion certifié transportant quotidiennement des passagers, il reste encore quelques années… et quelques milliards de dollars. Rendez-vous en 2029 ? Peut-être. En 2030–2032 ? Sans doute plus prudent. Mais si Boom réussit son pari, le prochain grand bouleversement du long-courrier pourrait bien être… le retour de la vitesse. ETIENNE
- Volcans en Indonésie : l’effet domino peut-il remonter jusqu’à Brussels Airport ?
Jakarta perturbée, des vols internationaux touchés et des correspondances sous surveillance : pour les agents de voyages belges, le risque se situe surtout au-delà du premier vol européen. L’Indonésie nous rappelle une nouvelle fois qu’une éruption volcanique à plus de 11.000 kilomètres de Bruxelles peut avoir des conséquences jusque dans les dossiers de réservation de nos agences de voyages. L’activité volcanique actuellement observée dans l’archipel indonésien provoque des perturbations aériennes, avec annulations, retards et modifications de certaines routes. Les cendres volcaniques constituent en effet un danger sérieux pour les moteurs des avions et peuvent obliger les compagnies à contourner les zones concernées, voire à suspendre temporairement leurs opérations. Brussels Airport directement concerné ? À ce stade, il serait excessif de parler d’une perturbation générale des vols entre Brussels Airport et l’Asie. Le véritable risque pour le voyageur belge se situe davantage dans l’effet domino des correspondances. Un passager peut parfaitement quitter Brussels Airport à l’heure pour Doha, Istanbul ou un autre grand hub et découvrir ensuite que son vol de continuation vers Jakarta, Bali ou une autre destination indonésienne est retardé, dérouté ou annulé. Même constat pour les voyageurs transitant par les grands hubs asiatiques comme Singapour ou Kuala Lumpur. Pour les agences belges, il ne suffit donc plus de vérifier si le premier vol au départ de Bruxelles est maintenu : c’est l’ensemble de l’itinéraire qu’il faut surveiller. L’Europe n’est pas à l’abri Les conséquences peuvent également remonter jusqu’aux compagnies européennes opérant directement ou indirectement vers l’Indonésie. Lorsqu’un aéroport indonésien réduit ou suspend ses opérations, les rotations des appareils sont perturbées. Un avion qui n’arrive pas à destination ne peut évidemment pas repartir normalement quelques heures plus tard. Cela peut entraîner des retards en cascade, des changements d’horaires, des repositionnements d’appareils et des correspondances manquées. Et avec les réseaux actuels, un problème local peut rapidement devenir international. Pourquoi les compagnies ne prennent aucun risque La cendre volcanique est particulièrement dangereuse pour l’aviation. Elle peut pénétrer dans les réacteurs, fondre sous l’effet des températures élevées et endommager les turbines. Elle peut également affecter les pare-brise, les sondes et certains équipements de navigation. La question n’est donc pas uniquement de savoir si Jakarta ou Bali restent ouverts. La direction du vent et le déplacement du nuage de cendres sont tout aussi importants. Une modification météorologique peut rendre une route aérienne impraticable quelques heures plus tard alors qu’elle était encore parfaitement utilisable auparavant. Agents de voyages : surveiller jusqu’au dernier segment Pour les professionnels belges, quelques réflexes deviennent essentiels : vérifier le statut de tous les vols du dossier, contrôler les correspondances, consulter les éventuelles possibilités de rebooking et surtout informer le client avant son départ. Car voir son vol Brussels Airport–hub international affiché « ON TIME » ne signifie pas nécessairement que le voyage jusqu’en Indonésie se déroulera normalement. C’est précisément là que l’agence de voyages peut une nouvelle fois démontrer sa valeur ajoutée : anticiper le problème avant que le client ne le découvre lui-même dans un aéroport à plusieurs milliers de kilomètres de chez lui. Le volcan est en Indonésie… mais le dossier commence à Bruxelles L’épisode indonésien illustre parfaitement la fragilité mais aussi l’interconnexion du transport aérien mondial. Une éruption en Indonésie peut perturber Jakarta ou Bali, provoquer des modifications de vols à Singapour ou Doha et finalement toucher un voyageur belge parti quelques heures auparavant de Brussels Airport. Pas question donc, pour l’instant, de parler d’une crise générale des vols Europe-Asie. Mais pour les prochains jours, Indonésie sous surveillance. Et pour les agents de voyages belges, un conseil : ne regardez pas uniquement si le vol quitte Bruxelles à l’heure. Regardez surtout s’il peut aller jusqu’au bout du voyage. ETIENNE










