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- Transport aérien : hausse des coûts, tensions géopolitiques et recomposition du secteur... en 4 points
Le secteur aérien mondial traverse une phase de forte turbulence, marquée par une flambée des coûts du carburant, des tensions géopolitiques accrues et des évolutions stratégiques majeures chez plusieurs grandes compagnies. Voici les principaux développements à retenir pour les professionnels du voyage. 1)Une hausse généralisée des coûts répercutée sur les passagers Des compagnies comme Air France et KLM ont récemment augmenté leurs surcharges carburant. Sur le long-courrier, celles-ci atteignent désormais 100 € aller-retour en classe économique, tandis que les vols court et moyen-courriers subissent également une hausse. Le phénomène est global : Delta Air Lines, United Airlines ou American Airlines augmentent les frais annexes (bagages, suppléments). Air India applique désormais des surcharges pouvant atteindre 280 $. La low-cost Transavia ajuste aussi ses prix à la hausse. Impact pour les agences : hausse des prix clients, nécessité de pédagogie tarifaire et d’anticipation dans les devis. 2)Chine : une zone aérienne sous tension aux portes de Taïwan La Chine a instauré une vaste zone d’exclusion aérienne de 73 000 km² au large de Shanghai, valable jusqu’au 6 mai. Située à proximité de Taïwan, cette restriction inhabituelle alimente les inquiétudes. ans justification officielle, les experts évoquent des exercices militaires ou des tests stratégiques. Bien que les routes commerciales principales restent ouvertes, cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes dans la région. Impact pour les agences : vigilance accrue sur les itinéraires vers l’Asie, possible volatilité opérationnelle. 3)Turkish Airlines : nouvelle gouvernance pour soutenir l’expansion Turkish Airlines a annoncé un changement majeur de direction avec la nomination de Murat Şeker (président) et Ahmet Olmuştur (CEO), succédant à Ahmet Bolat et Bilal Ekşi. La compagnie poursuit une stratégie ambitieuse : Près de 350 destinations dans plus de 120 pays Une flotte dépassant les 500 avions Objectif de croissance à horizon 2033 Impact pour les agences : continuité stratégique et renforcement du hub d’Istanbul comme point clé entre Europe, Asie et Afrique. 4)Delta sous pression malgré une demande solide Delta Air Lines a enregistré une perte nette de 289 millions de dollars au 1er trimestre 2026, principalement due à la hausse du kérosène (+400 M$ sur mars seul). Malgré cela : Le chiffre d’affaires progresse (+13 %) Les segments premium restent dynamiques La compagnie réduit sa capacité et augmente ses frais pour compenser L’ensemble du secteur américain est touché, confirmant une tendance durable de coûts élevés. Impact pour les agences : ajustement des politiques tarifaires et pression sur les marges à prévoir. À retenir : Les prix aériens devraient continuer à augmenter à court et moyen terme Les suppléments deviennent un levier clé pour les compagnies Les tensions géopolitiques peuvent impacter rapidement certaines routes Les grandes compagnies misent sur la montée en gamme et l’optimisation des réseaux ETIENNE
- Charleroi face à Ryanair : crise industrielle... ou chantage organisé ?
Si Ryanair confirme ses coupes en Belgique, l’impact sur Brussels South Charleroi Airport sera brutal. Mais au-delà des chiffres, c’est une question plus dérangeante qui émerge L’Europe laisse-t-elle les low-cost dicter les règles du jeu ? 1. L’impact immédiat : connu et violent Jusqu’à -20 % de capacité Des millions de sièges en moins Routes supprimées en cascade Traduction : trafic en chute, recettes en baisse, pression sur tout l’écosystème. 2. Onde de choc économique Emplois directement et indirectement menacés Activité commerciale en recul Attractivité touristique fragilisée Charleroi, ultra-dépendant au low-cost, est en première ligne. 3. Le levier Ryanair : pression assumée Ce n’est pas nouveau. C’est une méthode. Message implicite : “Vous augmentez les taxes ? On retire les avions.” Michael O'Leary ne s’en cache pas : annonces publiques calendrier politique menace sur l’emploi local Objectif : faire plier les États. 4. Le vrai problème : l’absence de cohésion européenne Aujourd’hui : fiscalité éclatée stratégies nationales contradictoires concurrence entre aéroports Résultat : Ryanair joue au poker européen . Belgique taxe → Ryanair part Italie ou Hongrie attirent → Ryanair s’installe Tant que l’Europe reste fragmentée, le low-cost garde l’avantage. 5. Le vrai rapport de force Ce n’est pas un conflit Belgique vs Ryanair. C’est : États fragmentés vs acteur ultra-mobile Et pour l’instant : l’acteur privé gagne. 6. Scénario clé Europe coordonnée → Ryanair s’adapte Europe divisée → Ryanair arbitre Aujourd’hui, on est clairement dans le scénario 2. Conclusion cash pour les pros Si rien ne change : Charleroi s’expose à un recul durable Le trafic belge se déporte Le marché devient plus cher et moins accessible Et surtout : le précédent est dangereux Car demain, ce ne sera plus une exception.Ce sera la norme. ETIENNE
- Coolcation et Start2Cruise : 2 nouvelles tendances qui questionnent le marché des salons B2C en Belgique
Le secteur touristique belge voit émerger une nouvelle dynamique avec l’annonce d’un concept inédit lancé par Vakantie Expo : Coolcation . Cette première édition se tiendra les 14 et 15 novembre à Gand, au sein de Eskimofabriek. Une traduction du concept : la “Coolcation” Destinée aux voyageurs en quête de températures agréables, d’air pur et d’expériences hors des sentiers battus, la Coolcation propose une alternative aux vacances traditionnelles au soleil. Au programme : Séjours en montagne et nature préservée Destinations nordiques et climats tempérés Croisières vers des régions plus fraîches Expériences immersives comme les expéditions ou balades en traîneau à chiens L’objectif : répondre à une demande croissante pour des voyages plus durables, confortables et adaptés aux nouvelles contraintes climatiques. Un nouveau format : Vakantie Expo On Tour Plutôt qu’un salon classique, Vakantie Expo introduit une formule compacte et itinérante , centrée sur une thématique spécifique. Ce positionnement permet : Un ciblage plus précis des visiteurs Une expérience qualitative et personnalisée Une adaptation rapide aux tendances du marché Parmi les exposants déjà confirmés : Beyond Borders, Imagine Travel, Captain Cruise et Skiworld. Analyse : les salons B2C régionaux gagnent-ils du terrain en Belgique ? L’apparition de formats comme Coolcation s’inscrit dans une évolution plus large : la montée en puissance des événements B2C à échelle régionale . 1. Une fragmentation du marché Traditionnellement dominé par quelques grands salons , le paysage évolue vers : Des événements plus fréquents et localisés Une proximité accrue avec le consommateur final Une meilleure adaptation aux niches (slow travel, coolcation, etc.) Cela permet aux visiteurs de ne plus attendre un grand rendez-vous annuel. 2. Une opportunité pour les professionnels Ces nouveaux formats offrent plusieurs avantages : Contact direct avec un public qualifié Coûts logistiques réduits par rapport aux grands salons Possibilité de tester de nouvelles offres rapidement Les agences et tour-opérateurs peuvent affiner leur stratégie commerciale en temps réel. 3. Un risque de dilution ? Cependant, cette multiplication pose certaines questions : Fragmentation de l’attention du consommateur Risque de baisse de fréquentation des autres plus grands salons Pression accrue sur les budgets marketing des exposants Tous les acteurs ne pourront pas être présents partout. 4. Impact global sur le marché belge L’évolution vers des salons B2C régionaux ne semble pas remplacer les grands événements, mais plutôt : Compléter l’écosystème existant Répondre à une demande de personnalisation Accélérer la transition vers un tourisme plus ciblé et expérientiel Conclusion Le lancement de Coolcation illustre une transformation du secteur : le passage d’un modèle généraliste à une approche thématique et agile . Pour les professionnels du voyage en Belgique, la question n’est plus de savoir si ces formats vont se développer, mais comment s’y positionner stratégiquement : Une chose est certaine : le paysage des salons touristiques en Belgique entre dans une nouvelle phase — plus flexible, plus ciblée… et potentiellement plus compétitive. Start2Cruise : un autre événement pour démocratiser la croisière en Belgique Dans un contexte où la croisière séduit de plus en plus de voyageurs européens, l’initiative Start2Cruise s’impose comme un levier stratégique pour le marché belge. Organisé le 25 avril 2026 à De Koolputten à Waasmunster, cet événement cible spécifiquement les primo-croisiéristes, un segment à fort potentiel encore largement sous-exploité. Un concept pédagogique orienté conversion Porté par ATC Cruises, Start2Cruise adopte une approche éducative et expérientielle. L’objectif : lever les freins classiques à l’achat (méconnaissance du produit, idées reçues, complexité perçue) en proposant : Des rencontres directes avec des compagnies de croisière Des conseils personnalisés Une immersion dans l’univers croisière (offres, itinéraires, vie à bord) Ce format favorise une transformation rapide de l’intérêt en réservation, particulièrement chez une clientèle encore hésitante. Un produit en phase avec les nouvelles attentes La communication autour de l’événement met en avant les atouts clés de la croisière moderne : Expérience multi-destinations sans logistique complexe Niveau de confort élevé (hébergement, gastronomie, divertissement) Offre adaptée aux familles et à une clientèle intergénérationnelle Ces arguments résonnent particulièrement dans un marché belge en quête de voyages “tout-en-un” , combinant simplicité, sécurité et diversité d’expériences. En complément des tendances mises en lumière par Coolcation — notamment la recherche de voyages expérientiels et différenciants — la croisière apparaît comme une réponse pertinente, encore sous-valorisée en Belgique. Conclusion Start2Cruise illustre une stratégie efficace pour stimuler la demande sur un segment en croissance. En combinant pédagogie, inspiration et contact direct avec les marques, l’événement contribue à structurer durablement le marché de la croisière en Belgique. ETIENNE
- Quand le Micro de Céline Dion se transforme en attraction touristique de Paris
De Taylor Swift à Beyoncé, et désormais avec le retour tant espéré de Céline Dion à Paris, l'industrie du voyage assiste à une mutation profonde. Le concert n’est plus une simple escale culturelle, mais le pivot central d’une stratégie de développement touristique capable de générer des retombées se comptant en centaines de millions d’euros. Analyse d’un phénomène où l'idole devient la destination. Il y a encore dix ans, le tourisme événementiel était perçu comme un « bonus » saisonnier. Aujourd'hui, il en est le cœur battant. Alors que Paris retient son souffle en attendant les séries de concerts annoncées de Céline Dion, les projections économiques donnent le tournis : on estime l'impact direct et indirect pour la capitale française à près de 500 millions d’euros . Un chiffre colossal qui rappelle que, dans l’économie de l’attention, la voix d’une diva peut peser aussi lourd qu'un sommet international ou une compétition sportive majeure. Le « Tourisme de Pèlerinage » Moderne Ce que nous observons avec Céline Dion à Paris est la suite logique de la « Swiftonomics » ou du « Beyoncé Bump ». Ces artistes ne déplacent plus seulement des foules locales ; ils génèrent des flux migratoires touristiques transcontinentaux. Pour un fan venant de New York, de Tokyo ou de Montréal, le concert parisien est le catalyseur d’un séjour complet. Le mécanisme est implacable : l’achat du billet de concert — souvent effectué des mois à l'avance — déclenche immédiatement une cascade de réservations. Vols, trains, nuits d'hôtels et tables de restaurants sont verrouillés avant même que l'artiste n'ait posé le pied sur le tarmac. À Singapour, l'exclusivité des concerts de Taylor Swift a prouvé que l'attractivité d'une star peut devenir un enjeu diplomatique et régional, dopant le PIB national de plusieurs fractions de points. Une Aubaine pour l’Hôtellerie et la Gastronomie Pour les professionnels du secteur à Paris, l'arrivée de la star québécoise est une bénédiction. Les données historiques sur ce type d'événements montrent une corrélation directe entre les dates de tournée et l'explosion du Revenu par Chambre Disponible (RevPAR). Lors du passage de Beyoncé à Stockholm, l’afflux de visiteurs fut tel qu’il a pesé sur l’inflation nationale ! À Paris, les hôteliers se préparent déjà à une clientèle « premium ». Contrairement au touriste de passage classique, le fan qui voyage pour une idole est prêt à dépenser davantage pour « marquer le coup ». On observe une hausse des réservations dans les établissements 4 et 5 étoiles, une demande accrue pour les expériences de shopping de luxe et une fréquentation record des institutions gastronomiques. Le concert n'est que le sommet de l'iceberg d'une consommation effrénée. Le Marketing de Destination par l’Émotion Pourquoi Paris mise-t-elle autant sur ces événements ? Parce que l'impact dépasse le simple aspect financier immédiat. Le « Star-Power » offre une visibilité mondiale organique. Chaque photo partagée sur Instagram avec la Tour Eiffel en fond avant le show est une publicité gratuite pour la destination « Ville Lumière ». Le retour de Céline Dion, symbole de résilience et icône absolue de la chanson francophone, renforce l'image de Paris comme capitale mondiale du divertissement élégant. Pour les offices de tourisme, c'est l'occasion de packager la destination autour de l'émotion. On ne vend plus seulement un monument, on vend le souvenir d'une vie, associé à une ville. Un Défi Logistique et Durable Toutefois, cette manne financière impose des défis. La gestion de flux massifs sur une période courte nécessite une coordination millimétrée entre les transporteurs (SNCF, ADP) et les forces de l'ordre. L'enjeu est aussi de transformer ce pic de fréquentation en un tourisme durable. Comment inciter le fan de Céline Dion à prolonger son séjour de deux jours pour découvrir la Vallée de la Loire ou les musées moins connus de la capitale ? Conclusion : L’Artiste, Pivot de l’Économie Touristique En conclusion, les 500 millions d'euros attendus ne sont pas qu’une projection optimiste ; ils sont le reflet d'une nouvelle ère où la culture et le tourisme sont indissociables. Céline Dion à Paris n'est pas seulement un événement musical, c'est une opération de revitalisation économique massive. Pour les acteurs du tourisme, le message est clair : l'avenir du secteur passe par l'exclusivité et l'expérience émotionnelle. Dans un monde hyper-connecté, la capacité d'une destination à attirer les plus grandes icônes mondiales est devenue le baromètre de sa puissance touristique et de son dynamisme économique. ETIENNE
- Keukenhof : vitrine florale… ou symptôme discret de surtourisme ?
Une comparaison avec l’alternative belge du Château de Grand-Bigard Chaque printemps, le parc floral de Keukenhof attire des centaines de milliers de visiteurs venus admirer ses célèbres champs de tulipes. Véritable carte postale des Pays-Bas, le site s’impose comme une étape incontournable des circuits européens. Mais derrière cette image idyllique se cache une réalité plus nuancée, qui interpelle de plus en plus les professionnels du tourisme. Keukenhof : une expérience sous pression Sur le terrain, l’organisation impressionnante du site masque difficilement certains signes de saturation. Aux abords du parc, les files d’attente d’autocars touristiques sont devenues monnaie courante durant les pics de fréquentation. Des dizaines de bus stationnent ou tournent en boucle, créant une pression logistique et environnementale notable. Pour les tour-opérateurs, Keukenhof reste une valeur sûre : accessibilité, notoriété internationale, produit “clé en main”. Mais cette standardisation s’accompagne d’une expérience parfois dégradée : densité importante de visiteurs dans les allées temps d’attente à l’entrée et dans les pavillons perte du caractère contemplatif recherché Sans atteindre les excès d’autres destinations européennes, Keukenhof illustre une forme de surtourisme discret , souvent toléré car bien organisé, mais de plus en plus perceptible. Grand-Bigard : une alternative locale en montée À quelques kilomètres de Bruxelles, le Château de Grand-Bigard accueille chaque année l’événement Floralia Brussels. Moins connu à l’international, ce site offre pourtant une expérience comparable à échelle réduite. Les différences sont significatives : fréquentation plus modérée accès plus fluide pour les groupes cadre patrimonial combinant fleurs et architecture logistique simplifiée pour les autocars Pour les acteurs belges, Grand-Bigard représente une opportunité stratégique : diversification de l’offre printanière réduction de la dépendance aux grands sites étrangers valorisation du tourisme de proximité Vers un rééquilibrage de l’offre ? Keukenhof restera sans doute une icône incontournable. Mais pour les professionnels du voyage en Belgique, l’enjeu n’est plus seulement d’y emmener des clients — il s’agit désormais de choisir comment et quand , voire de proposer des alternatives plus durables et différentes. Dans ce contexte, Grand-Bigard ne se positionne pas comme un concurrent direct, mais comme un complément pertinent, voire une réponse stratégique à une demande en mutation. ETIENNE
- Saviez-vous que ? Apple vs Samsung : le match des musées… ou du marketing
En 2026, Apple Inc. fête ses 50 ans . Son rival Samsung Electronics en affiche 57 . Deux géants, deux histoires… et surtout deux visions radicalement différentes du “musée”. Car contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’une marque aussi iconique, Apple n’a toujours aucun musée officiel . À Apple Park Visitor Center, le visiteur découvre plutôt un showroom futuriste : entrée gratuite, réalité augmentée, boutique exclusive. Une expérience courte, calibrée, pensée pour séduire… et vendre. Pendant ce temps, en Corée, Samsung a fait le choix inverse. Le Samsung Innovation Museum est un véritable musée industriel : histoire de l’électricité, grandes inventions, pédagogie technologique. L’entrée est gratuite, la démarche structurée, presque académique. Paradoxalement, ce sont pourtant des musées Apple… sans Apple qui émergent en Europe, comme à Utrecht ou à Apple Museum Prague. Preuve ultime que la marque est devenue un objet culturel en soi. Pour les professionnels du tourisme, le constat est clair : Apple n’a pas de musée… mais attire Samsung a un musée… mais reste une niche Derrière ces choix se cache une réalité stratégique : Apple vend une émotion , Samsung expose une industrie . Et dans un marché touristique en quête d’expériences, l’émotion l’emporte souvent sur la démonstration. Conclusion : Le vrai musée d’Apple, c’est sa marque. Et celui de Samsung, son histoire. ETIENNE
- Lufthansa coupe dans le gras sous pression sociale : grèves et fin des vols inutiles
Arrêter de voler à perte n’est pas une crise, c’est une maturité Moins d’avions, mais plus de pression sur les prix et la capacité : ce que cela change concrètement pour le marché belge et Brussels Airlines. Il y a des mots qui rassurent à tort. “Réduction de voilure” en fait partie. À entendre certains commentaires, la décision du Lufthansa Group de laisser une partie de sa flotte au sol serait le signe d’un ralentissement inquiétant. Une conséquence directe des tensions géopolitiques. Presque un aveu de fragilité. C’est exactement l’inverse. Le vrai problème n’est pas de voler moins. C’est de voler mal. Pendant des années, le transport aérien a cultivé une illusion confortable : plus on vole, mieux on se porte. Quitte à : maintenir des lignes marginalement rentables faire tourner des avions peu efficients remplir à tout prix, même à faible yield Ce modèle a tenu… tant que l’énergie était relativement prévisible et la demande linéaire. Ce temps est révolu. Lufthansa fait ce que beaucoup n’osent pas encore faire Clouer des avions au sol n’est pas un renoncement. C’est une sélection. Une décision froide, presque industrielle : éliminer ce qui détruit de la valeur concentrer les ressources là où elles en créent accepter que tout ne mérite pas d’être opéré C’est une rupture culturelle majeure dans un secteur historiquement obsédé par la taille. Une stratégie aussi dictée par la pression sociale Mais il serait incomplet de lire cette transformation uniquement à travers un prisme économique. Le Lufthansa Group fait face à une succession de mouvements de grève : personnel au sol, équipages cabine, pilotes. Ces tensions sociales ne sont pas périphériques. Elles deviennent structurantes. Elles produisent trois effets majeurs : 1. Une hausse durable des coûts Dans un contexte inflationniste, les accords salariaux pèsent directement sur la rentabilité. Certaines lignes, déjà fragiles, basculent mécaniquement dans le rouge. 2. Une instabilité opérationnelle Annulations, retards, reprogrammations. Le réseau devient plus difficile à piloter, surtout lorsqu’il est étendu et fragmenté. 3. Une incitation à simplifier Moins de routes, moins de complexité, moins d’exposition au risque social. La réduction de capacité devient aussi un outil de maîtrise opérationnelle. Une mutation accélérée, pas subie Les grèves ne créent pas la stratégie. Elles l’accélèrent. Elles obligent à faire plus vite ce qui aurait, de toute façon, fini par s’imposer : prioriser les routes rentables concentrer les moyens accepter de renoncer Elles donnent aussi une légitimité interne à des décisions difficiles. Et pendant ce temps, le business continue Le paradoxe n’est qu’apparent. Car pendant que certains avions restent au sol, d’autres décollent davantage — notamment au sein de Brussels Airlines. Plus de vols en Europe Un positionnement renforcé sur l’Afrique Une capacité adaptée à une demande qui n’a pas disparu Elle s’est déplacée. Le marché belge n’est pas pénalisé. Il est testé. Pour les professionnels du voyage en Belgique, la situation n’annonce pas une contraction. Elle impose une montée en compétence. Moins de confort, plus de complexité : capacités moins uniformes prix plus sensibles aux coûts (y compris sociaux) programmes plus mouvants En clair : moins de certitudes plus de décisions à prendre Et donc, plus de valeur pour ceux qui savent lire le marché. La fin d’une époque Ce que met en place aujourd’hui le Lufthansa Group ne fera pas les gros titres longtemps. Pourtant, c’est un tournant structurant. Parce qu’il acte une réalité simple : le transport aérien n’est plus un business de volume c’est redevenu un business de discipline. Et désormais, cette discipline est autant économique que sociale. Regarder la réalité en face Il faut être clair. Le secteur n’a pas besoin de plus d’avions. Il a besoin de meilleurs arbitrages. Continuer à voler à perte pour préserver des parts de marché n’est plus tenable. Optimiser, sélectionner, renoncer parfois — voilà la nouvelle norme. Les grèves ne sont pas un accident. Elles sont un révélateur. Conclusion Le Lufthansa Group ne ralentit pas. Il s’ajuste — sous contrainte économique et sociale — plus vite que les autres. Notre conviction : Ceux qui interprètent ces décisions comme un signal négatif regardent dans le rétroviseur. Ceux qui comprennent le rôle structurant des tensions sociales voient déjà le nouveau modèle. Et savent que, désormais, voler moins peut être la meilleure façon de mieux performer. ETIENNE
- Le secteur du voyage belge face à l’incertitude… mais résolument tourné vers l’avenir- BETravelCongress 2026 -SUITE
Le BETravelCongress 2026 a une nouvelle fois réuni les acteurs clés du tourisme belge autour d’un constat partagé : le secteur traverse une période complexe, mais loin d’être figé, il se transforme rapidement. Au-delà des échanges professionnels, l’événement a aussi été marqué par une atmosphère conviviale, capturée à travers une nouvelle série de photos qui reflètent l’énergie, la résilience et l’engagement des participants. Trois critères clés pour se différencier demain Lors d’une présentation particulièrement suivie, une question centrale a été posée : Quels seront les trois critères déterminants pour se différencier dans les cinq prochaines années ? Trois axes majeurs se dégagent clairement : La personnalisation et l’expertise Les voyageurs attendent des expériences sur mesure, avec une réelle valeur ajoutée humaine. La confiance et la marque Dans un environnement incertain, les clients privilégient des partenaires fiables et reconnus. L’identité et la technologie L’innovation digitale reste essentielle, mais elle doit s’intégrer dans une identité forte. Quand les clients réservent-ils aujourd’hui ? Autre enseignement clé du congrès : Les habitudes de réservation ont évolué La majorité des clients réservent désormais entre 3 et 6 mois avant le départ La notion de last minute est en déclin Une tendance qui confirme un besoin accru de sécurité et d’anticipation chez les voyageurs. Une hausse marquée du prix moyen Entre 2019 et 2025 , le marché a connu une évolution significative : +43 % sur le prix de vente moyen Cette augmentation reflète : la montée en gamme des attentes, l’inflation globale, mais aussi une volonté des clients de privilégier la qualité et l’expérience. Destinations : les grands gagnants Le baromètre comparatif entre mars 2025 et mars 2026 met en évidence trois destinations en forte progression : le Canada l' Île Maurice l' Afrique du Sud Ces destinations “explosent” positivement, portées par : leur attractivité nature et long-courrier, une recherche d’expériences authentiques, et un positionnement premium. Un marché sous tension… mais en mutation À la question de l’état actuel du marché du voyage, une majorité s’accorde : le secteur est aujourd’hui très incertain, voire en déclin… pour l’instant. Les raisons sont connues : instabilité géopolitique, climat économique fluctuant, décisions de voyage plus réfléchies. Mais cette situation évolue , au gré des contextes internationaux. Un optimisme mesuré mais bien réel Malgré ce contexte, un message fort ressort du congrès : le secteur ne recule pas, il se transforme. Les professionnels belges ont des cartes solides à jouer : une expertise reconnue, une relation client de proximité, une capacité d’adaptation rapide. L’avenir appartiendra à ceux qui sauront : personnaliser davantage, rassurer leurs clients, et intégrer intelligemment la technologie. BETravelCongress 2026 envoie ainsi un signal clair : dans un monde incertain, le voyage reste une industrie d’avenir… à condition d’évoluer avec son temps. ETIENNE
- Brussels Airport : forte croissance du trafic pour les vacances de Pâques
Brussels Airport s’attend à une période de Pâques très dynamique, avec plus de 1,25 million de passagers entre le 3 et le 19 avril , soit +5 % par rapport à 2025 . Les pics de trafic sont attendus les 6 et 13 avril (~80 000 passagers/jour) , confirmant une forte reprise de la demande. La tendance reste classique mais solide : Forte demande pour les destinations soleil (Espagne, Grèce, Portugal, Maroc, Turquie, Tunisie, Cap-Vert) Citytrips européens toujours porteurs Côté capacité, l’aéroport et les compagnies renforcent l’offre sur plusieurs axes clés : Maroc (Agadir, Marrakech, Tétouan) Espagne (dont nouvelle liaison vers Oviedo + renforcement Alicante, Malaga, Palma, Séville) Malte également en hausse Sur le plan commercial, Brussels Airport capitalise sur l’expérience passager : animations de Pâques, mise en avant du chocolat belge (produit phare représentant un tiers des ventes), et promotion du concept store local “The Wave”. Enfin, l’aéroport insiste sur l’anticipation opérationnelle : arrivée 2–3h à l’avance, digitalisation (app), mobilité multimodale et préparation des contrôles sécurité. Brussels Airport plaide pour une mise en œuvre plus fluide du système EES Brussels Airport se félicite du report de l’enregistrement biométrique complet dans le cadre du système européen EES, après des perturbations importantes aux contrôles aux frontières. Ces derniers jours, les temps d’attente ont atteint jusqu’à 2 heures au départ et 3h30 à l’arrivée, entraînant près de 600 passagers manquant leur vol. Depuis le 30 mars, tous les passagers sont enregistrés dans l’EES, mais les délais restent élevés en raison de procédures plus longues et de la suspension temporaire des e-gates pour certains pays (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Singapour). L’aéroport appelle les autorités belges à défendre au niveau européen : un déploiement plus progressif et flexible de l’EES, la réintroduction rapide des e-gates pour certains voyageurs, et un renforcement des capacités de contrôle par la Police fédérale. Objectif : éviter des perturbations majeures à l’approche de la saison estivale et garantir à la fois sécurité, fluidité et attractivité du hub bruxellois ETIENNE
- LuxTravelHub 2026 : un tremplin stratégique pour les professionnels du voyage belges
Le 19 mars dernier, à Luxembourg, la première édition du LuxTravelHub a confirmé son ambition : devenir un rendez-vous incontournable pour les acteurs du tourisme en Europe, et en particulier pour les professionnels belges actifs dans les zones frontalières. Avec 82 exposants et plus de 320 visiteurs qualifiés, l’événement — accessible uniquement sur invitation — a su créer un environnement propice aux échanges à forte valeur ajoutée. Agents de voyage, autocaristes, travel managers et médias spécialisés se sont retrouvés dans un cadre résolument orienté business. Une opportunité concrète pour les agences belges frontalières La participation notable d’agences de voyage belges, notamment issues des régions frontalières, illustre l’intérêt stratégique du salon pour ce marché. Grâce à la proximité géographique et aux flux constants entre la Belgique et le Grand-Duché, ces professionnels occupent une position idéale pour capter une clientèle internationale et transfrontalière. LuxTravelHub leur a offert : un accès direct à de nouveaux partenaires touristiques des opportunités de collaborations régionales une visibilité accrue auprès d’acteurs internationaux Le Luxembourg, carrefour du tourisme régional Situé au cœur de la Grande Région (incluant la Belgique, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas), le Luxembourg bénéficie d’un positionnement unique. Cette zone se distingue par : un fort pouvoir d’achat une mobilité transfrontalière élevée un dynamisme économique parmi les plus importants d’Europe Dans ce contexte, LuxTravelHub s’impose comme une plateforme de mise en relation parfaitement alignée avec les enjeux actuels du secteur. Un événement à dimension internationale La présence de représentants diplomatiques, dont les ambassadeurs du Cap-Vert, de la Turquie et de la Chine, souligne la portée internationale du salon et renforce son attractivité auprès des professionnels européens. Comme l’a souligné l’organisateur, Olivier Gordenne : « Nous avons été ravis de constater l’intérêt des acteurs du secteur et l’impact concret des rencontres lors du salon. » Vers un rendez-vous incontournable Cette première édition pose les bases d’un événement appelé à s’inscrire durablement dans le calendrier des professionnels du tourisme. Pour les agences belges — en particulier celles situées en zones frontalières — LuxTravelHub représente déjà un levier stratégique de développement. La prochaine édition est d’ores et déjà annoncée : rendez-vous le 11 mars 2027 à Luxembourg. Conclusion : LuxTravelHub 2026 marque une avancée significative pour le tourisme régional et confirme l’importance du Luxembourg comme hub d’échanges. Pour les professionnels belges, c’est une opportunité à saisir pour renforcer leur position sur un marché transfrontalier en pleine croissance. ETIENNE
- Explora Journeys annonce des ajustements d'itinéraires pour la saison d'hiver 2026-2027
GENÈVE, SUISSE – Avril 2026 – Explora Journeys a confirmé qu' l’EXPLORA II opérera de novembre 2026 à mars 2027 exclusivement en Méditerranée, le déploiement initialement prévu au Moyen-Orient n’ayant finalement pas lieu. Cette décision a été prise bien en amont, à l’issue d’une réflexion approfondie, et reflète l’engagement d’Explora Journeys à offrir aux voyageurs et aux conseillers en voyages clarté et sérénité dans la planification de leurs futures expériences. EXPLORA II proposera désormais des itinéraires soigneusement conçus à travers la Méditerranée occidentale. Les voyageurs seront invités à découvrir cette région emblématique durant la saison hivernale, lorsque son riche patrimoine, sa gastronomie raffinée et sa beauté intemporelle se révèlent dans une atmosphère plus intime et apaisée. Une approche réfléchie, centrée sur le voyageur Explora Journeys, une marque fondée sur l’art de l’écoute, s’engage à placer ses hôtes au cœur de chaque décision, en créant des expériences alliant inspiration, attention et flexibilité. Ces ajustements enrichissent la saison hiver 2026/2027 avec de nouvelles destinations captivantes, conçues pour immerger les voyageurs dans les trésors culturels et côtiers de chaque région. Les itinéraires incluront des escales en Méditerranée occidentale et en Afrique du Nord, mêlant sites emblématiques, joyaux cachés et moments saisonniers uniques, tels que Funchal, Casablanca, la vieille ville d’Ibiza, ainsi que des instants festifs hivernaux en mer. Durant les mois d’hiver plus calmes, la Méditerranée dévoile un charme plus contemplatif. Avec moins d’affluence, les villes historiques et les paysages côtiers offrent une véritable invitation à la découverte et à la connexion. À bord de l’EXPLORA II, cette atmosphère se traduit par une élégance sereine et des espaces propices à la détente. Les hôtes profitent de suites avec vue sur l’océan, de salons baignés de lumière, de rituels Ocean Wellness et d’un rythme de vie apaisé, incarnant un véritable « Ocean State of Mind » — où le navire devient lui-même une destination. Tous les clients concernés par ces modifications d’itinéraire, ainsi que les partenaires conseillers en voyages, seront contactés directement. Un accompagnement dédié leur sera proposé, avec des solutions adaptées selon les cas. De plus amples informations sur ces nouveaux itinéraires seront communiquées.
- Brussels Airport Aviation Awards 2026 : les compagnies et partenaires qui comptent
La 19e édition des Aviation Awards de Brussels Airport a récompensé les acteurs les plus performants de l’année 2025, confirmant les tendances clés du marché aérien belge : ponctualité renforcée, croissance du cargo et montée en puissance des partenariats. Côté compagnies, Finnair (court-courrier) et Thai Airways (long-courrier) se distinguent en ponctualité, tandis que Cathay Pacific confirme son dynamisme sur le long-courrier. À noter également la progression de Smartwings et FlyOne sur le segment européen. Le cargo continue de jouer un rôle stratégique pour Brussels Airport, avec Air Belgium et LATAM Cargo salués pour leur contribution à la croissance et au développement du réseau. Autre fait marquant : la création de l’ Airline Partnership Award , attribué à Brussels Airlines, illustrant l’importance croissante des collaborations locales et de la promotion de la Belgique comme destination. Enfin, les enjeux durables restent au cœur des priorités, avec Autogrill récompensé pour ses avancées concrètes en matière de réduction des déchets. À retenir pour les pros du voyage : Renforcement des connexions long-courrier vers l’Asie Dynamisme accru sur l’Europe de l’Est Poids stratégique du cargo à Bruxelles Importance croissante des partenariats et de la durabilité Principaux lauréats Ponctualité & Sécurité Court-courrier : Finnair Long-courrier : Thai Airways International Sécurité : DHL Aviation Cargo & Logistique Performance cargo : Air Belgium Brucargo : Belgian Customs Authorities Logistique : Yusen Logistics Développement réseau cargo : LATAM Cargo Environnement Autogrill Partenariat aérien Brussels Airlines Développement réseau passagers Court-courrier : Smartwings & FlyOne (ex aequo) Long-courrier : Cathay Pacific ETIENNE
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