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  • Emirates bouscule le marché de l'assurance voyage : une révolution qui pourrait inquiéter les assureurs belges ?

    En lançant une nouvelle formule de Comprehensive Travel Cover, Emirates affirme une nouvelle fois sa volonté de se différencier de ses concurrents. La compagnie de Dubaï devient ainsi la première compagnie aérienne au monde à proposer une couverture d'assurance aussi complète, intégrée directement à son processus de réservation. L'objectif est clair : rassurer les voyageurs dans un contexte géopolitique incertain et lever l'un des principaux freins aux réservations internationales. Une couverture inédite Développée avec Travel Guard, cette nouvelle assurance comprend notamment : l'annulation de voyage ; l'indemnisation en cas de retard ou de perte de bagages ; une couverture médicale illimitée à l'étranger ; les frais d'évacuation d'urgence dans le monde entier ; une nouvelle protection spécifique en cas d'incident lié à un conflit, avec remboursement des frais médicaux jusqu'à 25.000 dollars ; une prolongation gratuite du séjour jusqu'à 30 jours si la situation l'impose. Fait remarquable : cette protection reste valable quelle que soit la recommandation officielle des autorités concernant la destination, un élément particulièrement différenciant sur le marché actuel. Emirates va encore plus loin La compagnie ne se limite pas à l'assurance. En cas de fermeture d'espace aérien ou de perturbation majeure, Emirates prendra directement en charge l'hébergement hôtelier de ses passagers et leur assistance sur place. Si un vol Emirates ne peut être assuré ou si une correspondance nécessite un autre transporteur, la compagnie s'engage également à réacheminer gratuitement ses clients sur une autre compagnie aérienne, sans frais supplémentaires. Une approche qui renforce considérablement la promesse commerciale du « Fly Better ». Disponible aussi en Belgique Cette assurance est désormais proposée dans plusieurs marchés internationaux, dont la Belgique, et peut être souscrite lors de la réservation ou ajoutée ultérieurement via la gestion du dossier sur le site d'Emirates. Une menace pour le secteur belge de l'assurance voyage ? La question mérite d'être posée. Depuis plusieurs années, de nombreuses agences de voyages belges commercialisent des assurances proposées par des partenaires spécialisés, tandis que les voyageurs disposent également de couvertures via leurs cartes de crédit, leurs mutuelles ou leurs assurances annuelles. Avec cette nouvelle offre intégrée, Emirates pourrait modifier les habitudes d'achat. Le client n'a plus besoin de chercher une couverture supplémentaire : elle lui est proposée immédiatement lors de la réservation avec un argument commercial très fort, notamment sur les risques liés aux conflits internationaux. Aujourd'hui, les assurances voyage commercialisées en Belgique coûtent généralement entre 40 et 90 euros pour une assurance temporaire individuelle, tandis qu'une formule annuelle familiale varie le plus souvent entre 120 et 300 euros, selon les garanties et les plafonds de couverture proposés. À ce stade, Emirates n'a toutefois dévoilé aucun tarif officiel pour sa nouvelle Comprehensive Travel Cover. Il est donc impossible de comparer précisément son prix avec les produits actuellement vendus sur le marché belge. Si la compagnie parvient toutefois à proposer cette couverture à un tarif compétitif, elle pourrait séduire une partie des voyageurs qui souscrivent aujourd'hui une assurance séparée auprès de leur agence ou d'un assureur spécialisé. Les agences de voyages belges pourraient alors voir diminuer leurs ventes d'assurances complémentaires, tandis que les principaux assureurs spécialisés seraient amenés à renforcer leurs garanties ou à revoir leur politique tarifaire afin de rester compétitifs. Une nouvelle étape dans la transformation du transport aérien Au-delà de l'assurance, Emirates démontre une nouvelle fois sa capacité à intégrer toujours plus de services autour du billet d'avion. Après avoir révolutionné l'expérience en vol, la compagnie entend désormais sécuriser l'ensemble du parcours du voyageur grâce à une combinaison inédite d'assurance, d'assistance opérationnelle et de flexibilité commerciale. Si cette initiative rencontre le succès attendu, elle pourrait inspirer d'autres grandes compagnies aériennes et redessiner progressivement les frontières entre transporteurs, assureurs et distributeurs de voyages. Une évolution que les professionnels belges du voyage suivront avec attention, tant ses conséquences pourraient être importantes pour l'ensemble de la chaîne de distribution touristique. ETIENNE

  • visit.brussels sous régime sec : l’austérité menace-t-elle l’attractivité touristique de la capitale ?

    Alors que Bruxelles enregistre une reprise touristique solide, l’organisme chargé de promouvoir la destination entre dans une zone de fortes turbulences. Selon plusieurs médias belges, un accord de principe est en préparation pour permettre le départ volontaire de 37 collaborateurs de visit.brussels, conséquence directe des importantes économies imposées par la Région bruxelloise. L’objectif affiché du gouvernement régional est de rétablir l’équilibre budgétaire d’ici 2029. La dotation de visit.brussels, qui atteignait 22,4 millions d’euros en 2025, devrait être progressivement réduite, avec une première baisse de 3 millions d’euros dès 2026, avant d’autres coupes dans les années suivantes. À terme, le budget annuel pourrait être ramené à environ 12 millions d’euros, soit près de la moitié des moyens actuels. Le plan évoqué prévoit 29 départs volontaires dès juillet 2026, puis 8 supplémentaires fin 2027. Si l’économie annuelle attendue avoisine les 3 millions d’euros, le coût du plan social dépasserait lui-même les 3,5 millions d’euros sur deux ans. Une réduction de plus de 20 % des effectifs L’ampleur de la restructuration impressionne. Avec environ 180 collaborateurs, le départ programmé de 37 salariés représente plus de 20 % des effectifs, soit plus d’un employé sur cinq. Une telle réduction est particulièrement rare pour un organisme de promotion touristique. Dans le secteur public ou parapublic, les restructurations dépassant 10 % des effectifs sont déjà considérées comme majeures. Un contraste frappant avec la Flandre et la Wallonie À ce jour, Tourism Vlaanderen et Visit Wallonia (Wallonie Belgique Tourisme) n’ont annoncé aucune restructuration comparable. Alors que Tourism Vlaanderen emploie plusieurs centaines de collaborateurs et poursuit sa stratégie de promotion internationale, et que Visit Wallonia maintient également ses actions de développement touristique, visit.brussels deviendrait le seul grand organisme touristique régional belge à perdre plus de 20 % de son personnel. Cette différence de traitement budgétaire risque d’alimenter le débat sur les priorités politiques en matière de tourisme et d’attractivité internationale. Un paradoxe au moment où Bruxelles bat des records Le contraste est saisissant. Car, dans le même temps, le tourisme bruxellois affiche des résultats particulièrement encourageants, avec 9,6 millions de nuitées hôtelières en 2025, un taux d’occupation proche de 75 % et 6,6 millions de visiteurs dans les musées et attractions. Pour de nombreux acteurs du secteur, la question est désormais simple : peut-on réduire drastiquement les moyens de promotion d’une destination au moment où celle-ci retrouve sa dynamique internationale ? Autre symbole qui fait réagir : l’office du tourisme situé sur la Grand-Place pourrait fermer ses portes dès cet été, selon des témoignages relayés dans la presse. Une décision qui surprend dans une ville qui ambitionne de renforcer son attractivité auprès des visiteurs internationaux. Une information largement relayée dans les médias belges Le dossier a bénéficié d’une importante couverture médiatique. Les réductions budgétaires et leurs conséquences pour visit.brussels ont été reprises par plusieurs médias nationaux et régionaux, soulignant l’inquiétude suscitée par l’ampleur des économies envisagées. Pour les professionnels du voyage, cette évolution mérite d’être suivie avec attention. Bruxelles demeure la première destination urbaine du pays et une porte d’entrée essentielle pour le tourisme international. Affaiblir durablement son organisme de promotion pourrait avoir des répercussions sur la visibilité de la capitale, sur sa capacité à attirer congrès et événements internationaux, ainsi que sur l’ensemble de la chaîne touristique belge. Avec une réduction de plus de 20 % de ses effectifs, visit.brussels s’apprête à connaître une cure d’austérité sans équivalent parmi les grands organismes touristiques régionaux du pays. Un choix budgétaire qui intervient paradoxalement au moment où les indicateurs touristiques de la capitale sont au vert. ETIENNE

  • Lufthansa Group : tout est désormais décidé à Francfort. Les “compagnies nationales” ne le sont plus vraiment. Air France/ KLM autrement.....

    Francfort et Paris prennent le contrôle total : la fin des compagnies “nationales” ? Le Lufthansa Group accélère une mutation structurelle majeure : fermeture de Lufthansa CityLine, suppression d’environ 20 000 vols court-courriers et centralisation complète des décisions réseau à Francfort. Mais au-delà du cas allemand, une question devient incontournable pour l’aérien européen : le modèle des compagnies nationales existe-t-il encore ? Lufthansa : tout est désormais décidé à Francfort Avec le programme « Matrix Next Level », le groupe Lufthansa Group a franchi un cap décisif : planification des réseaux centralisée arbitrage des capacités au niveau groupe suppression des routes non rentables sans logique nationale stratégie commerciale pilotée depuis le siège Les compagnies comme Brussels Airlines, SWISS ou Austrian Airlines conservent leur marque… mais plus leur souveraineté stratégique. Le centre de gravité est clair : Francfort. Air France-KLM : même logique… mais sous une autre forme En parallèle, le groupe concurrent Air France–KLM suit une trajectoire similaire, avec une intégration croissante des décisions réseau entre Paris et Amsterdam. Et une rumeur devenue sujet stratégique circule désormais dans l’industrie : la direction réfléchirait à un changement de nom du groupe pour mieux refléter son identité unifiée et dépasser la logique binationale historique. Autrement dit : Lufthansa centralise autour d’un seul siège (Francfort) Air France-KLM se rapproche d’un modèle de marque unique ou quasi-unique Dans les deux cas, la logique “compagnie nationale autonome” s’efface progressivement. Deux modèles différents, une même direction : l’intégration totale Lufthansa Group : intégration verticale forte, décision unique centralisée Air France-KLM : gouvernance binationale mais convergence stratégique et marketing Dans les deux cas, les hubs (Paris-CDG, Amsterdam, Francfort, Munich, Zurich, Vienne, Bruxelles) deviennent des plateformes d’exécution, pas des centres de décision. Conséquence directe pour le marché belge et européen Pour les professionnels du voyage, la lecture est simple : les réseaux se décident de plus en plus loin des marchés locaux les “compagnies nationales” sont surtout des marques commerciales les arbitrages de lignes ne suivent plus les logiques pays, mais groupe Même des acteurs historiquement symboliques comme Brussels Airlines sont désormais intégrés dans une logique de portefeuille global. Conclusion : vers la fin des compagnies nationales en Europe ? L’Europe aérienne glisse vers un modèle dominé par quelques groupes intégrés. Lufthansa centralise. Air France-KLM unifie. Et dans les deux cas, la notion de compagnie “nationale” devient surtout un habillage marketing d’un réseau piloté par des sièges centraux. Pour le marché, une réalité s’impose : ce ne sont plus des compagnies nationales qui se concurrencent, mais des groupes paneuropéens qui optimisent leurs réseaux à l’échelle continentale. ETIENNE

  • Juin, le grand mois des rencontres B2B : les professionnels du voyage belges répondent présents

    À quelques semaines du début des vacances d'été, le mois de juin s'impose une nouvelle fois comme la période privilégiée des rencontres B2B du secteur touristique en Belgique. Tour-opérateurs, compagnies aériennes, destinations et fournisseurs technologiques multiplient les événements afin de renforcer les liens avec les agences de voyages avant la haute saison. Le 15 juin dernier, Digitrips et Cathay Pacific ont ainsi réuni 28 agences de voyages au restaurant Som Tam, à Berchem-Sainte-Agathe. Les participants ont assisté à deux présentations mettant en lumière les dernières nouveautés de Cathay Pacific, notamment les nombreuses possibilités de correspondances via le hub de Hong Kong et le développement du réseau régional assuré par Hong Kong Express. Une touche d'originalité a également marqué la soirée avec la présentation de la Betsy Beer, la bière créée par Cathay en collaboration avec des brasseries hongkongaises. Le tout s'est conclu autour d'un dîner trois services particulièrement apprécié des invités. Deux jours plus tard, le 17 juin, Digitrips était à nouveau à l'initiative d'un événement d'envergure organisé à La Petite Fabriek, à Tournai. Aux côtés de BT Tours, Air Europa, Dubai Tourist Center, Ponant et Travelworld, le spécialiste de la distribution de voyages a accueilli près de 80 professionnels du tourisme principalement issus de la région du Hainaut. L'événement a rencontré un franc succès. Les échanges entre agents de voyages et partenaires ont été particulièrement nombreux tout au long de la soirée, confirmant l'importance de ces rencontres de proximité dans un secteur où les relations humaines restent essentielles. Après les sessions de networking, les participants ont assisté au moment fort de la soirée : un Comedy Club Show particulièrement réussi. Plusieurs humoristes se sont succédé sur scène dans un stand-up de grande qualité qui a suscité de nombreux éclats de rire et contribué à créer une ambiance détendue et chaleureuse. Ces deux événements illustrent parfaitement la dynamique actuelle du marché belge du voyage. Malgré un contexte économique parfois incertain, les professionnels continuent d'investir dans les relations commerciales, la formation et les échanges avec le réseau de distribution. Et ce n'est visiblement qu'un début. Les agendas des professionnels du tourisme s'annoncent déjà très chargés pour la semaine du 22 juin, avec plusieurs rendez-vous importants programmés . Les ceintures peuvent rester attachées : l'été B2B du tourisme belge ne fait que commencer. À suivre. ETIENNE

  • Espagne : le cap des 100 millions de touristes en vue… mais la France reste le numéro 1 mondial

    L’Espagne est en passe de franchir un seuil historique. Selon les dernières tendances du marché et les projections du secteur, le pays pourrait accueillir près de 100 millions de visiteurs internationaux en 2026, un niveau jamais atteint par la destination. Ces prévisions s’appuient sur les performances enregistrées depuis le début de l’année. Entre janvier et avril 2026, l’Espagne a accueilli 26,5 millions de visiteurs étrangers (+3,4 %), tandis que le seul mois d’avril a enregistré 9,1 millions d’arrivées (+5,2 %). Les autorités espagnoles confirment que la dynamique reste particulièrement soutenue, même si le gouvernement insiste davantage sur l’augmentation des recettes et la répartition des flux que sur la seule croissance des volumes. La France conserve néanmoins son leadership Malgré cette progression spectaculaire, la France demeure la première destination touristique mondiale. Les chiffres officiels font état de 102 millions de visiteurs internationaux en 2025, confirmant une nouvelle année record. Les recettes touristiques internationales ont atteint 77,5 milliards d’euros. L’écart entre les deux géants européens se réduit progressivement : environ 102 millions de visiteurs pour la France contre 97 millions pour l’Espagne en 2025, avec une Espagne qui pourrait s’approcher des 100 millions en 2026 si la tendance actuelle se confirme. Des recettes où l’Espagne garde l’avantage Si la France domine encore en nombre de visiteurs, l’Espagne reste particulièrement performante en matière de dépenses touristiques. Les visiteurs internationaux y ont généré 135 milliards d’euros de recettes en 2025, soit nettement davantage que les recettes françaises. Cette différence s’explique notamment par une durée moyenne de séjour plus longue et une forte consommation touristique sur les destinations balnéaires et insulaires espagnoles. Le Top 3 européen des destinations les plus visitées France : 102 millions de visiteurs internationaux (2025) Espagne : 97 millions de visiteurs internationaux (2025), avec une possible barre des 100 millions en 2026 Italie : environ 68 à 70 millions de visiteurs internationaux par an, consolidant sa troisième place européenne Ce que cela signifie pour les professionnels belges Pour les agences de voyages et tour-opérateurs belges, ces chiffres confirment que la Méditerranée occidentale reste le moteur du tourisme européen. Espagne, France et Italie continuent de capter l’essentiel de la croissance grâce à leur excellente connectivité aérienne, leur diversité de produits et leur perception comme destinations sûres dans un contexte géopolitique toujours incertain. Si l’Espagne atteint effectivement les 100 millions de visiteurs en 2026, elle signera un exploit historique, mais la France devrait conserver, au moins à court terme, son statut de première destination touristique mondiale. Sources : Ministère espagnol de l’Industrie et du Tourisme, INE Espagne, ONU Tourisme , Atout France et Air Journal ETIENNE

  • Brussels Airport et Safran accélèrent : air plus propre, 250 emplois de plus et un nouveau pôle industriel aéronautique

    Brussels Airport et Safran ont annoncé deux projets majeurs qui renforcent à la fois l’ambition environnementale et le développement économique de la plateforme aéroportuaire belge. Premier projet : un démonstrateur mobile de filtration d’air développé par Safran Aero Boosters est testé jusqu’à fin septembre à proximité du tarmac. Cette installation, capable de capter les particules fines et ultrafines, fait de Brussels Airport le premier aéroport au monde à expérimenter cette technologie en conditions réelles. Les premiers résultats des essais menés entre décembre 2025 et mars 2026 sont jugés encourageants et pourraient ouvrir la voie à un déploiement plus large dans les aéroports. Deuxième annonce : Safran lance la construction d’une nouvelle « Module Factory » de plus de 15.000 m² sur le site de Brussels Airport. Cette extension sera dédiée à la maintenance des modules des moteurs LEAP qui équipent notamment les Airbus A320neo et Boeing 737 MAX. L’investissement permettra de traiter jusqu’à 1.500 modules par an à partir de 2028 et générera environ 250 emplois supplémentaires, portant les effectifs du site à plus de 600 collaborateurs. Pour Brussels Airport, ces deux initiatives illustrent une stratégie combinant innovation environnementale, développement industriel et création d’emplois qualifiés, tout en renforçant son rôle de hub aéronautique majeur en Europe. Pour les professionnels du voyage, ces investissements témoignent également de la volonté de Brussels Airport de préparer la croissance future du transport aérien tout en répondant aux exigences croissantes en matière de durabilité et de performance opérationnelle. ETIENNE

  • Incendie en République dominicaine : impact très limité pour le marché belge

    L'incendie spectaculaire qui a ravagé une grande partie du complexe Viva Dominicus Beach by Wyndham à Bayahibe, en République dominicaine, a suscité de nombreuses inquiétudes dans le secteur du voyage. Pourtant, pour le marché belge, les conséquences semblent particulièrement limitées. Selon les informations obtenues auprès de TUI Belgium, seuls trois voyageurs belges seraient concernés. Il s'agit de clients ayant réservé leur séjour via TUI Nederland et non directement via les canaux belges du groupe. Ces clients sont sains et saufs. L'incendie, survenu le 19 juin, a entraîné l'évacuation de près de 1.700 touristes présents dans le complexe. Une touriste italienne de 46 ans a malheureusement perdu la vie et plusieurs personnes ont dû recevoir des soins médicaux. Les autorités dominicaines ont rapidement relogé les vacanciers dans d'autres établissements de Bayahibe et de Punta Cana. La clientèle française davantage touchée Si l'impact apparaît marginal pour la Belgique, la situation est différente en France. Plusieurs dizaines de clients de tour-opérateurs français séjournaient dans l'établissement au moment du sinistre. Toutefois, à ce stade, aucun chiffre officiel consolidé n'a été publié par TUI France ou les autres distributeurs français. Les marchés les plus représentés dans ce complexe étaient principalement l'Italie, la France, l'Allemagne et le Benelux. L'importance de la clientèle italienne a notamment été illustrée par l'organisation rapide d'un vol de rapatriement pour quelque 130 ressortissants italiens après le drame. Une gestion de crise saluée Malgré l'ampleur des dégâts matériels, les autorités dominicaines et les équipes locales ont réussi à évacuer l'ensemble des clients en quelques heures. Les activités touristiques dans la région de Bayahibe se poursuivent normalement et les autres complexes hôteliers de la destination restent pleinement opérationnels. Le voisin Viva Wyndham Dominicus Palace n'a d'ailleurs subi aucun dommage. Pour les professionnels belges, l'incident rappelle surtout l'importance des dispositifs d'assistance et de relogement, mais ne devrait avoir qu'un impact très limité sur les flux touristiques belges vers la République dominicaine. ETIENNE

  • Les Diables Rouges font voyager la Belgique : jusqu'à 5.000 supporters présents au Mondial

    Alors que les Diables Rouges poursuivent leur parcours en Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, plusieurs milliers de supporters belges auraient fait le déplacement pour soutenir l'équipe nationale. Aucun chiffre officiel n'a encore été publié par l'Union belge ou la FIFA, mais les estimations basées sur les ventes de billets, les informations du fan-club 1895 et les observations sur place permettent d'avancer qu'entre 3.000 et 5.000 supporters belges seraient actuellement présents en Amérique du Nord pour suivre les Diables Rouges durant la phase de groupes. Selon les mêmes estimations, chaque rencontre de la Belgique attirerait entre 1.500 et 3.500 supporters belges dans les tribunes, un niveau de mobilisation remarquable compte tenu de la distance, du coût du voyage et de la dispersion géographique des villes hôtes. Pour les professionnels du voyage, cette présence témoigne de l'attrait croissant du tourisme sportif international auprès de la clientèle belge. Malgré un contexte économique plus tendu et des budgets sous pression, de nombreux supporters n'hésitent plus à combiner passion sportive et découverte touristique, souvent dans le cadre de séjours de plusieurs jours ou de circuits à travers plusieurs destinations nord-américaines. Les Diables Rouges restent ainsi un véritable moteur de voyage à l'international, générant des retombées non seulement pour les compagnies aériennes, mais aussi pour les tour-opérateurs, agences de voyages, assureurs, hôteliers et autres acteurs de la chaîne touristique. Si la Belgique poursuit son aventure dans la compétition, le nombre de supporters sur place pourrait encore progresser lors des phases à élimination directe, renforçant davantage l'impact économique du phénomène. ALLEZ LES ROUGES ETIENNE

  • Tim Clark, Président d'Emirates Airline, sort les griffes à Berlin : « Le protectionnisme aérien freine la croissance européenne »

    Berlin – À l'occasion d'une conférence très suivie dans la capitale allemande, Sir Tim Clark, président d'Emirates Airline, n'a pas seulement dressé un état des lieux du transport aérien mondial : il a aussi lancé une attaque en règle contre les politiques qu'il juge protectionnistes de certains transporteurs européens, au premier rang desquels le groupe Lufthansa. Pour le patron d'Emirates, le secteur aérien mondial est entré dans une nouvelle phase de croissance, portée par une demande toujours plus forte vers l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient. Mais cette dynamique est aujourd'hui freinée par deux obstacles majeurs : le manque d'avions disponibles en raison des retards de production chez Airbus et Boeing, et les restrictions imposées à certaines compagnies étrangères sur plusieurs marchés européens. Sans citer uniquement Lufthansa, Tim Clark a clairement dénoncé les compagnies historiques qui cherchent, selon lui, à protéger leurs positions plutôt qu'à favoriser une concurrence bénéfique aux voyageurs. Il a également regretté que certains acteurs européens profitent temporairement des difficultés opérationnelles rencontrées par les compagnies du Golfe, affirmant avec assurance : « Faites attention à ce que vous souhaitez, nous reviendrons très vite et très fort. » Le dirigeant d'Emirates estime que des villes comme Berlin ou Stuttgart mériteraient davantage de liaisons internationales et que les limitations actuelles privent les économies locales d'opportunités importantes en matière de tourisme et de commerce. Au-delà de cette charge contre le protectionnisme, Tim Clark a rappelé que les grands hubs mondiaux, à commencer par Dubaï, continueront à jouer un rôle essentiel dans la connectivité internationale. Il prévoit également une poursuite de la demande pour les voyages long-courriers et une montée en puissance des produits premium, les voyageurs étant de plus en plus sensibles au confort et à la qualité du service. Quels enseignements pour les professionnels belges du voyage ? Pour les agences de voyages et tour-opérateurs belges, plusieurs tendances se confirment : une demande soutenue sur les marchés long-courriers ; la nécessité de réserver de plus en plus tôt en raison des capacités limitées ; une progression continue des ventes en classes premium ; un rôle stratégique renforcé des hubs du Golfe pour les correspondances internationales. Le discours berlinois de Tim Clark sonne ainsi comme un avertissement adressé à l'Europe : alors que le trafic aérien mondial poursuit sa croissance, les politiques restrictives risquent, selon lui, de pénaliser autant les compagnies que les voyageurs et les économies nationales. Un message qui ne manquera pas d'alimenter le débat sur l'avenir du ciel européen. ETIENNE

  • « Taxe stupide », « gouvernement idiot »… Michael O’Leary repart en guerre contre la Belgique

    Invités à Dublin pour une conférence de presse particulièrement musclée, plusieurs journalistes belges ont assisté, la semaine passée, à une nouvelle démonstration du style inimitable de Michael O’Leary. Fidèle à sa réputation, le patron de Ryanair n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la taxation aérienne belge, multipliant les attaques verbales contre les autorités fédérales. Mais cette fois, les déclarations du dirigeant irlandais ne se limitent pas aux provocations médiatiques. Elles s’accompagnent de menaces très concrètes pour le marché belge. Michael O’Leary a confirmé que Ryanair envisage de retirer cinq avions basés à Brussels South Charleroi Airport dès le programme hiver 2026-2027 si le gouvernement maintient le doublement de la taxe sur les passagers et poursuit l’augmentation des charges pesant sur le transport aérien. Selon la compagnie, cette décision entraînerait la suppression d’une vingtaine de lignes, une réduction d’environ un million de sièges, soit près de 22 % de sa capacité hivernale en Belgique, ainsi qu’un retrait d’investissements évalué à plusieurs centaines de millions d’euros. Ryanair affirme que cette baisse de capacité pèserait également sur l’emploi et sur l’activité touristique du pays. Le patron de Ryanair estime que la Belgique se pénalise elle-même en augmentant la fiscalité aérienne alors que plusieurs pays européens cherchent au contraire à stimuler leur compétitivité en réduisant les taxes pesant sur les compagnies aériennes et les voyageurs. Au-delà du style volontairement provocateur de Michael O’Leary, cette offensive médiatique relance un débat de fond : la fiscalité aérienne constitue-t-elle un outil efficace pour atteindre des objectifs environnementaux ou risque-t-elle surtout de détourner compagnies et passagers vers les pays voisins ? Cette question concerne directement l’ensemble de l’industrie touristique belge, des aéroports aux agences de voyages, en passant par les tour-opérateurs, les hôteliers et les destinations. Ryanair ne remplace pas un État de droit Les compagnies aériennes sont parfaitement légitimes pour défendre leurs intérêts économiques et adapter leurs investissements en fonction de leur stratégie commerciale. Elles peuvent déplacer des avions, réduire des capacités ou fermer des lignes si elles estiment que certains marchés deviennent moins rentables. En revanche, elles ne peuvent prétendre dicter la politique fiscale d’un État souverain. Les choix budgétaires, environnementaux et économiques relèvent des autorités démocratiquement élues. Le débat sur la compétitivité du transport aérien mérite des arguments et des chiffres. Les invectives et les insultes, aussi médiatiques soient-elles, ne remplacent pas un dialogue constructif. Si Ryanair est aujourd’hui un acteur majeur du ciel belge, elle ne remplace pas un État de droit. ETIENNE

  • Brussels Airport : des avions toujours plus silencieux, un argument de poids dans le débat sur le survol de Bruxelles

    Alors que la Région bruxelloise relance une offensive juridique visant à réduire, voire supprimer, le survol de la capitale, Brussels Airport met en avant une réalité souvent méconnue : les avions qui décollent et atterrissent aujourd'hui sont de plus en plus silencieux. L'aéroport national poursuit depuis plusieurs années une politique volontariste destinée à encourager les compagnies aériennes à moderniser leurs flottes. Depuis avril 2023, une différenciation très marquée des redevances aéroportuaires récompense les appareils les plus performants sur le plan acoustique : les avions les plus silencieux paient jusqu'à vingt fois moins que les plus bruyants. Les résultats sont aujourd'hui tangibles. En 2025, 42 % des mouvements commerciaux à Brussels Airport ont été réalisés avec des appareils appartenant à la catégorie la plus silencieuse, contre seulement 32 % en 2023. En deux ans, cette proportion a donc progressé de dix points. La tendance est encore plus spectaculaire sur une décennie. En 2016, lorsque la première modulation tarifaire avait été introduite, seuls 20 % des vols étaient effectués avec ces avions de nouvelle génération. En dix ans, leur part a donc plus que doublé. Parmi ces appareils figurent notamment les Airbus A320neo, les Airbus A220 ou encore les Boeing 737 MAX, équipés de moteurs de dernière génération offrant une réduction significative des nuisances sonores ainsi qu'une baisse de la consommation de carburant et des émissions de CO₂. Une évolution qui change progressivement la perception du bruit Avec près de 198 000 mouvements commerciaux enregistrés en 2025, Brussels Airport démontre qu'il est possible d'accompagner le développement du trafic aérien tout en réduisant progressivement son impact sonore grâce aux avancées technologiques. Le renouvellement des flottes représente aujourd'hui l'un des leviers les plus efficaces pour limiter les nuisances autour des aéroports, sans compromettre la connectivité internationale indispensable à l'économie belge. Cette évolution est d'autant plus importante que le débat sur les routes aériennes reste particulièrement sensible dans et autour de Bruxelles. Les procédures judiciaires et les discussions politiques se poursuivent depuis des années entre les différentes Régions et l'État fédéral sur la répartition des trajectoires. Des investissements également au sol L'engagement environnemental de Brussels Airport ne se limite pas aux avions eux-mêmes. L'aéroport poursuit également plusieurs investissements destinés à réduire les nuisances sonores générées au sol. L'utilisation croissante d'équipements de manutention électriques remplace progressivement les véhicules thermiques, tandis que la future construction d'une zone clôturée pour les essais moteurs ainsi que de nouveaux murs antibruit devraient encore améliorer le confort acoustique des riverains. Le défi : concilier mobilité et qualité de vie Dans un contexte où certains plaident pour une réduction importante du survol de Bruxelles, ces chiffres montrent que le secteur aérien évolue rapidement. Les avions les plus modernes produisent un niveau sonore nettement inférieur à celui des générations précédentes, tout en consommant moins de carburant. Si le débat sur les trajectoires aériennes restera sans doute encore longtemps au cœur de l'actualité politique belge, Brussels Airport dispose désormais d'un argument supplémentaire : la transition vers une aviation plus silencieuse est déjà en marche, portée à la fois par les investissements de l'aéroport et par le renouvellement des flottes des compagnies aériennes. Une évolution qui pourrait contribuer à rapprocher deux objectifs longtemps considérés comme opposés : préserver la qualité de vie des riverains tout en maintenant le rôle stratégique de Brussels Airport comme principal hub aérien du pays. ETIENNE

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