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  • La Belgian Travel Confederation rejoint ECTAA : une étape historique pour le secteur belge du voyage

    Pour la première fois, l’ensemble du travel trade belge dispose d’une représentation structurée au cœur des décisions européennes Le 28 mai 2026 restera une date importante pour l’industrie belge du voyage. Réunie à Prague lors de sa 132e assemblée semestrielle, ECTAA a officiellement accueilli la Belgian Travel Confederation (BTC) comme membre à part entière. Une décision qui dépasse largement le cadre institutionnel et qui constitue une avancée majeure pour l’ensemble des agents de voyages, tour-opérateurs et acteurs du tourisme belge. Une voix belge désormais pleinement représentée à Bruxelles… et en Europe Avec cette adhésion, la Belgian Travel Confederation devient l’interlocuteur officiel du secteur belge du voyage au sein d’ECTAA, l’organisation qui défend les intérêts des professionnels du voyage auprès des institutions européennes. Concrètement, cela signifie que la Belgique disposera désormais d’une représentation plus structurée et plus visible dans les discussions portant notamment sur : la révision de la directive sur les voyages à forfait ; la protection des consommateurs ; la compétitivité des entreprises du voyage ; la distribution touristique ; les réglementations européennes ; et la transition durable du secteur. À une époque où une part croissante des décisions impactant les professionnels du voyage est prise au niveau européen, cette présence devient stratégique. Une reconnaissance du travail accompli par la BTC Cette adhésion marque également la reconnaissance du rôle fédérateur joué par la Belgian Travel Confederation ces dernières années. La BTC rassemble aujourd’hui différents acteurs du travel trade belge autour de plusieurs axes de développement : la formation avec la Belgian Travel Academy ; la certification qualité avec le label CERTA ; la durabilité ; le lobbying ; et l’intelligence de marché. Lors de sa présentation à Prague, plusieurs membres européens ont notamment manifesté un intérêt marqué pour le Travel Intelligence Report et son dashboard d’analyse du marché belge. Cette approche basée sur la collecte et l’exploitation des données apparaît aujourd’hui comme l’un des outils les plus prometteurs pour mieux comprendre les évolutions du secteur. Une influence renforcée dans les débats européens Grâce à son intégration au sein d’ECTAA, la BTC pourra désormais participer activement aux groupes de travail européens et intervenir plus directement dans les dossiers stratégiques qui concernent l’avenir du tourisme. Pour de nombreux observateurs, cette évolution intervient à un moment particulièrement important. Le secteur est confronté à plusieurs défis majeurs : inflation réglementaire ; pression sur les marges ; digitalisation ; durabilité ; protection des consommateurs ; et évolution du cadre des voyages à forfait. Dans ce contexte, disposer d’une voix belge forte au sein des instances européennes devient un avantage considérable. Continuité de la représentation belge Cette intégration s’accompagne également d’une continuité importante au sein d’ECTAA. Le Belge Jan Van Steen est confirmé dans ses fonctions de Director & Treasurer pour les deux prochaines années. De son côté, Koen van den Bosch est nommé Deputy Director. Ces nominations renforcent encore la présence belge au sein de l’organisation européenne. Pourquoi cette adhésion est importante pour les professionnels belges du voyage Pour les agences de voyages et tour-opérateurs belges, cette adhésion représente bien davantage qu’un simple changement administratif. Elle signifie que les préoccupations du marché belge pourront être défendues plus efficacement là où se préparent les réglementations qui influenceront directement l’activité des entreprises du secteur. Autrement dit : la Belgian Travel Confederation ne se contente plus de représenter le secteur en Belgique. Elle devient désormais l’une des voix officielles du travel trade belge au niveau européen, une avancée qui pourrait avoir des conséquences positives durables pour l’ensemble de la profession. ETIENNE

  • Charleroi modernise enfin ses contrôles sécurité : suffisant pour l’été 2026 ?

    Brussels South Charleroi Airport a inauguré une nouvelle infrastructure destinée à fluidifier le passage des passagers aux contrôles sécurité. Le nouvel espace comprend désormais : 14 lignes de contrôle contre 9 auparavant ; des zones d’attente plus vastes ; une meilleure signalétique ; et une organisation des flux repensée. L’objectif est clair :améliorer l’expérience passager dans un aéroport régulièrement critiqué pour ses longues files d’attente, surtout aux heures de pointe. Une amélioration réelle… Sur le plan technique, l’augmentation de capacité est importante et les premiers retours semblent positifs en dehors des pics de trafic. Mais plusieurs défis demeurent : la forte croissance du nombre de passagers ; les départs très concentrés tôt le matin ; et l’arrivée du nouveau système biométrique européen EES qui risque d’alourdir certains contrôles. L’aéroport continue d’ailleurs à recommander aux passagers d’arriver jusqu’à 3 heures avant le départ durant les périodes chargées. Conclusion La nouvelle infrastructure constitue clairement une avancée importante pour Charleroi. Mais pour de nombreux professionnels du voyage, la vraie question sera surtout de voir si cette modernisation suffira lors des grands pics estivaux de 2026, alors que l’aéroport dépasse désormais les 10 millions de passagers annuels et poursuit sa forte croissance portée notamment par Ryanair. Autrement dit : la nouvelle structure constitue probablement une amélioration importante…mais pas encore forcément une solution définitive à long terme. ETIENNE

  • ATTENTION À VOTRE PORTEFEUILLE : 50 nouveaux radars tronçons arrivent en Wallonie avant l’été

    Les professionnels du voyage et leurs clients ont intérêt à être prévenus : une cinquantaine de nouveaux radars tronçons seront opérationnels en Wallonie d’ici août 2026, avec une nouvelle vague déjà annoncée dès septembre. Les provinces de Hainaut, Namur et Liège sont les plus concernées, y compris plusieurs axes touristiques fréquentés menant vers les Ardennes, les Hautes Fagnes et les principales destinations de loisirs wallonnes. Contrairement aux radars classiques, ces dispositifs calculent la vitesse moyenne sur plusieurs kilomètres et sont souvent peu visibles pour les automobilistes. Les freinages de dernière minute ne servent donc à rien. Le gouvernement wallon considère les radars tronçons comme l’un des outils les plus efficaces pour améliorer la sécurité routière et prévoit l’installation de 150 nouveaux radars chaque année jusqu’en 2029. Pour les voyageurs belges et étrangers qui circuleront cet été en voiture, en motorhome ou en autocar sur les routes wallonnes, la prudence sera donc de mise. Autrement dit : si vous partez explorer les Ardennes cet été, mieux vaut profiter du paysage que tester les limites de vitesse… sous peine de découvrir les nouveaux radars dans votre boîte aux lettres quelques semaines plus tard. ETIENNE

  • UN DERNIER SAVIEZ-VOUS QUE... ETATS-UNIS

    Quelques découvertes et chiffres étonnants des États-Unis qui peuvent inspirer les professionnels belges du voyage Des gratte-ciel de Miami aux marécages des Everglades, des bibliothèques présidentielles à la compagnie aérienne Jet Blue, les États-Unis continuent d’évoluer à une vitesse impressionnante. Petit tour d’horizon de plusieurs expériences et réalités américaines qui méritent l’attention des pros belges du voyage. Saviez-vous que la Floride héberge à elle seule près de 1,2 million de bateaux privés ? La Florida reste le royaume absolu de la plaisance américaine. Avec environ : 1 200 000 bateaux privés enregistrés, la Floride représente à elle seule près de : 10 % de tous les bateaux privés des États-Unis. Ce chiffre illustre parfaitement la culture nautique omniprésente dans l’État : marinas géantes ; canaux résidentiels ; yachts ; pêche ; sports nautiques ; et lifestyle ultra tourné vers l’eau. Saviez-vous que le comté de Miami-Dade compte 2,7 millions d’habitants ? Le Miami-Dade County représente aujourd’hui l’une des plus puissantes zones urbaines et économiques des États-Unis. Quelques chiffres impressionnants : Miami-Dade County : environ 2,7 millions d’habitants ; Miami intra-muros : environ 489 800 habitants ; Miami Beach : environ 81 500 habitants. Mais ce qui frappe surtout les visiteurs européens, c’est l’explosion verticale de la ville. À l’atterrissage, le choc visuel est saisissant : si vous n’avez plus visité Miami depuis quelques années, la multiplication des tours et gratte-ciel est spectaculaire. La skyline semble littéralement avoir changé d’échelle. Depuis Fort Lauderdale, avez-vous testé les Water Taxis ? Depuis Fort Lauderdale, une expérience reste particulièrement recommandée : les célèbres Water Taxis. Véritable alternative touristique et panoramique, ces bateaux permettent : soit de simplement profiter d’une route scénique exceptionnelle ; soit de choisir différents tours thématiques. C’est l’une des meilleures façons de découvrir : les villas ultra luxueuses ; les canaux surnommés la “Venise américaine” ; et les propriétés de célébrités. Parmi les curiosités régulièrement montrées :la spectaculaire villa du golfeur Tiger Woods. Un véritable “must” pour les visiteurs européens. Un peu plus loin : découvrez les airboats dans les Everglades À l’extérieur de Fort Lauderdale, changement total d’ambiance. Direction les célèbres Everglades pour embarquer à bord des impressionnants : Sawgrass Recreation Park Airboat Tours. Ces embarcations à hélice permettent de glisser à grande vitesse sur les marécages à la découverte : des alligators ; des oiseaux exotiques ; et de l’écosystème unique des Everglades. L’expérience combine : aventure ; nature ; sensations ; et découverte de la Floride sauvage. Une excursion très populaire auprès des visiteurs internationaux et particulièrement recommandée pour les clients européens souhaitant découvrir une autre facette de la Floride. Autre État, autre ambiance : ouverture officielle de la Theodore Roosevelt Presidential Library le 4 juillet 2026 Dans le North Dakota, un nouveau projet culturel majeur attire déjà l’attention :la future Theodore Roosevelt Presidential Library ouvrira officiellement ses portes : le 4 juillet 2026. Ce complexe présidentiel moderne rendra hommage à :Theodore Roosevelt,président américain profondément lié à la nature, aux parcs nationaux et à la conservation environnementale. Le projet ambitionne de devenir : un centre culturel ; historique ; éducatif ; et touristique majeur dans l’Ouest américain. Saviez-vous que les Black Hills cachent bien plus que Mount Rushmore ? La région des Black Hills et des Badlands National Park constitue l’un des territoires les plus spectaculaires du Midwest américain. On y retrouve bien sûr :Mount Rushmore et ses célèbres visages présidentiels sculptés dans la roche. Mais beaucoup de voyageurs découvrent aussi : le gigantesque Crazy Horse Memorial. Ce monument monumental, toujours en construction, rend hommage au chef amérindien Crazy Horse. Le site symbolise : la mémoire des peuples autochtones ; l’histoire de l’Ouest américain ; et une vision différente de l’histoire américaine. Saviez-vous que JetBlue veut “ramener l’humanité dans le transport aérien” ? La compagnie américaine JetBlue continue de se différencier avec sa philosophie : “Bringing Humanity Back to Air Travel”. Dans un contexte où beaucoup de compagnies réduisent toujours davantage les services, JetBlue tente au contraire de conserver : une approche plus humaine ; une expérience client plus chaleureuse ; davantage de confort ; et une image plus sympathique auprès des voyageurs américains. Un positionnement intéressant à observer dans un marché aérien américain devenu extrêmement concurrentiel. Conclusion Des skylines futuristes de Miami aux marécages peuplés d’alligators, des monuments géants du Dakota aux innovations aériennes et nautiques, les États-Unis continuent de multiplier : expériences ; contrastes ; gigantisme ; et storytelling touristique. Autrement dit : le pays reste probablement l’une des destinations les plus inépuisables au monde pour les professionnels du voyage. ETIENNE

  • Les États-Unis risquent-ils de rater le plus grand boom touristique de la décennie ?

    Un avertissement fort a été lancé durant IPW 2026 par la U.S. Travel Association : sans réformes rapides, les États-Unis pourraient perdre des dizaines de millions de visiteurs internationaux… et des milliards de dollars de recettes touristiques. À l’approche d’une décennie exceptionnelle marquée par la Coupe du Monde FIFA 2026 et les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, l’industrie touristique américaine estime que l’Amérique n’est pas encore prête à absorber la vague attendue de voyageurs internationaux. Les propos et chiffres évoqués ci-dessous ont été présentés et défendus par la U.S. Travel Association durant IPW 2026, principal salon touristique international des États-Unis. Le tourisme international : une machine économique gigantesque Selon la U.S. Travel Association, les visiteurs internationaux restent essentiels pour l’économie américaine. En 2025 : 68 millions de visiteurs étrangers se sont rendus aux États-Unis ; ils ont dépensé 176 milliards de dollars ; près d’un million d’emplois américains dépendent directement de ce tourisme. Et surtout : un voyageur international dépense en moyenne 4.000 dollars par séjour, soit huit fois plus qu’un touriste domestique américain. Mais malgré cette importance stratégique, les États-Unis perdent progressivement du terrain sur la scène mondiale. L’Amérique devient moins attractive Le constat dressé durant IPW 2026 est sévère. Le tourisme international vers les États-Unis n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant pandémie. Pire : la part de marché américaine dans le tourisme long-courrier mondial continue de diminuer. Autre signal inquiétant : les États-Unis sont passés d’un excédent commercial touristique à un déficit de 72 milliards de dollars en 2025 — une première depuis des décennies. Selon les responsables de la U.S. Travel Association, plusieurs freins majeurs expliquent cette situation. Des barrières qui découragent les voyageurs Des délais de visa jugés catastrophiques Dans certains marchés stratégiques, les délais d’obtention de visa approchent désormais quatre mois. Selon les estimations présentées à IPW : ces retards pourraient faire perdre aux États-Unis 39 millions de visiteurs sur dix ans ; soit environ 150 milliards de dollars de dépenses touristiques envolées. Un système d’exemption de visa trop limité Les États-Unis n’autorisent actuellement que 43 pays à voyager sans visa. À titre de comparaison : le Royaume-Uni en accepte 102. Un handicap majeur dans la compétition touristique mondiale selon les intervenants américains. Des infrastructures aériennes sous pression Le rapport présenté durant IPW pointe également : un contrôle aérien vieillissant ; des infrastructures aéroportuaires parfois dépassées ; des pénuries de personnel ; un manque d’agents douaniers et de sécurité. Conséquence directe selon la U.S. Travel Association : la suppression d’un seul vol international faute de personnel douanier représenterait jusqu’à 227 millions de dollars de pertes économiques indirectes. La Coupe du Monde 2026 et les JO 2028 : opportunité historique… ou fiasco logistique ? Les États-Unis entrent dans ce que certains responsables américains appellent déjà une “méga-décennie” du tourisme mondial. Entre : la Coupe du Monde FIFA 2026 ; les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 ; et plusieurs autres grands événements internationaux, le pays pourrait accueillir : 40 millions de visiteurs supplémentaires ; générant près de 100 milliards de dollars d’impact économique. Mais l’industrie américaine du voyage avertit : sans modernisation rapide des procédures et infrastructures, cette opportunité pourrait se transformer en chaos opérationnel. Une question qui interpelle aussi l’Europe Cette situation soulève également une réflexion pour les professionnels belges du voyage. Car si les États-Unis compliquent davantage l’accès au territoire : certains voyageurs pourraient privilégier d’autres destinations long-courriers ; les compagnies aériennes pourraient ajuster leurs capacités ; les tours-opérateurs pourraient revoir certaines stratégies de programmation. Le paradoxe est frappant : au moment même où les États-Unis organisent les plus grands événements mondiaux, le pays semble confronté à des obstacles administratifs et logistiques qui pourraient freiner sa propre croissance touristique. Vers un “Golden Age of Travel”… ou vers un recul américain ? Durant IPW 2026, la U.S. Travel Association a appelé à : une modernisation massive des infrastructures ; une simplification des visas ; un renforcement des effectifs ; et une nouvelle stratégie nationale du tourisme international. L’objectif affiché : faire entrer les États-Unis dans un nouveau “Golden Age of Travel”. Mais une question reste entière : les États-Unis réussiront-ils à redevenir la destination la plus accessible et attractive du monde… ou laisseront-ils progressivement la place à d’autres géants touristiques plus agiles ? ETIENNE

  • « America the Beautiful » : les États-Unis contre-attaquent pour rassurer les voyageurs internationaux

    Brand USA lance une offensive mondiale pour relancer la confiance… à l’approche d’une décennie historique pour le tourisme américain À quelques semaines d’une série d’événements majeurs qui placeront les États-Unis au centre de l’attention mondiale — Coupe du Monde FIFA 2026, 250e anniversaire des États-Unis et centenaire de la Route 66 — Brand USA dévoile une stratégie internationale ambitieuse destinée à rassurer les voyageurs étrangers… et à reconquérir certains marchés devenus plus hésitants. Présentée simultanément lors du salon IPW 2026 en Floride et du salon IMEX Frankfurt en Allemagne, cette nouvelle offensive marketing s’articule autour de deux initiatives majeures : “Get Facts. Get Going.” “American Originals” Objectif : lutter contre les perceptions négatives, simplifier la compréhension des formalités d’entrée et redonner envie de voyager vers les États-Unis. Un message clair : « les États-Unis sont ouverts au tourisme » Depuis plusieurs mois, le marché touristique international fait face à une montée des interrogations concernant : les visas ; les contrôles frontaliers ; les nouvelles taxes ; les procédures d’entrée ; les contrôles de sécurité ; ou encore certaines informations contradictoires relayées sur les réseaux sociaux. Face à ces inquiétudes, Brand USA reconnaît implicitement l’existence d’un problème d’image. La nouvelle plateforme “Get Facts. Get Going.” veut devenir une source officielle unique d’informations fiables pour les voyageurs internationaux, avec un slogan sans ambiguïté : « Travel with Confidence to the USA » Selon Fred Dixon, CEO de Brand USA : « Nous voulons que les visiteurs internationaux sachent que les États-Unis sont ouverts et les accueillent chaleureusement. » Le dispositif prévoit : des mises à jour permanentes sur les procédures d’entrée ; des campagnes d’information dans les marchés internationaux ; des contenus distribués via les GDS ; des formations agents de voyages ; des témoignages de journalistes et voyageurs internationaux. Un sujet qui concerne directement les professionnels belges du voyage Pour les agences belges et tour-opérateurs spécialisés USA, cette initiative arrive à un moment stratégique. Depuis plusieurs mois, certains professionnels constatent : davantage de questions liées aux formalités ; des craintes sur les contrôles migratoires ; des hésitations liées au contexte politique américain ; mais aussi une concurrence croissante d’autres destinations long-courriers jugées plus « simples ». Brand USA tente donc clairement de reprendre le contrôle du narratif. Le timing n’est évidemment pas anodin : FIFA World Cup 2026 ; les célébrations America250 ; les grands événements MICE ; et une forte attente sur le tourisme international. Les États-Unis savent qu’ils joueront gros entre 2026 et 2028. “American Originals” : vendre l’Amérique émotionnelle En parallèle de la dimension pratique et rassurante, Brand USA lance aussi une nouvelle série éditoriale baptisée : “American Originals” Cette campagne mise sur le storytelling et les expériences « typiquement américaines » : musique ; gastronomie ; road trips ; cinéma ; culture populaire ; live entertainment. Les premiers contenus mettent notamment en avant : Monument Valley ; Memphis ; Texas ; New York City. L’idée est claire : remettre l’émotion, le rêve et l’ADN culturel américain au cœur du désir de voyage. Analyse : simple campagne marketing… ou véritable opération de réassurance ? Derrière les slogans très positifs, cette initiative révèle aussi une réalité plus profonde : les États-Unis semblent avoir compris que leur attractivité touristique ne peut plus être considérée comme acquise. Dans plusieurs marchés internationaux : les formalités sont jugées plus complexes ; certaines décisions politiques ont laissé des traces ; les réseaux sociaux amplifient rapidement les récits négatifs ; et la concurrence mondiale du tourisme devient plus agressive. En lançant simultanément une campagne émotionnelle et une campagne de réassurance pratique, Brand USA tente donc de répondre aux deux grands défis actuels du tourisme américain : faire rêver à nouveau ; mais surtout rassurer. Pour les professionnels belges du voyage, le message mérite attention : les États-Unis entrent dans une phase de reconquête active du marché international. A SUIVRE ETIENNE

  • IPW 2026 : une forte présence belge au rendez-vous américain du tourisme

    Entre agendas surchargés, networking intensif et signaux contrastés : les professionnels belges ont répondu présent à Fort Lauderdale L’édition 2026 du salon IPW 2026, grand-messe internationale du tourisme américain organisée par la U.S. Travel Association, a confirmé une nouvelle fois l’importance stratégique du marché USA pour les professionnels belges du voyage. Malgré un contexte international parfois plus complexe qu’en 2025, la délégation belge affiliée à Visit USA Belgium était particulièrement active cette année à Fort Lauderdale, avec des agendas de rendez-vous extrêmement chargés et une forte présence sur les événements de networking. Parmi les participants belges présents sur place figuraient notamment : Connections Joker USA Travel Wings and Wheels Exciting West Gerald En Amérique ainsi qu’Alexander Vanryckeghem pour United Airlines. Étaient également présents : Penta USA, vice-président de Visit USA Belgium ; et le nouveau secrétaire de l’association, Yannick Melsen. Un cocktail avec nos voisins du Nord très réussi Parmi les moments forts de cette édition 2026, un cocktail de networking coorganisé par Visit USA Netherlands et Visit USA Belgium a rencontré un réel succès. L’événement a permis de réunir destinations américaines, compagnies aériennes, réceptifs, hôteliers et tour-opérateurs dans une ambiance particulièrement dynamique. Dans un salon où les journées s’enchaînent à un rythme soutenu, ces moments de networking restent essentiels pour : consolider les partenariats ; développer de nouveaux contacts ; et préparer les prochaines saisons touristiques vers les États-Unis. Une édition réussie… mais avec quelques contrastes par rapport à 2025 Dans l’ensemble, les participants belges dressent un bilan positif de cette édition 2026. L’organisation, la fréquentation et les opportunités business ont globalement répondu aux attentes. Mais plusieurs observateurs notent aussi certains contrastes par rapport à l’édition 2025 : une atmosphère parfois un peu plus prudente ; davantage de discussions autour des formalités d’entrée aux États-Unis ; certaines interrogations sur l’évolution de la demande européenne ; et un contexte géopolitique mondial plus pesant. Un signe que, même pour une destination aussi puissante que les États-Unis, l’attractivité internationale doit aujourd’hui se travailler activement. Cap désormais sur une période clé pour le tourisme américain Avec la Coupe du Monde 2026, les grands événements internationaux et les investissements massifs en promotion, les prochaines années seront cruciales pour le tourisme américain. Et les professionnels belges présents à IPW 2026 l’ont bien compris : le marché USA reste stratégique… mais il entre aussi dans une nouvelle phase où expérience client, fluidité des formalités et perception internationale joueront un rôle déterminant. ETIENNE

  • De Sabena à l’American Dream : le pari fou — et réussi — de deux Belges devenus entrepreneurs de l’aérien aux États-Unis

    Dans l’univers du transport aérien, nombreux sont ceux qui rêvent des États-Unis. Peu osent réellement s’y lancer. Et encore moins réussissent à y bâtir une entreprise reconnue dans un marché parmi les plus compétitifs du monde. L’histoire de Fraser Teasdale et Petri de Koning mérite pourtant largement l’attention des professionnels belges du voyage et de l’aérien. Tous deux anciens collaborateurs de la mythique Sabena à Londres au début des années 1990, où ils travaillaient sous la direction d’Etienne de Nil, ils ont choisi en 2001 de quitter l’Europe pour tenter l’aventure américaine. Un pari audacieux.Et un véritable exemple de résilience entrepreneuriale belge à l’international. Une rencontre belge inattendue durant IPW 2026 Le salon IPW 2026 à Fort Lauderdale n’a pas seulement permis de prendre le pouls du tourisme américain et des grandes tendances du marché US. Il a également offert l’occasion de retrouver ces deux Belges installés depuis plus de vingt ans aux États-Unis, devenus au fil du temps des acteurs respectés du secteur aérien et touristique américain. Une rencontre qui rappelle aussi combien l’expertise belge continue de rayonner discrètement bien au-delà de l’Europe. De Londres au Texas : le début de l’aventure américaine En 2001, Fraser et Petri débarquent aux États-Unis, d’abord à Houston au Texas. Au fil des années, leur parcours les mènera ensuite vers : la Floride ; le New Jersey ; New York ; et San Francisco. Durant plusieurs années, ils travaillent pour différentes compagnies aériennes et sociétés de management aérien, accumulant une expertise très concrète du marché américain. Mais en 2008, ils franchissent un cap décisif : créer leur propre entreprise. La naissance de Navigator Aviation & Tourism Management C’est ainsi qu’est née Navigator Aviation and Tourism Management Inc. Le concept : aider les compagnies aériennes étrangères ainsi que les entreprises touristiques internationales à s’implanter sur le marché américain. Une niche extrêmement spécialisée… mais stratégique. Fraser Teasdale se concentre alors sur : le développement commercial ; les relations clients ; les activités sales & marketing. Petri de Koning-Teasdale prend quant à elle en charge : les finances ; les opérations ; l’informatique ; l’administration ; et les ressources humaines. Un duo complémentaire qui va progressivement faire grandir l’entreprise. Jusqu’à 65 employés aux États-Unis Avant la crise Covid, Navigator comptait jusqu’à 65 collaborateurs répartis entre : San Francisco ; New York ; Fort Lauderdale. La société développait notamment : des centres de contact clients ; des centres de contrôle opérationnel ; des services bagages ; des équipes commerciales ; des départements relations clientèle ; et des solutions RH et administratives. Des clients prestigieux dans l’aérien et le tourisme Au fil des années, plusieurs grands noms ont fait confiance à Navigator. Parmi les clients du secteur aérien : British Airways via OpenSkies ; Aer Lingus ; Norwegian Air Shuttle ; Ukraine International Airlines ; Corsair International ; La Compagnie ; French Bee ; ainsi que Eurostar. Mais l’entreprise a également travaillé pour : Wyndham Hotels & Resorts ; Somak Safaris ; Royal Resorts ; plusieurs DMC internationaux ; ainsi que la société britannique de location automobile Easirent pour son implantation américaine. Le choc du Covid… et l’adaptation Comme beaucoup d’entreprises du secteur aérien et touristique, Navigator a été durement impactée par la pandémie à partir de 2020. La réduction massive des opérations aériennes et la perte de plusieurs contrats ont obligé l’entreprise à se restructurer. Aujourd’hui, Navigator poursuit ses activités sous une forme plus légère, principalement orientée vers : les services administratifs ; les ressources humaines ; et des projets ponctuels spécialisés. Une leçon pour le secteur belge du voyage Au-delà de l’histoire entrepreneuriale, le parcours de Fraser Teasdale et Petri de Koning illustre plusieurs réalités importantes pour les professionnels belges : l’expertise belge dans l’aérien reste reconnue à l’international ; les anciens de Sabena continuent d’avoir une influence discrète mais réelle dans le monde du transport aérien ; et surtout, même sur un marché ultra concurrentiel comme les États-Unis, il reste possible de réussir grâce à une spécialisation forte et une vraie expertise opérationnelle. Car derrière cette réussite se cache aussi une qualité souvent sous-estimée : le courage d’oser repartir de zéro à l’étranger. Et dans un secteur aérien mondial en perpétuelle mutation, cette capacité d’adaptation reste probablement l’une des plus grandes forces des entrepreneurs du voyage. ETIENNE

  • SAVIEZ-VOUS QUE… ?

    Les États-Unis multiplient les nouveautés insolites, technologiques et spectaculaires en 2026 Entre voitures autonomes, robots livreurs, grands projets culturels et routes mythiques qui rouvrent, les États-Unis continuent d’alimenter l’imaginaire des voyageurs internationaux. Petit tour d’horizon de plusieurs informations qui faisaient beaucoup parler lors de IPW 2026. Saviez-vous que les taxis autonomes Waymo deviennent une attraction touristique ? Les véhicules autonomes de Waymo, filiale d’Alphabet, séduisent de plus en plus de visiteurs internationaux. Le confort est souvent cité comme l’une des grandes surprises. Le service est déjà actif dans plusieurs villes américaines : Phoenix ; San Francisco ; Los Angeles ; Austin. Miami Pour beaucoup de touristes européens, le trajet en robot-taxi devient désormais une expérience à tester absolument. Saviez-vous que certaines livraisons à domicile sont désormais effectuées par des robots autonomes ? Dans plusieurs villes américaines, notamment en California, en Floride et au Texas, il n’est plus rare de voir circuler de petites boîtes robots autonomes sur les trottoirs. Ces mini-véhicules assurent : des livraisons de repas ; de courses ; ou de petits colis. Ils traversent parfois les rues seuls, évitent les piétons automatiquement et préviennent les clients via smartphone lors de l’arrivée. Pour les visiteurs étrangers, ces robots deviennent souvent eux aussi une curiosité touristique emblématique de l’Amérique technologique de 2026. Saviez-vous que la mythique Highway 1 entre San Francisco et Los Angeles rouvre progressivement ? Excellente nouvelle pour les amateurs de road trips :la célèbre Highway 1, longtemps perturbée par des glissements de terrain, retrouve progressivement sa pleine accessibilité. Cet itinéraire côtier reliant San Francisco à Los Angeles reste l’un des circuits autotours les plus populaires auprès de la clientèle belge. Sa réouverture est particulièrement attendue par : les spécialistes USA ; les circuits motorhomes ; les voyages photo ; et les combinés Californie. Saviez-vous que Las Vegas a déjà célébré près de 5 millions de mariages ? Las Vegas demeure l’une des capitales mondiales du mariage. Depuis le développement touristique de la destination, près de 5 millions de mariages y auraient été célébrés. Mariages Elvis, cérémonies express, packages luxe ou unions insolites :la ville continue d’attirer des couples venus du monde entier. Le segment « wedding & honeymoon » reste d’ailleurs très actif chez plusieurs spécialistes belges des États-Unis. Saviez-vous qu’un musée est en construction sous le Lincoln Memorial ? À Washington, un nouvel espace muséal souterrain est actuellement développé sous le célèbre Lincoln Memorial. Le projet doit permettre aux visiteurs de découvrir : les fondations du monument ; son histoire ; et les coulisses de sa construction. Saviez-vous qu’un nouveau musée National Geographic ouvrira bientôt à Washington ? National Geographic Society prépare un nouveau centre muséal immersif dans la capitale américaine. Le futur espace mettra en avant : exploration ; photographie ; sciences ; environnement ; et grandes expéditions. Un projet qui devrait renforcer encore l’attractivité culturelle de Washington auprès des visiteurs internationaux. Saviez-vous que le célèbre musée Air & Space reste partiellement en rénovation ? Le mythique National Air and Space Museum poursuit son vaste chantier de modernisation. Certaines galeries ont déjà rouvert, tandis que d’autres restent encore en travaux. Malgré cela, le musée demeure un incontournable absolu pour : les passionnés d’aviation ; les familles ; et les amateurs d’espace. Saviez-vous qu’un ultra-marathon de 100 miles est organisé chaque année à Key Largo ? À Key Largo, un impressionnant ultra-marathon de 100 miles attire chaque année des sportifs venus du monde entier. La course traverse une partie spectaculaire des Florida Keys dans des conditions climatiques souvent extrêmes. Une preuve supplémentaire que le tourisme expérientiel et sportif prend une importance croissante dans l’offre touristique américaine. Et bien d'autres nouveautés...

  • Brussels Airlines transforme ses consignes de sécurité en véritable film hollywoodien

    Brussels Airlines frappe fort sur le terrain du marketing expérientiel avec le lancement de sa nouvelle vidéo de sécurité à bord intitulée Safety Heist. Et pour ce projet très inhabituel dans l’univers aérien, la compagnie nationale belge a fait appel à deux poids lourds du cinéma belge international : Adil El Arbi et Bilall Fallah. Le duo, mondialement connu pour ses productions hollywoodiennes, revisite ici les traditionnelles consignes de sécurité sous la forme… d’un film de braquage inspiré des univers de Ocean’s Eleven et Mission: Impossible. Une vidéo de sécurité pensée comme un vrai divertissement Le constat est connu dans toute l’industrie aérienne : la majorité des passagers ne regarde plus réellement les démonstrations de sécurité. Brussels Airlines tente donc une autre approche : transformer ce moment obligatoire en expérience de divertissement immersive. Dans Safety Heist, les passagers découvrent une équipe ultra coordonnée préparant une mission sophistiquée où chaque consigne de sécurité devient un élément du scénario. Résultat : rythme très cinématographique ; humour ; animations inspirées de la bande dessinée belge ; mise en scène dynamique ; et narration pensée pour capter immédiatement l’attention. Un casting belge très identifiable La compagnie a également misé sur plusieurs personnalités belges pour renforcer l’impact du projet. Le casting réunit notamment : Dimitri Vegas ; Claude Musungayi ; Cyra Gwynith. Chaque personnage reprend les codes classiques des films de casse tout en incarnant symboliquement le travail d’équipe nécessaire à la sécurité aérienne. L’identité visuelle du lancement a quant à elle été confiée au réalisateur et designer belge Isaac Gozin, qui a créé une véritable affiche de cinéma pour accompagner la campagne. Brussels Airlines suit une tendance mondiale Avec cette initiative, Brussels Airlines rejoint une tendance croissante dans l’industrie aérienne : faire des vidéos de sécurité un outil de branding puissant. Depuis plusieurs années, différentes compagnies internationales utilisent : l’humour ; les célébrités ; le storytelling ; ou des références culturelles fortes pour tenter de rendre les consignes mémorables. Mais Brussels Airlines y ajoute ici une dimension très belge : références à la bande dessinée ; diversité du casting ; créativité visuelle locale ; et signature cinématographique reconnue mondialement. Une stratégie bien plus importante qu’il n’y paraît Au-delà de la sécurité elle-même, ce type de contenu joue aujourd’hui plusieurs rôles stratégiques : renforcer l’image premium et moderne de la compagnie ; créer du contenu viral sur les réseaux sociaux ; améliorer l’expérience passager ; et différencier la marque dans un marché aérien ultra concurrentiel. Car dans l’aviation moderne, chaque minute passée à bord devient désormais un outil de communication. Une nouvelle vitrine créative pour la Belgique Pour les professionnels belges du voyage, cette collaboration illustre aussi une autre réalité : la Belgique continue d’exporter son savoir-faire créatif bien au-delà du cinéma traditionnel. En associant : aviation ; cinéma ; musique ; design ; humour ; et culture pop, Brussels Airlines transforme une obligation réglementaire en véritable opération d’image internationale. Et dans une industrie où les compagnies cherchent constamment à capter l’attention des voyageurs, Safety Heist pourrait bien devenir l’une des vidéos de sécurité les plus remarquées d’Europe cette année. Bravo ETIENNE

  • Le ciel européen se redessine : Air France-KLM vers “Blue Group”, Lufthansa prend le contrôle quasi total d’ITA Airways

    Deux mouvements majeurs qui pourraient profondément modifier l’équilibre aérien européen… avec des conséquences directes pour le marché belge Le transport aérien européen est en train d’entrer dans une nouvelle phase de consolidation accélérée. En quelques jours, deux annonces ont particulièrement retenu l’attention du secteur : Air France-KLM prépare une transformation stratégique sous une nouvelle identité potentielle : “Blue Group” ; tandis que Lufthansa Group confirme sa montée à 90 % du capital d’ITA Airways. Pour les professionnels belges du voyage, ces évolutions pourraient avoir un impact important sur : les alliances ; les hubs européens ; les politiques tarifaires ; et la concurrence au départ de Brussels Airport. Air France-KLM pourrait devenir “Blue Group” Selon plusieurs médias européens, le groupe Air France-KLM envisage sérieusement d’abandonner son nom historique au profit d’une nouvelle identité corporate : “The Blue Group”. Cette évolution refléterait l’ambition du groupe de dépasser désormais le simple duo Air France-KLM pour devenir une plateforme paneuropéenne multi-marques. Le contexte : intégration progressive de SAS Scandinavian Airlines ; intérêt persistant pour TAP Air Portugal ; développement de Transavia ; et volonté de centraliser davantage la stratégie du groupe. L’objectif serait comparable à celui d’International Airlines Group (IAG), maison mère de : British Airways ; Iberia ; Aer Lingus ; ou encore Vueling. Pourquoi ce changement est stratégique Derrière le simple changement de nom, plusieurs enjeux apparaissent : préparer de futures acquisitions ; donner une identité plus neutre et internationale ; réduire la perception franco-néerlandaise du groupe ; renforcer le pilotage centralisé. Mais cette évolution pourrait aussi susciter des débats internes. Car les marques historiques Air France et KLM Royal Dutch Airlines possèdent encore une très forte valeur émotionnelle et nationale. Lufthansa accélère l’intégration d’ITA Airways Pendant ce temps, Lufthansa Group poursuit sa stratégie d’expansion européenne à très grande vitesse. Le groupe allemand a annoncé vouloir porter sa participation dans ITA Airways de 41 % à 90 %, via l’achat supplémentaire de 49 % pour environ 325 millions d’euros. L’opération devrait être finalisée début 2027 après validation réglementaire. ITA devient ainsi pratiquement : la cinquième compagnie réseau du groupe Lufthansa. Elle rejoint : Lufthansa ; Swiss International Air Lines ; Austrian Airlines ; et Brussels Airlines. Quelles conséquences possibles pour Brussels Airlines et la Belgique ? Pour les professionnels belges, plusieurs questions émergent naturellement. Lufthansa renforce encore son poids en Europe Avec : Francfort ; Munich ; Zurich ; Vienne ; Bruxelles ; et désormais Rome, Lufthansa Group dispose désormais d’un réseau de hubs extrêmement puissant couvrant presque toute l’Europe. Rome pourrait devenir un hub stratégique majeur vers : l’Amérique du Sud ; l’Afrique ; et certaines destinations méditerranéennes. Brussels Airlines conserve-t-elle sa place stratégique ? Pour Brussels Airlines, plusieurs analystes estiment que la spécialisation africaine reste un atout essentiel. Mais l’élargissement constant du groupe Lufthansa pourrait aussi entraîner : davantage de rationalisation ; une centralisation accrue ; et une concurrence interne plus forte entre hubs européens. Une consolidation européenne désormais assumée Ces deux dossiers montrent surtout une tendance devenue très claire : l’aviation européenne se concentre autour de quelques grands groupes géants. Pour les agences de voyages belges, cette concentration pourrait progressivement influencer : les accords commerciaux ; les capacités ; les tarifs ; les programmes de fidélité ; et les stratégies de distribution. Le ciel européen entre clairement dans une nouvelle ère. ETIENNE

  • La Belgique prépare son “péage invisible” : bonne idée ou nouvelle usine à gaz ?

    Le projet de vignette automobile numérique revient à pleine vitesse dans le débat politique belge. Selon François Desquesnes, ministre wallon de la Mobilité, un accord entre les trois Régions pourrait intervenir d’ici fin juin. L’objectif affiché : faire contribuer les automobilistes étrangers à l’entretien des routes belges grâce à une vignette digitale valable pour une journée, une semaine, un mois ou un an. Une logique difficile à contester Sur le principe, l’idée paraît relativement simple : les millions de véhicules étrangers qui traversent la Belgique participeraient enfin au financement d’un réseau routier fortement sollicité. Dans un pays au cœur des grands axes européens, où transitent quotidiennement : touristes ; camionnettes ; poids lourds ; et voyageurs internationaux, la question du financement des infrastructures revient régulièrement sur la table. Une vignette… mais sans autocollant Cette future vignette serait entièrement numérique. Plus de sticker sur le pare-brise : le contrôle se ferait via des systèmes automatisés et des plaques d’immatriculation. Sur le papier, le système semble moderne. Mais plusieurs questions restent ouvertes : qui contrôlera ? comment seront gérées les plaques étrangères ? quelles sanctions pour les visiteurs mal informés ? comment éviter les erreurs administratives ? Autant de sujets qui pourraient rapidement transformer une idée simple… en classique casse-tête belge. Le vrai enjeu : où ira l’argent ? Les autorités évoquent un réinvestissement direct des recettes dans : l’entretien des routes ; la sécurité ; les infrastructures. Mais la méfiance reste forte chez de nombreux automobilistes. Car en Belgique, les débats sur la fiscalité routière finissent souvent par poser la même question : s’agit-il réellement d’un outil de mobilité… ou simplement d’une nouvelle taxe déguisée ? Quel impact pour le tourisme ? Pour les professionnels belges du voyage, cette future vignette pourrait aussi avoir des conséquences pratiques : perception de la Belgique comme destination “plus chère” ; incompréhension des touristes étrangers ; impact potentiel sur les city-trips et courts séjours ; nécessité d’informer davantage les visiteurs internationaux. Le sujet est particulièrement sensible pour : les marchés voisins ; les touristes venant en voiture ; les autocars ; et les voyageurs loisirs traversant plusieurs pays européens. Un dossier très… belge Comme souvent, le principal défi ne sera peut-être pas technique mais institutionnel. Car avant toute mise en œuvre, il faudra un accord entre : la Wallonie ; la Flandre ; et la Région Bruxelles Capitale. Et en Belgique, lorsqu’un dossier dépend de trois Régions, le trajet peut parfois être plus long que prévu… même avec GPS. Une chose semble toutefois certaine : si la vignette voit le jour, la Belgique pourrait bientôt devenir un nouveau pays européen à accès routier “payant”, même sans barrières physiques. Un péage invisible… mais potentiellement très visible pour les voyageurs étrangers. ETIENNE

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