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- TUI fly accélère en Belgique… mais FRAM commence à installer ses pions
L’été 2027 s’annonce intéressant sur le marché belge du voyage organisé. TUI fly augmente son offre au départ de la Belgique. Mais parallèlement, FRAM ne cache plus ses ambitions et construit progressivement une véritable implantation belge. TUI fly renforce son programme pour l’été 2027, avec davantage de capacités au départ de la Belgique et une concentration de ses opérations sur Bruxelles et Ostende. Une évolution logique pour un acteur majeur du marché belge. Mais derrière cette annonce se pose une autre question : le paysage concurrentiel est-il lui aussi en train de changer ? FRAM ne se contente plus de vendre en Belgique C’est probablement l’un des développements intéressants à observer. Sous la direction Benelux de Sofie Van den Driessche, FRAM développe progressivement plusieurs piliers de sa présence belge. Il y a d’abord l’aérien. FRAM sécurise désormais des capacités aériennes au départ de Bruxelles. Pour l’hiver 2026-2027, le TO dispose de contingents sur les vols Brussels Airlines vers Dakar et Hurghada. À l’été 2027, cette collaboration se poursuit vers Hurghada et Héraklion. Depuis Luxembourg, FRAM franchit une étape supplémentaire avec un appareil complet chaque samedi vers Palma de Majorque avec Volotea, ainsi qu’un vol hebdomadaire vers Djerba avec Nouvelair. Il ne s’agit donc pas de comparer ces capacités à la puissance aérienne de TUI fly, mais plutôt de constater que FRAM commence à sécuriser une partie de son offre aérienne spécifiquement pour le marché Benelux. Trois agences en Belgique FRAM développe parallèlement sa présence physique avec trois implantations : City2 à Bruxelles, L’Esplanade à Louvain-la-Neuve et les Galeries Saint-Lambert à Liège. Ce détail est loin d’être anodin. FRAM ne cherche donc pas uniquement à commercialiser davantage de voyages auprès des Belges : la marque veut également devenir visible sur le terrain. Le Tour de FRAM à la rencontre des professionnels Autre signal de cette volonté d’implantation : du 12 au 16 octobre 2026, le TO organise son Tour de FRAM en Belgique, avec 14 sessions à travers le pays. Et FRAM ne voyage pas seul. Des partenaires comme Visit Dubai, Emirates, RIU Hotels & Resorts et Mangia’s Hotels & Resorts participent à cette opération destinée aux professionnels du voyage. L’objectif est bien sûr de présenter les produits et nouveautés, mais aussi de rencontrer directement les agents de voyages et de renforcer la notoriété de FRAM auprès du réseau belge. TUI reste dans une autre dimension, mais… Il serait prématuré de présenter FRAM comme un concurrent de taille équivalente à TUI en Belgique. TUI dispose d’une flotte, de capacités aériennes considérables, d’un réseau de distribution, d’une notoriété et d’une implantation historique que FRAM n’a pas encore sur notre marché. Mais les mouvements actuels méritent d’être observés : capacités aériennes sécurisées, trois agences, développement des clubs Framissima et Jumbo, partenariats hôteliers et désormais un roadshow national auprès des professionnels. Les pièces du puzzle commencent donc à se mettre en place. Une concurrence qui pourrait profiter aux agences L’été 2027 pourrait ainsi ne pas être seulement celui où TUI fly augmente ses capacités. Il pourrait aussi confirmer une recomposition progressive du tour-operating belge. FRAM avance ses pions, tandis que d’autres acteurs spécialisés, compagnies régulières et producteurs dynamiques cherchent également leur place. Pour les agences de voyages belges, cette évolution mérite d’être suivie : davantage d’acteurs, de capacités et de produits peuvent aussi signifier davantage de choix et, peut-être, un rapport commercial plus équilibré. TUI accélère. FRAM s’installe. La concurrence, elle, commence peut-être réellement à se réveiller. ETIENNE
- Afrique–Bruxelles : Ethiopian et Qatar préparent-ils une nouvelle concurrence à Brussels Airlines ?
Air Congo soutenue par Ethiopian, RwandAir alliée à Qatar Airways, Emirates via Dubaï : plusieurs grands acteurs renforcent leur présence sur les flux entre la Belgique et l’Afrique. Faut-il y voir les prémices d’une concurrence plus musclée pour Brussels Airlines ? Pendant des décennies, Brussels Airlines et, avant elle, Sabena ont fait de Bruxelles l’une des principales portes européennes vers l’Afrique. Mais le paysage évolue et quelques mouvements récents méritent d’être mis bout à bout. Ethiopian avance avec Air Congo Premier dossier : Ethiopian Airlines et Air Congo. Air Congo n’est pas simplement une nouvelle compagnie congolaise cherchant à se développer. Elle est détenue à 51 % par l’État congolais et à 49 % par Ethiopian Airlines, qui participe également à son développement. Et surtout, Air Congo a lancé en juillet 2026 une liaison Kinshasa–Bruxelles, opérée avec un Boeing 787-8 fourni par Ethiopian Airlines en wet lease. Ethiopian dispose donc désormais de deux leviers intéressants sur le marché belge : son propre réseau via Addis-Abeba et son implication dans Air Congo, avec Bruxelles comme première destination intercontinentale de cette dernière. Pour Brussels Airlines, historiquement très présente en République démocratique du Congo, l’évolution mérite évidemment d’être suivie. Qatar Airways avance avec RwandAir Un deuxième axe attire l’attention : Qatar Airways–RwandAir. Les deux compagnies ont développé un partenariat commercial et un accord de partage de codes permettant de combiner le réseau mondial de Qatar Airways avec de nombreuses destinations africaines de RwandAir. Or RwandAir dessert également Bruxelles–Kigali. Nous avons donc deux constructions différentes mais intéressantes : Bruxelles – Kinshasa – Air Congo – Ethiopian Airlines et Bruxelles – Kigali – RwandAir – Qatar Airways. Derrière ces compagnies africaines se trouvent deux grands transporteurs disposant d’une puissance commerciale, d’un réseau international et de hubs capables d’alimenter de nombreuses correspondances. Et Emirates dans cette équation ? Il ne faudrait pas oublier Emirates, même si son modèle est différent. La compagnie ne dispose pas actuellement d’un partenaire africain comparable à Air Congo pour Ethiopian ou à RwandAir pour Qatar Airways. Mais avec ses vols entre Bruxelles et Dubaï et son vaste réseau international, Emirates capte déjà une partie des voyageurs belges se rendant en Afrique, particulièrement vers l’Afrique orientale et australe. La concurrence pour Brussels Airlines ne vient donc plus uniquement des compagnies reliant directement Bruxelles au continent africain. Elle vient également des grands hubs internationaux capables de proposer, avec une correspondance, un choix important de destinations. Ethiopian via Addis-Abeba, Qatar Airways avec Doha et RwandAir/Kigali, Emirates via Dubaï : les chemins entre Bruxelles et l’Afrique se multiplient. Brussels Airlines est-elle menacée ? Le mot serait probablement trop fort, surtout à court terme. Brussels Airlines conserve des atouts considérables : son expérience historique du marché africain, sa connaissance des clientèles, son implantation à Brussels Airport et surtout son important réseau direct vers l’Afrique subsaharienne. Elle bénéficie également de la puissance du Lufthansa Group, dont elle constitue un centre d’expertise important pour l’Afrique. Mais la concurrence devient incontestablement plus structurée. Ethiopian développe depuis plusieurs années un modèle de participations et de partenariats avec des compagnies africaines. Qatar Airways renforce son partenariat avec RwandAir. Emirates continue pour sa part à attirer des passagers européens vers son hub de Dubaï. Une bataille qui dépasse Kinshasa et Kigali C’est peut-être là que se situe la véritable question pour les professionnels belges du voyage. Il ne s’agit pas uniquement de savoir si Air Congo prendra des passagers à Brussels Airlines sur Kinshasa ou si RwandAir progressera sur Kigali. La question est de savoir comment seront répartis demain les flux entre Bruxelles, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe. Brussels Airlines possède une longueur d’avance historique importante et surtout l’avantage du vol direct au départ de Bruxelles vers de nombreuses destinations africaines. Mais ses concurrents disposent de hubs puissants, de réseaux mondiaux et, pour certains, de partenaires africains capables de devenir progressivement de véritables relais régionaux. Les Tagueurs du Voyage s’interrogent Assistons-nous simplement au développement normal de compagnies et de partenariats africains ? Ou voyons-nous progressivement apparaître une nouvelle bataille pour le marché Belgique–Afrique, avec Brussels Airlines/Lufthansa d’un côté et des acteurs comme Ethiopian, Qatar Airways/RwandAir et Emirates de l’autre ? À court terme, Brussels Airlines reste solidement installée. À moyen terme, le marché africain au départ de Bruxelles pourrait toutefois devenir beaucoup plus disputé. Et pour les agences de voyages belges, cette concurrence peut aussi avoir un côté positif : davantage de capacités, de combinaisons, de produits et, espérons-le, des tarifs plus compétitifs pour leurs clients. ETIENNE
- Brussels Airport rénove 33 passerelles d’embarquement situés dans le Pier A
Les travaux de rénovation des passerelles d’embarquement du Pier A, le terminal dédié aux vols au sein de l’espace Schengen, ont débuté à Brussels Airport. Au total, les 33 passerelles qui permettent aux passagers de rejoindre directement leur avion depuis la porte d’embarquement seront rénovées d’ici 2031. Les travaux seront réalisés en plusieurs phases afin de limiter au mieux l’impact sur les voyageurs ainsi que les opérations aéroportuaires. Les passerelles seront équipées d’un nouveau système de commande et, lorsque cela s’avérera nécessaire, certains composants seront révisés ou remplacés. L’ensemble du projet représente un investissement d’environ 25 millions d’euros. Au cours des cinq prochaines années, les passerelles d’embarquement du Pier A feront l’objet d’une rénovation en profondeur. Les plus anciennes datent de 2002, année de la mise en service officielle du terminal. Après près de 25 ans d’utilisation quotidienne intensive, plusieurs éléments techniques et structurels doivent être modernisés. Pour chaque passerelle, une analyse détaillée a permis d’identifier les composants à rénover ou à remplacer. De nouveaux capteurs seront notamment installés et les passerelles seront dotées d’un nouveau système de commande, permettant aux équipes d’assistance en escale de travailler de manière plus efficace. Les sols, vitrages et autres éléments seront également remplacés lorsque cela s’avèrera nécessaire. Ainsi, les passerelles d’embarquement pourront continuer à fonctionner de manière fluide et efficace, pour le confort des passagers. Grâce à ces travaux, les passerelles seront en mesure d’assurer au moins quinze années d’exploitation supplémentaires dans des conditions optimales, tout en répondant aux normes et exigences de sécurité les plus strictes. Afin de réduire au maximum l’impact sur les voyageurs et les opérations de l’aéroport, trois passerelles au maximum seront rénovées simultanément. De cette manière, une capacité suffisante restera disponible pour les vols et les passagers. Durant la saison estivale, période de forte affluence, ce nombre sera limité à deux passerelles à la fois. Les parties mobiles des passerelles seront détachées du terminal puis acheminées vers le fabricant par transport exceptionnel. Après plusieurs mois de rénovation, selon l’ampleur des travaux nécessaires, chaque passerelle sera ramenée à Brussels Airport et réinstallée. Par cet investissement, Brussels Airport poursuit son engagement en faveur d’une expérience passager de qualité pour les 25 millions de voyageurs qui transitent chaque année par l’aéroport. Les travaux de rénovation, réalisés étape par étape, s’achèveront en 2031.
- Tourisme mondial : 2027, l’année où l’industrie espère enfin respirer ?
Ukraine, Moyen-Orient, tensions géopolitiques et élections américaines : le voyage continue de progresser, mais l’industrie attend surtout davantage de visibilité. Le tourisme mondial va-t-il devoir attendre 2027 pour réellement respirer ? À première vue, la question peut sembler paradoxale. Car les voyageurs, eux, continuent de voyager. Selon le WTTC, le Travel & Tourism devrait représenter environ 12.000 milliards de dollars en 2026, soit 9,9 % de l’économie mondiale, avec une croissance attendue de 3,2 %, supérieure à celle de l’économie mondiale. Le problème n’est donc pas l’envie de voyager. C’est l’incertitude. L’Ukraine : une guerre qui s’installe dans la durée La guerre en Ukraine continue de peser sur l’Europe : fermeture de certains espaces aériens, modification des routes aériennes, incertitudes énergétiques et, surtout, disparition touristique presque totale de l’Ukraine et forte perturbation des flux dans son environnement régional. Une fin du conflit — ou même une stabilisation durable — pourrait progressivement rouvrir des perspectives touristiques en Europe orientale et améliorer le climat général de confiance. Mais personne ne peut aujourd’hui fixer sérieusement une date à cette éventuelle normalisation. Le Moyen-Orient : le véritable point sensible pour l’aérien mondial Le Moyen-Orient est encore plus stratégique pour notre industrie. Dubai, Doha, Abu Dhabi ou Bahreïn ne sont pas seulement des destinations : ce sont des carrefours essentiels entre l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Océanie. Le WTTC estime que le Moyen-Orient assure environ 14 % du trafic international de transit. Les conflits et perturbations de l’espace aérien ont donc des conséquences bien au-delà de la région. Le WTTC prévoit d'ailleurs une contraction de 14,5 % de l'économie Travel & Tourism du Moyen-Orient en 2026, tout en estimant que la région pourrait redevenir, sur la période 2026-2036, l'une des grandes locomotives de croissance du tourisme mondial. Autrement dit : le potentiel n’a pas disparu, il est momentanément freiné par la géopolitique. Et les élections américaines de novembre ? Les midterms américains de novembre 2026 constituent un autre rendez-vous observé par les marchés. Elles renouvelleront l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et environ un tiers du Sénat. Il serait toutefois excessif d'affirmer que le tourisme mondial « attend » ces élections. Leur résultat peut influencer le contexte politique américain et les débats futurs sur les relations internationales, l’économie ou certaines politiques de voyage, mais elles ne constituent pas à elles seules un bouton ON/OFF pour le tourisme mondial. D'autant que le marché touristique américain connaît ses propres difficultés : selon le WTTC, les arrivées internationales aux États-Unis avaient diminué de 5,5 % en 2025, tandis que les dépenses des visiteurs internationaux reculaient de 4,6 %. Le voyage résiste mieux que les crises C'est peut-être finalement la grande leçon de ces dernières années. Pandémie, inflation, guerres, incendies, tensions politiques, hausse des prix, grèves, restrictions aériennes… à chaque crise, on annonce un tourisme durablement fragilisé. Et pourtant, il repart. Une étude du WTTC portant sur 100 crises sur quatre décennies conclut que les destinations ont généralement retrouvé, puis souvent dépassé, leur niveau touristique antérieur une fois la crise passée. Plus significatif encore : les investissements mondiaux dans le Travel & Tourism ont dépassé 1.000 milliards de dollars en 2025. Les investisseurs semblent donc continuer à croire au voyage à long terme malgré l'instabilité géopolitique. Alors, qu’attend réellement le tourisme ? Pas nécessairement une élection américaine. Pas davantage une hypothétique journée où toutes les guerres prendraient simultanément fin. L’industrie attend surtout de la visibilité. Les compagnies aériennes doivent planifier leurs flottes plusieurs années à l'avance. Les tour-opérateurs programment leurs destinations. Les hôtels investissent. Les aéroports développent leurs infrastructures. Et les agences doivent rassurer leurs clients. Pour tous ces acteurs, l’incertitude permanente est parfois presque aussi difficile à gérer que la crise elle-même. Une stabilisation en Ukraine et au Moyen-Orient changerait donc incontestablement la donne. Elle pourrait libérer des destinations, sécuriser davantage les grandes routes aériennes et surtout restaurer une confiance indispensable aux investissements. 2027 pourrait alors devenir non pas l’année du retour du tourisme — puisqu’il n’a jamais vraiment disparu — mais celle où l’industrie du voyage retrouverait enfin un peu de visibilité. Et dans notre métier, savoir un peu mieux de quoi demain sera fait serait déjà une excellente nouvelle. ETIENNE
- MSC Cruises sera le Sponsor-titre de trois Grands Prix de Formule 1™ en 2027, dont le FORMULA 1 MSC CRUISES BELGIAN GRAND PRIX 2027
MSC Cruises sera partenaire titre de trois Grands Prix du Championnat du monde de Formule 1 FIA™ en 2027 Les trois courses seront le FORMULA 1 MSC CRUISES BELGIAN GRAND PRIX 2027, le FORMULA 1 MSC CRUISES TURKISH GRAND PRIX 2027 et le FORMULA 1 MSC CRUISES GRANDE PRÊMIO DE PORTUGAL 2027 Cette initiative s’inscrit dans le partenariat entre la Division Croisières du MSC Group et Formula 1®, fondé sur des valeurs communes telles que le travail d’équipe et l’innovation Genève, septembre 2026 – MSC Cruises annonce qu’elle sera partenaire titre de trois Grands Prix du Championnat du monde de Formule 1 FIA™ en 2027 : le FORMULA 1 MSC CRUISES BELGIAN GRAND PRIX 2027, le FORMULA 1 MSC CRUISES TURKISH GRAND PRIX 2027 et le FORMULA 1 MSC CRUISES GRANDE PRÊMIO DE PORTUGAL 2027. Pour la deuxième année consécutive, MSC Cruises associera ainsi son nom à trois courses de la saison de Formula 1®, renforçant une relation de longue date avec la compétition automobile la plus prestigieuse au monde. Un rapprochement porté par des valeurs communes de travail d’équipe, de précision et d’innovation. Ces trois nouveaux partenariats titres viennent compléter la présence de MSC Cruises sur les circuits ainsi que ses opérations d’hospitalité, déployées dans le cadre du partenariat mondial initié en 2022 et prolongé jusqu’en 2030. Tout au long de la saison 2027, les deux marques de la Division Croisières du MSC Group, MSC Cruises et Explora Journeys, sa marque de voyages de luxe en mer, bénéficieront d’une visibilité sur une sélection de Grands Prix de Formula 1® à travers le monde, leur permettant de toucher les passionnés de la discipline à l’échelle internationale. BELGIQUE – FORMULA 1 MSC CRUISES BELGIAN GRAND PRIX 2027 Du 23 au 25 juillet 2027, le FORMULA 1 MSC CRUISES BELGIAN GRAND PRIX 2027 fera vibrer les forêts des Ardennes belges au rythme de la Formula 1®. Avec ses 7,004 kilomètres, le mythique circuit de Spa-Francorchamps est l’un des plus longs et des plus exigeants du calendrier. PORTUGAL – FORMULA 1 MSC CRUISES GRANDE PRÊMIO DE PORTUGAL 2027 Du 18 au 20 juin 2027, la Formula 1® signera son retour au Portugal après quelques années d’absence. Situé au cœur de l’Algarve, l’Autódromo Internacional do Algarve est réputé pour son tracé technique et ses impressionnants changements de dénivelé, qui en font un circuit particulièrement spectaculaire et exigeant. TURQUIE – FORMULA 1 MSC CRUISES TURKISH GRAND PRIX 2027 Le FORMULA 1 MSC CRUISES TURKISH GRAND PRIX fera lui aussi son retour au calendrier, du 1er au 3 octobre 2027, dans le cadre d’un nouvel accord de cinq ans débutant en 2027. Situé à environ 45 kilomètres d’Istanbul, Istanbul Park a accueilli la Formula 1® pour la première fois en 2005. Son célèbre tracé de 5,33 kilomètres parcouru dans le sens inverse des aiguilles d’une montre a accueilli neuf Grands Prix au total et est réputé pour mettre à rude épreuve pilotes et monoplaces.
- Charleroi, Liège… les aéroports wallons sous pression sociale
24 nuits de grève annoncées à Charleroi et un préavis qui plane également sur Liège-Bierset : la multiplication des tensions autour du contrôle aérien wallon devient préoccupante pour les professionnels du voyage. À Brussels South Charleroi Airport, les contrôleurs aériens de Skeyes ont annoncé des arrêts de travail chaque nuit, entre 22h et 8h, du 16 septembre au 10 octobre inclus, soit 24 nuits consécutives. Selon Skeyes, environ 832 mouvements pourraient être affectés sur l’ensemble de la période. Et les conséquences peuvent dépasser largement les seules heures de grève : un avion qui ne peut pas rentrer à Charleroi le soir risque de ne pas pouvoir assurer sa première rotation le lendemain matin. C’est donc tout le programme d’une compagnie qui peut être progressivement désorganisé. Et maintenant Liège-Bierset… À Liège Airport, la situation est différente et il faut éviter tout amalgame : il s’agit à ce stade d’un préavis de grève, et non de 21 nuits de grève déjà confirmées. Mais le signal n’en est pas moins préoccupant. Charleroi et Liège sont tous deux concernés par les tensions sociales chez Skeyes et par la transformation en cours du contrôle aérien wallon. Le futur centre de tours de contrôle numériques installé à Namur doit en effet centraliser à terme le contrôle des opérations des deux aéroports. Pourquoi autant de tensions ? À Charleroi, le conflit actuel porte notamment sur les conditions et compensations liées au travail de nuit. La direction de Skeyes et les syndicats présentent d’ailleurs des versions différentes du différend : Skeyes évoque une demande d’augmentation de la prime de nuit, tandis que les syndicats affirment réclamer un traitement comparable à celui de collègues exerçant des fonctions similaires. À cela s’ajoute le dossier plus vaste des tours de contrôle numériques, qui modifie profondément l’organisation du travail à Charleroi et à Liège. C’est probablement cette accumulation qui explique une partie du malaise actuel. Mais cela devient inquiétant pour le tourisme belge Le droit de grève n’est évidemment pas remis en question. Mais les professionnels du voyage peuvent légitimement s’interroger sur la répétition de ces perturbations. Car les premières victimes ne sont généralement ni Skeyes ni les partenaires sociaux autour de la table : ce sont les voyageurs, les compagnies aériennes, les agences de voyages, les tour-opérateurs et les entreprises dépendant des aéroports. BSCA souligne d’ailleurs lui-même qu’il est étranger au conflit social alors que son activité, ses passagers et tout son écosystème risquent d’en subir les conséquences. Pour les agents de voyages, cela signifie encore des dossiers à contrôler, des clients à prévenir, des vols à modifier et parfois des nuits d’hôtel ou des solutions de retour alternatives à organiser. Et une journée nationale d’action est encore annoncée le 9 octobre. Faut-il garantir un service minimum ? La question devient de plus en plus difficile à éviter. La ministre wallonne des Aéroports, Cécile Neven, a indiqué avoir interpellé le ministre fédéral de la Mobilité. Selon sa réponse au Parlement wallon du 11 septembre, celui-ci travaille à un dispositif visant à assurer un niveau minimal de service de Skeyes. Ce dossier dépasse donc largement une simple querelle de primes. Charleroi aujourd’hui, un préavis à Liège demain : combien de perturbations faudra-t-il encore avant de trouver un équilibre durable entre le droit légitime à l’action sociale et la continuité d’un service aussi stratégique que le contrôle aérien ? Pour le tourisme belge, la question devient urgente. ETIENNE
- Afrique du Sud : Marc Coucke investit dans le luxe… mais derrière Live To Travel, l’histoire a commencé bien plus tôt
Marc Coucke investit massivement dans le tourisme de luxe en Afrique du Sud. Mais il arrive sur un terrain où les entrepreneurs derrière Live To Travel investissent eux-mêmes dans des lodges depuis plus de dix ans. Concurrence ? Peut-être. Mais surtout la confirmation que l’Afrique du Sud dispose encore d’un important potentiel touristique. Marc Coucke poursuit son expansion touristique et s’intéresse désormais à l’Afrique du Sud. Via OKU Leisure Group, dont il est copropriétaire, il a acquis Kololo Game Lodge, un domaine d’environ 1.500 hectares situé dans le Waterberg, au nord de Johannesburg. Le projet doit évoluer vers un produit de luxe exclusif, avec seulement huit hébergements pouvant accueillir une trentaine de clients, ainsi qu’un restaurant gastronomique, un spa et une piscine. OKU a également acquis l’ancien Ritz Hotel au Cap. La stratégie semble claire : combiner Le Cap avec un safari exclusif afin de proposer un produit haut de gamme complet en Afrique du Sud. Mais derrière Live To Travel, l’histoire a commencé bien plus tôt Pour le secteur belge du voyage, l’histoire mérite toutefois d’être nuancée. Marc Coucke découvre en effet un marché sur lequel les entrepreneurs derrière Live To Travel sont personnellement actifs comme investisseurs depuis de nombreuses années. Kruger Safari Lodge, Thorntree Country Lodge et le récent Waterberg Safari Lodge sont des initiatives privées de Bruno De Lathauwer et de son épouse Greet Sienaert, deux des trois propriétaires de Live To Travel, le troisième étant Hans Van der Stock. Et il ne s’agit pas d’expériences récentes. Kruger Safari Lodge est commercialisé en B2B depuis 11 ans et Thorntree Country Lodge depuis 6 ans. Les deux lodges peuvent aujourd’hui être réservés via le canal professionnel des agents de voyages. À ces deux établissements est venu s’ajouter, en août, le nouveau Waterberg Safari Lodge. Dans ce troisième projet sont également impliqués Trudo et Julian Carlier de De Blauwe Vogel. Le plan initial était de remplir les premiers mois d’ouverture via leur propre agence de voyages et De Blauwe Vogel, puis, une fois le produit bien lancé, d’ouvrir également le lodge au marché B2B. Mais le succès en a décidé autrement. Les réservations sont arrivées tellement rapidement que, dès les grandes vacances, Waterberg Safari Lodge affichait déjà complet jusqu’au milieu de l’année 2027. Depuis, les réservations s’étendent même jusqu’en novembre 2027. Pour le moment, seuls Kruger Safari Lodge et Thorntree Country Lodge peuvent donc être proposés en B2B. Coucke versus Live To Travel ? Ce n’est peut-être même pas la bonne question. Marc Coucke dispose d’une impressionnante puissance financière, d’une forte notoriété et des moyens nécessaires pour développer rapidement des produits hôteliers exclusifs. Mais les entrepreneurs derrière Live To Travel disposent d’un autre avantage : plus de dix ans d’expérience concrète comme propriétaires de lodges en Afrique du Sud, combinée à l’expertise africaine de Live To Travel et à un réseau de longue date au sein de la distribution belge du voyage. Coucke n’arrive donc pas sur un marché où les acteurs belges doivent encore découvrir comment fonctionne un produit safari ou lodge. Cette expérience existe déjà. Et avec trois projets de lodges différents, il est clair qu’il ne s’agit pas d’un investissement isolé ou opportuniste. Concurrence ou plutôt opportunité ? Aujourd’hui, les activités restent d’ailleurs différentes. Coucke investit principalement comme investisseur et hôtelier. Live To Travel reste, en tant que tour-opérateur, un spécialiste reconnu de l’Afrique pour les professionnels belges du voyage, tandis que les trois lodges constituent des investissements privés de deux de ses propriétaires. Lorsque OKU commercialisera ses futurs produits sud-africains via des tour-opérateurs et des agents de voyages, il ne devra donc pas nécessairement y avoir de concurrence frontale. Au contraire : l’arrivée d’un produit belge de qualité supplémentaire pourrait encore renforcer la visibilité de l’Afrique du Sud. La situation serait différente si un groupe hôtelier décidait de vendre lui-même directement au consommateur des packages complets : Le Cap + safari + lodge + transferts + excursions. Il se rapprocherait alors davantage du terrain traditionnel du tour-opérateur et de l’agent de voyages. Mais aujourd’hui, on ne peut certainement pas parler de concurrence déloyale. Coucke confirme peut-être surtout ce que d’autres savaient déjà C’est peut-être finalement la conclusion la plus intéressante. Le fait qu’un entrepreneur comme Marc Coucke investisse aujourd’hui massivement en Afrique du Sud confirme surtout ce que Bruno De Lathauwer, Greet Sienaert et Live To Travel avaient compris depuis bien plus longtemps : l’Afrique du Sud possède un potentiel particulièrement important pour le tourisme qualitatif et haut de gamme. Et le succès spectaculaire de Waterberg Safari Lodge semble ne faire que le confirmer. Les Tagueurs du Voyage Marc Coucke arrive avec du capital, de l’ambition et un nom particulièrement connu. Derrière Live To Travel, il y a déjà plus de dix ans d’expérience avec des lodges en Afrique du Sud : Kruger Safari Lodge, Thorntree Country Lodge et maintenant Waterberg Safari Lodge. Concurrents ? Peut-être demain. Partenaires ? C’est tout aussi possible. Mais une chose est claire : Marc Coucke a découvert l’opportunité sud-africaine. Certains entrepreneurs belges du tourisme l’avaient déjà identifiée il y a plus de dix ETIENNE
- GigaTour met le cap sur l’Inde : 46 professionnels belges en congrès
Du 17 au 24 septembre, GigaTour emmène ses membres et partenaires à la découverte du Triangle d’Or indien. Delhi, Jaipur et Agra serviront de décor à une semaine mêlant travail, rencontres, découvertes et convivialité. C’est ce 17 septembre que débute le congrès 2026 de GigaTour. Une délégation de 46 participants quitte Brussels Airport à destination de Delhi, via Dubaï, avec Emirates. Agents de voyages, responsables du réseau, fournisseurs et partenaires composent un groupe particulièrement représentatif du tourisme belge francophone, avec également la présence de plusieurs acteurs nationaux du secteur. Parmi les partenaires et professionnels présents figurent notamment des représentants d’Emirates, Air Europa, Riu, Ponant, Digitrips, FRAM, Corsica Travel, ainsi que la VVR.. Delhi, Jaipur, Agra : un congrès qui bouge Après l’arrivée à Delhi le 18 septembre, la délégation découvrira une première facette de la capitale indienne avant un dîner de bienvenue avec vue sur le minaret de Qutub. Le 19 septembre, direction Jaipur, avec une étape à Shahpura consacrée à la découverte et aux rencontres locales. La journée du 20 septembre constituera le véritable temps fort professionnel, avec l’ouverture officielle du congrès, des conférences et un panel d’experts. Mais GigaTour a choisi de ne pas enfermer ses congressistes dans une salle : City Palace, chasse au trésor et soirée en ville compléteront le programme. Le lendemain, place au spectaculaire Fort d’Amber, à la découverte du Rajasthan, à un cours de cuisine et à une nouvelle session de travail. La journée se terminera par un dîner de gala dans l’ambiance des Maharajahs. Le 22 septembre, le groupe prendra la route d’Agra, via Abhaneri et le temple Harshat Mata, avant la visite du Fort Rouge. Et impossible évidemment d’organiser un congrès dans cette région de l’Inde sans consacrer un moment à l’un de ses monuments les plus célèbres : le Taj Mahal, qui sera découvert le 23 septembre avant le retour vers Delhi. Le séjour s’achèvera par le Vieux Delhi et une balade en rickshaw. Retour en Belgique le 24 septembre. 46 participants et une belle vitrine pour le réseau Au-delà des conférences, ce congrès illustre une nouvelle fois l’importance de ces rendez-vous pour un groupement comme GigaTour : permettre aux membres, agences et partenaires de se rencontrer autrement, de partager leurs expériences et de renforcer les relations professionnelles. Le choix de l’Inde n’est évidemment pas anodin. Entre patrimoine exceptionnel, culture, gastronomie et diversité des expériences, la destination offre un terrain idéal pour associer formation, découverte du produit et networking. Pendant huit jours, GigaTour transformera donc le célèbre Triangle d’Or Delhi–Jaipur–Agra en Triangle d’Or du tourisme belge. Les Tagueurs du Voyage seront également du voyage et suivront ce congrès sur place. ETIENNE
- Live To Travel roadshow 2026 Wallonie
À propos du roadshow. Cet automne, nous réunirons à nouveau agents de voyages et partenaires de confiance pour une après-midi et une soirée inspirantes, rythmées par les nouveautés produits, les rencontres enrichissantes et, bien entendu, une ambiance conviviale. Découvrez les dernières évolutions de notre offre, échangez avec nos fournisseurs, profitez d’un délicieux repas et terminez la soirée en beauté avec notre tombola.
- Heathrow ouvre la boîte de Pandore : bientôt des billets d’avion beaucoup plus chers en Europe ?
Les exigences climatiques entourant la troisième piste d’Heathrow posent une question qui dépasse le Royaume-Uni : combien coûtera demain la décarbonation du transport aérien européen ? Le projet de troisième piste à London Heathrow vient de recevoir un sérieux feu orange climatique. Le Climate Change Committee (CCC), organisme indépendant qui conseille le gouvernement britannique, estime que l’extension n’est pas compatible, dans les conditions actuelles, avec l’objectif britannique de neutralité carbone en 2050. Il ne ferme pourtant pas la porte au projet. Mais il demande que le secteur aérien assume davantage le coût de ses émissions, notamment par l’utilisation croissante de carburants durables (SAF) et, pour les émissions résiduelles, par des technologies de captage durable du CO₂. Jusqu’à 400 £ de plus sur un Londres–New York ? C’est là que le dossier devient particulièrement intéressant pour les professionnels du voyage. Selon les estimations avancées par le CCC, cette transition pourrait représenter, à l’horizon 2050 et en valeur actuelle, environ 150 £ supplémentaires sur un aller-retour Londres–Alicante et jusqu’à 400 £ sur Londres–New York. Ce ne sont évidemment pas des augmentations annoncées pour demain, mais une projection du coût potentiel de la décarbonation. Heathrow aujourd’hui, d’autres aéroports demain ? L’Europe n’a pas attendu Heathrow. ReFuelEU Aviation impose déjà une augmentation progressive de la part des SAF, tandis que l’EU ETS renchérit progressivement le coût des émissions du transport aérien. Le cas britannique pourrait néanmoins renforcer un débat déjà présent ailleurs en Europe : jusqu’où peut-on développer les capacités aéroportuaires tout en respectant des objectifs climatiques de plus en plus exigeants ? Cela ne signifie pas que le modèle britannique sera automatiquement appliqué à Amsterdam, Paris, Francfort ou Bruxelles. Chaque aéroport évolue dans un contexte réglementaire, économique et environnemental différent. Pour Brussels Airport, il s’agit donc davantage d’un dossier européen à observer que d’une menace directe. La Belgique est déjà soumise au cadre climatique européen et les futurs choix concernant l’aéroport dépendront aussi de décisions belges et européennes spécifiques. Une question finalement très simple SAF, quotas carbone, taxes, investissements environnementaux : tous ces coûts risquent, au moins en partie, de se retrouver progressivement dans le prix du billet. Pour les professionnels du voyage, la véritable question devient alors : sommes-nous entrés dans une période où la décarbonation nécessaire de l’aviation rendra progressivement le transport aérien plus cher ? Heathrow ne donne pas encore la réponse. Mais il vient de poser la question très clairement. ETIENNE











