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704 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Incendie en République dominicaine : impact très limité pour le marché belge

    L'incendie spectaculaire qui a ravagé une grande partie du complexe Viva Dominicus Beach by Wyndham à Bayahibe, en République dominicaine, a suscité de nombreuses inquiétudes dans le secteur du voyage. Pourtant, pour le marché belge, les conséquences semblent particulièrement limitées. Selon les informations obtenues auprès de TUI Belgium, seuls trois voyageurs belges seraient concernés. Il s'agit de clients ayant réservé leur séjour via TUI Nederland et non directement via les canaux belges du groupe. Ces clients sont sains et saufs. L'incendie, survenu le 19 juin, a entraîné l'évacuation de près de 1.700 touristes présents dans le complexe. Une touriste italienne de 46 ans a malheureusement perdu la vie et plusieurs personnes ont dû recevoir des soins médicaux. Les autorités dominicaines ont rapidement relogé les vacanciers dans d'autres établissements de Bayahibe et de Punta Cana. La clientèle française davantage touchée Si l'impact apparaît marginal pour la Belgique, la situation est différente en France. Plusieurs dizaines de clients de tour-opérateurs français séjournaient dans l'établissement au moment du sinistre. Toutefois, à ce stade, aucun chiffre officiel consolidé n'a été publié par TUI France ou les autres distributeurs français. Les marchés les plus représentés dans ce complexe étaient principalement l'Italie, la France, l'Allemagne et le Benelux. L'importance de la clientèle italienne a notamment été illustrée par l'organisation rapide d'un vol de rapatriement pour quelque 130 ressortissants italiens après le drame. Une gestion de crise saluée Malgré l'ampleur des dégâts matériels, les autorités dominicaines et les équipes locales ont réussi à évacuer l'ensemble des clients en quelques heures. Les activités touristiques dans la région de Bayahibe se poursuivent normalement et les autres complexes hôteliers de la destination restent pleinement opérationnels. Le voisin Viva Wyndham Dominicus Palace n'a d'ailleurs subi aucun dommage. Pour les professionnels belges, l'incident rappelle surtout l'importance des dispositifs d'assistance et de relogement, mais ne devrait avoir qu'un impact très limité sur les flux touristiques belges vers la République dominicaine. ETIENNE

  • Les Diables Rouges font voyager la Belgique : jusqu'à 5.000 supporters présents au Mondial

    Alors que les Diables Rouges poursuivent leur parcours en Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, plusieurs milliers de supporters belges auraient fait le déplacement pour soutenir l'équipe nationale. Aucun chiffre officiel n'a encore été publié par l'Union belge ou la FIFA, mais les estimations basées sur les ventes de billets, les informations du fan-club 1895 et les observations sur place permettent d'avancer qu'entre 3.000 et 5.000 supporters belges seraient actuellement présents en Amérique du Nord pour suivre les Diables Rouges durant la phase de groupes. Selon les mêmes estimations, chaque rencontre de la Belgique attirerait entre 1.500 et 3.500 supporters belges dans les tribunes, un niveau de mobilisation remarquable compte tenu de la distance, du coût du voyage et de la dispersion géographique des villes hôtes. Pour les professionnels du voyage, cette présence témoigne de l'attrait croissant du tourisme sportif international auprès de la clientèle belge. Malgré un contexte économique plus tendu et des budgets sous pression, de nombreux supporters n'hésitent plus à combiner passion sportive et découverte touristique, souvent dans le cadre de séjours de plusieurs jours ou de circuits à travers plusieurs destinations nord-américaines. Les Diables Rouges restent ainsi un véritable moteur de voyage à l'international, générant des retombées non seulement pour les compagnies aériennes, mais aussi pour les tour-opérateurs, agences de voyages, assureurs, hôteliers et autres acteurs de la chaîne touristique. Si la Belgique poursuit son aventure dans la compétition, le nombre de supporters sur place pourrait encore progresser lors des phases à élimination directe, renforçant davantage l'impact économique du phénomène. ALLEZ LES ROUGES ETIENNE

  • Tim Clark, Président d'Emirates Airline, sort les griffes à Berlin : « Le protectionnisme aérien freine la croissance européenne »

    Berlin – À l'occasion d'une conférence très suivie dans la capitale allemande, Sir Tim Clark, président d'Emirates Airline, n'a pas seulement dressé un état des lieux du transport aérien mondial : il a aussi lancé une attaque en règle contre les politiques qu'il juge protectionnistes de certains transporteurs européens, au premier rang desquels le groupe Lufthansa. Pour le patron d'Emirates, le secteur aérien mondial est entré dans une nouvelle phase de croissance, portée par une demande toujours plus forte vers l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient. Mais cette dynamique est aujourd'hui freinée par deux obstacles majeurs : le manque d'avions disponibles en raison des retards de production chez Airbus et Boeing, et les restrictions imposées à certaines compagnies étrangères sur plusieurs marchés européens. Sans citer uniquement Lufthansa, Tim Clark a clairement dénoncé les compagnies historiques qui cherchent, selon lui, à protéger leurs positions plutôt qu'à favoriser une concurrence bénéfique aux voyageurs. Il a également regretté que certains acteurs européens profitent temporairement des difficultés opérationnelles rencontrées par les compagnies du Golfe, affirmant avec assurance : « Faites attention à ce que vous souhaitez, nous reviendrons très vite et très fort. » Le dirigeant d'Emirates estime que des villes comme Berlin ou Stuttgart mériteraient davantage de liaisons internationales et que les limitations actuelles privent les économies locales d'opportunités importantes en matière de tourisme et de commerce. Au-delà de cette charge contre le protectionnisme, Tim Clark a rappelé que les grands hubs mondiaux, à commencer par Dubaï, continueront à jouer un rôle essentiel dans la connectivité internationale. Il prévoit également une poursuite de la demande pour les voyages long-courriers et une montée en puissance des produits premium, les voyageurs étant de plus en plus sensibles au confort et à la qualité du service. Quels enseignements pour les professionnels belges du voyage ? Pour les agences de voyages et tour-opérateurs belges, plusieurs tendances se confirment : une demande soutenue sur les marchés long-courriers ; la nécessité de réserver de plus en plus tôt en raison des capacités limitées ; une progression continue des ventes en classes premium ; un rôle stratégique renforcé des hubs du Golfe pour les correspondances internationales. Le discours berlinois de Tim Clark sonne ainsi comme un avertissement adressé à l'Europe : alors que le trafic aérien mondial poursuit sa croissance, les politiques restrictives risquent, selon lui, de pénaliser autant les compagnies que les voyageurs et les économies nationales. Un message qui ne manquera pas d'alimenter le débat sur l'avenir du ciel européen. ETIENNE

  • « Taxe stupide », « gouvernement idiot »… Michael O’Leary repart en guerre contre la Belgique

    Invités à Dublin pour une conférence de presse particulièrement musclée, plusieurs journalistes belges ont assisté, la semaine passée, à une nouvelle démonstration du style inimitable de Michael O’Leary. Fidèle à sa réputation, le patron de Ryanair n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la taxation aérienne belge, multipliant les attaques verbales contre les autorités fédérales. Mais cette fois, les déclarations du dirigeant irlandais ne se limitent pas aux provocations médiatiques. Elles s’accompagnent de menaces très concrètes pour le marché belge. Michael O’Leary a confirmé que Ryanair envisage de retirer cinq avions basés à Brussels South Charleroi Airport dès le programme hiver 2026-2027 si le gouvernement maintient le doublement de la taxe sur les passagers et poursuit l’augmentation des charges pesant sur le transport aérien. Selon la compagnie, cette décision entraînerait la suppression d’une vingtaine de lignes, une réduction d’environ un million de sièges, soit près de 22 % de sa capacité hivernale en Belgique, ainsi qu’un retrait d’investissements évalué à plusieurs centaines de millions d’euros. Ryanair affirme que cette baisse de capacité pèserait également sur l’emploi et sur l’activité touristique du pays. Le patron de Ryanair estime que la Belgique se pénalise elle-même en augmentant la fiscalité aérienne alors que plusieurs pays européens cherchent au contraire à stimuler leur compétitivité en réduisant les taxes pesant sur les compagnies aériennes et les voyageurs. Au-delà du style volontairement provocateur de Michael O’Leary, cette offensive médiatique relance un débat de fond : la fiscalité aérienne constitue-t-elle un outil efficace pour atteindre des objectifs environnementaux ou risque-t-elle surtout de détourner compagnies et passagers vers les pays voisins ? Cette question concerne directement l’ensemble de l’industrie touristique belge, des aéroports aux agences de voyages, en passant par les tour-opérateurs, les hôteliers et les destinations. Ryanair ne remplace pas un État de droit Les compagnies aériennes sont parfaitement légitimes pour défendre leurs intérêts économiques et adapter leurs investissements en fonction de leur stratégie commerciale. Elles peuvent déplacer des avions, réduire des capacités ou fermer des lignes si elles estiment que certains marchés deviennent moins rentables. En revanche, elles ne peuvent prétendre dicter la politique fiscale d’un État souverain. Les choix budgétaires, environnementaux et économiques relèvent des autorités démocratiquement élues. Le débat sur la compétitivité du transport aérien mérite des arguments et des chiffres. Les invectives et les insultes, aussi médiatiques soient-elles, ne remplacent pas un dialogue constructif. Si Ryanair est aujourd’hui un acteur majeur du ciel belge, elle ne remplace pas un État de droit. ETIENNE

  • Brussels Airport : des avions toujours plus silencieux, un argument de poids dans le débat sur le survol de Bruxelles

    Alors que la Région bruxelloise relance une offensive juridique visant à réduire, voire supprimer, le survol de la capitale, Brussels Airport met en avant une réalité souvent méconnue : les avions qui décollent et atterrissent aujourd'hui sont de plus en plus silencieux. L'aéroport national poursuit depuis plusieurs années une politique volontariste destinée à encourager les compagnies aériennes à moderniser leurs flottes. Depuis avril 2023, une différenciation très marquée des redevances aéroportuaires récompense les appareils les plus performants sur le plan acoustique : les avions les plus silencieux paient jusqu'à vingt fois moins que les plus bruyants. Les résultats sont aujourd'hui tangibles. En 2025, 42 % des mouvements commerciaux à Brussels Airport ont été réalisés avec des appareils appartenant à la catégorie la plus silencieuse, contre seulement 32 % en 2023. En deux ans, cette proportion a donc progressé de dix points. La tendance est encore plus spectaculaire sur une décennie. En 2016, lorsque la première modulation tarifaire avait été introduite, seuls 20 % des vols étaient effectués avec ces avions de nouvelle génération. En dix ans, leur part a donc plus que doublé. Parmi ces appareils figurent notamment les Airbus A320neo, les Airbus A220 ou encore les Boeing 737 MAX, équipés de moteurs de dernière génération offrant une réduction significative des nuisances sonores ainsi qu'une baisse de la consommation de carburant et des émissions de CO₂. Une évolution qui change progressivement la perception du bruit Avec près de 198 000 mouvements commerciaux enregistrés en 2025, Brussels Airport démontre qu'il est possible d'accompagner le développement du trafic aérien tout en réduisant progressivement son impact sonore grâce aux avancées technologiques. Le renouvellement des flottes représente aujourd'hui l'un des leviers les plus efficaces pour limiter les nuisances autour des aéroports, sans compromettre la connectivité internationale indispensable à l'économie belge. Cette évolution est d'autant plus importante que le débat sur les routes aériennes reste particulièrement sensible dans et autour de Bruxelles. Les procédures judiciaires et les discussions politiques se poursuivent depuis des années entre les différentes Régions et l'État fédéral sur la répartition des trajectoires. Des investissements également au sol L'engagement environnemental de Brussels Airport ne se limite pas aux avions eux-mêmes. L'aéroport poursuit également plusieurs investissements destinés à réduire les nuisances sonores générées au sol. L'utilisation croissante d'équipements de manutention électriques remplace progressivement les véhicules thermiques, tandis que la future construction d'une zone clôturée pour les essais moteurs ainsi que de nouveaux murs antibruit devraient encore améliorer le confort acoustique des riverains. Le défi : concilier mobilité et qualité de vie Dans un contexte où certains plaident pour une réduction importante du survol de Bruxelles, ces chiffres montrent que le secteur aérien évolue rapidement. Les avions les plus modernes produisent un niveau sonore nettement inférieur à celui des générations précédentes, tout en consommant moins de carburant. Si le débat sur les trajectoires aériennes restera sans doute encore longtemps au cœur de l'actualité politique belge, Brussels Airport dispose désormais d'un argument supplémentaire : la transition vers une aviation plus silencieuse est déjà en marche, portée à la fois par les investissements de l'aéroport et par le renouvellement des flottes des compagnies aériennes. Une évolution qui pourrait contribuer à rapprocher deux objectifs longtemps considérés comme opposés : préserver la qualité de vie des riverains tout en maintenant le rôle stratégique de Brussels Airport comme principal hub aérien du pays. ETIENNE

  • SAVIEZ- VOUS QUE : La diversité belge : le plus grand marché du voyage que beaucoup sous-estiment

    On évoque souvent la diversité belge sous l’angle démographique, sociétal ou politique. Pourtant, pour les professionnels du tourisme, elle constitue avant tout une formidable réalité économique. Compagnies aériennes, agences de voyages, tour-opérateurs, autocaristes, plateformes de réservation, assureurs, sociétés d’assistance ou spécialistes du transfert : tous sont directement concernés par l’évolution de la population belge. Les derniers chiffres de Statbel sont éloquents. Au 1er janvier 2026, la Belgique comptait près de 11,87 millions d’habitants, dont 2,71 millions de Belges d’origine étrangère et 1,64 million de résidents non belges. En clair, plus de 4,3 millions de personnes vivant en Belgique entretiennent un lien direct avec un autre pays. À Bruxelles, cette réalité atteint une autre dimension : seuls 21,5 % des habitants sont des Belges d’origine belge. Les Belges d’origine étrangère représentent 41,8 % de la population et les non-Belges 36,7 %. Autrement dit, près de huit Bruxellois sur dix possèdent des racines internationales. Pour le secteur du voyage, ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils dessinent l’un des marchés les plus solides et les plus récurrents de la mobilité internationale. Car derrière les statistiques se cachent des millions de déplacements liés à la famille, aux traditions, aux études, au travail ou aux obligations administratives : visites aux proches, mariages, funérailles, vacances au pays, regroupements familiaux, longs séjours, voyages intergénérationnels ou accueil de parents venus de l’étranger. Cette mobilité dite « affinitaire » constitue depuis longtemps un pilier discret mais essentiel du transport aérien et terrestre. Contrairement au tourisme de loisirs, elle résiste souvent mieux aux crises économiques ou aux fluctuations des prix. On peut reporter des vacances ; il est beaucoup plus difficile de repousser une réunion familiale importante ou un retour attendu depuis plusieurs mois. Les compagnies aériennes l’ont parfaitement compris. De nombreuses liaisons vers l’Afrique, l’Europe du Sud, le Maghreb, le Moyen-Orient ou l’Europe de l’Est doivent une part importante de leur rentabilité à ces flux réguliers entretenus par les diasporas installées en Belgique. Les agences de voyages disposent également d’un potentiel encore largement sous-exploité. Cette clientèle recherche souvent des solutions spécifiques : billets flexibles, itinéraires complexes, voyages multi-destinations, longs séjours, franchises bagages adaptées, assistance pour les visas, assurances sur mesure ou accompagnement personnalisé pour les familles nombreuses, les seniors ou les enfants voyageant seuls. L’expertise humaine retrouve ici toute sa valeur ajoutée face aux simples plateformes de réservation. Autre atout souvent négligé : ces flux fonctionnent dans les deux sens. Les résidents belges d’origine étrangère voyagent régulièrement vers leur pays d’origine, mais ils accueillent aussi en Belgique des proches qui consomment hébergement, restauration, transport intérieur, activités culturelles et excursions. Une part non négligeable du tourisme entrant repose ainsi sur ces réseaux familiaux et communautaires. Bien entendu, les statistiques de Statbel ne permettent pas d’affirmer que les Belges d’origine étrangère voyagent davantage que les autres. Elles démontrent cependant une évidence : la Belgique est aujourd’hui l’un des pays les plus internationalisés d’Europe occidentale, et cette ouverture génère naturellement des besoins de mobilité permanents. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, l’inflation, les contraintes réglementaires et les défis environnementaux, cette clientèle représente un facteur de stabilité pour l’industrie touristique. Le défi pour les professionnels est désormais clair : mieux comprendre cette diversité, adapter leurs produits, renforcer les services personnalisés et abandonner une vision uniforme du « vacancier belge ». La Belgique ne voyage pas uniquement pour découvrir le monde. Elle voyage aussi pour entretenir ses racines, ses liens familiaux et ses multiples appartenances. Et pour les professionnels du secteur, cette diversité constitue sans doute l’un des plus puissants moteurs de croissance des années à venir. ETIENNE

  • Droits des passagers aériens : l’Europe s’apprête à rebattre les cartes… les professionnels du voyage en première ligne

    Retards, bagages cabine, billets retour : une réforme qui pourrait changer les habitudes des voyageurs… et des distributeurs À quelques semaines des grands départs estivaux, l'Union européenne finalise une réforme majeure des droits des passagers aériens. Si le texte est adopté, il pourrait modifier certaines pratiques qui concernent directement les compagnies aériennes, les agences de voyages et les tour-opérateurs. Le règlement européen CE 261/2004, en vigueur depuis plus de vingt ans, constitue aujourd'hui la référence en matière d'indemnisation des retards, annulations et refus d'embarquement. Mais les discussions actuellement menées entre le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne pourraient en redéfinir plusieurs aspects. L'indemnisation des retards reste le principal sujet de débat Le point le plus sensible concerne les compensations financières accordées aux passagers. Aujourd'hui, un retard de plus de trois heures à l'arrivée peut donner droit à une indemnisation de 250, 400 ou 600 euros selon la distance du vol, sauf circonstances extraordinaires. Le Parlement européen souhaite maintenir ce seuil de trois heures, considéré comme une protection essentielle des consommateurs. Plusieurs États membres et une partie du secteur aérien militent cependant pour un système moins contraignant financièrement. Parmi les scénarios étudiés figure une indemnité forfaitaire unique de 250 euros, y compris pour les longs courriers aujourd'hui indemnisés jusqu'à 600 euros. Pour les professionnels du voyage, cette évolution pourrait modifier les attentes des clients ainsi que la gestion des réclamations. Bagages cabine : vers une harmonisation partielle Autre dossier particulièrement suivi : les bagages cabine. Les négociations semblent converger vers le principe selon lequel un bagage à main devrait être inclus dans le prix de base du billet, limitant ainsi certaines politiques tarifaires actuellement appliquées par plusieurs transporteurs low cost. En revanche, aucune harmonisation européenne des dimensions ne semble se dessiner. Chaque compagnie conserverait une certaine liberté pour définir les formats acceptés. Les agences de voyages devront donc continuer à informer précisément leurs clients des conditions propres à chaque transporteur afin d'éviter les mauvaises surprises à l'embarquement. La pratique du "no-show" pourrait enfin être encadrée La réforme entend également limiter une pratique régulièrement critiquée : l'annulation automatique du billet retour lorsqu'un passager n'utilise pas son vol aller. Le compromis actuellement discuté prévoit qu'un voyageur ayant manqué ou volontairement renoncé à son aller puisse néanmoins utiliser son vol retour sans supplément ni annulation automatique. Une évolution qui répond à de nombreuses situations rencontrées par les agences de voyages, notamment lors de modifications de dernière minute ou de changements de programme. Des procédures de réclamation simplifiées Le projet prévoit également une harmonisation des formulaires de réclamation ainsi qu'une meilleure information des passagers sur leurs droits. L'objectif est de rendre les démarches plus simples et plus transparentes, alors que de nombreux voyageurs renoncent encore à demander une indemnisation faute d'informations claires. Pour les distributeurs, cette simplification pourrait également réduire certaines incompréhensions et améliorer le traitement des dossiers après-vente. Où en sont les négociations ? Les discussions sont désormais entrées dans leur phase finale. Une réunion décisive est attendue autour du 15 juin afin de tenter de dégager un compromis entre Parlement européen et Conseil de l'Union européenne. En cas d'accord politique, le texte devra encore être officiellement adopté avant son entrée en vigueur. À défaut de compromis, le règlement actuel continuera de s'appliquer. Ce que doivent retenir les professionnels du voyage À ce stade, aucune modification n'est encore effective. Les règles actuelles restent pleinement applicables et les passagers conservent leurs droits actuels en matière d'indemnisation des retards, d'annulations ou de refus d'embarquement. En revanche, cette réforme pourrait durablement modifier l'équilibre entre protection des consommateurs et contraintes économiques des compagnies aériennes. Pour les agences de voyages et tour-opérateurs belges, une veille attentive s'impose : les nouvelles dispositions pourraient nécessiter une adaptation de l'information délivrée aux clients, des procédures après-vente et de la gestion des litiges. À l'approche de l'été, une certitude demeure : les droits des passagers restent un élément clé de la qualité de service. La réforme européenne promet davantage de clarté… mais il reste à savoir si elle renforcera réellement la protection des voyageurs ou si elle répondra avant tout aux préoccupations économiques du transport aérien. ETIENNE

  • VVR : une assemblée générale tournée vers le renouveau et la défense du secteur

    L'Assemblée générale 2026 de la Vereniging Vlaamse Reisbureaus (VVR) a confirmé la volonté de l'association de poursuivre son rôle de porte-parole des agences de voyages flamandes dans un marché en pleine mutation. Entre bilan positif, renouvellement de la gouvernance et défis pour les mois à venir, le message est clair : le secteur doit continuer à se professionnaliser et à défendre sa valeur ajoutée face à la digitalisation et à la concurrence internationale. Parmi les principaux points abordés, les membres ont procédé au renouvellement partiel du conseil d'administration. Annick Desmet (Reizen Van Renterghem/Asteria Expeditions) a été reconduite dans ses fonctions d'administratrice, tandis que Mieke Vervaecke (Hoppetravel/Horizon Select) rejoint officiellement l'organe de gestion, apportant son expérience du terrain et sa connaissance du réseau Selectair. La VVR a également dressé le bilan d'une année marquée par une forte activité de représentation auprès des autorités et des partenaires de l'industrie touristique. L'association entend poursuivre son travail sur plusieurs dossiers sensibles : la protection du consommateur, l'évolution des réglementations européennes, la durabilité, la digitalisation des agences et le renforcement de l'attractivité de la profession. Pour les professionnels belges du voyage, cette assemblée générale confirme une tendance de fond : les organisations professionnelles veulent jouer un rôle plus actif dans l'accompagnement des agences face aux nombreux défis économiques, technologiques et réglementaires qui attendent le secteur en 2026 et au-delà. La VVR mise clairement sur l'innovation, la coopération et la défense des intérêts de ses membres pour maintenir la compétitivité de la distribution touristique belge.

  • 2 juin 2026 : Comment quelques contrôleurs aériens ont paralysé tout le secteur du voyage belge... un scandale. Evolution à suivre

    Des milliers de voyageurs pris en otage pour un conflit connu depuis des années Le 2 juin 2026, quelques dizaines de contrôleurs aériens ont réussi à immobiliser une partie du trafic aérien belge pendant plusieurs heures. Derrière les vols annulés et les retards se cachent des milliers de voyageurs impactés et un secteur du voyage qui s'interroge : jusqu'où peut-on paralyser un service essentiel sans assumer les conséquences économiques de ses actes ? Le 2 juin 2026 restera comme une date noire pour le secteur belge du voyage. Sans véritable préavis, une action des contrôleurs aériens de skeyes a paralysé le ciel belge entre 14h15 et 21h00. Des centaines de vols ont été annulés ou fortement perturbés, des milliers de passagers sont restés bloqués, des vacances ont été compromises, des rendez-vous professionnels manqués et des entreprises ont subi des pertes financières considérables. La question n'est pas de nier le droit de grève. La question est de savoir si l'exercice d'un droit fondamental peut justifier la prise en otage de tout un secteur économique et de dizaines de milliers de voyageurs qui n'ont absolument rien à voir avec le conflit. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Quelques dizaines de personnes ont réussi, en quelques heures, à bloquer une infrastructure nationale stratégique. Pendant ce temps, les agences de voyages ont dû gérer la colère des clients, les compagnies aériennes ont dû réorganiser leurs opérations dans l'urgence, les tour-opérateurs ont absorbé des coûts imprévus et les passagers ont payé l'addition. Un projet connu depuis des années Ce qui rend cette situation encore plus incompréhensible est que le sujet à l'origine du conflit n'a rien d'une surprise. Le centre numérique de contrôle aérien de Namur fait l'objet de communications officielles depuis plusieurs années. Sa vocation est de centraliser à distance la gestion du trafic de Charleroi et de Liège grâce à des technologies de nouvelle génération. On peut être favorable ou opposé à certaines modalités d'application. Mais pourquoi attendre aujourd'hui pour déclencher une action aussi brutale alors que le projet est connu depuis longtemps ? Selon les promoteurs du projet, cette évolution permettra de renforcer la sécurité opérationnelle, la résilience du système et l'efficacité de la gestion du trafic aérien. Dans de nombreux pays, les tours numériques sont déjà considérées comme l'une des évolutions majeures de l'aviation civile de demain. Où est la responsabilité ? Le secteur du voyage est régulièrement appelé à faire preuve de résilience. Pandémie. Crises géopolitiques. Hausse des coûts. Grèves ferroviaires. Grèves aéroportuaires. Faillites de compagnies aériennes. Et maintenant, des arrêts de travail qui paralysent l'ensemble du transport aérien belge. À quel moment la responsabilité envers les voyageurs devient-elle une priorité ? À quel moment reconnaît-on que derrière chaque avion cloué au sol se trouvent des familles, des PME, des travailleurs indépendants et des milliers d'emplois ? La question qui dérange Le débat ne doit pas porter uniquement sur la légalité de la grève. Il doit également porter sur ses conséquences. Dans un pays moderne, est-il normal qu'un service aussi essentiel puisse être interrompu presque instantanément ? Faut-il instaurer un service minimum garanti dans le contrôle aérien ? Faut-il prévoir une procédure obligatoire de médiation avant toute interruption du trafic ? Faut-il créer un mécanisme d'indemnisation pour les entreprises et les voyageurs victimes collatérales de conflits sociaux touchant des infrastructures stratégiques ? Ces questions méritent aujourd'hui d'être posées. Et les dédommagements ? De nombreux professionnels du voyage s'interrogent désormais sur la possibilité de réclamer réparation. Les chances de succès d'une action judiciaire restent limitées dans le contexte juridique belge actuel. Le droit de grève bénéficie d'une protection importante et les recours sont souvent complexes. Mais cela ne signifie pas que le débat doit être clos. Lorsqu'un mouvement social provoque des pertes économiques massives pour des acteurs qui ne sont ni employeurs ni parties au conflit, la question de la responsabilité financière mérite d'être examinée. Le voyageur oublié Au final, le grand absent de cette crise reste le voyageur. Celui qui avait économisé pendant des mois pour partir. Celui qui devait rejoindre sa famille. Celui qui partait en voyage de noces. Celui qui représentait son entreprise à l'étranger. Celui qui rêvait simplement de quelques jours de vacances. Celui-là n'avait aucun siège à la table des négociations. Pourtant, c'est lui qui a payé le prix fort. Et c'est précisément pour lui que le secteur du voyage belge doit continuer à faire entendre sa voix. Car le respect du droit de grève est essentiel. Mais le respect des voyageurs et des milliers de professionnels qui vivent du voyage devrait l'être tout autant. ETIENNE

  • LATAM ouvre la seule liaison directe Belgique–Brésil : Bruxelles–São Paulo décolle enfin !

    Bruxelles, 2 juin 2026 – C'est une excellente nouvelle pour les professionnels du voyage et les voyageurs d'affaires comme de loisirs : LATAM Airlines a officiellement inauguré sa nouvelle liaison directe entre Bruxelles et São Paulo, devenant ainsi la seule compagnie aérienne à proposer un vol sans escale entre la Belgique et le Brésil. Cette nouvelle desserte, opérée trois fois par semaine (mardi, jeudi et dimanche au départ de Bruxelles), renforce considérablement les connexions entre la Belgique et l'Amérique du Sud. Grâce au hub stratégique de São Paulo-Guarulhos, les passagers pourront rejoindre plus de 135 destinations sur le continent, notamment au Brésil, au Chili, au Pérou, en Colombie, en Équateur, en Argentine et en Uruguay. Les vols sont assurés en Boeing 787-9 Dreamliner, configuré pour accueillir 300 passagers, dont 30 sièges Premium Business et 270 sièges Economy, pour un temps de vol moyen d'environ 12 heures. « Le lancement de cette liaison Bruxelles–São Paulo constitue une étape importante dans le développement de LATAM en Europe et dans le renforcement des connexions entre l'Europe et l'Amérique du Sud. Depuis la Belgique, les voyageurs auront désormais un accès plus rapide et plus efficace à notre vaste réseau via São Paulo », a déclaré Thibaud Morand, General Manager Europe de LATAM Airlines Group. De son côté, Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport, s'est réjoui de cette arrivée : « Nous sommes ravis d'accueillir LATAM Airlines à Brussels Airport avec cette nouvelle liaison directe vers São Paulo. Il s'agit de la première connexion passagers directe entre notre aéroport et l'Amérique latine depuis plus de 25 ans. Cette route renforce notre réseau intercontinental et offre un accès direct à l'un des principaux hubs d'Amérique latine. Pour les voyageurs brésiliens, Bruxelles constitue également une porte d'entrée idéale vers la Belgique et le reste de l'Europe. Nous nous réjouissons de bâtir un partenariat solide et durable avec LATAM. » Au-delà du transport de passagers, cette nouvelle ligne représente également un atout majeur pour le fret aérien. Elle permettra d'augmenter la capacité cargo entre la Belgique et l'Amérique du Sud de plus de 100 tonnes par semaine, notamment pour des marchandises à forte valeur ajoutée telles que les produits pharmaceutiques. Une ouverture stratégique pour le marché belge Pour les agences de voyages, tour-opérateurs et entreprises belges, cette nouvelle liaison ouvre des perspectives inédites vers l'ensemble de l'Amérique du Sud, en simplifiant les itinéraires et en réduisant les temps de parcours. Elle confirme également l'intérêt croissant des compagnies aériennes pour le marché belge, idéalement situé au cœur de l'Europe. ETIENNE

  • Plus de 65 professionnels du voyage belges à la rencontre de la Compagnie des Alpes à Walibi Belgium

    Wavre, le 4 juin 2026 – Plus de 65 agents de voyages, tour-opérateurs et professionnels du tourisme belges ont répondu à l’invitation de TOPICS, en collaboration avec Digitrips Pro, pour une rencontre B2B exclusive avec les représentants des destinations et partenaires de la Compagnie des Alpes, leader mondial des domaines skiables. C’est dans un cadre particulièrement original, au sein de la Lake House, située au cœur de Walibi Belgium à Wavre, que les participants se sont retrouvés de 16h00 à 21h00 pour découvrir l’offre montagne du groupe français et ses nombreuses opportunités commerciales. La rencontre a été ouverte par Pierre Coenengracht, fondateur de TOPICS, qui a souhaité la bienvenue aux participants avant de céder la parole à Felicia Casier, de Walibi Belgium. Cette dernière a présenté la spectaculaire évolution du parc ainsi que sa vision stratégique à l’horizon 2030. En deux phases successives, le projet Festival World, inspiré de l’atmosphère festive de La Nouvelle-Orléans, plongera les visiteurs dans un univers coloré mêlant musique, carnaval et animations immersives. Point d’orgue de cette transformation : l’arrivée en 2028 d’une nouvelle montagne russe spectaculaire culminant à 49 mètres de hauteur, longue de 1.231 mètres et atteignant une vitesse de 106 km/h, un record pour le Benelux. Ce développement sera accompagné de nouvelles attractions destinées à créer un espace vivant, immersif et intergénérationnel pour toute la famille. La présentation de la Compagnie des Alpes a ensuite été assurée par Jean-Sylvain Brunet, en charge du Business Development. Il a rappelé que le groupe est aujourd’hui un acteur incontournable du tourisme européen avec 11 domaines skiables et 12 parcs de loisirs, dont Walibi Belgium. Il faut souligner le rôle économique majeur joué par Walibi Belgium, devenu le premier acteur touristique du Brabant wallon avec plus de 1.000 emplois directs et indirects. Étaient également présents les représentants des destinations Serre Chevalier, La Plagne, Les Arcs, Val d’Isère, Méribel, Les Menuires / Saint-Martin-de-Belleville, Pralognan-la-Vanoise, Grand Massif, ainsi que le spécialiste des activités outdoor Evolution 2 et l’hébergeur MMV. Au fil des rencontres, les professionnels belges ont pu échanger directement avec les destinations, découvrir les nouveautés de la prochaine saison, les solutions d’hébergement, les activités de montagne et les expériences proposées à une clientèle belge toujours très attachée aux Alpes françaises. La Belgique demeure en effet l’un des principaux marchés internationaux pour les stations alpines françaises. Une large majorité des vacanciers belges continue de préparer et réserver ses séjours à la montagne via les agences de voyages, les tour-opérateurs et les conseillers spécialisés, dont le rôle reste essentiel pour orienter les clients vers les destinations les mieux adaptées à leurs attentes. La soirée s’est poursuivie dans une ambiance conviviale autour d’un généreux buffet inspiré des saveurs alpines, favorisant les échanges informels et le développement de nouvelles opportunités commerciales entre les partenaires présents. Pour TOPICS et DIGITRIPS PRO, l’objectif de cette rencontre était clair : créer un lien direct entre les acteurs de terrain et les professionnels de la distribution touristique belge, dans un contexte propice au dialogue, à l’information et au développement des ventes. Le succès de cette édition confirme l’intérêt croissant du marché belge pour les destinations de montagne et démontre une nouvelle fois l’importance des événements B2B de proximité pour renforcer les relations entre fournisseurs touristiques et distributeurs. ETIENNE

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