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États-Unis : le fossé transatlantique se creuse

  • Etienne De Nil
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Une économie sous tension, un tourisme attractif qui s’essouffle


L’émission RTL Made in USA a mis en lumière une réalité importante : chez les acteurs politiques américains, le retour de J. D. Vance n’est pas simplement un duel avec Donald Trump — mais pourrait bien renforcer la position des trumpristes et influencer durablement la politique intérieure et extérieure des États-Unis.


Ce contexte politique s’inscrit dans une Amérique confrontée à d’importants défis macro-économiques et à des signaux d’essoufflement dans un secteur historiquement puissant : le tourisme international.


Une économie toujours plus endettée


L’économie américaine affiche des chiffres sans précédent :

  • La **dette nationale a dépassé les 38 000 milliards $ (38 trillion) en 2025, un record historique. Cette hausse rapide s’est accélérée malgré des promesses de réduction des déficits, et continue d’augmenter à un rythme très élevé selon les données du Trésor américain.


Cette dette colossale a des effets sur les politiques budgétaires, l’attractivité économique et la perception internationale du pays — autant d’éléments qui, indirectement, influencent aussi la décision des voyageurs internationaux.


Tourisme international : un recul inédit en 2025


Alors que le tourisme mondial a battu des records en 2025, les États-Unis affichent un recul notable de leurs chiffres d’arrivées étrangères :


  • Le nombre de visiteurs internationaux est en baisse d’environ 6 % en 2025 par rapport à 2024 — une singularité à l’échelle mondiale, alors que la plupart des destinations affichent une croissance.

  • Selon les prévisions officielles, les arrivées internationales devraient passer d’environ 72,4 millions en 2024 à près de 67,9 millions en 2025, soit une chute de plus de 6 %.

  • Ce recul s’accompagnerait d’une perte de recettes touristiques internationales estimée entre 8 et 12 milliards de dollars (voire jusqu’à 12,5 milliards selon certaines études), à une période où la plupart des autres pays voient leurs dépenses touristiques étrangères progresser.


Plusieurs facteurs expliquent ce recul :


• des formalités d’entrée jugées plus complexes (hausse de prix de l'ESTA et exigences d’accès aux réseaux sociaux)

• une perception internationale plus hostile ou intrusive des procédures américaines

• une concurrence accrue de destinations européennes et asiatiques plus accueillantes.


Conséquences pour les professionnels du voyage


Pour les agences belges, tour-opérateurs et conseillers de voyages, ce contexte implique :


Des freins à la vente USA : hausse des formalités, hausse des coûts, perception de complexité. Recul de certaines clientèles clés, notamment canadiennes et européennes. Opportunités pour d’autres destinations : l’Europe, déjà en forte croissance, bénéficie de ce repositionnement.


En bref : l’Amérique n’est pas fermée, mais elle est aujourd’hui beaucoup moins compétitive face à des marchés qui déroulent le tapis rouge pour les voyageurs internationaux.


ETIENNE

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