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“Conseil de la Paix” : un slogan politique… mais un vrai risque pour toute l’industrie du voyage (agences, TO, avion, croisière, train)

  • Etienne De Nil
  • 26 janv.
  • 3 min de lecture

On parle d’un possible “Conseil de la Paix”, comme si certains pays voulaient décider entre eux, plus vite, en contournant l’ONU.


Que ce soit une provocation ou une vraie stratégie, pour nous ce qui compte est simple : si les règles internationales deviennent moins claires et moins coordonnées, le voyage devient plus fragile.

Et quand le voyage devient fragile, ce sont nos opérations, nos coûts, nos assurances et nos clients qui trinquent.


1) Le cœur du problème : moins de coordination = plus d’imprévus

Le tourisme fonctionne bien quand le monde est “lisible” : frontières, couloirs aériens, accords, procédures en cas de crise.

Si chacun décide dans son coin (alliances, sanctions, fermetures, interdictions), on bascule vers un monde plus “à surprises” :

  • des règles qui changent vite,

  • des zones qui deviennent sensibles du jour au lendemain,

  • des décisions qui ne sont pas harmonisées entre pays.


2) Ce que cela pourrait changer pour les agences et les tour-opérateurs

Pour une agence ou un TO, le risque n’est pas “la politique”, c’est :

  • Des destinations qui basculent en zone grise très rapidement (et donc des clients qui paniquent).

  • Plus d’annulations / reports, plus de discussions “qui paie quoi”.

  • Des programmes fragilisés (circuits, combinés, stopovers).

  • Plus de last minute : les gens attendent “le dernier moment” pour être rassurés.

  • Plus de demandes de garantie : “si ça tourne mal, je fais quoi ?”

Résultat : vendre deviendra plus long, plus compliqué, et parfois moins rentable.


3) Ce que cela pourrait changer pour l’aviation

L’aérien est souvent le premier impacté quand les tensions montent :

  • Survols interdits / détours → vols plus longs, coûts plus élevés.

  • Reroutings → correspondances ratées, plus de retards, plus de rebookings.

  • Carburant et supply plus instables → prix plus difficiles à tenir.

  • Règles qui bougent (contrôles, restrictions, slots) → planning moins fiable.

Et derrière, c’est vous (agences/TO) qui gérons les passagers au téléphone.


4) Ce que cela pourrait changer pour les croisières

La croisière dépend beaucoup des ports, des autorisations et de la stabilité régionale.

Quand le contexte se tend :

  • Ports annulés ou remplacés (itinéraires modifiés).

  • Escales raccourcies, “journées en mer” ajoutées.

  • Zones évitées (par prudence, ou par décision des autorités).

  • Plus d’exigences sécurité (et donc plus de coûts).

  • Litiges clients : “ce n’est plus la croisière vendue”.

La croisière reste vendable, mais il faudra préparer le client : “l’itinéraire peut changer”.


5) Ce que cela pourrait changer pour le train (international surtout)

Le rail semble plus “tranquille”, mais il dépend aussi de l’environnement :

  • Contrôles renforcés (frontières, police, inspections).

  • Perturbations en cas de mouvements sociaux ou tensions régionales.

  • Correspondances plus risquées si retards en cascade.

  • Règles variables selon pays (documents, contrôles, etc.).

Le train peut devenir une alternative rassurante… mais il faudra prévoir plus de marge et bien encadrer les conditions.


6) Assurances : là où cela pourrait piquer vite

Quand le monde se durcit, les assurances se durcissent aussi :

  • plus d’exclusions “guerre / troubles / terrorisme”,

  • plus de surprimes,

  • parfois des refus sur certaines zones,

  • plus de discussions sur ce qui est “couvert” ou pas.

Donc : il faudra expliquer simplement au client ce qu’il achète, sinon cela explosera au moment du problème.


Conclusion

Peu importe le nom (“Conseil de la Paix” ou autre) : si on va vers un monde plus fragmenté, le voyage deviendra plus exposé.

Et cela touchera tout le monde : agences, TO, compagnies aériennes, croisiéristes, opérateurs rail… parce que l’imprévu coûte cher et casse la confiance.


ETIENNE

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