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  • Avitour met la Belgique à table : neuf soirées pour rapprocher agences et partenaires

    Avec ses Winterroadshows 2026, Avitour associe nouveautés produits, échanges professionnels et gastronomie. Neuf rendez-vous sont programmés jusqu’au 17 décembre, pour accueillir jusqu’à 500 professionnels du voyage. La première étape a eu lieu le 13 octobre au Stirwen, à Etterbeek, suivie de Tournai le 15 octobre. La tournée traversera ensuite la Flandre et la Wallonie. À chaque soirée, huit partenaires présenteront leurs destinations et leurs nouveautés lors de courtes interventions intégrées à un dîner de quatre à cinq services. Une formule qui laisse aussi du temps aux conversations entre professionnels. Pour les agences, l’intérêt de ces rencontres dépasse la découverte d’un produit. Pouvoir interroger directement un fournisseur, préciser les attentes d’un client ou échanger avec des confrères nourrit aussi la qualité du conseil. Dans un métier où les outils numériques occupent une place croissante, ces contacts personnels gardent toute leur utilité. Cette proximité s’inscrit dans la vocation d’Avitour, qui annonce réunir plus de 240 agences indépendantes et plus de 45 partenaires nationaux et internationaux. Le réseau, membre de rtk International, accompagne notamment ses affiliés dans leurs relations commerciales et le développement de leur offre. Après les rendez-vous d’Etterbeek et de Tournai, le calendrier annoncé est le suivant : 22 octobre : Schilde. 24 novembre : Merelbeke. 26 novembre : Ransart. 3 décembre : Roeselare. 10 décembre : Herve. 15 décembre : Libramont-Chevigny. 17 décembre : Herk-de-Stad. Les inscriptions se font via l’agenda de l’intranet Avitour. De quoi rappeler qu’une bonne relation commerciale se construit aussi autour d’une table : les nouveautés fournissent le sujet, les échanges font le reste. ETIENNE

  • Emirates Milan–Lima : les Lombards disent oui, les compagnies italiennes freinent

    Nous avions évoqué dans Les Tagueurs du Voyage le projet d’Emirates de relier Milan à Lima grâce aux droits de cinquième liberté. Le dossier poursuit son chemin et prend désormais une tournure politique : les responsables lombards et les milieux économiques soutiennent la liaison, tandis que plusieurs compagnies italiennes tentent d’en empêcher l’autorisation. Pour Milan et sa région, accueillir une nouvelle liaison intercontinentale représente une occasion de renforcer l’attractivité du territoire. Le président de la Lombardie, Attilio Fontana, le maire de Milan, Giuseppe Sala, ainsi que des représentants des entreprises et des aéroports milanais ont écrit au ministre des Transports, Matteo Salvini, pour défendre le projet. Leur priorité : améliorer l’accès international d’une région fortement tournée vers les échanges. Le potentiel semble justifier leur intérêt. Selon les chiffres avancés dans cette démarche, environ 150.000 passagers voyagent chaque année entre Milan et Lima, actuellement avec correspondance. À cette clientèle s’ajouteraient des possibilités de fret : un argument qui compte dans une région industrielle et exportatrice. Pour rappel, la cinquième liberté permettrait à Emirates de vendre des billets entre l’Italie et le Pérou dans le prolongement d’un service depuis Dubaï. Le modèle existe déjà sur Milan–New York. Il reste toutefois soumis aux autorisations nécessaires pour cette nouvelle desserte. Une ouverture qui ne réjouit évidemment pas tout le monde. ITA Airways, Neos et Aeroitalia s’opposent au projet. Elles redoutent qu’Emirates développe progressivement un réseau long-courrier au départ de Malpensa et capte une partie du marché des transporteurs italiens. L’opposition d’Aeroitalia est d’ailleurs révélatrice de la portée du débat : la compagnie n’exploite pas de vols intercontinentaux. Leurs réserves commerciales sont compréhensibles. Une compagnie défend ses investissements, ses perspectives et ses passagers. Mais les responsables locaux raisonnent autrement : pourquoi renoncer à une liaison susceptible de servir les entreprises, le tourisme et les habitants de leur région ? Pour les professionnels du voyage, ce dossier illustre toute l’ambiguïté de la concurrence aérienne. Une nouvelle ligne peut élargir les possibilités de vente et faciliter la construction d’itinéraires. Elle peut aussi modifier les équilibres entre compagnies et aéroports. Quant à une éventuelle baisse des tarifs, elle reste une perspective, jamais une garantie. Le projet, envisagé pour 2027, attend toujours son feu vert. Les soutiens lombards lui donnent davantage de poids politique, sans préjuger de la décision finale. À Milan, beaucoup semblent donc prêts à accueillir Emirates vers Lima. Reste à convaincre Rome de laisser décoller le projet. ETIENNE

  • Brussels Airport fait le plein d’évasion : 136 destinations pour un hiver riche en découvertes

    Quatre nouvelles destinations, davantage de fréquences et un choix qui va des plages ensoleillées aux aurores boréales : Brussels Airport aborde la saison hivernale avec une offre attrayante. Pour les professionnels du voyage, ce programme ouvre de belles perspectives pour répondre aux envies d’évasion de leurs clients. À partir du 25 octobre, Brussels Airport passe à l’heure d’hiver avec 136 destinations directes, dont 40 intercontinentales. Un éventail qui permet aux agences de composer aussi bien des escapades européennes que des séjours au soleil ou des voyages de découverte au long cours. Quatre nouveautés viennent enrichir ce programme. Dès le 26 octobre, easyJet reliera Bruxelles à Nantes deux fois par semaine, une porte d’entrée séduisante pour une escapade culturelle et gastronomique. Le 1er décembre, Fly2Galicia lancera deux vols hebdomadaires vers Saint-Jacques-de-Compostelle, destination emblématique des pèlerins, mais aussi point de départ pour découvrir les richesses de la Galice. Brussels Airlines mise, de son côté, sur les grands espaces nordiques. La compagnie desservira Kemi-Tornio, en Finlande, deux fois par semaine à partir du 25 décembre, puis Evenes, en Norvège, une fois par semaine dès le 6 février 2027. De quoi proposer des séjours autour des paysages enneigés, des activités hivernales et de l’observation des aurores boréales. Davantage de choix pour construire les séjours Les nouveautés s’accompagnent d’un renforcement de l’offre existante. Transavia, qui dispose depuis cet été d’une base à Brussels Airport, proposera trois vols hebdomadaires vers Las Palmas dès le 28 octobre, deux vers Reykjavik à partir du 30 octobre et trois vers Porto dès le 14 décembre. La Laponie finlandaise sera également à l’honneur avec des vols vers Kittilä proposés par Brussels Airlines et Finnair. Etihad portera, pour sa part, sa desserte d’Abu Dhabi de sept à onze vols par semaine à compter du 15 décembre, élargissant les possibilités de séjour et de correspondance via son hub. Pour les agences, cette diversité constitue un argument commercial appréciable : soleil aux Canaries, découverte du Portugal, citytrip à Nantes ou expérience hivernale en Scandinavie. Elle permet de répondre à des attentes variées et de proposer plusieurs voyages au fil de la saison. Des vacances d’automne qui donnent le ton Avant même le déploiement complet de ce programme, Brussels Airport attend plus de 1,7 million de passagers pendant la période couvrant les vacances d’automne des deux communautés linguistiques. Le vendredi 16 octobre devrait être la journée la plus fréquentée, avec quelque 82.000 voyageurs. Le décalage des congés francophones et néerlandophones étalera cette période de départs. L’aéroport précise toutefois que ce calendrier différent rend difficile une comparaison directe avec les vacances d’automne de 2025. Un rappel utile à transmettre aux clients : Brussels Airport recommande d’arriver deux heures avant un vol dans l’espace Schengen et trois heures avant un vol hors Schengen, de réserver son parking à l’avance si nécessaire et de vérifier les règles relatives aux bagages à main. Avec ce programme hivernal, les professionnels du voyage disposent d’une belle palette pour donner envie de partir. Des plages aux paysages polaires, Bruxelles multiplie les occasions de transformer une envie d’ailleurs en prochain départ. ETIENNE

  • Voitures de location : les clés en main… mais un casse-tête au volant !

    Des écrans toujours plus grands, des boutons toujours moins nombreux et une voiture à découvrir au sortir de l’aéroport : le progrès automobile peut parfois compliquer les premiers kilomètres des vacances. À la suite d’un avertissement de Touring sur la distraction au volant, une question mérite l’attention des professionnels du voyage : accompagne-t-on suffisamment les clients lorsqu’ils prennent possession d’un véhicule de location ? Trouver comment régler la ventilation, actionner les essuie-glaces ou désembuer le pare-brise devrait être immédiat. Pourtant, dans certaines voitures modernes, des commandes autrefois accessibles d’un geste se retrouvent intégrées à un écran et à ses menus. Une manipulation qui oblige à chercher, à lire et parfois à quitter la route des yeux. Touring rappelle que la technologie embarquée doit avant tout rester simple et intuitive. Un avertissement particulièrement pertinent pour les vacanciers, qui prennent le volant d’un véhicule dont ils ne connaissent ni les équipements ni la logique de fonctionnement. La commande vocale ne résout pas tout Une étude de l’ADAC publiée le 1er octobre apporte un éclairage intéressant. L’automobile-club allemand a testé 40 modèles sur 18 tâches réalisées par commande vocale. Pour les fonctions multimédias, 35 véhicules obtiennent de bons ou très bons résultats. En revanche, 32 sont mal notés dans la catégorie consacrée à la visibilité et aux aides à la conduite. Une limite de la commande vocale qui ne signifie pas que ces équipements eux-mêmes fonctionnent mal. Dicter une destination ou demander une station de radio peut donc être pratique. Compter sur l’assistant vocal pour retrouver toutes les fonctions essentielles du véhicule l’est beaucoup moins. Selon Touring, écrans, assistants vocaux et commandes physiques doivent se compléter pour préserver l’attention du conducteur. En location, tout est à découvrir en même temps Pour un automobiliste qui utilise quotidiennement sa propre voiture, l’habitude finit par faciliter les choses. Pour un client qui récupère un véhicule de location, cet apprentissage commence au moment du départ. Après un vol, parfois avec un peu de fatigue, il faut déjà trouver la sortie du parking, suivre un itinéraire inconnu et s’adapter à la circulation locale. Si le modèle attribué diffère de celui espéré, les repères peuvent être encore moins familiers. Ajoutons un écran configuré dans une langue mal maîtrisée ou un assistant vocal dont on ignore les commandes : voilà une initiation technologique dont le voyageur se passerait volontiers au premier rond-point ! Une vraie prise en main, un service à valoriser Pour les loueurs, cette évolution devrait encourager une présentation systématique des principales commandes. Sans transformer chaque remise de clés en cours d’informatique, quelques minutes permettraient de montrer le démarrage, le sélecteur de vitesses, les phares, les essuie-glaces, le désembuage et les feux de détresse. Le réglage de la langue, l’introduction de la destination et, si le client le souhaite, la connexion de son téléphone gagneraient également à être réalisés à l’arrêt, avant de quitter le parking. Une courte fiche illustrée ou une vidéo propre au modèle pourrait compléter cette démonstration. À condition de rester un complément : face à une commande introuvable, une explication humaine conserve toute son utilité. Un conseil supplémentaire pour les agences Les agences de voyages et les tour-opérateurs ont eux aussi un message simple à transmettre : prévoir quelques minutes pour découvrir le véhicule avant de prendre la route, et demander une démonstration lorsque son fonctionnement paraît peu clair. Dans le choix d’un partenaire loueur, la qualité de cette prise en main mérite d’ailleurs de compter aux côtés du prix, des assurances et des conditions de location. C’est une façon concrète d’améliorer le début du séjour. Car louer une voiture devrait permettre de découvrir une destination… sans devoir commencer par une chasse au bouton de désembuage. ETIENNE

  • Air Europa dépasse les 8 millions de passagers : un été en croissance sur presque tout le réseau

    Avec plus de 8 millions de passagers transportés durant la saison estivale 2026, Air Europa affiche une progression de plus de 4,3 % par rapport à la même période de 2025. Nouvelles lignes, fréquences renforcées et développement de la flotte ont soutenu cette croissance, notamment en Espagne, en Europe et vers l’Amérique latine. Selon le bilan communiqué par la compagnie le 14 octobre, Air Europa proposait cet été plus de 9 millions de sièges. Cette augmentation de capacité lui a permis de faire progresser son trafic sur la quasi-totalité de son réseau. Sur les lignes intérieures reliant les villes de l’Espagne continentale, le nombre de passagers a augmenté de plus de 14 %, notamment grâce au lancement des dessertes d’Oviedo et de Séville. En intégrant les liaisons vers les îles, la compagnie indique avoir vendu près de 3,5 millions de sièges sur son marché domestique. L’Europe progresse, l’Amérique latine confirme Sur le réseau européen, la hausse atteint près de 5,6 %. L’ouverture de Genève et les dessertes saisonnières de Bologne et d’Alghero ont contribué à cette progression. Air Europa a également renforcé Rome et Milan, chacune bénéficiant de 21 vols hebdomadaires. Le long-courrier totalise, pour sa part, plus de 2,1 millions de passagers, soit une augmentation de près de 3,8 %. L’Amérique latine conserve une place centrale dans l’activité de la compagnie, avec plusieurs destinations parmi les plus demandées de l’été. En République dominicaine, les fréquences ont ainsi été renforcées vers Saint-Domingue et Santiago de los Caballeros. En Équateur, la desserte de Guayaquil est passée durablement à quatre vols par semaine. Johannesburg donne un nouvel élan au réseau africain Lancée en juin dernier, la liaison entre Madrid et Johannesburg a joué un rôle important dans la croissance du trafic vers l’Afrique, en hausse de près de 41 % par rapport à l’année précédente. Cette progression s’appuie également sur le retour des vols estivaux vers Tanger, ainsi que sur l’augmentation des fréquences vers Tunis et Marrakech. Pour les professionnels belges du voyage, ces développements offrent davantage de possibilités pour construire des itinéraires via Madrid, particulièrement vers l’Amérique latine et, désormais, Johannesburg. Le renforcement de certaines fréquences peut aussi faciliter les combinaisons de séjours, sous réserve des correspondances disponibles au départ de Bruxelles. Enfin, Air Europa souligne la poursuite des améliorations de son service au sol et à bord dans le cadre de son programme Air Europa ON. Une démarche qui accompagne l’expansion de son réseau et de sa flotte. ETIENNE

  • Belgique : la grève, nouveau sport national ?

    Vendredi 9 octobre, mobilisation nationale. Ce lundi 12, nouvelle action dans les services publics. En Belgique, on ne fait plus une grève : on fait le doublé. Mais le premier round appelle une nuance : la paralysie générale annoncée n’était pas au programme de Brussels Airport. Soyons clairs : il existe des raisons légitimes de manifester. Les travailleurs ont le droit de s’inquiéter de leur pension, de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail. Le droit de grève mérite le respect. Les voyageurs aussi. À Brussels Airport, les informations publiées vendredi évoquaient une centaine de vols supprimés, contre environ 140 initialement envisagés, et quelque 400 maintenus au programme. Les difficultés concernaient principalement les compagnies utilisant l’assistance au sol d’Alyzia. Ces chiffres restent à distinguer d’un bilan définitif des opérations, non disponible lors de notre vérification samedi matin. Il faut donc éviter de raconter une fermeture de l’aéroport. Mais qualifier les conséquences de « minimes » serait tout aussi réducteur pour les voyageurs dont le déplacement a été annulé. Une seule suppression peut compromettre des vacances, une correspondance ou une visite familiale. Et derrière, les compagnies et les agences doivent trouver des solutions. À Charleroi, l’aéroport avait annoncé le maintien de tous ses vols vendredi et lundi. Cette annonce rassurante ne dispense pas de surveiller les accès : routes, actions ponctuelles et navette TEC depuis Charleroi-Central peuvent compliquer le trajet. Lundi : des avions disponibles, des accès incertains Pour Brussels Airport, les dernières annonces consultées n’anticipaient pas d’impact aérien lundi. La difficulté annoncée concerne surtout les transports publics. La SNCB confirme une offre réduite ; De Lijn avertit de fortes perturbations et la STIB appelle à vérifier les lignes effectivement assurées. Pour le passager, la nuance est délicieuse : votre avion existe, mais vous n’êtes pas certain de pouvoir l’atteindre. Les entreprises touristiques ne décident pas des réformes contestées. Pourtant, elles absorbent les changements de réservation, les annulations et le travail supplémentaire. Comprendre la colère sociale ne signifie pas accepter que les voyageurs deviennent les otages récurrents du bras de fer. L’État doit prendre ses responsabilités. Les Tagueurs du Voyage plaident pour un service minimum obligatoire dans les fonctions aéroportuaires essentielles et une continuité suffisante des principales dessertes. Un dispositif proportionné, respectueux du droit de grève, sans compromis sur la sécurité, avec des engagements vérifiables et une information anticipée. Pour accueillir les touristes, la Belgique devrait pouvoir proposer mieux qu’une nouvelle précaution : après la météo, consulter le calendrier syndical. Tout le monde veut remettre le pays sur les rails. Encore faut-il pouvoir prendre le train. ETIENNE

  • Fuite de données chez TUI : quand les escrocs connaissent déjà vos vacances

    Un message mentionnant le bon hôtel et les bonnes dates de séjour peut sembler rassurant. L’incident révélé chez TUI montre pourtant que ces détails peuvent aussi servir à piéger les voyageurs. Pour les agences, la vigilance et l’accompagnement des clients deviennent essentiels. TUI a confirmé à HLN et VTM NIEUWS avoir été victime d’une fuite de données, selon les informations publiées le 10 octobre. L’entreprise enquête pour déterminer l’origine de l’incident, les informations concernées et le nombre de clients potentiellement touchés. Au 11 octobre, l’ampleur exacte de la fuite reste à établir. Le témoignage d’un voyageur illustre le danger. Celui-ci a reçu un message WhatsApp contenant son nom, son numéro de téléphone, l’hôtel réservé et les dates précises de ses vacances. Sous prétexte de faciliter son arrivée, l’expéditeur l’invitait à cliquer sur un lien dans les douze heures, en menaçant de faire annuler sa réservation. Le message était frauduleux. Des données suffisamment protégées ? Cette fuite soulève une question légitime : les données des voyageurs étaient-elles suffisamment protégées, chez TUI comme chez ses partenaires ? Une fuite ne prouve cependant pas, à elle seule, une protection insuffisante ou une négligence du voyagiste. Plusieurs origines sont possibles : une faille technique, un compte compromis ou un incident chez un prestataire ayant accès aux réservations. Il s’agit d’hypothèses que l’enquête devra départager. Il faudra notamment établir quelles protections étaient en place, comment elles ont été contournées et si des faiblesses auraient pu être évitées. Dans l’attente, attribuer l’incident à une défaillance précise du système de TUI serait prématuré : l’entreprise recherche encore l’origine et l’étendue de la fuite. Des arnaques beaucoup plus convaincantes La principale conséquence possible est un hameçonnage ciblé : les fraudeurs utilisent des informations exactes pour rendre leur demande crédible. Un faux solde à régler, une prétendue garantie bancaire exigée par l’hôtel ou une réservation à « reconfirmer » deviennent ainsi des scénarios plausibles. La connaissance du voyage rassure le destinataire ; l’urgence imposée l’incite à agir avant de vérifier. Le risque est alors de communiquer des identifiants, des données bancaires ou d’effectuer un paiement au profit d’un escroc. Il faut toutefois distinguer les faits établis des risques envisagés. Les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que des mots de passe, des données de cartes bancaires ou des copies de passeports ont été dérobés. La nature complète des données concernées reste à préciser. Les agences en première ligne Pour les professionnels belges du voyage, les retombées pourraient se traduire par davantage d’appels inquiets, de vérifications de dossiers et de demandes d’assistance. Un client qui reçoit une menace d’annulation se tourne naturellement vers l’agence qui lui a vendu ses vacances. Informer rapidement les voyageurs constitue donc une mesure utile. Le message à transmettre est simple : un interlocuteur qui connaît votre hôtel et vos dates de départ n’est pas nécessairement un interlocuteur légitime. Toute demande inhabituelle de paiement ou de confirmation doit être vérifiée auprès de l’agence ou de TUI, en utilisant des coordonnées déjà connues, plutôt que celles fournies dans le message suspect. TUI recommande également de ne pas cliquer spontanément sur les liens reçus et de contacter son centre de contact en cas de doute. La confiance, autre enjeu de l’incident Au-delà d’éventuelles pertes financières pour les victimes, cette affaire pourrait affecter la confiance envers le voyagiste et entraîner une charge supplémentaire pour ses équipes et ses distributeurs. La clarté des informations communiquées — clients concernés, données exposées et mesures prises — sera déterminante pour rassurer. Pour le secteur, l’incident rappelle que la protection des données fait partie intégrante du service au voyageur. Une réservation contient des informations qui, entre de mauvaises mains, peuvent devenir les ingrédients d’une escroquerie très convaincante. En pratique, les messages suspects peuvent être transmis à suspect@safeonweb.be, éventuellement sous forme de capture d’écran. Si un client a communiqué ses données bancaires ou effectué un paiement frauduleux, Safeonweb recommande de contacter immédiatement sa banque et/ou Card Stop au 078 170 170, et de déclarer l’escroquerie à la police en cas de préjudice. L’agent de voyages a ici une occasion concrète de démontrer sa valeur : aider son client à vérifier une demande avant qu’un simple clic ne compromette ses vacances. ETIENNE

  • Léon Verhallen : vingt ans à ouvrir Bruxelles sur le monde… et une nouvelle page à écrire

    https://media.brusselsairport.be/bruweb/default/0001/39/4cb3a134e5c0b25b8ff0f5a76dbc48c6a5b68879.jpg Léon Verhallen et l’équipe Aviation Development. Crédit photo : Brussels Airport Company. Brussels Airport s’apprête à voir partir l’un des artisans de son développement international. Un passage de relais qui mérite de saluer l’homme, son équipe et leur contribution au secteur belge du voyage. Après vingt ans comme Director Aviation Development, Léon Verhallen quittera Brussels Airport en décembre, à sa demande. Arrivé en 2006 après dix-huit années à Schiphol, il avait reçu la mission de créer un département et de construire une stratégie aérienne à long terme. Son bilan se retrouve dans l’élargissement du réseau, notamment avec Emirates, Qatar Airways, ANA ou Singapore Airlines. Pour les professionnels belges, ces développements représentent davantage de destinations et de possibilités à proposer aux clients. Mais développer un aéroport suppose aussi de contribuer à remplir les avions. Campagnes, roadshows et collaborations avec la distribution ont accompagné ce travail. Une approche qui place les agences et les partenaires touristiques au cœur du développement commercial. Derrière ces résultats, les témoignages évoquent aussi un homme accessible, ouvert aux échanges et au partage de connaissances. Léon Verhallen insiste sur le rôle de son équipe et remercie ses collègues comme la direction de l’aéroport. Pourquoi partir, et pour aller où ? Le départ volontaire est confirmé, mais ses motivations précises et ses projets restent à dévoiler. Il annonce de nouvelles informations prochainement. Et qui prendra le relais ? Aucun successeur n’est identifié dans les annonces consultées jusqu’à présent. Pour le secteur, l’enjeu sera de poursuivre la conquête de nouvelles liaisons tout en entretenant cette proximité avec les partenaires du voyage. L’équipe en place constitue un atout pour assurer cette continuité. Les Tagueurs du Voyage saluent cette contribution de longue haleine et souhaitent à Léon Verhallen une prochaine étape aussi riche en rencontres que les vingt années passées à Bruxelles. ETIENNE

  • Brussels Airlines et Tel-Aviv : comment concilier sécurité, desserte et préoccupations des équipages ?

    Les vols vers Israël suscitent des interrogations chez certains pilotes et membres du personnel de cabine de Brussels Airlines. Entre inquiétudes sécuritaires, objections éthiques et maintien des liaisons, la compagnie doit répondre à des attentes parfois difficiles à concilier. Début septembre, le syndicat ACV Puls avait contesté le retour des vols vers Tel-Aviv dans les plannings habituels des équipages. Il estimait que cette décision rompait avec les dispositions précédentes, fondées sur le volontariat. Les préoccupations exprimées concernaient aussi bien la sécurité physique que les répercussions psychologiques et éthiques de ces missions. La direction assure toutefois que les salariés peuvent refuser ces affectations sans conséquence pour leur carrière. Selon un document interne cité par La Libre, le 10 octobre, elle affirme qu’aucune pression n’est exercée sur les collaborateurs pour effectuer ces vols. Le désaccord porte donc notamment sur les modalités d’affectation et les garanties entourant la possibilité de refus. Une compagnie qui revendique sa neutralité Brussels Airlines reconnaît que certains collègues puissent éprouver des réserves éthiques liées à la situation à Gaza. Elle défend néanmoins une mission de liaison entre les personnes, les cultures et les économies, sans prendre position politiquement. Sur le plan opérationnel, la compagnie indique avoir procédé à une analyse de sécurité avant de reprendre la desserte. Elle explique que le recours initial à des volontaires ne signifiait pas que ces vols étaient considérés comme dangereux : selon sa position, une liaison jugée insuffisamment sûre ne serait pas exploitée, quel que soit le mode de constitution des équipages. L’assurance peut-elle rassurer les équipages ? Dans les éléments rapportés par La Libre, la direction détaille également une assurance couvrant notamment les risques de guerre, de terrorisme, de sabotage et d’attaque, avec une indemnisation annoncée de 500.000 euros en cas de décès. Cette communication a suscité des réactions chez certains salariés, même si les syndicats avaient eux-mêmes demandé des précisions sur les garanties. La difficulté est compréhensible : une couverture financière répond à une question d’indemnisation, mais ne suffit pas nécessairement à apaiser une inquiétude concernant la sécurité ou une objection de conscience. Pour les professionnels belges du voyage Ce dossier appelle surtout une information précise des clients. Les agences ont intérêt à suivre les communications opérationnelles de la compagnie et à vérifier les conditions applicables à chaque réservation. Les garanties évoquées pour les équipages ne permettent pas de déduire celles dont disposent les passagers. Au-delà de cette liaison, une question demeure : comment maintenir une desserte dans un contexte sensible tout en préservant la confiance des équipages et des voyageurs ? La réponse repose autant sur l’évaluation des risques que sur la clarté des procédures et la qualité du dialogue social. ETIENNE

  • Olivier Dewit : un Belge qui prend , en plus , les commandes de NAAR en France

    Le savoir-faire belge s’exporte ! Après avoir piloté le lancement et le développement de NAAR Bespoke Travel au Benelux, Olivier Dewit élargit ses responsabilités au marché français. Une belle reconnaissance de son parcours et du travail accompli avec ses équipes. Depuis le 5 octobre 2026, Olivier Dewit assure également la direction de NAAR Voyages en France, tout en conservant ses responsabilités à la tête du Benelux. Un Belge appelé à diriger les activités françaises d’un spécialiste du voyage sur mesure : voilà une nomination qui mérite un coup de projecteur dans notre secteur ! Elle illustre la confiance du groupe envers Olivier Dewit et sa volonté de s’appuyer sur l’expérience développée en Belgique et aux Pays-Bas pour poursuivre sa croissance européenne. Sa mission sera de piloter le développement commercial en France, en collaboration avec les équipes locales, leur expertise et leurs relations avec les agences partenaires. L’objectif est aussi de renforcer les échanges entre les marchés, de partager les compétences et de construire des initiatives communes lorsque les opportunités s’y prêtent. Le Benelux conserve toute sa place dans cette nouvelle organisation. NAAR Bespoke Travel y poursuit son développement avec son équipe, son organisation et ses ambitions commerciales. « Ces deux dernières années, nous avons construit au Benelux une organisation solide, proche des agences et tournée vers la croissance », souligne Olivier Dewit. Une expérience qu’il entend désormais mettre au service du marché français, avec la même attention portée aux équipes et aux partenaires. Pour les professionnels belges du voyage, cette nomination constitue un signal positif : l’expérience acquise sur notre marché peut aussi ouvrir les portes de responsabilités internationales. La France fait confiance à un Belge pour accompagner son développement : bravo Olivier et plein succès dans cette nouvelle étape ! ETIENNE

  • Ethiopian Airlines : neuf fois primée, toujours plus présente au départ de Bruxelles

    De nouvelles destinations, des combinés safari-plage et un neuvième titre consécutif de meilleure compagnie africaine : Ethiopian Airlines renforce ses arguments auprès des professionnels belges du voyage. Avec quelles implications pour Brussels Airlines ? Ethiopian Airlines a été élue « Best Airline in Africa » pour la neuvième année consécutive aux Skytrax World Airline Awards 2026. Une telle continuité donne une portée particulière à cette récompense : elle inscrit la reconnaissance de la compagnie dans la durée et constitue un solide argument de réassurance auprès des clients. La compagnie annonce également deux distinctions africaines pour sa Business Class et la restauration à bord en Economy. Sur le terrain commercial, Ethiopian met notamment l’accent sur la Tanzanie, avec Zanzibar, Kilimandjaro et Dar es Salaam desservis quotidiennement via Addis-Abeba. Pour les agences, l’intérêt réside dans la souplesse des itinéraires : une arrivée à Kilimandjaro pour les safaris du nord, suivie d’un séjour à Zanzibar et d’un retour depuis l’île, permet de construire un voyage combinant découverte et détente. Selon les annonces communiquées aux professionnels belges, le réseau s’enrichira également de Nacala, au Mozambique, dès le 27 octobre 2026, à raison de trois vols hebdomadaires. Durban retrouvera une desserte quotidienne dès le 11 décembre, rejoignant Johannesburg et Le Cap dans l’offre sud-africaine. L’île Maurice bénéficie, quant à elle, de trois fréquences par semaine, avec une autorisation annoncée comme prolongée jusqu’au 31 janvier, les renouvellements ultérieurs restant attendus. Autre levier de vente : une promotion Saint-Valentin, proposée du 17 octobre au 17 novembre 2026 pour des voyages du 7 au 28 février 2027. Pour deux billets achetés en Economy vers Zanzibar, Mombasa, Nosy Be ou Maurice, le deuxième passager bénéficie de 50 % de réduction sur le tarif de base, hors taxes et suppléments. Face à Brussels Airlines, une concurrence qui se joue aussi sur le choix L’association d’un réseau étendu, de fréquences régulières et d’une reconnaissance répétée de la qualité du service peut renforcer l’attractivité d’Ethiopian auprès des voyageurs belges. La concurrence concerne notamment l’Afrique de l’Est : Brussels Airlines a elle-même ajouté Kilimandjaro à son réseau en juin 2026, avec une offre initialement annoncée à deux vols par semaine. Brussels Airlines conserve l’atout de son hub belge et de ses liaisons au départ de Bruxelles. Ethiopian mise sur les correspondances à Addis-Abeba pour multiplier les destinations et les combinaisons. Pour l’agent de voyages, le choix se fera donc sur le prix total, la durée du trajet, les horaires et la souplesse du programme, autant que sur la réputation. Le titre Skytrax récompense Ethiopian parmi les compagnies africaines : il ne constitue pas un classement comparatif avec Brussels Airlines. Mais, commercialement, neuf années consécutives de reconnaissance donnent du poids au discours de vente. Pour les professionnels belges, cette concurrence élargit les possibilités de proposer l’Afrique selon les envies de chaque client. ETIENNE

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