Volcans en Indonésie : l’effet domino peut-il remonter jusqu’à Brussels Airport ?
- il y a 4 heures
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Jakarta perturbée, des vols internationaux touchés et des correspondances sous surveillance : pour les agents de voyages belges, le risque se situe surtout au-delà du premier vol européen.
L’Indonésie nous rappelle une nouvelle fois qu’une éruption volcanique à plus de 11.000 kilomètres de Bruxelles peut avoir des conséquences jusque dans les dossiers de réservation de nos agences de voyages.
L’activité volcanique actuellement observée dans l’archipel indonésien provoque des perturbations aériennes, avec annulations, retards et modifications de certaines routes.
Les cendres volcaniques constituent en effet un danger sérieux pour les moteurs des avions et peuvent obliger les compagnies à contourner les zones concernées, voire à suspendre temporairement leurs opérations.
Brussels Airport directement concerné ?
À ce stade, il serait excessif de parler d’une perturbation générale des vols entre Brussels Airport et l’Asie.
Le véritable risque pour le voyageur belge se situe davantage dans l’effet domino des correspondances.
Un passager peut parfaitement quitter Brussels Airport à l’heure pour Doha, Istanbul ou un autre grand hub et découvrir ensuite que son vol de continuation vers Jakarta, Bali ou une autre destination indonésienne est retardé, dérouté ou annulé.
Même constat pour les voyageurs transitant par les grands hubs asiatiques comme Singapour ou Kuala Lumpur.
Pour les agences belges, il ne suffit donc plus de vérifier si le premier vol au départ de Bruxelles est maintenu : c’est l’ensemble de l’itinéraire qu’il faut surveiller.
L’Europe n’est pas à l’abri
Les conséquences peuvent également remonter jusqu’aux compagnies européennes opérant directement ou indirectement vers l’Indonésie.
Lorsqu’un aéroport indonésien réduit ou suspend ses opérations, les rotations des appareils sont perturbées.
Un avion qui n’arrive pas à destination ne peut évidemment pas repartir normalement quelques heures plus tard.
Cela peut entraîner des retards en cascade, des changements d’horaires, des repositionnements d’appareils et des correspondances manquées.
Et avec les réseaux actuels, un problème local peut rapidement devenir international.
Pourquoi les compagnies ne prennent aucun risque
La cendre volcanique est particulièrement dangereuse pour l’aviation.
Elle peut pénétrer dans les réacteurs, fondre sous l’effet des températures élevées et endommager les turbines.
Elle peut également affecter les pare-brise, les sondes et certains équipements de navigation.
La question n’est donc pas uniquement de savoir si Jakarta ou Bali restent ouverts.
La direction du vent et le déplacement du nuage de cendres sont tout aussi importants.
Une modification météorologique peut rendre une route aérienne impraticable quelques heures plus tard alors qu’elle était encore parfaitement utilisable auparavant.
Agents de voyages : surveiller jusqu’au dernier segment
Pour les professionnels belges, quelques réflexes deviennent essentiels : vérifier le statut de tous les vols du dossier, contrôler les correspondances, consulter les éventuelles possibilités de rebooking et surtout informer le client avant son départ.
Car voir son vol Brussels Airport–hub international affiché « ON TIME » ne signifie pas nécessairement que le voyage jusqu’en Indonésie se déroulera normalement.
C’est précisément là que l’agence de voyages peut une nouvelle fois démontrer sa valeur ajoutée : anticiper le problème avant que le client ne le découvre lui-même dans un aéroport à plusieurs milliers de kilomètres de chez lui.
Le volcan est en Indonésie… mais le dossier commence à Bruxelles
L’épisode indonésien illustre parfaitement la fragilité mais aussi l’interconnexion du transport aérien mondial.
Une éruption en Indonésie peut perturber Jakarta ou Bali, provoquer des modifications de vols à Singapour ou Doha et finalement toucher un voyageur belge parti quelques heures auparavant de Brussels Airport.
Pas question donc, pour l’instant, de parler d’une crise générale des vols Europe-Asie.
Mais pour les prochains jours, Indonésie sous surveillance.
Et pour les agents de voyages belges, un conseil : ne regardez pas uniquement si le vol quitte Bruxelles à l’heure. Regardez surtout s’il peut aller jusqu’au bout du voyage.
ETIENNE



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