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Trump, la guerre et le tourisme : le Venezuela simple coup de tonnerre… ou nouveau climat permanent ?

  • Etienne De Nil
  • 4 janv.
  • 2 min de lecture

Et si le tourisme entrait dans une nouvelle ère d’instabilité durable ?


Les rumeurs d’escalade militaire impliquant les États-Unis — après de récentes tensions autour du Venezuela — ravivent une question que le secteur du voyage connaît trop bien : jusqu’où la géopolitique peut-elle redessiner nos cartes touristiques ?

Avec Donald Trump de retour au centre du jeu politique international, le ton change. Plus direct. Plus imprévisible. Et pour les professionnels du tourisme, l’imprévisibilité est devenue un risque commercial à part entière.


Venezuela aujourd’hui, Taïwan demain ?


Qu’il s’agisse d’une intervention réelle, d’une démonstration de force ou d’une simple menace stratégique, le signal envoyé est clair :les États-Unis pourraient à nouveau privilégier l’action unilatérale.

Pour le secteur du voyage, cela pose trois questions majeures :

  • Effet domino : une intervention en Amérique latine banaliserait-elle d’autres actions ailleurs (Mer de Chine, Taïwan, Moyen-Orient) ?

  • Réactions en chaîne : sanctions, fermetures d’espaces aériens, flambée du prix du carburant.

  • Perception voyageurs : la peur ne suit pas la logique géographique mais médiatique.

Un conflit à 8 000 km peut faire chuter les réservations long-courrier européennes.


Tourisme : victime collatérale silencieuse


L’expérience récente l’a montré (Ukraine, Israël/Gaza, Mer Rouge) :le tourisme est toujours touché, même lorsqu’il n’est pas la cible.

Impacts concrets pour les pros belges :

  • Allongement des délais de décision des clients

  • Recentrage vers des destinations perçues comme « neutres »

  • Pression accrue sur les assurances voyage et clauses d’annulation

  • Hausse des coûts opérationnels (aviation, fuel, sécurité)

Le risque n’est pas seulement la guerre, mais l’installation d’un climat anxiogène permanent.


Vers une nouvelle grammaire du voyage ?


Si l’ère Trump 2.0 devait s’accompagner de tensions récurrentes, le secteur devra s’adapter :


Plus de pédagogie clientScénarios alternatifs prêts à être activésFlexibilité contractuelle renforcéeVeille géopolitique intégrée à la stratégie commerciale


Le voyage ne s’arrête pas.Mais il devient plus stratégique, plus politique, plus fragile.


Conclusion : anticiper plutôt que subir


Pour les professionnels du tourisme belge, la question n’est plus « y aura-t-il une crise ? »mais « sommes-nous prêts à la prochaine ? »


Car dans un monde où la géopolitique se décide parfois sur X (ex-Twitter),le tourisme ne peut plus se contenter d’être spectateur.


ETIENNE


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