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Frank Bosteels quitte la Belgian Travel Confederation et retourne chez Connections

  • il y a 15 heures
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures

Annonce et interview.



Bruxelles, le 6 mars 2026 – La Belgian Travel Confederation (BTC) annonce le départ de son CEO, Frank Bosteels. Après avoir contribué à la professionnalisation et au positionnement de la fédération, Frank Bosteels retourne chez Connections, où il occupera le poste de Chief Product & Market Officer.


Avant son mandat au sein de la BTC, Frank Bosteels a travaillé pendant quatorze ans au sein du département Produits de organisation de voyages à Vilvorde. En retournant chez Connections, il suit son cœur et rejoint un environnement familier, où il continuera à mettre à profit son expertise en matière de développement de produits, de stratégie de marché et de partenariats internationaux.


Le conseil d'administration de la BTC remercie chaleureusement Frank pour son engagement et son rôle fédérateur au sein du secteur belge du voyage.


La présidente Annick Desmet et le vice-président Philippe Hagelstein déclarent : « Frank a travaillé avec conviction et engagement au renforcement de la Belgian Travel Confederation, ce que nous apprécions particulièrement.


Nous comprenons et respectons pleinement son choix de suivre son cœur et lui souhaitons beaucoup de succès. Le fait qu'il reste lié au projet de la BTC, qu'il souhaite continuer à s'y investir et à mettre ses connaissances à disposition est particulièrement apprécié.


La continuité du fonctionnement de la BTC est assurée grâce à l'équipe actuelle et à l'engagement des administrateurs concernés.


Dans le cadre des objectifs stratégiques, un poste de nouveau manager BTC est donc à pourvoir. Les candidats peuvent envoyer leur lettre de motivation et leur CV à koen@vvr.be.


Entretien exclusif  avec Frank Bosteels 


La nouvelle qui est tombée vendredi dernier en aura surpris plus d’un. Frank Bosteels s’apprête à quitter la BTC pour retourner chez Connections, le voyagiste de Vilvoorde.

Nous lui avons posé quelques questions et partageons ses réponses avec vous.


Etienne : Alors Frank, pourquoi ce départ ?C’est la conséquence d’un choix personnel et professionnel que j’ai fait ces dernières semaines.


J’ai décidé de retourner chez Connections, où je vais venir renforcer l’équipe de management en place.

Connections est une maison que je connais bien et à laquelle je reste très attaché.

Cette décision m’a placé devant un véritable choix cornélien, car mon engagement au sein de la BTC me tient aussi beaucoup à cœur. Au final, j’ai écouté mon cœur et l’envie de revenir dans l’opérationnel du secteur.


Etienne : Quel bilan dresses-tu de ton passage à la BTC ?

Ce qui est sans doute le plus difficile pour moi aujourd’hui, c’est que mon départ intervient précisément au moment où beaucoup de choses commencent à prendre forme.


La BTC est dans une phase d’accélération. Avec l’arrivée récente de l’ABTO à bord, le projet d’une fédération qui rassemble les différentes associations professionnelles du secteur prend réellement corps.


Un exemple très concret : à partir du mois de mai prochain, la BTC assurera la représentation du secteur belge au sein de l’ECTAA. C’est une étape importante, car cela permettra de porter la voix de l’ensemble des professionnels du tourisme belges au niveau européen de manière plus structurée et plus cohérente.


Au-delà de cela, je pense que la BTC a progressivement trouvé sa place comme plateforme de dialogue et de coopération entre les différentes composantes du secteur.


Etienne : De quelles réalisations es-tu le plus fier ?

Il y a plusieurs chantiers dont je suis particulièrement fier. Le premier concerne la Belgian Travel Academy.

Nous avons fortement développé l’offre de formations et surtout professionnalisé son fonctionnement. Il restait un vrai travail de fond à accomplir pour structurer l’offre, clarifier les formats et mieux répondre aux attentes des professionnels.


Aujourd’hui, les formations rencontrent un public plus large et leur attrait dépasse même parfois les limites de la profession. Cela montre qu’il existe une vraie demande pour des contenus de qualité autour des enjeux du tourisme.


Le second chantier concerne la Travel Intelligence. Nous sortons d’une phase d’investissement importante durant laquelle nous avons construit un véritable tableau de bord du marché. L’objectif était de permettre aux professionnels de suivre les tendances du tourisme sur base de chiffres et de données réelles, issues notamment du réseau de distribution belge.


Le fait que le secteur dispose de données chiffrées objectives est évidemment utile pour les professionnels eux-mêmes, mais cela renforce aussi la crédibilité du secteur dans ses relations avec les autorités publiques, les partenaires et les médias.


Etienne : Et des regrets ?

Oui, bien sûr. Quand on quitte une fonction comme celle-là, on se dit toujours qu’il y a des choses que l’on aurait voulu faire avancer davantage.

Le cas le plus évident pour moi est celui du label CERTA. Je n’ai pas réussi à insuffler l’élan nouveau que j’espérais.


Pourtant, je reste convaincu que l’idée derrière CERTA est la bonne. Dans un marché où les consommateurs sont confrontés à une offre de plus en plus vaste et parfois difficile à décrypter, un label de qualité peut jouer un rôle important.

Il peut aider les voyageurs à identifier des professionnels qui respectent un certain nombre de critères en matière de service, de transparence et de responsabilité.


Mais un label ne vit que s’il est porté collectivement par la profession. Cela demande du temps, de l’énergie et une mobilisation constante. Je pense que les bases existent, mais il faudra encore un engagement fort du secteur pour lui donner toute l’ampleur qu’il mérite.


Etienne : Un dernier mot pour le secteur ?

Je reste avant tout quelqu’un du secteur du voyage et je le resterai. Ce que j’ai particulièrement apprécié durant mon passage à la BTC, c’est la volonté de nombreux acteurs de travailler davantage ensemble.


Le tourisme est un secteur passionnant, mais aussi très fragmenté. Si nous voulons continuer à peser dans les débats — qu’il s’agisse de réglementation, de durabilité ou de transformation digitale — nous devons continuer à parler d’une voix forte et structurée.


Je quitte la BTC avec beaucoup de reconnaissance pour les associations membres, pour tous les professionnels qui ont soutenu les projets que nous avons lancés et pour les nombreuses personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de collaborer.

Et bien sûr, je resterai attentif à ce que la BTC continuera à construire dans les années à venir.


Merci Frank


ETIENNE

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