LEZ Bruxelles : fini les avertissements, place aux amendes dès le 1er juillet
- 8 juin
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Les professionnels du voyage ont intérêt à relayer l'information à leurs clients : à partir du 1er juillet 2026, la période de tolérance dans la Low Emission Zone (LEZ) bruxelloise prendra fin pour une partie des automobilistes. Les contrevenants déjà avertis risqueront désormais une amende de 350 euros.
Le gouvernement bruxellois a confirmé que Bruxelles Fiscalité commencera à envoyer les premières sanctions adaptées aux nouvelles règles LEZ entrées en vigueur en 2025. Sont principalement concernés les véhicules diesel Euro 5 ainsi que les véhicules essence Euro 2 qui ne répondent plus aux critères d'accès à la capitale.
Selon le ministre bruxellois des Finances, Dirk De Smedt, plus de 13.000 avertissements ont déjà été adressés aux propriétaires de véhicules concernés. À partir du 1er juillet, toute nouvelle infraction constatée après un premier avertissement entraînera automatiquement une amende de 350 euros.
Une amende... qui fait office de pass annuel
Particularité du dispositif : cette amende sera accompagnée d'une notification précisant qu'elle équivaut à un pass LEZ valable durant douze mois pour le véhicule concerné. Une possibilité de paiement échelonné sera également proposée.
La formule ne manquera pas de faire réagir. Certains observateurs résument déjà la situation avec une pointe d'ironie : "pour 350 euros par an, on peut donc continuer à polluer..." Une formule provocatrice, certes, mais qui illustre le débat que suscite cette nouvelle approche.
Au final, la LEZ bruxelloise invente peut-être un nouveau concept : le « polluer-payant ». À 350 euros l'année, certains automobilistes conserveront le droit de rouler là où leur véhicule était pourtant devenu indésirable.
Plus de 600.000 véhicules concernés
Si la mesure vise avant tout l'amélioration de la qualité de l'air, elle concerne potentiellement un très grand nombre d'automobilistes. Plus de 600.000 véhicules en Belgique appartiendraient encore aux catégories désormais ciblées, dont plus de 23.000 immatriculés en Région bruxelloise.
Une information à relayer aux voyageurs
Pour les agences de voyages, tour-opérateurs, autocaristes et organisateurs d'événements, l'information mérite d'être relayée auprès des clients se rendant à Bruxelles avec leur propre véhicule. Entre les modifications successives du calendrier, les reports et les adaptations du système, de nombreux automobilistes restent mal informés des règles actuellement en vigueur.
Un simple déplacement vers l'aéroport, un salon professionnel ou un city-trip dans la capitale pourrait ainsi se traduire par une facture inattendue de 350 euros.
Et les oldtimers dans tout cela ?
Les véhicules ancêtres bénéficient toujours d'un régime particulier. Les collectionneurs peuvent continuer à faire circuler leurs véhicules selon des modalités spécifiques prévues par la réglementation.
Une situation qui alimente également les discussions. Entre la voiture de collection qui bénéficie d'un statut particulier et le véhicule diesel Euro 5 de 2015 qui peut obtenir un « pass annuel » via son amende de 350 euros, certains automobilistes peinent à s'y retrouver.
Comme le résume avec humour un observateur du secteur : "À Bruxelles, une vieille Jaguar des années 1960 attire parfois davantage de sympathie qu'un diesel Euro 5 de 2015. Comme quoi, en matière automobile, l'âge devient parfois une qualité..."
Le conseil du secteur
Avant tout déplacement vers Bruxelles, il est recommandé de vérifier la norme Euro du véhicule concerné et de consulter les informations officielles de la Région bruxelloise.
Car à partir du 1er juillet, le temps des simples rappels à l'ordre sera bel et bien terminé pour de nombreux conducteurs.
ETIENNE



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