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L’Amérique latine conquise par Iberia ? Cap sur l’été 2026 et opportunités pour le marché belge

  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture

Iberia frappe fort sur l’Amérique latine pour l’été 2026. La compagnie espagnole annonce 3 354 159 sièges entre l’Europe et la région (+7,6% vs été 2025) et jusqu’à 366 vols hebdomadaires. Une montée en puissance alignée sur son programme stratégique « Flight Plan 2030 », avec un maillage densifié sur ses marchés cœur.


Pour les pros du voyage belges, la question est claire : quelle captation possible au départ de Bruxelles, et avec quelles connexions ?


Argentine : Buenos Aires au-delà des trois quotidiens

Buenos Aires confirme son statut de pilier long-courrier du réseau Iberia.Entre juin et août 2026 :

  • 23 fréquences hebdomadaires (vs 21 actuellement)

  • 456 000 sièges (+12%)

La capitale argentine deviendrait ainsi la première destination long-courrier d’Iberia à dépasser le cap des trois vols quotidiens. Un argument de poids pour les agences corporate et leisure premium recherchant flexibilité et inventaire en haute saison.


Mexique : Monterrey, nouvelle porte d’entrée stratégique

Monterrey rejoint le réseau long-courrier d’Iberia à compter du 2 juin 2026 :

  • 3 vols par semaine (mardi, vendredi, samedi)

  • Exploitation prévue en Airbus A330-200 (288 sièges)

  • 36 288 sièges sur la saison été

Objectif affiché : dépasser 800 000 sièges entre le Mexique et l’Europe en 2026, en cumulant Monterrey et Mexico City (jusqu’à trois vols quotidiens).

Pour le marché belge :

  • Segment corporate fort (industrie, énergie, automobile) vers le nord du Mexique

  • Alternative crédible aux hubs allemands et néerlandais


Brésil et Caraïbes : montée en cadence

Brésil

  • Près de 400 000 sièges (+15%)

  • Renforts vers Rio de Janeiro

  • Consolidation des ouvertures récentes vers Recife et Fortaleza

Caraïbes :

  • Dominican Republic : 10–11 fréquences hebdomadaires (+21% de sièges)

  • Puerto Rico : 10–12 fréquences hebdomadaires

Positionnement clair : capter le flux leisure européen vers les destinations soleil, avec une forte profondeur d’offre.


Chili : stabilisation à haut niveau

Santiago

  • Jusqu’à 12 vols hebdomadaires

  • Environ 240 000 sièges (+7%)

Un axe mature, intéressant pour les segments MICE et VFR.


Quid des correspondances ex-Bruxelles ?

Pour les agences belges, l’enjeu repose sur la fluidité via le hub madrilène.

Brussels – Madrid :

  • Plusieurs vols quotidiens opérés par Iberia et partenaires du groupe IAG

  • Temps de connexion optimisés au T4 de Madrid-Barajas

  • Connexions généralement inférieures à 2h vers la majorité des capitales latino-américaines

Atouts compétitifs pour le marché belge :

  • Alternative aux hubs de Paris, Amsterdam et Frankfurt

  • Moins de saturation estivale que CDG ou AMS

  • Produit long-courrier homogène (A330 / A350)

  • Membre de l’alliance Oneworld (synergies corporate)


Lecture stratégique pour les TO et agences belges

  1. Plus de sièges = plus de disponibilité groupes en haute saison

  2. Opportunités tarifaires accrues sur les marchés en croissance (Brésil, Caraïbes)

  3. Monterrey : nouvelle niche corporate à exploiter

  4. Flexibilité accrue vers Buenos Aires pour circuits combinés Argentine/Chili


Conclusion

Iberia ne se contente plus d’être un pont vers l’Amérique latine — la compagnie cherche clairement à consolider sa domination européenne sur la région.


Pour les professionnels belges, Madrid s’affirme comme hub alternatif crédible pour l’Amérique latine en 2026.

La vraie question n’est peut-être plus « Iberia conquiert-elle l’Amérique latine ? » mais plutôt : quelle part du marché belge captera-t-elle via ses correspondances optimisées ?


ETIENNE

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