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Ebola : nouvelle formalité vers les USA, quels enjeux pour Brussels Airlines ?

il y a 3 heures
3 min de lecture

Dès le 4 novembre, tous les voyageurs embarquant à Bruxelles vers les États-Unis devront attester ne pas avoir été présents en République démocratique du Congo durant les 21 jours précédents. Une obligation à signaler rapidement aux clients des agences, qui soulève aussi la question des conséquences commerciales pour Brussels Airlines.


La mesure américaine ne concerne pas uniquement les passagers de nationalité congolaise ou ceux arrivant directement de Kinshasa.


Elle s’applique à toute personne embarquant sur un vol international vers les États-Unis, y compris pour une simple correspondance sur le territoire américain. Son entrée en vigueur est fixée au 3 novembre à 23 h 59, heure de la côte Est américaine, soit le 4 novembre à 5 h 59 en Belgique.


Les voyageurs devront fournir une attestation, sur papier ou sous forme électronique, confirmant leur absence de RDC pendant les 21 jours précédant l’embarquement. Sans cette déclaration, l’accès au vol sera refusé, sauf dérogation officielle.


Même un transit dans un aéroport congolais, sans quitter l’appareil, compte comme une présence dans le pays.


Deux voyages distincts peuvent poser problème


Pour les agences belges, la vigilance dépasse donc les seuls dossiers Congo–États-Unis.


Un client revenant d’un déplacement professionnel ou familial à Kinshasa avant de repartir quelques jours plus tard vers New York sera également concerné, même si les deux voyages ont été réservés séparément.


Le passage par Bruxelles ou par un autre aéroport ne permet pas de contourner la restriction : c’est la présence récente en RDC qui détermine l’admissibilité à l’embarquement.


Selon les précisions des CDC ( Centers for Disease Control) , le voyage vers les États-Unis devient possible à partir du 22e jour suivant le départ de RDC, sous réserve des autres conditions d’entrée.



Brussels Airlines exposée sur deux fronts


Pour Brussels Airlines, cette situation touche à la fois l’organisation des opérations et les correspondances commerciales.


La compagnie a déjà indiqué avoir dû adapter les plannings de ses équipages aux restrictions américaines liées à Ebola afin de maintenir ses vols vers Kinshasa, Entebbe, New York et Washington.


Les contraintes opérationnelles sont donc bien réelles.


Sur le plan commercial, les itinéraires reliant la RDC aux États-Unis via Bruxelles risquent de subir des reports ou des annulations.


La perspective de devoir attendre trois semaines hors de RDC avant de rejoindre les États-Unis peut aussi décourager certains déplacements au départ du marché américain.


Il s’agit toutefois d’une analyse des effets possibles, et non d’une baisse de réservations déjà établie.


Une perte de trafic encore impossible à chiffrer


Quel pourrait être le manque à gagner ?


À ce stade, avancer un pourcentage de baisse pour Brussels Airlines serait prématuré.


Il faudrait connaître le volume de passagers concernés, les annulations enregistrées, la durée des restrictions et la possibilité de remplacer ces réservations par d’autres ventes.


Il faut aussi distinguer les restrictions de voyage déjà en place de la nouvelle attestation qui en renforce le contrôle. Toute diminution éventuelle du trafic ne pourra donc pas être attribuée à la seule formalité de novembre.


Pour les professionnels belges, l’urgence est d’abord pratique : vérifier les déplacements récents des clients à destination des États-Unis et les modalités de déclaration auprès du transporteur.


Sans alimenter l’inquiétude : les CDC précisent que le risque global pour les voyageurs reste faible. Une information à transmettre clairement, et un impact économique à suivre sans le surestimer.


ETIENNE

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