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Brussels Airlines : l’été aura-t-il suffi à remettre les comptes dans le vert ?

il y a 12 minutes
2 min de lecture

Le 3 novembre, Lufthansa Group publiera ses résultats à fin septembre.

Pour Brussels Airlines, la question sera particulièrement sensible : les bénéfices de l’été auront-ils compensé les 70 millions d’euros de pertes opérationnelles du premier semestre ?

Les estimations disponibles annoncent un trimestre solide pour le groupe, mais une année sous pression.


Le rendez-vous est confirmé : Lufthansa Group dévoilera ses comptes des neuf premiers mois de 2026 le mardi 3 novembre à 7 heures. Au-delà des chiffres du groupe, le secteur belge attendra surtout la performance de Brussels Airlines et les indications sur ses investissements futurs.


Lufthansa : un été bénéficiaire attendu


Le consensus de seize analystes publié par Lufthansa Group le 14 octobre prévoit, pour le troisième trimestre, environ 12,1 milliards d’euros de recettes et 1,37 milliard d’euros de bénéfice opérationnel ajusté.


Pour l’ensemble de 2026, leur estimation moyenne atteint 1,72 milliard d’euros, proche du bas de la fourchette de 1,7 à 2,2 milliards annoncée par la direction en août.


Les analystes anticipent donc un été rentable, mais restent prudents sur l’année. Ces montants sont des prévisions, pas des résultats acquis.


Brussels Airlines : le seuil décisif des 70 millions


Malgré une hausse des recettes de 9,5 %, Brussels Airlines a terminé le premier semestre sur un EBIT ajusté négatif de 70 millions d’euros.


Sa facture carburant avait augmenté de 64 millions, tandis que les perturbations liées aux grèves avaient pesé à hauteur de 3 millions sur le résultat.


Brussels Airlines n’a toutefois pas subi de plein fouet la flambée des cours. Elle en a été partiellement protégée grâce à la couverture financière du carburant organisée par Lufthansa Group, mais pas suffisamment pour empêcher une forte hausse de sa facture.


Il ne s’agit pas de réserves physiques de kérosène : ces contrats amortissent les variations de prix sans les neutraliser entièrement. La compagnie a confirmé ce bénéfice dans sa communication sur le premier trimestre.


La lecture du prochain bilan sera donc simple : un bénéfice opérationnel ajusté supérieur à 70 millions au troisième trimestre permettrait de repasser dans le vert à fin septembre, à périmètre comparable. En dessous, le cumul resterait déficitaire.


Il s’agit d’un seuil arithmétique, pas d’une prévision : aucune estimation publique suffisamment étayée propre à Brussels Airlines n’a été identifiée pour avancer un montant crédible.


Pour les professionnels belges, l’enjeu dépasse les comptes


La rentabilité influence directement les capacités et les investissements.


Brussels Airlines a déjà renoncé aux deux Airbus A330 supplémentaires initialement prévus pour 2027, tout en maintenant le projet de nouvelles cabines long-courriers.


Les agences surveilleront donc autant les perspectives que les bénéfices : nouvelles fréquences, stabilité du programme et moyens consacrés au produit.


Une précaution s’impose enfin : les résultats arrêtés au 30 septembre n’intégreront pas les perturbations d’octobre. Leurs conséquences éventuelles devront être recherchées dans les commentaires sur la fin d’année.


Le 3 novembre, il ne suffira pas de compter les passagers. Il faudra surtout voir ce que leur transport a réellement rapporté — et ce que Brussels Airlines pourra réinvestir à Bruxelles.


ETIENNE


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