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- Une idée inspirante de Claire Matillon (agence Siège 3A, Paris)
“Le tourisme de masse semble en perte de vitesse, et un nombre croissant de voyageurs cherchent à s'évader des itinéraires classiques pour privilégier des expériences plus authentiques et sur-mesure. Ce phénomène, en forte croissance depuis le début de l'année, questionne profondément les dynamiques du secteur : comment les attentes des voyageurs évoluent-elles face à un monde où la personnalisation est devenue la norme ?Cette approche réinvente les notions de voyage et de liberté. Mais plus encore, elle témoigne d’un changement fondamental dans l'industrie du tourisme : l’envie de renouer avec des voyages de sens, loin des foules, en quête d’authenticité. Quelles sont les nouvelles destinations qui émergent ? Comment les voyageurs redéfinissent-ils leurs critères de choix ? “ Avez-vous fait la même constatation dans vos agences ou Bureaux de Tourisme ? J’ai l’impression que le client-type des AGV est toujours le client “All In”, le client S.S.S ; et que celui qui cherche ces “voyages de sens, loin des foules, en quête d’authenticité” est persuadé qu’il ne trouvera pas cela en agence, alors il fera tout par lui-même. Si j’ai tort, réagissez !
- Benidorm 2025 European Capital and Green Pioneer of Smart Tourism
On peut se demander si l’UE ne se moquerait pas de nous... J’ai connu Benidorm dans les années 1970, mes beaux-parents ayant une villa à Alfaz del Pi, à 6 km de là. J’ai vu le village de pêcheurs se transformer en une ville de gratte-ciels (il y en a 370 !) et de fêtards alcoolisés vivant la nuit. Le TO belge Jetair a popularisé la destination en proposant des charters, en construisant son propre hôtel, en favorisant l’ouverture de restaurants “belges”, steak-frites-salade ouverts dès 18h, tout cela en contradiction avec les us et coutumes typiquement locaux. Deux des plus gros problèmes suscités par ce tourisme de masse, étaient : Que les jeunes locaux ne trouvaient plus ni terrain où construire, ni habitation à acheter ou à louer à des prix abordables, à cause de la pression immobilière Que les nombreux producteurs locaux d’oranges (les Navel, les meilleurs du monde !) n’avaient plus assez d’eau pour irriguer leurs champs. Evidemment, quand on vend 16 millions de nuitées par an, cela fait beaucoup de douches et de chasses d’eau ! Eh bien, qu’à cela ne tienne : 50 ans plus tard, rien n’a vraiment changé dans cette capitale du tourisme de masse, low-cost, tourisme où l'on dort au soleil le jour et on sort la nuit. En revanche, notre vénérable Europe, aveuglée par son souci de plaire à tout le monde, décerne à Benidorm le prix de destination verte et du Tourisme intelligent. On croit rêver. Attention : je n’ai rien contre Benidorm, je pense que ce type de tourisme bête possède sa clientèle, et qu’il faut de tout pour faire un monde. Ce que je trouve indécent, c’est que l’Europe accorde le label “Vert” et “Smart” à une destination qui, malgré ses efforts, est noire de monde et dédiée à la forme la plus bêtifiante du tourisme. Marc Dans
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