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- Explora Journeys annonce son premier tour du monde en 2029 : Endless Worlds
Explora Journeys annonce avec fierté son tout premier tour du monde en 2029 : Endless Worlds . Endless Worlds n’est pas un simple tour du monde ; c’est une célébration de 128 jours placée sous le signe de la découverte, de l’élégance et de l’immersion culturelle. De janvier à mai 2029, EXPLORA I emmènera vos clients dans une exploration décontractée à travers océans et continents, où sept Passages uniques s’entrelacent pour créer un Voyage fluide et transformateur. De l’allure scintillante de l’horizon doré de Dubaï, aux côtes parfumées d’épices de l’Inde et aux mers étincelantes des Maldives, jusqu’à la beauté sacrée du Sri Lanka. Les invités ressentiront le rythme vibrant de l’Asie du Sud-Est, découvriront les paysages insulaires de Bali et de Komodo, avant de s’aventurer dans les vastes eaux de l’Océanie. L’aventure se poursuit le long des rythmes colorés des Amériques, pour finalement s’achever parmi les îles reculées de l’Atlantique et l’accueil chaleureux de la Méditerranée. Il s’agit de bien plus qu’un voyage : c’est une opportunité unique pour vos clients de découvrir le monde dans sa forme la plus complète et la plus significative. Endless Worlds sera mis en vente début 2026.
- Encore un argument négatif pour éloigner les touristes étrangers vers les USA ? – CORRECTIF grâce à la vigilance d’un lecteur fidèle
Les informations indiquent que les visiteurs étrangers pourront acquérir un pass annuel , le America the Beautiful Pass , Ce pass est valable pour l’ensemble de la famille ou groupe de voyage en voiture , et couvre toutes les visites durant un an. Les infos à retenir Le pass America The Beautiful est un pass annuel donnant accès à tous les parcs nationaux + monuments et sites gérés par le National Park Service (NPS), pendant 1 an . Prix : $80 jusqu’au 31/12/2025, puis $250 à partir du 01/01/2026 (pour les non-résidents). Bon plan : Acheter votre pass avant le 31/12/2025 pour éviter l'augmentation de 2026 et payer seulement $80 pour en profiter toute l’année 2026. Merci à notre lecteur
- La Belgique qualifiée : professionnels du voyage, préparez-vous pour la Coupe du Monde FIFA 2026, du 11 juin au 19 juillet 2026 !
La qualification des Diables Rouges assure un afflux massif de demandes , et les premières estimations tarifaires s’installent déjà sur le marché. Pour les agences belges, le timing est crucial : les prix montent vite et souvent brutalement après le tirage . Billets grand public : tendances de prix Phase de groupes (hors match d’ouverture) Catégorie 3 (virages / hauts de tribune) : 90 – 180 € Catégorie 2 (latéral standard) : 180 – 320 € Catégorie 1 (central / premium) : 300 – 580 € Match d’ouverture ou affiches “premium” Cat. 3 : 150 – 350 € Cat. 2 : 350 – 700 € Cat. 1 : 600 – 1 200 € Dès que la Belgique joue, la demande belge explose , et les places partent en priorité. Phases finales (hors hospitalité) 1/16e & 1/8e : 220 – 650 € Quarts : 350 – 900 € Demi-finales : 500 – 1 400 € Finale : 900 – 2 300 € Plus les Diables avancent, plus la courbe des prix s’affole . Les marchés secondaires s’activent fortement. Hospitality & loges : marché corporate C’est la zone la plus stable et la plus rentable pour le B2B. Hospitality (match unique, lounge + sièges premium) : 1 200 – 3 500 € / personne Loges privées / corporate : 5 000 – 10 000 € / personne Séries 3–5 matchs / packages business : 4 500 – 12 000 € / personne Demi-finales VIP : 6 000 – 14 000 € / personne Finale VIP : 10 000 – 25 000 € / personne Graduation claire : plus de stabilité, de garantie, de services — et moins de volatilité que le grand public. Les vols transatlantiques : là où les prix risquent d’exploser Base 2024–2025, haute saison : Éco (A/R Belgique ↔ USA/Canada) : 750 – 1 200 € Éco flexible : 1 100 – 1 700 € Premium éco : 1 600 – 2 500 € Business : 3 500 – 7 500 € Pendant la période du Mondial (juin–juillet 2026) : hausse attendue de +25% à +60% villes les plus concernées : New York, Miami, Los Angeles, Toronto vols domestiques US (supporters multi-villes) : pics possibles jusqu’à +80% Hôtels : conditions événementielles Hôtels 4★ centre-ville : 250 – 500 € / nuit 5★ & lifestyle : 450 – 900 € / nuit Suites haut de gamme : 1 000 – 3 500 € / nuit Conditions courantes : tarifs “event pricing” minimum 3–5 nuits dépôts anticipés et souvent non remboursables Message clé pour les professionnels belges Vous disposez déjà d’une fourchette solide pour cadrer vos échanges clients. Ne vendez pas le billet isolé : vendez l’expérience complète (vol + hôtel + logistique + hospitalité). ETIENNE
- La Belgique risque de devenir un musée roulant : quand la LEZ favorise les vieilles voitures... Une "Cuba automobile belge".
L’ambition initiale était limpide : réduire la pollution urbaine, encourager les mobilités propres, moderniser l’image des villes. Dans la pratique, une faille réglementaire transforme nos centres en vitrines rétro. Pour les acteurs du tourisme, cela devient un dilemme stratégique : incohérence réglementaire d’un côté, patrimoine vivant de l’autre. Une règle pensée pour l’environnement… détournée par la mobilité Les zones à faibles émissions (LEZ) interdisent progressivement les véhicules polluants. Sauf que : les voitures de plus de 30 ans, immatriculées comme “ancêtres”, sont exemptées. Ces véhicules, souvent sans normes Euro, sans filtres à particules ni technologies modernes, circulent là où des modèles récents — parfois hybrides ou Euro 5 — sont bannis. Ce n’est pas une tricherie : c’est la loi. Résultat : une part croissante du parc automobile belge pivote vers l’oldtimer. Pas pour la passion : pour la mobilité. Quel impact pour le secteur du voyage ? 1. Image des destinations Les villes veulent projeter un futur durable. Mais l’expérience de terrain raconte autre chose : • véhicules modernes refoulés • mécaniques des années 80 et 90 librement autorisées Pour le visiteur international, le message est déroutant :“Pourquoi ma voiture de location récente est interdite, et pas une Mercedes de 1987 ?” La cohérence du discours touristique s’effrite. 2. Logistique et mobilités professionnelles Les DMC, guides, hôtels, loueurs et opérateurs investissent lourdement : • navettes électriques • bus Euro 6 • flottes récentes conformes Pendant ce temps, l’oldtimer devient un passe-droit bon marché vers les centres urbains. Les acteurs qui respectent l’esprit de la transition sont désavantagés face à ceux qui exploitent ses failles. 3. Expérience voyageur Les city-trips et déplacements événementiels reposent sur la fluidité. • incompréhension des règles • zones restreintes aux véhicules modernes • exceptions qui favorisent les véhicules anciens La promesse “ville accessible et durable” se transforme en parcours d’obstacles administratif. Mais il y a un autre visage des oldtimers : la valeur culturelle Les oldtimers ne sont pas qu’un caprice ou un jouet mécanique. Ils constituent un patrimoine roulant, culturel et touristique. Ils animent les centres-villes, attirent les curieux, créent des expériences, et font vivre un écosystème complet : clubs, artisans, ateliers, circuits, hôtellerie, restauration. C’est aussi grâce à eux que perdurent des événements qui font rayonner les destinations : • Mille Miglia en Italie • Rallye de Monte-Carlo Historique • Tour Auto • 1000 km du Nürburgring • Zoute Grand Prix en Belgique, vitrine internationale où se mêlent tourisme haut de gamme, lifestyle, commerce local et passion automobile Ces manifestations génèrent nuitées, restauration, culture, retombées locales et visibilité médiatique. Les étouffer sous des règles pensées pour le trafic quotidien serait une stratégie à courte vue. Vers une “Cuba automobile” belge ? À La Havane, les anciennes voitures circulent par nécessité économique. Chez nous, elles prospèrent par opportunité réglementaire. On prend le risque d’un paysage urbain incohérent : • les véhicules modernes exclus • les véhicules anciens concentrés • des centres-villes transformés en musées roulants involontaires Cette esthétique rétro forcée n’est pas une narration touristique maîtrisée. Elle découle d’un système mal calibré. Conclusion pour le secteur du voyage Les citoyens ne sabotent pas la transition. Ils réagissent à un cadre incohérent. Pour préserver l’attractivité touristique et la crédibilité environnementale des destinations belges, il faut : • aligner la réglementation sur les objectifs • distinguer la mobilité quotidienne du patrimoine automobile • soutenir réellement les flottes propres • préserver les événements historiques sans transformer l’exception en porte dérobée Parce que la pire trajectoire est déjà visible : Une transition écologique qui incite à rouler… avec des voitures d’avant la transition. Entre la ville durable et le musée à ciel ouvert, le tourisme belge doit éviter de devenir l’illustration européenne de la “Cuba automobile”. ETIENNE
- NEWS TOURISME & AVIATION — SAVIEZ VOUS QUE?
1. Lufthansa : cap sur le centenaire 2026 La compagnie allemande célébrera ses 100 ans en marquant l’histoire de l’aviation commerciale. Pour l’occasion, Lufthansa déploiera une flotte anniversaire composée de six appareils emblématiques : A320, A350-900, A350-1000, Boeing 787-9, Boeing 747-8 et Airbus A380 .Chacun arborera une livrée commémorative : fuselage bleu profond, grue blanche iconique et marquage “100 / 1926–2026” .Une manière d’honorer un siècle d’innovation et de connexions entre les continents. 2. Design & Aviation : le fuselage d’un A380 devient porte-clé Quand la passion du voyage rencontre l’upcycling aéronautique…Un Airbus A380 ex-Singapore Airlines , retiré du service, a été découpé pour créer des porte-clés uniques , numérotés, fabriqués à partir du métal original du fuselage. Ces pièces authentiques, accessibles à ~40 € l’unité , offrent aux collectionneurs et voyageurs une manière symbolique de garder en poche un fragment du géant des airs. 3. Nouvelle route estivale : Bruxelles ↔ Halifax (Air Canada) Dès l’été 2026, l’Atlantique rapprochera l’Europe de l’Est canadien. Air Canada ouvrira une liaison Bruxelles – Halifax , opérée 3 fois par semaine , du 19 juin au 6 septembre 2026 .Cette destination en Nouvelle-Écosse, porte d’entrée sur les provinces maritimes, séduira les voyageurs en quête de nature, de culture celte et de paysages côtiers spectaculaires. 4. Emirates muscle son long-courrier : +8 Airbus A350-900 La compagnie de Dubaï poursuit son expansion premium. Elle ajoute 8 nouveaux Airbus A350-900 à sa commande, faisant grimper son futur parc A350 à 73 appareils . L’objectif : renforcer l’efficacité, diversifier les capacités et répondre à la demande sur les routes lointaines à plus faible densité. 5. Les Canaries en record absolu Destination soleil 365 jours par an, l’archipel espagnol bat des records. Entre janvier et août 2025 , les îles ont accueilli plus de 10 millions de visiteurs internationaux , soit +6 % par rapport à 2024.Une dynamique économique forte… mais qui relance les débats sur la durabilité, la préservation des ressources et la gestion du surtourisme. 6. La Belgique vivra ses Jeux olympiques d’hiver 2026 à deux endroits à la fois ? Les Jeux olympiques d’hiver 2026 se dérouleront à Milan–Cortina, mais pour le public belge, l’expérience se jouera aussi à la côte, à Middelkerke. Entre participation sportive, nouveaux espaces supporters et opportunités commerciales, voici un état des lieux utile aux acteurs du voyage. Délégation belge : athlètes et disciplines La délégation Team Belgium comptera 13 athlètes aux Jeux d’hiver 2026, dont 6 hommes et 7 femmes. Ils évolueront dans quatre disciplines : ski alpin (1 homme et 1 femme), biathlon (4 hommes et 4 femmes), ski de fond (1 homme) et patinage artistique (2 femmes). Pour le biathlon, les quotas belges proviennent des résultats en Coupe du monde 2024–2025 et sont confirmés par le comité national. Fin octobre 2025, au moins onze athlètes belges étaient déjà mathématiquement assurés de participer, même si la sélection officielle ne sera validée qu’en janvier 2026. Supporters : vivre les Jeux sans quitter la Belgique Pour la première fois, un village de supporters belge sera installé à Middelkerke (parking de la Koninginnelaan). Organisé par le COIB et Golazo, ce Winter Olympic Festival proposera : • retransmissions en direct des épreuves sur écrans géants• une ambiance type bar d’hiver et zones couvertes• une patinoire ouverte au public• animations et initiations aux sports d’hiver en collaboration avec des fédérations sportives L’accès au festival est gratuit (hors patinoire). Une semaine inaugurale est prévue du 9 au 13 février, avec entrée gratuite pour les écoles de Middelkerke, ce qui peut générer un public familial et local. Billetterie officielle Milan–Cortina 2026 Selon le programme officiel de ticketing, les billets commencent à partir de 50 euros, selon la discipline et la session. Les premières ventes ont fonctionné par phase prioritaire (loterie), suivie d’une vente ouverte depuis le printemps 2025. Plus de la moitié des billets ont déjà été écoulés, traduisant un intérêt massif bien en amont des Jeux. Courage pour vos devis et programmes. ETIENNE
- Encore un argument négatif pour éloigner les touristes étrangers vers les USA ?
Alors que les parcs nationaux américains battent des records de fréquentation, une nouvelle politique tarifaire change la donne pour les voyageurs internationaux. Les tarifs restent inchangés pour les résidents américains, mais augmentent fortement pour les visiteurs étrangers, parfois jusqu’à tripler. Pour les professionnels du voyage en Belgique, ce virage représente un risque commercial réel. 2024, une année historique pour les parcs américains Le National Park Service (NPS) a comptabilisé en 2024 près de 332 millions de visites récréatives dans l’ensemble de ses 433 sites. Les parcs nationaux les plus emblématiques concentrent une grande part de ce flux.Great Smoky Mountains avoisine 12 millions de visites, Zion et Grand Canyon environ 5 millions chacun, Yellowstone près de 4,7 millions, Rocky Mountain et Yosemite autour de 4,1 millions. 2024 s’impose ainsi comme l’année la plus visitée de l’histoire du NPS, confirmant une tendance à la surfréquentation, surtout dans l’Ouest. Pas encore de chiffres consolidés pour 2025 Les statistiques officielles du NPS sont publiées en début d’année suivante. Aucune donnée complète permettant d’analyser l’impact réel des nouvelles hausses ne sera disponible avant début 2026. Les retours de terrain (voyagistes, opérateurs locaux) seront donc cruciaux pour anticiper les effets à court terme. Tarification différenciée: statu quo pour les Américains, choc pour les étrangers Jusqu’à présent les entrées des parcs nationaux étaient globalement uniformes. La nouvelle grille établit un tarif stable pour les résidents américains, autour de 35 à 40 USD par véhicule. Pour les visiteurs étrangers, les prix annoncés montent à 90 à 100 USD par personne et par entrée. Concrètement, un voyageur européen paiera entre deux et trois fois plus pour l’accès aux principaux parcs tels que Yosemite, Yellowstone, Zion, Bryce Canyon ou Grand Canyon, tandis que les passes annuels américains restent inchangés. Exemple concret: une famille belge avec deux enfants Road trip classique incluant quatre parcs nationaux. Famille de quatre personnes (deux adultes et deux enfants). Ancien modèle: environ 35 USD par voiture et par parc.35 × 4 parcs = 140 USD au total. Nouveau modèle: environ 100 USD par personne et par parc.100 × 4 personnes × 4 parcs = 1 600 USD. La différence avoisine 1 460 USD, uniquement pour franchir les entrées des parcs. Pour de nombreux ménages, ce montant suffit à remettre en question le projet de voyage ou à réduire la sélection de sites visités. Arguments officiels et perception européenne Les autorités américaines invoquent la gestion durable, la protection contre la surfréquentation et le financement de l’entretien des sentiers et infrastructures. Sur le plan environnemental, ces raisons sont cohérentes. Du côté européen, la mesure ressemble davantage à un tourisme à deux vitesses. Elle envoie le signal que le voyageur étranger sera le contributeur principal, tandis que le résident américain demeure protégé. Ce sentiment de déséquilibre peut altérer l’image d’accueil des États-Unis. Conséquences pour les professionnels du voyage belges Renchérissement des circuits: les forfaits Ouest américain voient leurs prix grimper de plusieurs centaines d’euros par personne. Le modèle devient moins compétitif face à des destinations nature alternatives comme le Canada, l’Islande, la Norvège, l’Écosse ou les Balkans. Déplacement de la demande: une partie de la clientèle familiale et middle-market risque de se détourner des USA au profit de pays moins restrictifs dans leur politique tarifaire. Recommandations Diversifier les itinéraires en incluant des parcs moins iconiques mais spectaculaires, comme Canyonlands, Capitol Reef, Great Basin ou Olympic. Valoriser les expériences plutôt que l’addition de visites: randonnées guidées, photographies, nuitées en lodge nature, rencontres avec des communautés locales. Privilégier les saisons intermédiaires, plus calmes et parfois plus avantageuses. Conclusion Dans un contexte où les parcs américains accueillent près de 332 millions de visiteurs par an, le choix de faire payer davantage les touristes étrangers ressemble à un filtre sélectif. Pour les voyageurs belges, et les familles en particulier, cette hausse peut devenir un frein majeur. Aux professionnels du secteur de s’adapter rapidement, ou de constater que les paysages mythiques des États-Unis risquent de se détourner vers une clientèle de niche. ETIENNE
- Uber et le Yield Management : quand le prix devient une variable dynamique
Le 25 novembre dernier, un trajet commandé sur Uber pour moins de 2 km coûtait 10 € à 6h55, puis 17 € à 7h10, soit une hausse de 70 % en 15 minutes. Après 9h00, le prix retombait sous les 15 €.Comment expliquer une telle variation en si peu de temps ? Le yield management. 1. Qu’est-ce que le yield management ? Le yield management, ou tarification dynamique, désigne la stratégie commerciale qui consiste à adapter en temps réel les prix en fonction de plusieurs variables : la demande (nombre de clients) l’offre (nombre de chauffeurs disponibles) le temps d’attente les conditions externes (grèves, météo, zones saturées, heures de pointe…) les comportements passés des usagers Cette technique est née dans l’aérien (American Airlines dans les années 80), puis a été adoptée par les hôtels, les plateformes touristiques, et les transports urbains à la demande comme Uber. 2. Comment Uber l’applique dans la pratique ? Uber utilise un système connu sous le nom de surge pricing (tarification de pointe). Lorsque la demande explose, l’algorithme augmente les tarifs : pour réguler la demande (décourager certains clients à ce moment précis) pour inciter plus de chauffeurs à se connecter pour maximiser le revenu (Uber + chauffeurs) Dans notre situation : 6h55 → Demande élevée mais encore gérable → Prix normal : ≈ 10 € 7h10 → Pic de demande brutal (travailleurs, grève, transports saturés)Coefficient de majoration → ≈ 17 € Après 9h00 → effondrement de la demandeRetour à un niveau de prix inférieur → < 15 € Résultat : le prix fluctue plus vite que les horaires habituels, car il dépend d’un algorithme en temps réel. 3. Pourquoi Uber peut se permettre cette stratégie ? Contrairement à un taxi traditionnel, Uber vend un service immatériel : un transport immédiat.Ce service possède 3 caractéristiques typiques du yield management : Périssabilité : un trajet non vendu à 7h10 ne peut pas être vendu plus tard → il est perdu. Capacité limitée : nombre de chauffeurs / voitures disponibles. Demande variable : pics matinaux, horaires de travail, évènements. Uber ne stocke rien et doit optimiser chaque minute disponible → l’algorithme ajuste les prix. 4. Effets concrets : la grève comme opportunité commerciale Lors d’une grève, plusieurs phénomènes se superposent : moins d’offre de transport public accumulation de passagers pressés temps d’attente plus longs stress / urgence des clients L’algorithme interprète cela comme une tension extrême : le coût monte en flèche. Oui, certains segments touristiques (plateformes de VTC, navettes privées) profitent d’une baisse d’offre concurrentielle. 5. Les chauffeurs sont-ils gagnants ? Dans le témoignage présent, il est mentionné que les chauffeurs étaient submergés de demandes. Dans un contexte de tarification dynamique : leurs revenus à court terme augmentent la plateforme attire des conducteurs inactifs l’équilibre revenu / temps peut être meilleur Mais l’effet peut varier : un chauffeur gagne plus par course, Uber prend aussi une commission plus élevée, et l’utilisateur final assume le coût. 6. Les critiques Le yield management appliqué au transport urbain entraîne plusieurs questions : Équité sociale : une hausse liée à une grève pénalise les classes laborieuses. Transparence : l’utilisateur ne comprend pas toujours la logique algorithme → prix « arbitraires ». Monopole local temporaire : lorsque l’offre publique disparaît, Uber devient quasi-indispensable. Certains considèrent que cela revient à monétiser l’urgence. Conclusion Oui, ce qui a été vécu est du yield management appliqué à Uber. L’algorithme ajuste les prix au centime près en fonction de la pression du marché en temps réel, ce qui peut mener à des écarts spectaculaires sur une fenêtre temporelle très courte. En période de grève ou de crise, le prix ne reflète pas le coût réel du trajet, mais l’intensité du besoin. Uber ne vend pas un kilomètre parcouru : il vend de la disponibilité immédiate. ETIENNE
- Crèche sur la Grand-Place : une polémique aux conséquences touristiques ?
La décision de la Ville de Bruxelles d’installer une crèche grandeur nature sur la Grand-Place durant les fêtes a ravivé un débat sensible. Au-delà du religieux, la controverse touche à l’image internationale de la capitale, déjà traversée par une autre querelle symbolique : la transformation de son “marché de Noël” en “Plaisirs d’Hiver” depuis plusieurs années. Ces deux choix — crèche chrétienne d’un côté, effacement du terme “Noël” de l’autre — nourrissent une perception confuse, qui fragilise le positionnement touristique de Bruxelles. Entre tradition et neutralité : une capitale européenne en tension Pour une partie des Bruxellois, la crèche fait partie du folklore d’hiver, incarnation d’un patrimoine vécu et transmis localement. Elle s’inscrit dans la continuité des animations de fin d’année et dans l’attractivité saisonnière de la Grand-Place. Pour d’autres, l’installation d’un symbole religieux sur un espace public — qui plus est inscrit au patrimoine mondial — contredit la volonté d’une ville neutre, inclusive et multiculturelle. L’argument se renforce pour ceux qui rappellent qu’au même moment, la Ville a renoncé à nommer son événement local “marché de Noël” au profit d’une appellation plus neutre, Plaisirs d’Hiver . Ce paradoxe nourrit un débat identitaire, souvent amplifié par les réseaux sociaux. La capitale européenne se retrouve prise entre deux lectures opposées : celle d’une ville qui “désacralise” Noël, et celle d’une ville qui remet en avant un symbole religieux sur son lieu le plus iconique. Le cas “Plaisirs d’Hiver” : une polémique toujours vivace La requalification du marché bruxellois en Plaisirs d’Hiver s’inscrit initialement dans une démarche inclusive : éviter de réduire l’expérience festive à un seul public ou à une seule tradition. Le branding se veut rassembleur, associant installations lumineuses, patinoire, concerts et village international. Dans la pratique, la décision a suscité des critiques durables. Pour le public belge, “marché de Noël” reste une référence culturelle forte , utilisée sans difficulté à Liège, Namur, Bruges, Leuven ou Anvers. Ces événements ne semblent pas perdre en attractivité en conservant une identité claire et assumée, centrée sur Noël et son imaginaire. Bruxelles, elle, a créé un terrain d’ambiguïté. Le changement de nom est perçu par certains visiteurs comme un effacement des traditions. Par ailleurs, la crèche sur la Grand-Place apparaît alors, paradoxalement, comme un retour à l’iconographie chrétienne — ce qui brouille davantage le message. Un impact réel sur le tourisme… même sans boycott Les professionnels du voyage savent que les voyageurs ne renoncent pas à un city-trip pour une seule polémique. Cependant, ce qui influence la perception internationale n’est pas l’événement lui-même, mais la narration qui l’accompagne . Des clients étrangers peuvent se poser des questions simples mais déterminantes : Bruxelles est-elle une capitale “froide”, technocratique et politiquement correcte ? Bruxelles est-elle une ville qui récupère le religieux à des fins folkloriques ? Bruxelles est-elle cohérente dans son identité culturelle ? Lorsque la réponse semble incertaine, la destination perd en lisibilité. Or, la clarté — “la ville des marchés de Noël”, “la ville design”, “la ville du chocolat”, etc. — reste un facteur clé de conversion touristique. L’enjeu Grand-Place : patrimoine, symbole et perception La Grand-Place est un lieu qui ne supporte pas l’indifférence. Classée au patrimoine mondial, elle constitue un décor iconique partagé sur des millions de photos, reportages et vidéos. Une crèche installée sur un espace public ordinaire serait un acte de tradition. Une crèche installée sur la Grand-Place devient un message culturel mondial. Les villes belges voisines gèrent souvent cette symbolique de manière plus simple : elles assument leurs marchés de Noël comme des moments traditionnels, festifs et identitaires, sans posture politique. Cette lisibilité séduit les visiteurs et renforce leur attachement. Bruxelles, en revanche, hésite entre tradition et neutralité, ce qui fragilise son storytelling. Conclusion La controverse autour de la crèche et du terme Plaisirs d’Hiver n’est pas anecdotique : elle révèle la difficulté de Bruxelles à articuler identité locale, pluralisme et marketing urbain. Alors que d’autres villes belges assument l’iconicité du “marché de Noël”, la capitale semble naviguer entre symboles contradictoires. Pour le secteur du voyage, la clé n’est ni l’oubli ni l’indignation : c’est la vigilance narrative. Dans un contexte européen où l’image d’une destination se construit en quelques secondes, Bruxelles doit retrouver une cohérence entre récit local et attentes internationales. ETIENNE
- La Belgian Travel Confederation se renforce : l'ABTO rejoint officiellement l'association
Bruxelles, le 21 novembre 2025 La Belgian Travel Confederation (BTC) continue de se développer pour devenir le point de contact commun du secteur belge du voyage. Le conseil d'administration de l'ABTO a confirmé sa volonté de participer activement au développement futur de la confédération. Cet engagement a été accueilli très favorablement : l'assemblée générale extraordinaire a approuvé à l'unanimité l'adhésion de l'ABTO. Les discussions entre l'ABTO et la BTC étaient en cours depuis un certain temps et ont abouti cette semaine à l'adhésion officielle de l'ABTO. Le secteur du voyage est ainsi encore plus soudé, avec une ambition claire : construire ensemble un secteur fort, tourné vers l'avenir et durable. Avec l'adhésion de l'ABTO, Tim Van den Bergh (Sunweb) et Thierry Coppejans (TUI) siègent désormais au conseil d'administration de la BTC. À ce titre, ils contribueront à orienter le développement stratégique de la confédération, dans l'intérêt de l'ensemble du secteur. Sous la devise « l'union fait la force », non seulement les membres de l'ABTO, de l'UPAV, de la VVR, de la BATM et de l'ANTOR, mais aussi, par extension, l'ensemble du secteur du voyage bénéficieront de cette coopération renforcée. Tim Van den Bergh (président de l'ABTO) : « L'adhésion de l'ABTO à la BTC est pour moi bien plus qu'une simple mesure organisationnelle : c'est la première concrétisation de la promesse de travailler à l'élaboration d'une voix forte et unifiée pour notre secteur. La Belgique dispose d'une richesse considérable en termes d'acteurs et d'expertise, mais nous avons trop longtemps communiqué de manière fragmentée. En unissant désormais nos forces de manière structurelle, nous faisons un pas décisif vers un secteur qui s'exprime de manière cohérente, gagne en influence et est prêt pour l'avenir. » Annick Desmet (présidente de la VVR et de la BTC), Philippe Hagelstein (président de l'UPAV et vice-président de la BTC) : « Nous sommes particulièrement heureux que l'ABTO, sous la nouvelle présidence de Tim Van den Bergh, rejoigne officiellement la BTC. Il s'agit d'une étape importante et attendue depuis longtemps pour notre secteur. Le choix de l'ABTO de s'engager pleinement dans cette aventure renforce notre ambition commune de nous présenter comme un secteur fort et tourné vers l'avenir. » Avantages concrets pour le secteur Une voix plus forte et plus unie auprès des instances politiques européennes, fédérales et régionales. Des rapports de données optimisés et plus riches, grâce à la complémentarité entre le Travel Intelligence Report (TIR) de BTC et le Travel Trends Report (ABTO). Une expertise accrue grâce à la mise en commun des connaissances et des compétences de toutes les organisations affiliées. Développement des possibilités de formation via la Belgian Travel Academy. Renforcement du label CERTA, gage de qualité pour le secteur. Accélération des mesures en faveur de la durabilité et d'un paysage touristique pérenne. Réception du Nouvel An pour l'ensemble du secteur La traditionnelle réception du Nouvel An de l'ABTO prend une nouvelle dimension cette année : elle devient un événement ouvert à l'ensemble du secteur, où tous les acteurs du secteur belge du voyage sont les bienvenus. Un moment idéal pour commencer ensemble la nouvelle année, réseauter et partager les ambitions communes pour 2026. Plus d'informations à venir bientôt !
- Air Europa accélère son expansion internationale avec un nouveau CEO et un partenariat stratégique avec Turkish Airlines
Air Europa annonce la nomination de Richard Clark en tant que nouveau Chief Executive Officer , marquant une étape clé dans sa stratégie de croissance et de consolidation internationale. Cette décision s’inscrit dans un moment déterminant pour la compagnie, qui renforce simultanément son positionnement grâce à l’entrée de Turkish Airlines dans son capital. Doté d’une longue trajectoire au sein de la compagnie, Richard Clark a joué un rôle essentiel dans la transformation et le développement d’Air Europa. Depuis son arrivée en 1987, il a dirigé des projets stratégiques majeurs ayant permis de renforcer le hub de Madrid-Barajas comme passerelle incontournable entre l’Europe et l’Amérique, consolidant la compagnie en tant que référence en connectivité internationale. Grâce à sa connaissance approfondie de l’entreprise, à sa vision stratégique et à ses compétences reconnues en gestion et en négociation, Richard Clark s’est imposé comme une figure majeure du secteur aérien. « Assumer cette fonction représente pour moi bien plus qu’une responsabilité : c’est un honneur et une opportunité de continuer à bâtir l’avenir d’Air Europa. Je tiens à exprimer ma plus profonde gratitude aux propriétaires de la compagnie pour la confiance qu’ils me témoignent à nouveau. J’aborde ce nouveau défi avec le même enthousiasme que le premier jour, convaincu que, grâce à l’engagement et au talent de l’ensemble de nos équipes, nous assurerons la poursuite de la croissance d’Air Europa et consoliderons sa position de compagnie de référence à l’échelle internationale. » a déclaré Richard Clark. Il a ajouté :« Notre objectif est de renforcer le hub de Madrid en tant que pont entre continents et de continuer à avancer aux côtés de nos partenaires stratégiques pour offrir à nos clients une expérience unique, durable et de grande qualité. Il s’agit d’un projet collectif, et je suis convaincu qu’ensemble, nous atteindrons de nouveaux objectifs. » Dans le même temps, Air Europa franchit une nouvelle étape décisive dans son expansion internationale grâce à l’entrée de Turkish Airlines dans son capital. La compagnie turque investira 300 millions d’euros , par le biais d’un mécanisme convertible, permettant l’obtention d’une participation estimée entre 25 % et 27 % une fois finalisés les ajustements techniques et financiers. Cette opération, valorisant Air Europa à environ 1,2 milliard d’euros, permettra à la compagnie espagnole de solder par anticipation un prêt de près de 500 millions accordé par l’entité publique SEPI durant la crise du COVID-19. Cette meme opération permettra à Air Europa d’accélérer ses projets de modernisation et de soutenir son développement sur les marchés intercontinentaux. De son côté, Turkish Airlines consolide sa présence sur le hub de Madrid et renforce son accès au trafic Europe-Amérique latine, une région clé pour sa croissance. La composition du nouveau Conseil d’administration sera annoncée dans les prochains jours par les canaux officiels de la compagnie. ETIENNE
- Et l’Europe, c’est pour quand ? Les corridors biométriques indonésiens ouvrent une nouvelle ère du voyage sans frontière
L’Indonésie vient de franchir une étape déterminante qui pourrait transformer en profondeur la manière dont les voyageurs internationaux traversent les frontières. Son Directorat Général de l’Immigration est devenu le premier au monde à déployer des corridors biométriques “on the move” à grande échelle, en partenariat avec Amadeus.Pour les professionnels du voyage, ce n’est pas une curiosité technologique : c’est un avant-goût des standards opérationnels que les passagers exigeront demain en Europe. Une rupture technologique : l’immigration sans arrêt Contrairement aux portiques biométriques classiques (eGates) qui nécessitent une pause, un scan et une interaction, les Seamless Corridors d’Amadeus permettent aux voyageurs de marcher en continu.Grâce à une reconnaissance faciale assistée par IA, l’identité est authentifiée en temps réel, sans présentation de passeport. Pour le voyageur, cela signifie : zéro arrêt zéro contact zéro document à présenter un flux naturel comparable à un couloir d’embarquement Pour les autorités et les exploitants aéroportuaires, cela ouvre de nouvelles perspectives en gestion des flux, sécurité et expérience client. Des résultats déjà mesurés sur un cas d’usage extrême L’Indonésie a procédé à un test à très forte intensité : la gestion des pèlerins du Hajj, un trafic extrêmement concentré.Chaque corridor biométrique a permis plus de 30 passages par minute, soit une capacité 10 fois supérieure aux eGates actuelles.Plus de 50 000 pèlerins ont été traités sans congestion. Deux corridors sont opérationnels à Jakarta (Soekarno–Hatta) et un troisième à Surabaya (Juanda).Ils entrent dans le cadre du programme national All Indonesia, une refonte complète des processus de contrôle des voyageurs. Inclusivité d’abord : un signal fort Contrairement aux projets technologiques souvent déployés d’abord pour les passagers premium, l’Indonésie a ciblé les personnes âgées et à mobilité réduite.Objectif : fluidifier leur passage et réduire la pression sur les équipes au sol, plutôt que de multiplier les files prioritaires. Pour les professionnels du secteur, ce choix est stratégique.L’innovation n’est pas un privilège, mais un levier d’accessibilité.Le gain opérationnel s’accompagne d’un gain social et de marque pour le pays. Le rôle clé de l’écosystème Le projet n’est pas un simple achat technologique.Amadeus a travaillé en partenariat étroit avec l’acteur local PT Sinergi Teknoglobal Perkasa, avec transfert de compétences et accompagnement.L’objectif est de créer une industrie souveraine de la gestion digitale des frontières, et non dépendre d’un fournisseur externe. Implications pour le marché belge et européen Pour les professionnels du voyage en Belgique — agences, tour-opérateurs, compagnies aériennes, gestionnaires aéroportuaires — cette avancée soulève trois enjeux majeurs. 1. L’expérience passager La Belgique est déjà confrontée aux pics saisonniers, au retour massif du trafic post-pandémie et à une diversification des profils voyageurs.Les Seamless Corridors offrent une solution scalable qui réduit la friction à l’arrivée et améliore la satisfaction globale. 2. La compétitivité aéroportuaire Brussels Airport et Charleroi se positionnent comme hubs européens.Dans un contexte où les hubs du Moyen-Orient, de l’Asie et des Amériques investissent massivement dans l’automatisation, l’Europe ne peut plus se contenter d’eGates traditionnelles. 3. L’interopérabilité avec les nouvelles identités digitales La technologie est compatible avec les futurs Digital Travel Credentials (DTC) soutenus par l’OACI.Demain, un voyageur belge pourrait partager ses données biométriques et documentaires avant le départ, et traverser la frontière sans rien présenter. Ce qui freine l’Europe aujourd’hui L’Union européenne dispose de contraintes plus lourdes que l’Indonésie. Cadre RGPD : protection forte des données biométriques Entry/Exit System (EES) : obligation de capture initiale d’empreintes Multiplicité des souverainetés : chaque État membre garde son contrôle frontière Infrastructures hétérogènes : intégrations coûteuses et longues Cela ne rend pas impossible le modèle indonésien — cela rend nécessaire une cohérence politique et industrielle. Conclusion : ce n’est pas une question de technologie, mais de volonté L’Indonésie a déjà acté cette transformation.L’Europe observe. Les voyageurs, eux, comparent. Pour les acteurs belges du voyage :Il ne s’agit plus de savoir si cette technologie arrivera, mais qui la déploiera le premier.Le premier hub européen à basculer vers la biométrie en mouvement redéfinira la norme. Merci à Amadeus ETIENNE
- Congrès GIGATOUR 2025 — Les regards du terrain, entre inspirations et escales méditerranéennes
Après avoir exploré l’organisation du Congrès GIGATOUR et la richesse des présentations de ses partenaires, il est maintenant temps de donner la parole aux principaux concernés, les agents de voyages participants. Leurs témoignages offrent une vision concrète de la valeur de l’événement et du dynamisme du secteur touristique belge. Quand les professionnels évaluent les partenaires Les présentations des partenaires ont suscité de nombreuses réactions. Plusieurs agents ont relevé la qualité des interventions, notamment celles d’Emirates, MSC, Ponant, Digitrips et Sunny Cars. Emirates a été salué pour la clarté de son message et la cohérence de ses services premium accessibles à la clientèle loisirs comme corporate. MSC a marqué les esprits avec une approche commerciale pragmatique et une vision solide centrée sur ses navires familiaux. Ponant a séduit par une proposition haut de gamme orientée vers des expériences uniques, raffinées et à taille humaine. Digitrips a convaincu grâce à son agilité technologique et son support pensé pour les agences. Sunny Cars a été apprécié pour sa transparence tarifaire et un modèle sans mauvaises surprises pour les clients. Il est essentiel de rappeler que mettre en avant ces partenaires ne diminue en rien la qualité des autres présentations. L’ensemble du congrès a été jugé homogène, constructif et particulièrement utile dans le contexte d’un marché en reprise dynamique. SOTRAVEL : une agence inspirante et une dirigeante au parcours remarquable Parmi les agences interrogées, notre choix s’est porté au hasard sur SOTRAVEL, située à Waterloo. Cette agence dirigée par Sophie Naegels compte quatre collaborateurs et collaboratrices. Spécialisée dans les voyages sur mesure et à la carte, elle incarne une approche artisanale fondée sur l’écoute et la précision. Le dynamisme de Sophie est bien connu dans le secteur, mais son histoire familiale mérite aussi d’être soulignée. Son arrière-grand-père Raymond Naegels et son grand-père Marc Naegels ont tous deux travaillé pour l’hebdomadaire belge Le Pourquoi Pas, disparu en 1989. Cette filiation, marquée par le goût du voyage, de l’écriture et de l’investigation, se reflète dans la manière dont Sophie conçoit des expériences uniques pour ses clients. Elle aime rappeler que son métier ne consiste pas uniquement à vendre une destination, mais à créer un projet de voyage sécurisé, construit avec attention. Elle insiste sur le plaisir qu’elle éprouve à accompagner une famille dans la réalisation d’un voyage qui devient ensuite une véritable histoire. Valence — Quand modernité et tradition dialoguent La 3ème escale du MSC Grandiosa a emmené les participants à Valence, ville étonnante qui associe héritage historique et architecture futuriste. La Cité des Arts et des Sciences, conçue par Santiago Calatrava, symbolise l’identité contemporaine de la ville. Le Marché Central, considéré comme l’un des plus beaux d’Europe, reflète l’âme gastronomique locale et l’authenticité du quotidien espagnol. Le Tribunal de las Aguas, institution médiévale unique, règle chaque semaine les conflits d’irrigation selon une tradition orale. Son fonctionnement séculaire, reconnu par l’UNESCO, représente l’un des patrimoines immatériels les plus singuliers du continent. La vieille ville, avec ses ruelles et ses patios, invite à une découverte à pied, ponctuée de cafés, d’horchaterías et de monuments. Valence s’impose comme une destination idéale pour des city-breaks équilibrés, comparant confort moderne, variété culturelle et douceur méditerranéenne. Marseille — La plus ancienne ville de France et un carrefour méditerranéen La dernière escale marquante fut Marseille, la doyenne des villes françaises, fondée par les Grecs vers 600 avant Jésus-Christ. Le quartier du Panier constitue son cœur historique, animé par des artisans, des façades colorées et une atmosphère profondément populaire....Et son chocolat à l'huile d'olive...Un délice... Le Vieux-Port, lieu emblématique, rassemble pêcheurs, cafés et activités maritimes. ....... Le MUCEM, musée iconique situé à l’entrée du port, illustre le lien entre histoire, cultures méditerranéennes et architecture contemporaine. Marseille combine authenticité, culture et mode de vie. Plusieurs participants ont regretté que l’escale n’ait pas été plus longue. Conclusion Le Congrès GIGATOUR dépasse le cadre des présentations et conférences. Il constitue un espace de rencontre, d’échanges professionnels et de découvertes directes sur le terrain. Les partenaires inspirent, les agences transforment leurs idées en projets concrets et les échanges permettent d’imaginer de nouvelles manières de répondre aux attentes des clients. Le secteur belge du voyage gagne à investir dans ces moments d’écoute, d’apprentissage et d’expérience. C’est dans ces contextes que naissent les voyages qui se vendent, et surtout ceux dont les clients se souviennent. ETIENNE










