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Le train revient en force : l’avion doit-il vraiment s’inquiéter ?

il y a 9 minutes
2 min de lecture

European Sleeper, ICE à Brussels Airport, Eurostar… le rail européen accélère. Mais la vraie révolution pourrait être l’alliance du train et de l’avion.


Pendant des années, le partage semblait évident : le train pour les courtes distances, l’avion pour voyager rapidement à travers l’Europe.


Le développement du low cost avait encore renforcé cette domination aérienne.


Mais le paysage change.


Depuis septembre, un ICE de Deutsche Bahn relie directement Cologne, Aix-la-Chapelle, Liège et Louvain à Brussels Airport, avant de poursuivre vers Anvers.


Pour la première fois depuis plus de dix ans, Brussels Airport retrouve ainsi une connexion internationale à grande vitesse.


Plus intéressant encore : grâce à l’accord entre Deutsche Bahn et Brussels Airlines, train et avion peuvent être réservés ensemble, avec correspondance protégée en cas de retard.


European Sleeper réveille les trains de nuit


Parallèlement, European Sleeper poursuit son développement au départ de Bruxelles avec Prague et désormais Milan, tandis qu’une future liaison vers Copenhague et Malmö est envisagée.


Le train de nuit retrouve ainsi un argument oublié : partir le soir, dormir en route et arriver le lendemain directement au cœur de la destination.


Il peut même permettre d’économiser une nuit d’hôtel.


Eurostar nourrit également de nouvelles ambitions européennes et prépare l’expansion de son réseau.


Le train peut-il vraiment concurrencer l’avion ?


Sur les longues distances européennes, l’avion conservera un avantage évident en temps de transport.


Mais sur des trajets de quelques centaines de kilomètres, la comparaison change lorsqu’on additionne trajet vers l’aéroport, arrivée anticipée, contrôles, embarquement et transfert vers le centre-ville.


Le principal obstacle du rail reste cependant le prix. Un voyageur sensible à l’environnement choisira peut-être le train, mais face à un billet aérien nettement moins cher, le portefeuille continuera souvent à décider.


Et si le véritable avenir était… train + avion ?


C’est probablement là que se situe la tendance la plus intéressante pour les professionnels belges.


Le train ne doit pas nécessairement remplacer l’avion.


Il peut aussi alimenter les grands hubs. Brussels Airlines souligne d’ailleurs que son partenariat avec Deutsche Bahn lui permet d’amener davantage de voyageurs dans son réseau sans devoir ajouter des vols.


Pour Brussels Airport, c’est une opportunité : élargir son bassin de clientèle vers l’Allemagne et, demain peut-être, vers d’autres marchés européens.


Le train ne va donc probablement pas tuer l’avion.


Mais après des années dans son ombre, il redevient un véritable acteur touristique.


Et la grande révolution pourrait finalement être non pas le train contre l’avion… mais le train avec l’avion.


ETIENNE


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