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Le bon vieux temps où voyager était encore une aventure...

  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

La SNCB est centenaire.


Il fut un temps où l’on embarquait sa voiture dans un train, on allait dormir tranquillement et, au réveil, on se retrouvait à des centaines de kilomètres de chez soi. Sans GPS, sans application, sans batterie à recharger, sans contrôle permanent et sans stress.


En 1956, la Belgique inventait les auto-couchettes. Une idée simple, pratique et terriblement efficace. On montait sa voiture sur le train à Schaerbeek, on s’installait dans sa couchette et, pendant la nuit, le rail faisait le travail.


Aujourd’hui, on nous explique que l’avenir de la mobilité est forcément plus compliqué.


Il faut réserver trois applications, vérifier l’état des bornes, comparer les tarifs dynamiques, calculer son autonomie, contourner les LEZ, espérer que le train ne soit pas supprimé et, si tout se passe bien, arriver finalement plus fatigué qu’au départ.


Les auto-couchettes ont disparu parce qu’elles n’étaient plus « rentables »....Mais elles reviennent...lentement...


Comme tant d’autres services publics qui facilitaient réellement la vie des citoyens.


À force de tout analyser sous l’angle du rendement immédiat, on a oublié qu’un réseau de transport sert aussi à rendre un pays plus efficace.


On appelle cela le progrès.


Pourtant, en regardant certaines photos de la SNCB de1956, une question vient naturellement à l’esprit : avons-nous réellement fait mieux ?


Nous voyageons plus vite sur le papier, mais souvent moins sereinement.


Nous disposons de davantage de technologies, mais de moins de simplicité.


Et pendant qu’on rêve aujourd’hui du retour des trains de nuit, on redécouvre finalement une idée que nos grands-parents avaient déjà mise en œuvre il y a… 70 ans.


Comme quoi, en matière de mobilité, le progrès consiste parfois simplement à ne pas abandonner ce qui fonctionnait.


Un fidèle lecteur... Merci à lui


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