Grève Lufthansa du 12 février : un séisme opérationnel pour le trafic aérien européen
- il y a 3 heures
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Le jeudi 12 février 2026, les pilotes et le personnel de cabine de Lufthansa ont mené une grève coordonnée de 24 heures sur fond de conflit social portant principalement sur les régimes de retraite d’entreprise et la protection des emplois au sein de la filiale CityLine.
Le mouvement a entraîné une suspension massive de vols au départ d’Allemagne, en particulier depuis les hubs stratégiques de Francfort et Munich, plateformes majeures pour la connectivité européenne et long-courrier.
Impact opérationnel immédiat
Environ 800 vols ont été annulés sur la journée, affectant près de 100 000 passagers. Les perturbations ont touché en priorité les correspondances via les hubs allemands ainsi que certaines liaisons européennes et intercontinentales.
Les filiales du groupe – Eurowings, Discover Airlines, SWISS, Austrian Airlines, Brussels Airlines et Air Dolomiti – n’étaient pas directement concernées par le mouvement social, permettant une compensation partielle via le réseau du groupe.
Des opérations de réacheminement ont été mises en place vers des partenaires ou d’autres transporteurs, limitant l’impact sur certaines liaisons long-courriers mais accentuant la pression sur les capacités disponibles en Europe.
Pertes financières et impact image
L’impact financier direct demeure difficile à chiffrer précisément. Les premières estimations évoquent néanmoins des pertes potentielles de plusieurs dizaines de millions d’euros liées aux annulations, aux frais de réacheminement et aux compensations passagers.
Au-delà des coûts immédiats, plusieurs effets indirects doivent être pris en compte :
tension sur l’inventaire sièges en Europe
pression tarifaire à court terme
fragilisation de la confiance du segment corporate
surcharge opérationnelle pour les intermédiaires
Pour les acteurs B2B, la gestion des réémissions, remboursements et obligations liées aux règlements, a constitué un point critique.
Conflit social : situation actuelle
Le conflit n’est pas résolu. Il résulte de négociations non abouties entre la direction de Lufthansa et les syndicats, notamment Vereinigung Cockpit (pilotes) et UFO (personnel navigant).
Si la direction a exprimé sa volonté d’un retour rapide à la normale, les représentants syndicaux ont indiqué que d’autres actions restent envisageables en l’absence d’avancées significatives sur les pensions et les garanties d’emploi.
Faut-il s’attendre à de nouvelles grèves ?
Le risque d’actions supplémentaires demeure réel.
Tant qu’aucun accord formel n’est conclu, les syndicats conservent une capacité de mobilisation, en particulier à l’approche des périodes de forte demande comme Pâques et la saison estivale.
Pour le marché belge, fortement connecté aux hubs allemands pour le long-courrier et le segment corporate, une vigilance accrue s’impose.
Conclusion
La grève du 12 février 2026 constitue l’un des épisodes sociaux les plus perturbateurs récents pour le réseau Lufthansa. Si l’impact opérationnel a été concentré sur une journée, le conflit reste ouvert et pourrait générer de nouvelles tensions dans les semaines à venir.
ETIENNE
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