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Business Class : jusqu'où ira la chasse aux suppléments ?

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Lufthansa fait entrer encore un peu plus les recettes annexes dans la classe Affaires.

Après les bagages et les sièges en Economy, même le passager Business est désormais invité à remettre la main au portefeuille.


À partir du 15 septembre 2026, Lufthansa introduira une nouvelle tarification des sièges sur ses Airbus A380 rénovés. La nouvelle Business, équipée de 68 sièges en configuration 1-2-1, sera divisée en plusieurs catégories.


Le siège Business classique restera inclus dans la plupart des tarifs.


Mais pour obtenir un « Privacy Seat », notamment un véritable siège contre le hublot offrant davantage d'intimité, ou un « Extra Long Bed » avec un couchage pouvant dépasser 2,20 mètres, il faudra parfois payer un supplément pouvant atteindre 170 euros par tronçon.


Autrement dit : après avoir payé plusieurs milliers d'euros son billet Business, le passager pourra encore devoir payer pour obtenir… le meilleur siège de la Business.


Le modèle low cost gagne-t-il la Business ?


C'est surtout cela qui interpelle.


Pendant longtemps, payer une Business signifiait précisément que presque tout était compris.


Aujourd'hui, les compagnies découvrent qu'elles peuvent également segmenter le produit premium : meilleur emplacement, davantage d'intimité, lit plus long… chaque préférence possède désormais une valeur.


Lufthansa n'est d'ailleurs pas seule.


La tendance est générale : les compagnies traditionnelles multiplient les tarifs différenciés et les services optionnels, tandis que les recettes annexes occupent une place toujours plus importante dans leur modèle économique.


Et pourquoi s'arrêteraient-elles si les passagers continuent à payer ?


Un nouveau casse-tête… mais aussi une opportunité pour les AGV


Pour les agences belges, cette évolution signifie qu'il faudra de plus en plus connaître non seulement la compagnie et la classe de voyage, mais également le type exact de siège et ce que le tarif comprend réellement.


Quel siège ? Quel supplément ? Quel avantage lié au statut Miles & More ? Quel tarif permet de choisir gratuitement ?


Plus les compagnies compliquent leur offre, plus le conseil de l'agent de voyages retrouve de la valeur.


Y aura-t-il une limite ?


Le vrai danger pour les compagnies est peut-être psychologique.


Le passager Economy s'est habitué aux suppléments.


Mais le client qui débourse plusieurs milliers d'euros pour voyager en Business acceptera-t-il longtemps qu'on lui réclame encore 100 ou 170 euros pour être réellement au hublot ?


Car le luxe, c'était aussi cela : payer cher une fois… et ne plus devoir sortir son portefeuille ensuite.


LE TAG DES TAGUEURS


Après le bagage, le repas, le choix du siège et l'espace supplémentaire, voici donc le supplément jusque dans la Business.


À ce rythme, la prochaine étape sera peut-être :


« Bienvenue en Business Class. Souhaitez-vous ajouter l'option… Business ? »


On en sourit aujourd'hui.


Mais jusqu'où ira la chasse aux suppléments ?


ETIENNE

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