Brussels Airport : des avions toujours plus silencieux, un argument de poids dans le débat sur le survol de Bruxelles
- il y a 5 jours
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Alors que la Région bruxelloise relance une offensive juridique visant à réduire, voire supprimer, le survol de la capitale, Brussels Airport met en avant une réalité souvent méconnue : les avions qui décollent et atterrissent aujourd'hui sont de plus en plus silencieux.
L'aéroport national poursuit depuis plusieurs années une politique volontariste destinée à encourager les compagnies aériennes à moderniser leurs flottes. Depuis avril 2023, une différenciation très marquée des redevances aéroportuaires récompense les appareils les plus performants sur le plan acoustique : les avions les plus silencieux paient jusqu'à vingt fois moins que les plus bruyants.
Les résultats sont aujourd'hui tangibles.
En 2025, 42 % des mouvements commerciaux à Brussels Airport ont été réalisés avec des appareils appartenant à la catégorie la plus silencieuse, contre seulement 32 % en 2023. En deux ans, cette proportion a donc progressé de dix points.
La tendance est encore plus spectaculaire sur une décennie. En 2016, lorsque la première modulation tarifaire avait été introduite, seuls 20 % des vols étaient effectués avec ces avions de nouvelle génération. En dix ans, leur part a donc plus que doublé.
Parmi ces appareils figurent notamment les Airbus A320neo, les Airbus A220 ou encore les Boeing 737 MAX, équipés de moteurs de dernière génération offrant une réduction significative des nuisances sonores ainsi qu'une baisse de la consommation de carburant et des émissions de CO₂.
Une évolution qui change progressivement la perception du bruit
Avec près de 198 000 mouvements commerciaux enregistrés en 2025, Brussels Airport démontre qu'il est possible d'accompagner le développement du trafic aérien tout en réduisant progressivement son impact sonore grâce aux avancées technologiques.
Le renouvellement des flottes représente aujourd'hui l'un des leviers les plus efficaces pour limiter les nuisances autour des aéroports, sans compromettre la connectivité internationale indispensable à l'économie belge.
Cette évolution est d'autant plus importante que le débat sur les routes aériennes reste particulièrement sensible dans et autour de Bruxelles. Les procédures judiciaires et les discussions politiques se poursuivent depuis des années entre les différentes Régions et l'État fédéral sur la répartition des trajectoires.
Des investissements également au sol
L'engagement environnemental de Brussels Airport ne se limite pas aux avions eux-mêmes.
L'aéroport poursuit également plusieurs investissements destinés à réduire les nuisances sonores générées au sol. L'utilisation croissante d'équipements de manutention électriques remplace progressivement les véhicules thermiques, tandis que la future construction d'une zone clôturée pour les essais moteurs ainsi que de nouveaux murs antibruit devraient encore améliorer le confort acoustique des riverains.
Le défi : concilier mobilité et qualité de vie
Dans un contexte où certains plaident pour une réduction importante du survol de Bruxelles, ces chiffres montrent que le secteur aérien évolue rapidement. Les avions les plus modernes produisent un niveau sonore nettement inférieur à celui des générations précédentes, tout en consommant moins de carburant.
Si le débat sur les trajectoires aériennes restera sans doute encore longtemps au cœur de l'actualité politique belge, Brussels Airport dispose désormais d'un argument supplémentaire : la transition vers une aviation plus silencieuse est déjà en marche, portée à la fois par les investissements de l'aéroport et par le renouvellement des flottes des compagnies aériennes.
Une évolution qui pourrait contribuer à rapprocher deux objectifs longtemps considérés comme opposés : préserver la qualité de vie des riverains tout en maintenant le rôle stratégique de Brussels Airport comme principal hub aérien du pays.
ETIENNE
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