MONDIAL DE HOCKEY À WAVRE : LE STADE FAIT LE PLEIN… MAIS LA VILLE EN PROFITE-T-ELLE VRAIMENT ?
- il y a 1 jour
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La Coupe du monde de hockey devait être une formidable vitrine pour Wavre : quelque 110.000 visiteurs annoncés, des équipes internationales et des milliers de supporters susceptibles de faire travailler hôtels, restaurants, cafés et commerces locaux.
Mais un élément interpelle. Selon plusieurs spectateurs, quitter la Belfius Hockey Arena signifierait ne plus pouvoir y rentrer avec le même billet. Une règle particulièrement importante lors des journées comprenant plusieurs rencontres.
Conséquence : celui qui souhaite assister à toute sa journée de hockey est fortement incité à rester dans l'enceinte, où l'organisation propose justement une Public Plaza avec restauration, boissons, boutiques et animations.
Rien d'anormal commercialement. Mais la question devient intéressante lorsqu'on se souvient que l'une des retombées attendues de cette Coupe du monde était précisément de stimuler l'économie locale.
Le tourisme événementiel doit aussi profiter à la destination
Avant la compétition, les commerçants wavriens espéraient beaucoup de l'arrivée de dizaines de milliers de visiteurs. La Ville avait d'ailleurs autorisé des horaires Horeca prolongés, l'extension des terrasses et différentes animations dans le centre.
Mais comment attirer les spectateurs entre deux rencontres si sortir du stade signifie perdre son droit d'accès ?
Pour les professionnels du voyage, la question dépasse largement Wavre.
Lorsqu'une agence vend demain un séjour combinant destination et grand événement sportif, les conditions de sortie et de réadmission deviennent une information importante pour le client, particulièrement dans le cas d'un pass couvrant plusieurs rencontres.
Wavre pourrait donc servir de cas d'école.
Une ville investit dans un événement international pour bénéficier de sa visibilité et de ses retombées touristiques.
Mais encore faut-il que les visiteurs aient réellement la possibilité de sortir du stade, découvrir la destination… et y dépenser une partie de leur budget.
Le succès d'un grand événement ne devrait peut-être plus seulement se mesurer au nombre de spectateurs dans les tribunes, mais aussi à ce qu'il laisse réellement dans la ville qui l'accueille.
Et sur ce point, le bilan économique de Wavre après le 30 août sera particulièrement intéressant à analyser.
ETIENNE



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