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  • CroisiEurope fête ses 50 ans et met à l’honneur le marché belge

    La compagnie familiale CroisiEurope célèbre cette année 50 ans de croisières et a profité de cet anniversaire pour remettre ses Croisi d’Or , récompensant plusieurs partenaires du secteur du voyage. La cérémonie s’est déroulée à bord du navire MS Symphonie , en présence de Gualtiero Togneri , directeur de CroisiEurope Belgique, ainsi que de Lucas Schmitter , petit-fils du fondateur et responsable des ventes, du marketing et de l’e-commerce, et de Michel Grimm , directeur des ventes internationales. Depuis un demi-siècle, CroisiEurope développe une façon de voyager qui séduit un large public : découvrir plusieurs destinations sans changer d’hôtel , à un rythme confortable, avec le bateau comme base pour explorer villes, régions et paysages. La croisière fluviale comme ADN Le cœur historique de l’offre reste la croisière fluviale européenne , avec des itinéraires sur les grands fleuves comme le Rhin, le Danube, la Seine, le Douro ou le Rhône-Saône, mais aussi sur la Moselle, l’Elbe et les réseaux fluviaux belges et néerlandais. La compagnie propose également des croisières plus lointaines, notamment sur le Nil, le Mékong ou le Zambèze , et prépare déjà une nouvelle destination en Amazonie , où le navire RV Brasilian Dream devrait entrer en service en 2027. Au-delà du fluvial, CroisiEurope développe aussi des croisières maritimes et côtières en Méditerranée, en Adriatique ou autour des Canaries, ainsi que des croisières sur les canaux en France, en Belgique et aux Pays-Bas , appréciées pour leur rythme lent et leur proximité avec les territoires. La compagnie reste fidèle à sa formule tout inclus , incluant repas, boissons et excursions, un modèle qui apporte transparence et sérénité aux voyageurs. Après la France, la Belgique constitue aujourd’hui le premier marché de CroisiEurope , confirmant l’importance du réseau d’agences et de partenaires belges dans le développement de la compagnie. CroisiEurope en chiffres 50 ans d’existence 50 bateaux dans la flotte Majoritairement fluviaux , avec seulement 2 unités maritimes La majorité des navires construits à Namur, en Belgique. Les lauréats belges des Croisi d’Or À l’occasion du 50ᵉ anniversaire de CroisiEurope, plusieurs partenaires belges du tourisme ont été distingués lors de la remise des Croisi d’Or. Lauréats belges : Meilleur autocariste 1. Les Voyages Roland van Gyseghem Beste autocarbedrijf 2. Lauwers Meilleure agence Individuelle 3. Gulliv'Air Beste individuele reisbureau 4. CIC Meilleure agence groupe 5. Voyages Copine Namur Beste reisbureau voor verkoop in groep 6. Omnia Rising Star Partner  FR 7. Boost Magic Rising Star Partner  NL 8. De Blauwe Vogel Meilleure progression 9. If you Cruise Sterkste groei 10. Pikoly Partenaire Média 11. La Libre Belgique Mediapartner 12. WTV Focus Mentions spéciales / speciale vermelding 13. Expairtours   14. Go For Cruise/Captain Cruise 15. Voyages Léonard Ces distinctions témoignent du poids du marché belge dans le développement de la croisière fluviale en Europe. ETIENNE

  • Jet fuel en forte hausse : premières tensions sur les tarifs au départ de Bruxelles et Charleroi

    La hausse rapide du prix du carburant aviation commence à se répercuter sur le transport aérien mondial. Avant les tensions géopolitiques récentes au Moyen-Orient, le kérosène (jet fuel) évoluait autour de 85 à 90 dollars le baril . Depuis, les marchés de l’énergie ont fortement réagi et certains niveaux observés dans le secteur dépassent désormais 150 dollars le baril . Pour les compagnies aériennes, dont le carburant représente généralement 20 à 30 % des coûts d’exploitation , cette hausse constitue un choc immédiat. Au départ de Brussels Airport , les premières tensions tarifaires concernent logiquement les routes vers les hubs du Golfe. Les compagnies Emirates , Qatar Airways et Etihad Airways relient Bruxelles à Dubai , Doha et Abu Dhabi , des axes particulièrement sensibles à l’évolution du prix du carburant et aux éventuels détours liés à la situation de l’espace aérien régional. Les premières observations du marché indiquent que certaines liaisons Europe–Moyen-Orient ont déjà enregistré des hausses tarifaires pouvant atteindre 20 à 30 % sur certaines périodes de réservation . Les routes vers l’Asie sont également concernées. De nombreux itinéraires reliant l’Europe à l’Asie transitent par les hubs du Golfe, ce qui entraîne déjà une pression à la hausse sur certaines combinaisons vers Bangkok, Singapour ou Kuala Lumpur . Les groupes européens comme Air France-KLM et Lufthansa Group commencent également à adapter leur structure tarifaire. Plusieurs compagnies ont déjà introduit ou renforcé des surcharges carburant sur les vols long-courriers , parfois de plusieurs dizaines d’euros par billet. Pour l’instant, Brussels Airlines et TUI fly Belgium n’ont pas annoncé de hausse tarifaire généralisée au départ de Bruxelles. Mais si les prix du carburant restent élevés, le secteur s’attend à des ajustements dans les prochaines semaines. À Brussels South Charleroi Airport , la dynamique tarifaire est légèrement différente. Les tensions sur certains prix sont davantage liées à la capacité qu’au carburant lui-même. La compagnie Ryanair , principal opérateur de l’aéroport, a annoncé la réduction d’une partie de ses capacités sur certaines routes belges. La diminution du nombre de sièges disponibles pourrait mécaniquement entraîner une hausse des prix sur les vols restants , notamment vers l’Espagne, l’Italie et certaines destinations d’Europe centrale. Pour les professionnels du voyage belges, le marché entre ainsi dans une phase de volatilité tarifaire accrue . Les segments les plus exposés restent les routes vers le Moyen-Orient et l’Asie, tandis que certaines liaisons européennes pourraient également connaître des ajustements liés à la capacité. Les agences et travel managers sont donc invités à anticiper davantage les réservations et surveiller l’évolution des surcharges carburant dans les semaines à venir . ETIENNE

  • Explora Journeys en mode accélération : le luxe maritime entre dans une nouvelle ère

    Le chantier naval de Sestri Ponente à Gênes a récemment été le théâtre d’un moment symbolique pour l’avenir du voyage maritime de luxe. En une seule journée, trois étapes majeures du développement de la flotte d’Explora Journeys ont été célébrées : la mise à flot d’EXPLORA IV, la cérémonie de la pièce pour EXPLORA V et la découpe de la première tôle d’EXPLORA VI. Ce triple jalon illustre l’ambition et la dynamique de croissance de la marque de luxe du groupe MSC, qui poursuit le développement rapide d’une flotte pensée pour redéfinir les standards du voyage en mer. Trois navires, une vision   Ces trois événements marquent l’évolution d’une flotte conçue pour proposer une nouvelle approche du voyage océanique : plus immersive, plus raffinée et résolument tournée vers l’avenir. La mise à flot d’EXPLORA IV représente une étape décisive dans la construction du navire. La cérémonie de la pièce pour EXPLORA V, tradition maritime symbolisant protection et prospérité, confirme quant à elle l’avancement du programme. Enfin, la découpe de la première tôle d’EXPLORA VI marque officiellement le lancement de la construction de ce futur navire. Selon Pierfrancesco Vago, Executive Chairman de la division croisières du groupe MSC, ce moment démontre la capacité de l’entreprise à mener à bien un projet ambitieux à un rythme soutenu, en construisant une marque de luxe entièrement nouvelle portée par une vision claire et une passion partagée. Une flotte pensée pour le futur   Au-delà de l’expérience premium proposée à bord, Explora Journeys s’inscrit également dans une démarche environnementale forte. Tous les navires de la flotte sont équipés de systèmes d’alimentation électrique à quai (shore power), permettant de couper les moteurs et de se connecter au réseau électrique local lors des escales, réduisant ainsi les émissions directes. EXPLORA III sera le premier navire de la flotte capable de fonctionner au gaz naturel liquéfié (LNG), une technologie également prévue pour EXPLORA IV, V et VI, confirmant l’engagement de la marque vers une décarbonation progressive de ses opérations maritimes. Un segment luxe en pleine ascension   Depuis le lancement d’EXPLORA I, Explora Journeys s’est rapidement imposée comme une nouvelle référence dans le segment du voyage maritime haut de gamme. Itinéraires soigneusement conçus, immersion culturelle, design élégant et atmosphère décontractée : la marque propose une vision renouvelée du luxe en mer. Pour les professionnels du tourisme belge, le développement rapide de cette flotte ouvre des perspectives prometteuses sur un segment luxe en forte croissance. Explora Journeys entend continuer à transformer l’expérience de la croisière en proposant des voyages qui reconnectent les voyageurs à l’océan, aux cultures et à eux-mêmes. Une ambition claire : inscrire durablement le voyage maritime de luxe dans le futur du tourisme haut de gamme. ETIENNE

  • Train+ dépasse le million d’utilisateurs : une opportunité supplémentaire pour réduire le coût des trajets en train en Belgique

    Moins de six mois après le lancement de la nouvelle offre tarifaire de la SNCB, la carte Train+ a déjà séduit plus d’un million de voyageurs uniques. Aujourd’hui, près de 40 % des voyages occasionnels — c’est-à-dire sans abonnement — sont effectués avec cette formule. Disponible depuis le 15 octobre dans le cadre de la nouvelle gamme tarifaire, Train+ permet aux voyageurs de bénéficier d’avantages supplémentaires, notamment une réduction durant les heures creuses et le week-end, ainsi qu’un tarif maximum plafonné pour les trajets en train. La carte est accessible sous trois formats : liée à une carte MoBIB personnelle, associée au compte MySNCB (version numérique) ou sous forme de code QR unique, numérique ou imprimé. Un succès marqué auprès des seniors Train+ rencontre un succès particulièrement important auprès des voyageurs de 65 ans et plus : plus de 60 % de leurs voyages occasionnels sont déjà réalisés avec cette formule. Pour ce public, l’avantage est encore plus significatif : les seniors bénéficient déjà d’une réduction de 50 % sur les billets de train et peuvent désormais, grâce à Train+, profiter en plus d’une réduction supplémentaire de 40 % pendant les heures creuses et le week-end. Cette combinaison permet donc de réduire encore davantage le prix des trajets ferroviaires. La formule séduit également d’autres groupes, notamment les jeunes et les bénéficiaires de l’intervention majorée. Globalement, toutes catégories confondues, près de 40 % des voyages occasionnels ont été réalisés avec Train+. Une formule flexible et abordable Train+ est proposée en formule mensuelle (4 € pour les seniors, jeunes et bénéficiaires BIM, et 6 € pour les adultes de 25 à 64 ans) ou annuelle (32 € pour les seniors, jeunes et BIM, et 48 € pour les adultes). La formule annuelle est largement privilégiée : plus de 80 % des utilisateurs actuels ont opté pour cette option. Des trajets globalement moins chers Avec la nouvelle offre tarifaire de la SNCB, les prix des billets sont désormais calculés en fonction de la distance parcourue. Les titulaires d’une carte Train+ bénéficient d’une réduction de 40 % pendant les heures creuses et le week-end. Les heures creuses en semaine s’étendent jusqu’à 6h du matin, entre 9h et 16h et à partir de 18h. Autre avantage : un tarif maximum plafonné. Les adultes ne paient jamais plus de 14 € par trajet, tandis que les jeunes, seniors et bénéficiaires de l’intervention majorée ne dépassent jamais 5,50 €. Enfin, les voyageurs n’ont plus à comparer les différentes formules : le tarif le plus avantageux est automatiquement proposé, que ce soit aux automates, en ligne ou aux guichets. Pour les professionnels du voyage, cette évolution tarifaire constitue une information clé à transmettre aux clients souhaitant optimiser le coût de leurs déplacements ferroviaires en Belgique. ETIENNE

  • Brussels Airport poursuit sa croissance en février

    1,6 million de passagers et 63.050 tonnes traitées. Le mois de mars risque des résultats moins optimistes avec plus de 42.000 passagers impactés par la grève du 12 mars dernier. Brussels Airport a accueilli plus de 1,6 million de passagers en février 2026, soit une hausse de 6,3 % par rapport à février 2025. Les activités cargo confirment également leur dynamique positive avec 63.050 tonnes traitées, en augmentation de 6,5 % par rapport à la même période de l’année passée. Ces résultats illustrent la solidité du rôle de l’aéroport comme porte d’entrée internationale de la Belgique, tant pour les voyageurs que pour le fret.   Le trafic passagers porté par les vacances de Carnaval   Les vacances de Carnaval ont permis à Brussels Airport d’observer une nouvelle progression du nombre de passagers. L’aéroport a accueilli exactement 1.624.543 passagers, soit une augmentation de 6,3 % par rapport à la même période en 2025. Les deux semaines de vacances, survenues plus tôt cette année qu’en 2025 qui étaient à cheval entre février et mars, ont eu un effet positif sur la croissance du nombre de passagers.   Le trafic a été porté tant par les liaisons intra-européennes que par les vols long-courriers hors du continent, confirmant l’attractivité du réseau international proposé par Brussels Airport. La part de passagers en correspondance, à savoir 15 %, reste significative, illustrant le rôle du hub bruxellois dans les connexions entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Nord.   Les dix destinations les plus fréquentées en février ont été l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, le Maroc, la France, la Turquie, la Suisse, le Portugal, le Royaume-Uni et les États-Unis.   Le taux de remplissage des avions poursuit également sa progression, avec 140 passagers en moyenne par vol contre 138 en février 2025, traduisant une utilisation plus efficace de la capacité disponible.   Le fret poursuit sa dynamique de croissance dans tous les segments   En février 2026, le volume total de fret transporté via Brussels Airport s’élève à 63.050 tonnes, soit une hausse de 6,5 % par rapport à février 2025. Le fret aérien enregistre quant à lui une progression de 7,2 %, une nouvelle fois portée par les croissances respectives du transport de fret à bord de vols passagers (+7,8 %) et du service integrator (+12,1 %), qui combine transport aérien et livraison finale. Quant au segment full freighter qui repose sur des vols cargo dédiés, après un mois de janvier en recul, celui-ci enregistre désormais une progression de 0,6 %.   Du côté des transports routiers, les volumes transportés par camion ont aussi enregistré une augmentation de 3,3 %.   Cette évolution positive dans tous les segments de fret reflète la solidité du positionnement de Brussels Airport comme plateforme cargo de premier plan en Europe et à l’international.   Les principales régions d’importation restent, comme l’année passée, l’Asie, l’Afrique, et l’Amérique du Sud qui enregistre une très forte progression par rapport à la même période en 2025. Les exportations vers l’Afrique et l’Amérique du Nord progressent, tandis que celles vers l’Asie reculent.   Une augmentation des mouvements de vol   Brussels Airport a enregistré 13.761 mouvements aériens commerciaux, soit une augmentation de 4,1 % par rapport à février 2025. Le nombre de vols passagers progresse de 5,1 %, tandis que les mouvements cargo affichent un recul de 2,7 %. Cette diminution s’explique principalement par une baisse du nombre de vols full freighter, partiellement compensée par une progression des mouvements du segment integrator.

  • Jeux Paralympiques : une visibilité mondiale pour Allianz, partenaire du Mouvement Olympique et Paralympique depuis 2021

    La forte présence d’Allianz comme partenaire majeur des Jeux Paralympiques confirme le rôle croissant de l’assurance dans l’écosystème du voyage international. Depuis 2021, le groupe est en effet “Worldwide Insurance Partner” du Mouvement Olympique et Paralympique , un statut de partenaire mondial couvrant plusieurs cycles de Jeux. Au-delà d’une simple visibilité de marque, ce partenariat s’inscrit dans une stratégie de long terme : Allianz met son expertise en gestion des risques et protection des grands événements internationaux au service de manifestations qui génèrent d’importants flux touristiques. Pour les professionnels du voyage, cette présence rappelle que l’assurance et l’assistance sont aujourd’hui des maillons essentiels de la chaîne de valeur touristique , notamment lors d’événements mondiaux qui mobilisent voyageurs, organisateurs et opérateurs du secteur. En soutenant les Jeux Paralympiques — symbole d’inclusion, de performance et de résilience — Allianz renforce ainsi son positionnement de partenaire de confiance pour les voyageurs et pour l’ensemble de l’industrie touristique . ETIENNE

  • Voyages à forfait et droits aériens : l’UE prépare un renforcement majeur de la protection des voyageurs

    L’Union européenne relance deux réformes clés attendues depuis longtemps : celle des voyages à forfait et celle des droits des passagers aériens , avec l’objectif de mieux adapter la protection des consommateurs aux réalités des réservations en ligne et aux perturbations de plus en plus fréquentes dans le transport. Pour les voyages à forfait , le Parlement européen veut clarifier les situations de réservations en ligne multi-prestataires. Lorsque les données d’un client sont transmises entre sites pour finaliser différentes prestations dans un délai de 24 heures, la réservation pourrait être considérée comme un forfait unique , offrant une protection renforcée en cas de problème. La réforme vise aussi une harmonisation des droits dans toute l’UE , afin que les voyageurs réservant auprès d’un opérateur basé dans un autre État membre bénéficient du même niveau de protection. Le texte prévoit également davantage de flexibilité pour annuler sans frais en cas de circonstances exceptionnelles , y compris lorsque celles-ci surviennent au point de départ. Les règles sur les bons d’achat seraient aussi mieux encadrées : les voyageurs pourront les refuser, et s’ils les acceptent, leur validité serait limitée à 12 mois avec remboursement s’ils ne sont pas utilisés. Des délais de traitement des plaintes plus clairs sont également prévus. En parallèle, l’UE poursuit la réforme des droits des passagers aériens , toujours régis pour l’instant par le règlement (CE) n°261/2004. Le point de débat majeur reste l’indemnisation en cas de retard : le Parlement souhaite maintenir le principe d’une compensation à partir de trois heures , tandis que d’autres propositions envisagent des seuils plus élevés selon la distance du vol. Pour les acteurs du secteur, l’enjeu est double : des règles plus claires et harmonisées pour les professionnels, et des droits plus lisibles et applicables pour les voyageurs. Les États membres disposeront d’un peu plus de deux ans pour transposer la réforme des voyages à forfait une fois le texte définitivement adopté. ETIENNE

  • Frank Bosteels quitte la Belgian Travel Confederation et retourne chez Connections

    Annonce et interview. Bruxelles, le 6 mars 2026 – La Belgian Travel Confederation (BTC) annonce le départ de son CEO, Frank Bosteels. Après avoir contribué à la professionnalisation et au positionnement de la fédération, Frank Bosteels retourne chez Connections, où il occupera le poste de Chief Product & Market Officer. Avant son mandat au sein de la BTC, Frank Bosteels a travaillé pendant quatorze ans au sein du département Produits de organisation de voyages à Vilvorde. En retournant chez Connections, il suit son cœur et rejoint un environnement familier, où il continuera à mettre à profit son expertise en matière de développement de produits, de stratégie de marché et de partenariats internationaux. Le conseil d'administration de la BTC remercie chaleureusement Frank pour son engagement et son rôle fédérateur au sein du secteur belge du voyage. La présidente Annick Desmet et le vice-président Philippe Hagelstein déclarent : « Frank a travaillé avec conviction et engagement au renforcement de la Belgian Travel Confederation, ce que nous apprécions particulièrement. Nous comprenons et respectons pleinement son choix de suivre son cœur et lui souhaitons beaucoup de succès. Le fait qu'il reste lié au projet de la BTC, qu'il souhaite continuer à s'y investir et à mettre ses connaissances à disposition est particulièrement apprécié. La continuité du fonctionnement de la BTC est assurée grâce à l'équipe actuelle et à l'engagement des administrateurs concernés. Dans le cadre des objectifs stratégiques, un poste de nouveau manager BTC est donc à pourvoir. Les candidats peuvent envoyer leur lettre de motivation et leur CV à koen@vvr.be . Entretien exclusif  avec Frank Bosteels  La nouvelle qui est tombée vendredi dernier en aura surpris plus d’un. Frank Bosteels s’apprête à quitter la BTC pour retourner chez Connections, le voyagiste de Vilvoorde. Nous lui avons posé quelques questions et partageons ses réponses avec vous. Etienne : Alors Frank, pourquoi ce départ ? C’est la conséquence d’un choix personnel et professionnel que j’ai fait ces dernières semaines. J’ai décidé de retourner chez Connections, où je vais venir renforcer l’équipe de management en place. Connections est une maison que je connais bien et à laquelle je reste très attaché. Cette décision m’a placé devant un véritable choix cornélien, car mon engagement au sein de la BTC me tient aussi beaucoup à cœur. Au final, j’ai écouté mon cœur et l’envie de revenir dans l’opérationnel du secteur. Etienne : Quel bilan dresses-tu de ton passage à la BTC ? Ce qui est sans doute le plus difficile pour moi aujourd’hui, c’est que mon départ intervient précisément au moment où beaucoup de choses commencent à prendre forme. La BTC est dans une phase d’accélération. Avec l’arrivée récente de l’ABTO à bord, le projet d’une fédération qui rassemble les différentes associations professionnelles du secteur prend réellement corps. Un exemple très concret : à partir du mois de mai prochain, la BTC assurera la représentation du secteur belge au sein de l’ECTAA. C’est une étape importante, car cela permettra de porter la voix de l’ensemble des professionnels du tourisme belges au niveau européen de manière plus structurée et plus cohérente. Au-delà de cela, je pense que la BTC a progressivement trouvé sa place comme plateforme de dialogue et de coopération entre les différentes composantes du secteur. Etienne : De quelles réalisations es-tu le plus fier ? Il y a plusieurs chantiers dont je suis particulièrement fier. Le premier concerne la Belgian Travel Academy. Nous avons fortement développé l’offre de formations et surtout professionnalisé son fonctionnement. Il restait un vrai travail de fond à accomplir pour structurer l’offre, clarifier les formats et mieux répondre aux attentes des professionnels. Aujourd’hui, les formations rencontrent un public plus large et leur attrait dépasse même parfois les limites de la profession. Cela montre qu’il existe une vraie demande pour des contenus de qualité autour des enjeux du tourisme. Le second chantier concerne la Travel Intelligence. Nous sortons d’une phase d’investissement importante durant laquelle nous avons construit un véritable tableau de bord du marché. L’objectif était de permettre aux professionnels de suivre les tendances du tourisme sur base de chiffres et de données réelles, issues notamment du réseau de distribution belge. Le fait que le secteur dispose de données chiffrées objectives est évidemment utile pour les professionnels eux-mêmes, mais cela renforce aussi la crédibilité du secteur dans ses relations avec les autorités publiques, les partenaires et les médias. Etienne : Et des regrets ? Oui, bien sûr. Quand on quitte une fonction comme celle-là, on se dit toujours qu’il y a des choses que l’on aurait voulu faire avancer davantage. Le cas le plus évident pour moi est celui du label CERTA. Je n’ai pas réussi à insuffler l’élan nouveau que j’espérais. Pourtant, je reste convaincu que l’idée derrière CERTA est la bonne. Dans un marché où les consommateurs sont confrontés à une offre de plus en plus vaste et parfois difficile à décrypter, un label de qualité peut jouer un rôle important. Il peut aider les voyageurs à identifier des professionnels qui respectent un certain nombre de critères en matière de service, de transparence et de responsabilité. Mais un label ne vit que s’il est porté collectivement par la profession. Cela demande du temps, de l’énergie et une mobilisation constante. Je pense que les bases existent, mais il faudra encore un engagement fort du secteur pour lui donner toute l’ampleur qu’il mérite. Etienne : Un dernier mot pour le secteur ? Je reste avant tout quelqu’un du secteur du voyage et je le resterai. Ce que j’ai particulièrement apprécié durant mon passage à la BTC, c’est la volonté de nombreux acteurs de travailler davantage ensemble. Le tourisme est un secteur passionnant, mais aussi très fragmenté. Si nous voulons continuer à peser dans les débats — qu’il s’agisse de réglementation, de durabilité ou de transformation digitale — nous devons continuer à parler d’une voix forte et structurée. Je quitte la BTC avec beaucoup de reconnaissance pour les associations membres, pour tous les professionnels qui ont soutenu les projets que nous avons lancés et pour les nombreuses personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de collaborer. Et bien sûr, je resterai attentif à ce que la BTC continuera à construire dans les années à venir. Merci Frank ETIENNE

  • Dubaï sous tension géopolitique : quelles conséquences pour les agences de voyages belges ?

    Les tensions militaires récentes au Moyen-Orient et les perturbations du trafic aérien dans le Golfe remettent en lumière la vulnérabilité géopolitique des grands hubs touristiques de la région. Alors que plusieurs pays européens ont lancé des opérations de rapatriement de leurs ressortissants et que les réservations marquent un ralentissement temporaire, les professionnels du voyage en Belgique s’interrogent : le tourisme vers Dubaï traverse-t-il une simple zone de turbulence ou un véritable test de résilience pour l’un des hubs les plus puissants du tourisme mondial ? Un géant du tourisme mondial Dubaï s’est imposée ces dernières années comme l’un des hubs touristiques les plus performants au monde . Quelques chiffres illustrent cette dynamique : 18,7 millions de visiteurs internationaux en 2024 (+9 % sur un an) près de 19,6 millions en 2025 , un nouveau record historique plus de 800 hôtels et environ 150 000 chambres dans l’émirat Cette croissance repose sur trois piliers majeurs : une connectivité aérienne exceptionnelle une offre touristique premium et diversifiée une position stratégique entre Europe, Asie et Afrique L’Europe occidentale reste d’ailleurs l’un des principaux marchés émetteurs vers Dubaï . Le marché belge vers les Émirats : chiffres clés Même si la Belgique n’est pas un marché majeur à l’échelle mondiale, elle représente un flux stable et à forte valeur ajoutée . Estimations récentes : environ 110 000 à 120 000 visiteurs belges par an aux Émirats avant la pandémie plusieurs milliers de Belges résidant en permanence dans la région environ 2 500 touristes belges présents récemment dans le Golfe , dont une partie à Dubaï Ce chiffre est toutefois en diminution progressive , plusieurs voyageurs ayant déjà été rapatriés vers l’Europe ces derniers jours à la suite des tensions régionales et des perturbations aériennes. Le profil des voyageurs belges vers Dubaï reste relativement spécifique. Segments dominants : couples et citytrips premium voyages luxe incentives et MICE stopovers vers l’Asie ou l’océan Indien La destination est particulièrement forte en hiver, période où elle concurrence notamment : la Thaïlande les Maldives l’île Maurice Les premières réactions du marché Comme souvent en période de tension géopolitique, les agences de voyages observent des réactions relativement prévisibles. 1. Ralentissement immédiat des réservations Dans les jours ou semaines suivant une crise sécuritaire, on observe généralement : une pause des ventes pendant deux à quatre semaines une hausse des demandes d’informations sur la sécurité un intérêt accru pour les assurances annulation Certaines agences signalent également des demandes de report de voyage , notamment pour les citytrips et les séjours courts. 2. Une destination historiquement résiliente Malgré les crises successives, Dubaï a démontré une capacité remarquable à rebondir . La destination a déjà traversé : la crise financière mondiale de 2009 la pandémie de Covid-19 plusieurs épisodes de tensions régionales Son principal avantage reste son rôle central dans le réseau aérien mondial , qui continue d’attirer touristes et voyageurs d’affaires. Le facteur clé : la connectivité aérienne Le véritable enjeu aujourd’hui concerne le transport aérien régional . L’aéroport international de Dubaï figure parmi les plus grands hubs de correspondance au monde . Pour les voyageurs européens, il sert souvent de : plateforme de correspondance vers l’Asie escale touristique (stopover) point de départ pour les circuits Golfe + Océan Indien Les tensions militaires récentes ont toutefois entraîné des perturbations temporaires de l’espace aérien dans plusieurs zones du Moyen-Orient , obligeant certaines compagnies aériennes à adapter leurs routes ou à suspendre certains vols. Si ces perturbations devaient s’inscrire dans la durée, l’impact dépasserait largement la seule destination Dubaï et pourrait toucher l’ensemble des flux aériens entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Trois scénarios pour les prochains mois Scénario 1 – Tensions ponctuelles (le plus probable) Dans ce scénario : ralentissement temporaire des réservations reprise progressive des ventes campagnes promotionnelles pour relancer la demande Scénario 2 – Crise régionale prolongée Si les tensions se prolongent plusieurs mois, on pourrait observer : baisse des citytrips loisirs maintien partiel du business travel montée des destinations alternatives Certaines destinations pourraient alors capter une partie de la demande hivernale : Maldives île Maurice Thaïlande Caraïbes Scénario 3 – Retour rapide à la normale Dans ce cas : l’impact resterait essentiellement médiatique la demande reprendrait rapidement les segments luxe et stopover rebondiraient en premier Conclusion Dubaï reste aujourd’hui l’une des destinations touristiques les plus solides au monde . Cependant, la crise actuelle rappelle une réalité structurelle : les grands hubs du Golfe sont à la fois des moteurs du tourisme mondial et des territoires exposés aux tensions géopolitiques régionales. Pour les agences belges, l’enjeu principal n’est pas seulement la demande touristique vers Dubaï, mais la stabilité du transport aérien dans la région , essentielle pour les flux vers l’Asie et l’océan Indien. Si la situation sécuritaire se stabilise rapidement, les fondamentaux de la destination – connectivité, infrastructures et positionnement premium – pourraient permettre un rebond relativement rapide. Mais dans le cas d’une crise prolongée, le marché pourrait connaître une période d’incertitude plus durable et une redistribution partielle des flux touristiques hivernaux. ETIENNE

  • Conflit au Moyen-Orient – Transport aérien et le Secteur du voyage belge

    Situation au 8 mars 2026 La crise géopolitique au Moyen-Orient et la fermeture partielle de plusieurs espaces aériens ont fortement perturbé le trafic aérien international depuis fin février, entraînant de nombreuses annulations de vols et des milliers de voyageurs bloqués dans la région. Au 8 mars 2026 , une reprise progressive mais encore limitée des opérations aériennes est observée. Certaines compagnies du Golfe ont recommencé à opérer un programme réduit de vols : Emirates et Etihad Airways ont relancé une partie de leurs opérations depuis Dubaï et Abu Dhabi. Qatar Airways maintient principalement des vols limités et des opérations de rapatriement. Plusieurs compagnies européennes, dont celles du groupe Lufthansa et Air France-KLM , continuent de suspendre certaines liaisons vers la région dans l’attente d’une stabilisation de la situation sécuritaire. La majorité des compagnies aériennes appliquent actuellement des politiques commerciales flexibles , permettant notamment la modification gratuite des billets, le remboursement ou le report des voyages. Les compagnies européennes restent soumises au règlement EU261 , qui prévoit notamment le remboursement ou le réacheminement des passagers ainsi que l’assistance (repas, hébergement si nécessaire). Toutefois, la compensation financière pouvant atteindre 600 € n’est généralement pas applicable lorsque la perturbation résulte de circonstances extraordinaires , comme un conflit ou la fermeture d’un espace aérien. Les démarches peuvent varier selon le mode d’achat du billet : client direct auprès de la compagnie aérienne (B2C) client ayant réservé via une agence de voyages ou un tour-opérateur belge (B2B) . Dans ce contexte de crise, les agences de voyages, tour-opérateurs et associations professionnelles du secteur touristique jouent un rôle déterminant . Elles assurent l’assistance aux voyageurs, la gestion des modifications et remboursements, la coordination avec les compagnies aériennes et les autorités, ainsi que l’information continue des clients. Il convient de souligner que ce travail de gestion de crise est largement assumé sans rémunération supplémentaire , alors qu’il représente une charge opérationnelle considérable pour les intermédiaires du tourisme. Malgré cela, les professionnels du secteur continuent à défendre les intérêts des voyageurs et à trouver des solutions concrètes pour permettre leur retour dans les meilleures conditions possibles . Cette situation rappelle une nouvelle fois le rôle essentiel des agences de voyages et tour-opérateurs dans la gestion des crises internationales et la protection des consommateurs . ETIENNE

  • Guerre Iran–États-Unis : derrière le conflit, un choc géopolitique… et bien sûr des effets sur le tourisme

    La chronique récente de Amid Faljaoui sur Classic 21 met en lumière un paradoxe politique : Donald Trump avait été élu en promettant de réduire les interventions militaires américaines à l’étranger, mais se retrouve aujourd’hui impliqué dans une confrontation majeure avec l’Iran. Selon plusieurs analyses, l’objectif initial serait de déstabiliser le régime iranien en frappant sa chaîne de commandement, dans l’espoir que le système politique s’effondre rapidement. Mais la réponse iranienne illustre une forme de guerre asymétrique particulièrement redoutable, parfois décrite par les analystes comme une « guerre mathématique » . La stratégie du “piège budgétaire” L’Iran utilise massivement des drones kamikazes de type Shahed-136 . Leur coût est estimé entre 20 000 et 50 000 dollars l’unité . La technologie est relativement simple et permet une production rapide. Pour les intercepter, les systèmes occidentaux utilisent souvent des missiles de défense aérienne dont le coût varie entre 500 000 et plus de 2 millions de dollars par tir . Le calcul est simple : un drone bon marché peut obliger l’adversaire à dépenser des dizaines de fois plus pour l’intercepter. Dans ce type de guerre, la victoire ne dépend pas seulement des armes les plus sophistiquées… mais parfois de celles qui coûtent le moins cher. L’objectif stratégique est clair : épuiser financièrement et logistiquement l’adversaire . Un conflit qui sert aussi de laboratoire militaire Certains analystes estiment également que ce conflit permet aux États-Unis de tester de nouvelles technologies militaires. Parmi elles : les systèmes anti-drones à faible coût les armes à énergie dirigée, comme les lasers militaires . Ces technologies pourraient permettre d’abattre des drones pour quelques dollars d’électricité , au lieu de missiles coûtant plusieurs centaines de milliers de dollars. Autrement dit, chaque conflit devient aussi un gigantesque laboratoire technologique. Mais l’enjeu dépasse largement le face-à-face entre Washington et Téhéran. Chine et Russie : les grands absents… pour l’instant Le conflit possède une dimension géopolitique bien plus large. L’Iran joue un rôle important pour deux grandes puissances : La Chine , qui achète une part importante du pétrole iranien, souvent à prix réduit malgré les sanctions. La Russie , qui coopère avec Téhéran dans plusieurs programmes militaires. Si l’Iran était durablement affaibli ou si ses exportations de pétrole étaient perturbées, Pékin perdrait une source de pétrole bon marché et flexible sur le plan géopolitique. De son côté, Moscou verrait disparaître un partenaire stratégique dans certains programmes militaires. Pour l’instant, la Chine et la Russie restent relativement discrètes, appelant à la désescalade sans s’impliquer directement. Mais leur prudence soulève une question : assistons-nous à une simple observation stratégique… ou à une attente avant une implication plus directe ? Les premières conséquences pour le tourisme La guerre a déjà un impact direct sur l’industrie du voyage. Plusieurs milliers de vols ont été annulés ou modifiés dans la région. La priorité actuelle des gouvernements occidentaux est le rapatriement de leurs ressortissants , touristes compris, parfois dans des conditions logistiques complexes. Les hubs aériens du Golfe — essentiels pour les connexions entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique — sont particulièrement surveillés. Des flux touristiques déjà en train de se déplacer Les professionnels du tourisme observent déjà un déplacement de la demande vers d’autres destinations. Parmi les bénéficiaires possibles : l’Espagne le Portugal le Maroc la Tunisie certaines destinations des Caraïbes ou de l’Atlantique. La hausse potentielle des prix du pétrole — déjà perceptible sur les marchés — pourrait également renchérir le coût du transport aérien, en particulier pour les vols long-courriers. Le secteur des croisières particulièrement exposé Les croisières figurent parmi les premières activités touristiques touchées. Les routes maritimes de la mer Rouge et du Golfe sont essentielles pour certaines croisières hivernales ainsi que pour les repositionnements de navires entre l’Europe et l’Asie. Plusieurs compagnies ont déjà : modifié leurs itinéraires supprimé certaines escales redéployé certains navires vers la Méditerranée ou les Caraïbes. Une grande inconnue pour l’avenir touristique de la région Avant cette crise, le Moyen-Orient figurait parmi les régions touristiques connaissant la croissance la plus rapide au monde. Mais la situation actuelle rappelle une réalité bien connue du secteur : la perception de sécurité influence fortement les flux touristiques. La question reste donc ouverte : La région connaîtra-t-elle simplement une pause temporaire du tourisme, le temps que la situation se stabilise ? Ou ce conflit pourrait-il redessiner durablement la carte touristique du Moyen-Orient ? Pour les professionnels du tourisme, une certitude s’impose : dans un monde géopolitiquement instable, la capacité d’adaptation devient probablement la compétence stratégique la plus précieuse. À suivre…... ETIENNE

  • Brussels Airlines : rentabilité sous pression malgré la croissance en 2025

    Brussels Airlines a clôturé l’année 2025 avec un EBIT ajusté de 28 millions d’euros, en recul de 52 % par rapport à 2024. Malgré une activité en hausse, la compagnie belge a vu sa rentabilité fortement affectée par un contexte opérationnel et social particulièrement défavorable. L’année écoulée a pourtant été marquée par une croissance du trafic. Brussels Airlines a opéré environ 68 000 vols (+11 %) et transporté plus de 9,1 millions de passagers. Les revenus ont progressé de 7 %, dépassant 1,6 milliard d’euros. Cette croissance n’a toutefois pas suffi à compenser l’augmentation des coûts et les perturbations opérationnelles. La marge bénéficiaire s’est ainsi établie à 1,7 %, en recul de 2,1 points de pourcentage par rapport à l’année précédente. Parmi les principaux facteurs ayant pesé sur les résultats figurent les manifestations nationales organisées en Belgique contre les réformes gouvernementales. Sept journées d’actions syndicales ont fortement perturbé le trafic aérien et empêché Brussels Airlines d’opérer la majorité de ses vols ces jours-là, entraînant un impact financier estimé à 15 millions d’euros. La compagnie a également dû faire face à plusieurs incidents externes, dont des signalements de drones, une cyberattaque à l’aéroport de Bruxelles et un contexte géopolitique instable. Ces événements ont contribué à faire grimper les coûts liés aux irrégularités, qui ont dépassé en moyenne 4 euros par passager. Enfin, le long-courrier a été particulièrement affecté. Plusieurs appareils ont été immobilisés pendant de longues périodes, obligeant Brussels Airlines à recourir à un accord temporaire de wet-lease pour maintenir son programme de vols. Le coût total de ces immobilisations s’est élevé à 19 millions d’euros. Malgré ces vents contraires, la compagnie souligne poursuivre le déploiement d’initiatives destinées à renforcer sa performance opérationnelle et financière dans les années à venir. ETIENNE

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