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- Brussels Airlines : les -70 millions inquiètent... Mais les deux A330 en moins inquiètent davantage
Brussels Airlines vient de publier des résultats semestriels qui pourraient, à première vue, être résumés assez simplement : beaucoup plus de passagers, davantage de recettes… mais une perte qui se creuse fortement. Au premier semestre 2026, la compagnie belge a transporté 4,5 millions de passagers, soit +8,1 %, à bord de quelque 34.200 vols (+5,5 %). Les recettes progressent même de 9,5 %. Et pourtant, l’EBIT ajusté plonge à -70 millions d’euros, soit une détérioration de 50 % par rapport à l’année précédente. Un paradoxe qui mérite qu’on s’y attarde. 64 millions d’euros de carburant supplémentaire ! Brussels Airlines explique cette contre-performance principalement par une série d’éléments extérieurs. Le plus spectaculaire est évidemment le carburant : 64 millions d’euros de coûts supplémentaires en seulement six mois, conséquence notamment de l’envolée des prix pétroliers liée aux tensions géopolitiques. Lufthansa Group lui-même vient d’ailleurs d’avertir que la volatilité du carburant pourrait peser fortement sur ses résultats 2026. À cela se sont ajoutées l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Est, qui a affecté la demande et compliqué certaines opérations, ainsi que les différentes grèves ayant perturbé Brussels Airport et le contrôle aérien belge. Selon Brussels Airlines, ces mouvements sociaux ont coûté environ 3 millions d’euros au résultat. Tout n'est cependant pas négatif. La compagnie souligne une meilleure régularité opérationnelle et une diminution de 16 % des coûts d’irrégularité par passager. Elle a également lancé Kilimandjaro, amélioré son produit Premium Economy et présenté son nouveau Belgian Icon consacré à Tintin. Et surtout, 4,5 millions de passagers en six mois démontrent que le marché est bien là. Mais la vraie information est ailleurs : où sont passés les deux A330 ? C'est probablement la partie la plus importante du communiqué pour les professionnels belges du voyage. Brussels Airlines annonce qu'elle renonce, pour 2027, à l'arrivée de deux Airbus A330 supplémentaires. La flotte long-courrier restera donc limitée, pour l'instant, à 11 A330. Or, il y a moins de deux ans, le discours était exactement inverse. En septembre 2024, Brussels Airlines annonçait une expansion ambitieuse de sa flotte long-courrier vers 13 A330, accompagnée de plus de 250 emplois supplémentaires et de plus de 100 millions d'euros d'investissements dans les nouvelles cabines. L'objectif déclaré était notamment de renforcer la position de Brussels Airlines en Afrique subsaharienne. Plus étonnant encore : le site de Brussels Airlines présentait encore récemment le passage de 11 à 13 A330 comme la stratégie destinée à augmenter principalement les capacités vers l'Afrique subsaharienne. Nous ne sommes donc pas devant un simple ajustement technique. C'est un véritable coup de frein à une stratégie de croissance annoncée. La question qui dérange : décision de Brussels Airlines… ou décision de Lufthansa ? Officiellement, Brussels Airlines invoque une rentabilité inférieure aux attentes, les grèves répétées en Belgique et l'environnement géopolitique. Ces arguments sont parfaitement compréhensibles. Mais une phrase du communiqué mérite toute notre attention : la décision a été prise « en concertation étroite avec Lufthansa Group ». Et c'est ici que les professionnels belges du voyage ont peut-être raison de se poser quelques questions. Dans un grand groupe aérien, les avions constituent une ressource extrêmement précieuse. Les capacités sont affectées là où le groupe estime obtenir le meilleur équilibre entre rentabilité, risque et potentiel de croissance. Le retrait des deux A330 prévus pour Bruxelles pourrait donc aussi signifier que Lufthansa Group préfère, momentanément du moins, limiter son exposition et ses investissements à Bruxelles. Ce n'est pas officiellement présenté ainsi. Mais stratégiquement, la question mérite d'être posée. Le danger : perdre du terrain en Afrique C'est probablement le point le plus préoccupant. Brussels Airlines est historiquement le spécialiste africain de Lufthansa Group. La compagnie elle-même justifiait l'augmentation de sa flotte A330 par la croissance démographique et économique du continent africain et par l'augmentation attendue de la demande aérienne. Ces perspectives n'ont pas soudainement disparu. Avec seulement 11 A330, Brussels Airlines disposera de moins de possibilités pour ouvrir de nouvelles destinations, augmenter les fréquences sur les marchés performants ou réagir rapidement à de nouvelles opportunités. Pendant ce temps, la concurrence, elle, ne restera évidemment pas immobile. Et dans l'aérien, lorsqu'un concurrent prend une position forte sur une ligne ou un marché, la reconquérir quelques années plus tard peut coûter beaucoup plus cher que de la défendre aujourd'hui. Pour les agences belges, c'est également un enjeu important : moins de capacités long-courriers au départ de Bruxelles signifie potentiellement moins de sièges disponibles, moins de possibilités de développement vers l'Afrique et davantage de passagers susceptibles d'être acheminés via d'autres hubs européens. Autre signal : fini également le wet lease airBaltic Le deuxième changement stratégique mérite lui aussi l'attention. Les quatre appareils airBaltic actuellement basés à Bruxelles jusqu'à fin octobre ne reviendront pas durant l'été 2027. Brussels Airlines veut donc fonctionner davantage avec ses propres moyens et réduire le recours aux capacités externes. Cela peut être une excellente décision en matière de maîtrise des coûts et de cohérence du produit. Mais additionner deux A330 qui n'arrivent plus et quatre appareils airBaltic qui repartent donne malgré tout l'image d'une compagnie qui passe clairement, au moins temporairement, d'une stratégie d'expansion à une stratégie de prudence. Et pourtant, les investissements continuent Il serait toutefois excessif de parler de désengagement de Lufthansa à Bruxelles. Brussels Airlines maintient son important programme de nouvelles cabines long-courriers. Business Class, Premium Economy et Economy doivent être dévoilées en 2027. Sur le moyen-courrier également, le renouvellement de la flotte se poursuit : cinq A320neo supplémentaires avaient été approuvés, avec des livraisons à partir de 2027. Le message semble donc plutôt être : investir dans le produit et la modernisation, oui ; augmenter fortement la capacité, pas maintenant. C'est une nuance importante. Pour les Tagueurs : le véritable risque est peut-être d'attendre trop longtemps Les -70 millions d'euros font évidemment mauvais effet dans un communiqué financier. Mais ils ne constituent peut-être pas l'information la plus préoccupante. Car une perte semestrielle peut être corrigée par une excellente saison estivale. Une compagnie peut retrouver ses marges si le carburant baisse, si les grèves cessent et si la demande reste solide. Une occasion de croissance abandonnée est parfois beaucoup plus difficile à récupérer. Brussels Airlines avait une ambition claire : renforcer Bruxelles comme porte d'entrée européenne vers l'Afrique grâce à une flotte portée à 13 A330. En restant à 11 appareils, la compagnie réduit momentanément cette ambition. Et c'est précisément là que se situe le danger. Car si Bruxelles n'occupe pas les marchés africains en croissance, Paris, Amsterdam, Istanbul, Addis-Abeba, Doha ou d'autres hubs seront ravis de récupérer ces passagers. La prudence financière de Lufthansa Group est compréhensible. Mais il faudra veiller à ce qu'elle ne devienne pas une prudence stratégique excessive. Brussels Airlines transporte davantage de passagers, augmente ses recettes et améliore ses opérations. Le marché existe donc bel et bien. La vraie question n'est dès lors peut-être pas de savoir pourquoi Lufthansa Group a décidé de ne pas envoyer ces deux A330 à Bruxelles en 2027. Elle est plus inquiétante : si Brussels Airlines ne grandit pas maintenant sur son marché africain historique, qui prendra sa place ? ETIENNE
- Wavre sous les projecteurs du monde : la Coupe du Monde de hockey peut-elle devenir le plus beau coup marketing du tourisme belge ?
Du 15 au 30 août 2026, la Belgique accueillera, avec les Pays-Bas, l'un des plus grands événements sportifs de la planète : la Coupe du Monde FIH de hockey sur gazon. Le cœur belge de la compétition battra à Wavre, dans la toute nouvelle Belfius Hockey Arena, où évolueront les Red Lions et les Red Panthers devant des tribunes qui devraient afficher complet. Pour les professionnels du voyage, cet événement dépasse largement le cadre sportif. Il constitue une formidable vitrine internationale pour la destination Belgique. Un Mondial qui fait venir le monde La compétition réunira 32 équipes nationales – 16 masculines et 16 féminines – représentant près de 30 pays issus des cinq continents. Pendant 15 jours, les meilleurs joueurs de la planète, accompagnés de leurs staffs, arbitres, partenaires, médias internationaux et dizaines de milliers de supporters, convergeront vers la Belgique et les Pays-Bas. Les organisateurs attendent plus de 110.000 visiteurs sur le site de Wavre au cours de la compétition. La Belfius Hockey Arena, dont la capacité permanente est de 4.000 places, sera portée à près de 10.000 sièges grâce à des tribunes temporaires. Plus de 12.000 invités VIP sont également attendus, tandis que la compétition bénéficiera de près de 175 heures de retransmissions télévisées en direct vers les principaux marchés du hockey. Au-delà des rencontres sportives, l'événement générera une activité importante pour les hôtels, restaurants, commerces, sociétés de transport, attractions touristiques et compagnies aériennes. Brussels Airport, partenaire officiel de la compétition, se prépare déjà à accueillir les délégations et les supporters venus du monde entier, preuve que ce Mondial constitue aussi un véritable outil de promotion internationale pour la Belgique. Une occasion unique pour vendre la Belgique La plupart des visiteurs internationaux profiteront de leur séjour pour découvrir Bruxelles, Bruges, Gand, Anvers, Waterloo ou encore les Ardennes. Le hockey possède en effet une image premium, familiale et internationale, particulièrement appréciée sur des marchés à fort pouvoir d'achat comme les Pays-Bas, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Australie ou encore l'Inde. Pour de nombreux visiteurs, cette compétition constituera une première découverte touristique de notre pays. Les Red Lions peuvent-ils redevenir champions du monde ? La réponse est clairement oui. Les Red Lions restent l'une des plus grandes puissances mondiales du hockey. Leur palmarès récent parle de lui-même : Champions du monde en 2018 ; Champions olympiques à Tokyo en 2021 ; Vice-champions du monde en 2023 après une finale spectaculaire contre l'Allemagne. Le sélectionneur pourra compter sur une génération toujours exceptionnelle emmenée notamment par Tom Boon, meilleur buteur mondial de ces dernières saisons, Alexander Hendrickx ainsi que plusieurs jeunes talents déjà bien installés au plus haut niveau. Le défi sera toutefois immense. La Belgique figure parmi les grands favoris, mais devra notamment se mesurer à l'Allemagne, championne du monde en titre, ainsi qu'à la France et à la Malaisie. Le premier duel face aux Allemands pourrait déjà constituer l'un des grands moments du tournoi. L'avantage du terrain pourrait cependant faire la différence. Portés par près de 10.000 supporters à chaque rencontre disputée à Wavre, les Red Lions rêvent d'offrir à leur public un deuxième sacre mondial, huit ans après leur titre historique de 2018. Un héritage bien au-delà du tournoi Cette Coupe du Monde laissera également un héritage durable avec la nouvelle Belfius Hockey Arena, appelée à devenir le nouveau centre névralgique du hockey belge. Le tournoi accueillera également, pour la première fois dans l'histoire, une Coupe du Monde de ParaHockey, illustrant la volonté de la Fédération internationale de faire de cet événement une référence en matière d'inclusion et de développement du hockey. Les organisateurs ont également réussi un autre pari : celui de la communication. Une campagne qui valorise aussi la destination Au-delà du spectacle sportif, les organisateurs ont réussi leur communication avec une vidéo promotionnelle originale mêlant histoire, légende et humour. On y voit notamment des "Gaulois" débarquer en Belgique avant de découvrir un pays où le hockey est devenu une véritable passion nationale. Bien réalisée et résolument cinématographique, cette campagne ne se contente pas de promouvoir une compétition : elle met également en valeur la Belgique comme destination accueillante, dynamique et créative. Une belle démonstration de ce que peut être un marketing touristique moderne, où le storytelling devient un puissant vecteur d'attractivité. L'analyse des Tagueurs du Voyage On parle souvent des grands événements comme moteurs du tourisme. La Coupe du Monde de hockey 2026 en est un parfait exemple. Certes, elle ne générera pas les millions de visiteurs d'une Coupe du Monde de football ou des Jeux olympiques. Mais avec plus de 110.000 visiteurs attendus, 12.000 invités VIP, 175 heures de retransmissions internationales, plusieurs milliers de nuitées hôtelières et une couverture médiatique mondiale, cette compétition offrira à la Belgique une visibilité exceptionnelle auprès d'une clientèle internationale à fort pouvoir d'achat. Pour les agences de voyages belges, ce Mondial représente aussi une formidable occasion de promouvoir la Belgique comme destination de courts séjours, de culture, de gastronomie et d'événements. Et si les Red Lions parviennent à soulever une deuxième Coupe du Monde devant leur public, la victoire ne sera pas seulement sportive. Ce sera aussi celle de toute une destination qui aura démontré, pendant quinze jours, sa capacité à accueillir le monde avec professionnalisme, créativité et convivialité. Pour le tourisme belge, ce serait sans doute le plus beau des trophées. ETIENNE
- Business Class : jusqu'où ira la chasse aux suppléments ?
Lufthansa fait entrer encore un peu plus les recettes annexes dans la classe Affaires. Après les bagages et les sièges en Economy, même le passager Business est désormais invité à remettre la main au portefeuille. À partir du 15 septembre 2026, Lufthansa introduira une nouvelle tarification des sièges sur ses Airbus A380 rénovés. La nouvelle Business, équipée de 68 sièges en configuration 1-2-1, sera divisée en plusieurs catégories. Le siège Business classique restera inclus dans la plupart des tarifs. Mais pour obtenir un « Privacy Seat », notamment un véritable siège contre le hublot offrant davantage d'intimité, ou un « Extra Long Bed » avec un couchage pouvant dépasser 2,20 mètres, il faudra parfois payer un supplément pouvant atteindre 170 euros par tronçon. Autrement dit : après avoir payé plusieurs milliers d'euros son billet Business, le passager pourra encore devoir payer pour obtenir… le meilleur siège de la Business. Le modèle low cost gagne-t-il la Business ? C'est surtout cela qui interpelle. Pendant longtemps, payer une Business signifiait précisément que presque tout était compris. Aujourd'hui, les compagnies découvrent qu'elles peuvent également segmenter le produit premium : meilleur emplacement, davantage d'intimité, lit plus long… chaque préférence possède désormais une valeur. Lufthansa n'est d'ailleurs pas seule. La tendance est générale : les compagnies traditionnelles multiplient les tarifs différenciés et les services optionnels, tandis que les recettes annexes occupent une place toujours plus importante dans leur modèle économique. Et pourquoi s'arrêteraient-elles si les passagers continuent à payer ? Un nouveau casse-tête… mais aussi une opportunité pour les AGV Pour les agences belges, cette évolution signifie qu'il faudra de plus en plus connaître non seulement la compagnie et la classe de voyage, mais également le type exact de siège et ce que le tarif comprend réellement. Quel siège ? Quel supplément ? Quel avantage lié au statut Miles & More ? Quel tarif permet de choisir gratuitement ? Plus les compagnies compliquent leur offre, plus le conseil de l'agent de voyages retrouve de la valeur. Y aura-t-il une limite ? Le vrai danger pour les compagnies est peut-être psychologique. Le passager Economy s'est habitué aux suppléments. Mais le client qui débourse plusieurs milliers d'euros pour voyager en Business acceptera-t-il longtemps qu'on lui réclame encore 100 ou 170 euros pour être réellement au hublot ? Car le luxe, c'était aussi cela : payer cher une fois… et ne plus devoir sortir son portefeuille ensuite. LE TAG DES TAGUEURS Après le bagage, le repas, le choix du siège et l'espace supplémentaire, voici donc le supplément jusque dans la Business. À ce rythme, la prochaine étape sera peut-être : « Bienvenue en Business Class. Souhaitez-vous ajouter l'option… Business ? » On en sourit aujourd'hui. Mais jusqu'où ira la chasse aux suppléments ? ETIENNE
- Saviez-vous que... Digitrips ne cherche peut-être pas à battre les GDS, mais à devenir l'écran des Agences ?
Comparer Digitrips à Amadeus, Sabre ou Travelport est tentant. Mais ce n'est pas tout à fait le même métier. Les grands GDS constituent depuis des décennies une partie essentielle de l'infrastructure technologique de la distribution mondiale du voyage. Digitrips joue davantage le rôle d'agrégateur et de plateforme de distribution, réunissant dans une même interface des contenus provenant des GDS, du NDC, des compagnies low-cost, de connexions directes et d'autres fournisseurs. Une différence fondamentale… mais qui pourrait justement devenir sa force. Le moteur contre le tableau de bord On pourrait résumer la situation ainsi : les GDS fournissent une grande partie du moteur ; Digitrips veut simplifier le tableau de bord. Pour l'agence de voyages, c'est loin d'être secondaire. Digitrips permet de rechercher et gérer vols, hôtels, voitures et packages depuis une interface unique, sans nécessairement maîtriser les codes traditionnels d'un GDS. Son avantage ? L'agilité. Une Travel Tech de cette taille peut adapter ses interfaces, intégrer de nouvelles sources et développer rapidement des outils correspondant aux besoins des distributeurs. Mais elle reste dépendante des contenus qu'elle agrège. Un billet d'avion doit toujours provenir quelque part : GDS, NDC, connexion directe, consolidateur ou compagnie aérienne. Et demain, l'IA ? C'est probablement là que la bataille devient réellement intéressante. Dans quelques années, l'agent de voyages devra-t-il encore consulter successivement plusieurs systèmes ? Ou demandera-t-il simplement : « Trouve-moi la meilleure combinaison Bruxelles–Tokyo pour cette famille, avec deux chambres, bagages, train vers Kyoto et assurance. » L'assistant IA pourrait alors interroger en quelques secondes GDS, NDC, hôtels, trains, loueurs et autres fournisseurs. Dans ce scénario, la question n'est plus seulement de savoir qui possède le contenu, mais qui possède l'interface utilisée quotidiennement par l'agent de voyages. Et Digitrips a clairement une carte à jouer sur ce terrain. L'analyse des Tagueurs Le futur ne sera probablement pas Digitrips CONTRE Amadeus, Sabre ou Travelport. Il pourrait être Digitrips AVEC Amadeus, Sabre, Travelport, le NDC et les connexions directes, le tout piloté demain par une couche d'intelligence artificielle. Pour les agences belges, c'est finalement cela qui compte : moins savoir quelle technologie se cache derrière la réservation que disposer de l'outil le plus simple, rapide, complet et rentable pour vendre. Et voilà peut-être la véritable révolution : dans cinq ans, l'agent de voyages ne choisira peut-être plus son GDS. Il choisira son assistant IA… et celui-ci choisira les meilleures sources à sa place. À ce moment-là, la bataille ne se jouera plus derrière l'écran. Elle se jouera pour savoir qui sera sur l'écran. ETIENNE
- Croisières : après les navires, les compagnies veulent aussi leur île !
Les îles et plages « privées » deviennent clairement le nouveau terrain de bataille des grands croisiéristes. MSC Group vient ainsi de dévoiler Catalina Sugar Beach, sur l’île de Catalina en République dominicaine, dont l’ouverture est prévue en novembre 2026. Accessible notamment aux passagers de MSC Cruises et Explora Journeys, le site proposera plages de sable blanc, restauration, bars, sports nautiques, snorkeling, sentiers nature, cabanes privées et excursions. Le MSC Opera, qui sera basé à La Romana, y fera escale dans le cadre de ses nouvelles croisières de sept nuits dans le sud des Caraïbes. MSC n'est évidemment pas seul. Royal Caribbean avec Perfect Day at CocoCay, Norwegian Cruise Line avec Great Stirrup Cay, Disney avec Castaway Cay et Lookout Cay, ou encore Carnival avec Celebration Key développent le même concept : offrir une destination largement maîtrisée par la compagnie, du débarquement jusqu'aux activités proposées sur place. Bonne nouvelle pour les passagers… mais jusqu'où ? Pour les professionnels du voyage, ces destinations ont de sérieux arguments : qualité mieux contrôlée, plages aménagées, sécurité, activités nombreuses et expérience parfaitement intégrée à la croisière. Pour les familles notamment, la formule peut être très séduisante. Mais une question commence aussi à se poser : une escale dans les Caraïbes doit-elle encore permettre de découvrir les Caraïbes… ou devenir simplement le prolongement du navire sur une plage ? Et surtout : combien coûtera réellement la journée ? L'accès à la destination peut être inclus dans la croisière, mais cabanes privées, sports nautiques, excursions, expériences premium et autres prestations peuvent rapidement venir alourdir la facture. Catalina Sugar Beach annonce d'ailleurs déjà des cabanes disponibles à la location ainsi que différentes excursions. Pour l'agent de voyages, le conseil devient donc essentiel : bien expliquer ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas avant le départ. Car après les restaurants spéciaux, les forfaits boissons, le Wi-Fi et certaines activités à bord, les revenus additionnels trouvent désormais un nouveau territoire… la plage ! ETIENNE
- Brussels Airport
Nouveau : vers Bakou avec AZAL À partir du 8 mai 2027, proposez à vos clients des vols directs entre Brussels Airport et Bakou avec AZAL Azerbaijan Airlines. Quatre liaisons hebdomadaires permettront de rejoindre la capitale azerbaïdjanaise en tout simplicité. Entre architecture contemporaine, patrimoine millénaire et hospitalité chaleureuse, Bakou séduit les voyageurs en quête d’. une escapade urbaine originale. C’est aussi une excellente porte d’entrée pour explorer toute la diversité de l’Azerbaïdjan. Vers AZAL Des tickets supplémentaires à gagner pour la FIH Hockey World Cup En complément des tickets déjà offerts via nos challenges Facebook, nous avons le plaisir de vous proposer , à la dernière minute, quelques tickets duo supplémentaires pour la FIH Hockey World Cup. Chaque lot comprend également un voucher pour le parking. Envie d’y assister ? Envoyez un e-mail à brucard@brusselsairport.be en indiquant t la date du match souhaitée : le 16/08, 22/08, 23/08, 27/08, 28/08 ou 30/08. Retour sur l’ambiance Tomorrowland à Brussels Airport En juillet, Tomorrowland n’a pas seulement attiré des milliers de festivaliers en Belgique : le festival a également fait vibrer Brussels Airport. Des DJ belges ont créé une ambiance festive à proximité des portes d’embarquement, offrant aux nombreux voyageurs un départ placé sous le signe de la musique et de la fête.. Envie de revivre cette expérience unique ? Découvrez notre aftermovie et replongez dans l’ambiance Tomorrowland à Brussels Airport. Vers l’aftermovie Flynas lance des vols directs vers Médine À partir du 5 octobre, flynas élargit son offre au départ de Brussels Airport avec une nouvelle liaison directe vers Médine. La route sera opérée deux fois par semaine en Airbus A320neo. Après Djeddah, Médine devient ainsi la deuxième destination desservie par flynas en Arabie saoudite au départ de Bruxelles. Plus d'infos Did you know? Aidez vos clients à partir en toute sérénité. Les travaux routiers actuellement en cours sur et autour du Ring de Bruxelles peuvent entraîner des retards sur le trajet vers Brussels Airport. Nous vous invitons à recommander à vos clients de consulter les dernières informations trafic avant leur départ et de prévoir suffisamment de temps pour rejoindre l’aéroport. Sur notre site web, les voyageurs peuvent également estimer l’impact potentiel des travaux sur leur trajet en fonction de leurs données de vol et de leur itinéraire. Ils voyageront ainsi bien préparés et commenceront leur voyage sans mauvaise surprise. Sales Blitz, nous arrivons ! Le moment approche ! Du 31 août à la fin septembre, les équipes de Brussels Airport sillonneront le pays en binômes à l’occasion de notre Sales Blitz annuel. Nous nous réjouissons de vous retrouver pour partager les dernières actualités de Brussels Airport, vous présenter les nouvelles destinations et les projets à venir, mais surtout nous avons hâte d’échanger avec vous. Vos retours, vos idées et vos expériences sont précieux et nous aident à renforcer, ensemble, notre partenariat. Et parce qu’un Sales Blitz ne serait pas complet sans une touche de convivialité, nous vous réservons cette année une petite surprise musicale. À très bientôt !
- TAP Air Portugal : Lufthansa ou Air France-KLM ? Une bataille stratégique qui pourrait rebattre les cartes du marché belge
La course est désormais lancée. Air France-KLM et Lufthansa ont officiellement remis leurs offres contraignantes pour reprendre 44,9 % du capital de TAP Air Portugal. Le gouvernement portugais, qui conservera le contrôle de la compagnie, devrait rendre sa décision dans les prochains mois. Mais au-delà de cette privatisation, c'est une véritable bataille d'influence qui se joue entre les deux plus grands groupes aériens européens. Pour les professionnels belges du voyage, cette opération mérite toute leur attention. Son issue pourrait influencer durablement les liaisons vers l'Amérique du Sud, l'Afrique lusophone... et même les stratégies commerciales au départ de Bruxelles. Pourquoi TAP est-elle autant convoitée ? TAP Air Portugal n'est pas une compagnie comme les autres. Grâce à son hub de Lisbonne, elle possède l'un des réseaux les plus performants entre l'Europe et le Brésil, où elle dessert une quinzaine de destinations, auxquelles s'ajoutent plusieurs liaisons vers l'Angola, le Mozambique, le Cap-Vert, São Tomé-et-Príncipe ainsi que vers les États-Unis et le Canada. Pour beaucoup de voyageurs européens, Lisbonne constitue aujourd'hui la porte d'entrée naturelle vers l'Amérique du Sud. C'est précisément cette position géographique exceptionnelle qui explique l'intérêt de Lufthansa comme d'Air France-KLM. Lufthansa : la logique des alliances Si Lufthansa l'emporte, la logique paraît évidente. TAP appartient déjà à Star Alliance, aux côtés de Lufthansa, Brussels Airlines, Swiss, Austrian Airlines ou encore United Airlines. Une reprise permettrait donc une intégration relativement fluide. Pour Brussels Airlines, les synergies seraient nombreuses : davantage de correspondances coordonnées via Bruxelles et Lisbonne ; une politique commerciale harmonisée ; des programmes de fidélité renforcés ; une offre consolidée vers le Brésil et l'Afrique lusophone. Lufthansa met également en avant son expérience dans l'intégration de compagnies telles que Swiss, Austrian, Brussels Airlines ou plus récemment ITA Airways. Air France-KLM : un géant qui viserait le Sud De son côté, Air France-KLM présente une vision différente. Le groupe de Ben Smith ( DG) souhaite faire de Lisbonne son grand hub du sud de l'Europe, complémentaire de Paris-CDG et Amsterdam-Schiphol. L'objectif serait de renforcer encore sa présence sur les marchés brésilien, africain et transatlantique. Air France-KLM dispose déjà d'une forte implantation en Amérique latine grâce à Air France, KLM et surtout son partenariat historique avec GOL (low cost) au Brésil. L'intégration de TAP créerait probablement le premier ensemble aérien européen sur le marché Brésil-Europe. Et la Belgique dans tout cela ? Pour les agences belges, plusieurs scénarios sont envisageables. Si Lufthansa gagne Brussels Airlines pourrait devenir le partenaire naturel de TAP au Benelux. Les passagers belges bénéficieraient probablement : d'horaires encore mieux coordonnés ; d'une multiplication des billets combinés ; d'un renforcement des connexions via Bruxelles et Lisbonne ; d'une offre plus cohérente au sein de Star Alliance. Pour les agences, la commercialisation resterait relativement simple puisque Brussels Airlines et TAP évoluent déjà dans le même environnement. Si Air France-KLM l'emporte Le paysage serait plus complexe. TAP devrait progressivement se rapprocher de SkyTeam. Même si un changement d'alliance ne serait pas immédiat, cela pourrait modifier progressivement les flux européens. Pour certains voyageurs belges, Paris et Amsterdam deviendraient davantage les portes d'entrée privilégiées vers le Brésil. Brussels Airlines perdrait alors une partie de son avantage stratégique sur ce marché. Le véritable enjeu : le Brésil Le marché brésilien est probablement le principal enjeu de cette opération. Le Brésil représente la première économie d'Amérique du Sud, attire une clientèle affaires importante, une forte diaspora européenne et un trafic touristique en croissance. Depuis Bruxelles, de nombreux voyageurs utilisent déjà TAP via Lisbonne pour rejoindre São Paulo, Rio de Janeiro, Recife, Salvador, Fortaleza, Belém, Manaus ou Porto Alegre. Le futur propriétaire décidera de la manière dont ces flux seront organisés. C'est donc bien davantage qu'un simple changement d'actionnaire. Qui part favori ? À ce stade, difficile de désigner un vainqueur. Le gouvernement portugais répète que le prix ne sera pas le seul critère. Les engagements sur l'emploi, le maintien du hub de Lisbonne, le développement des régions portugaises et la stratégie industrielle pèseront autant que l'aspect financier. Sur le papier : Lufthansa dispose de l'avantage de la continuité grâce à Star Alliance et à son expérience reconnue des intégrations. Air France-KLM possède sans doute la plus forte complémentarité commerciale avec les marchés d'Amérique du Sud et pourrait créer un champion européen particulièrement puissant sur cet axe. L'analyse des Tagueurs du Voyage Quelle que soit l'issue, cette opération dépassera largement le cadre portugais. Elle redessinera probablement la carte aérienne européenne des dix prochaines années. Pour les agences belges, l'enjeu est considérable : disponibilité des sièges, politique tarifaire, accords de distribution, programmes de fidélité et qualité des correspondances vers le Brésil, l'Afrique lusophone et l'Amérique du Sud pourraient évoluer sensiblement. Une chose est certaine : le véritable gagnant ne sera pas seulement celui qui rachètera TAP... mais celui qui contrôlera demain la principale porte d'entrée européenne vers le monde lusophone. Et c'est précisément ce qui rend cette bataille si passionnante pour les professionnels du voyage. ETIENNE
- TOURISTES, À LA CAISSE ! Les villes européennes transforment les voyageurs en contribuables
Les vacances ne coûtent plus seulement le prix du transport et de l'hôtel. Partout en Europe, les autorités locales découvrent une nouvelle manne financière : les taxes de séjour. Longtemps symboliques, elles explosent aujourd'hui et deviennent un véritable instrument de politique touristique. Pour les professionnels belges du voyage, cette évolution mérite une attention particulière. Car derrière quelques euros supplémentaires se cache une transformation beaucoup plus profonde du tourisme européen. Une taxe devenue un outil politique À l'origine, les taxes de séjour avaient un objectif simple : financer l'entretien des infrastructures touristiques. Aujourd'hui, leur vocation a changé. Elles servent désormais à : lutter contre le surtourisme ; financer les transports publics et la propreté ; protéger le patrimoine ; compenser le coût des visiteurs pour les habitants ; et, dans certains cas, décourager volontairement certaines catégories de touristes. Le message devient clair : certaines villes ne cherchent plus à accueillir davantage de visiteurs, mais à sélectionner ceux qu'elles souhaitent recevoir. Les destinations déjà concernées La liste s'allonge pratiquement chaque année. Barcelone La capitale catalane est devenue le symbole de cette nouvelle politique. Les taxes hôtelières ont fortement augmenté en 2026 et les autorités envisagent désormais jusqu'à 30 € de taxe pour certains croisiéristes à la journée. L'objectif affiché est de plafonner le tourisme autour de 16 millions de visiteurs annuels. Amsterdam La ville applique désormais la taxe touristique la plus élevée d'Europe, soit 12,5 % du prix de la chambre, à laquelle s'ajoute la hausse de TVA néerlandaise sur les hébergements. Venise Après avoir instauré un droit d'entrée pour les excursionnistes, la cité des Doges envisage maintenant une tarification dynamique pouvant atteindre 50 € lors des journées de forte affluence. Grèce Les taxes d'hébergement ont été relevées et les passagers de croisière à Mykonos ou Santorin doivent désormais également acquitter des prélèvements spécifiques pendant la haute saison. Bruxelles Même la Belgique n'échappe pas au mouvement. Depuis le 1er janvier 2026, la taxe régionale sur les hébergements touristiques a été relevée à 5 € par unité d'hébergement et par nuit (4 € pour certaines catégories). Les prochaines candidates Le phénomène est loin d'être terminé. Parmi les destinations qui avancent rapidement figurent : Édimbourg, qui applique désormais une taxe de 5 % sur les hébergements depuis juillet 2026. Le Pays de Galles, qui prépare son propre système à partir de 2027. La Roumanie, avec Bucarest qui introduit une taxe forfaitaire de séjour. Plusieurs villes de Norvège, d'Écosse et d'autres destinations européennes étudient également de nouveaux prélèvements. Quel impact pour les agences belges ? Aujourd'hui, une taxe de quelques euros paraît anodine. Mais additionnées sur un circuit européen, elles peuvent rapidement représenter 40 à 100 € supplémentaires pour un couple effectuant plusieurs étapes. Les conséquences pourraient être multiples : davantage de questions des clients sur le prix réel du voyage ; multiplication des frais à payer sur place ; comparaison accrue entre destinations taxées et destinations plus compétitives ; importance croissante de la transparence lors de la vente. Pour les agences, il devient essentiel d'intégrer ces coûts dès le devis afin d'éviter toute mauvaise surprise à destination. Jusqu'où ira cette fiscalité touristique ? Le débat dépasse désormais la simple taxe de séjour. Demain, verra-t-on apparaître : des taxes selon la saison ? selon le niveau de fréquentation ? selon l'empreinte carbone du voyageur ? selon la durée du séjour ? voire selon le type de tourisme pratiqué ? Ce qui semblait exceptionnel devient progressivement la norme. L'analyse des Tagueurs du Voyage Les taxes de séjour ne constituent plus un simple supplément hôtelier. Elles deviennent un véritable outil de gestion des flux touristiques et une nouvelle source de financement pour les collectivités. Le risque est toutefois réel : à force d'empiler taxes locales, écotaxes, redevances de croisière, droits d'entrée et hausses de TVA, l'Europe pourrait finir par envoyer un signal contradictoire. D'un côté, elle investit des millions pour attirer les visiteurs internationaux ; de l'autre, elle renchérit chaque année le coût d'un séjour. Pour les professionnels belges du voyage, une certitude s'impose : la fiscalité touristique fera désormais partie intégrante du conseil en voyage. Et demain, vendre une destination ne consistera plus seulement à parler de ses plages, de ses musées ou de sa gastronomie… mais aussi à expliquer combien coûtera le simple fait d'y dormir. ETIENNE
- Médiation des litiges : le gouvernement veut réformer le système… le secteur du voyage doit-il s'en réjouir ?
À première vue, le sujet peut sembler technique. Pourtant, il touche directement l'une des préoccupations majeures des agences de voyages, des tour-opérateurs et, plus largement, de tous les professionnels du tourisme : la gestion des litiges avec les clients. Le gouvernement fédéral a confirmé son intention de réformer en profondeur le système belge de médiation de la consommation. L'objectif affiché est clair : rendre les procédures plus simples, plus rapides, plus cohérentes et plus efficaces. Une réforme qui ne vise pas uniquement le secteur du voyage, mais qui concernera tous les acteurs économiques en contact avec les consommateurs. Pourquoi cette réforme ? Parce que le système actuel est souvent jugé trop complexe. Entre les différents services de médiation, les commissions spécialisées et les procédures parfois difficiles à comprendre pour le grand public, de nombreux consommateurs ignorent encore vers quel organisme se tourner lorsqu'un différend survient. Pour les professionnels du voyage, cette évolution mérite toute leur attention. Notre secteur est, par nature, particulièrement exposé aux litiges. Une annulation de vol, une grève, un hôtel qui ne correspond pas aux attentes, un circuit perturbé par des événements géopolitiques ou climatiques… autant de situations où les responsabilités sont parfois difficiles à établir. Depuis la pandémie, ces dossiers se sont même multipliés, obligeant les agences à consacrer un temps considérable à la gestion des réclamations. Dans ce contexte, une médiation plus efficace pourrait constituer une excellente nouvelle. Si les procédures sont simplifiées, si les délais sont raccourcis et si les consommateurs comprennent mieux le fonctionnement du système, chacun pourrait y gagner. Les clients obtiendraient plus rapidement une réponse, tandis que les entreprises pourraient éviter des procédures longues, coûteuses et parfois disproportionnées. Mais cette réforme soulève aussi plusieurs questions. Le secteur du voyage possède une réglementation particulièrement spécifique : voyages à forfait, responsabilités partagées entre organisateurs, détaillants, compagnies aériennes, hôteliers, assurances, réglementation européenne… Les médiateurs disposeront-ils toujours de l'expertise nécessaire pour traiter ces dossiers complexes ? Une harmonisation des procédures ne risque-t-elle pas d'effacer certaines spécificités propres au tourisme ? Autre interrogation : cette réforme permettra-t-elle réellement de réduire les conflits ou risque-t-elle simplement de déplacer les problèmes d'un organisme à un autre ? Car la meilleure médiation reste souvent celle qui n'a jamais besoin d'être saisie. Les professionnels du voyage belges l'ont démontré à de nombreuses reprises. Pendant la pandémie, lors des faillites de compagnies aériennes, des grèves ou des crises géopolitiques, les agences ont souvent joué le rôle de véritables médiateurs entre leurs clients et une multitude de prestataires. Elles ont absorbé une charge de travail considérable sans toujours être responsables des événements. C'est peut-être là que se trouve le véritable enjeu. La réforme annoncée ne doit pas uniquement améliorer le traitement des plaintes. Elle devrait également reconnaître le rôle essentiel joué par les intermédiaires du voyage, qui restent bien souvent les premiers à rechercher une solution avant même qu'un dossier n'arrive devant un service de médiation. La confiance est aujourd'hui l'une des principales valeurs ajoutées des agences de voyages. Une médiation modernisée peut renforcer cette confiance… à condition qu'elle reste un outil de dialogue et non une nouvelle couche administrative. Les prochains mois permettront de mesurer les ambitions réelles du gouvernement. Une chose est certaine : dans un secteur où l'expérience client est devenue déterminante, la manière de résoudre un conflit est parfois aussi importante que le voyage lui-même. ETIENNE
- AMADEUS : LE GÉANT PEUT-IL ENCORE ÊTRE ARRÊTÉ ?... OU SOMMES-NOUS À L'APOGÉE D'UN EMPIRE ?
Malgré un premier semestre 2026 marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et le ralentissement du trafic aérien mondial, Amadeus affiche une remarquable solidité. Son chiffre d'affaires progresse de 5,1 % à taux de change constant, son bénéfice opérationnel ajusté dépasse le milliard d'euros et sa génération de trésorerie reste particulièrement robuste. Le plus impressionnant n'est pourtant pas là. Alors que les réservations aériennes reculent de 3,7 %, Amadeus continue de croître. La raison est simple : le groupe n'est plus seulement un GDS. Il est devenu un acteur technologique incontournable, présent dans les systèmes des compagnies aériennes, des hôtels, des aéroports, des paiements, de la biométrie et, désormais, de l'intelligence artificielle. Pour les agences belges, cette évolution confirme une réalité : Amadeus restera encore un partenaire stratégique. Son partenariat avec Google et ses investissements massifs dans l'IA montrent clairement que l'entreprise veut devenir la plateforme centrale du voyage de demain. Mais cette domination n'est pas sans défis. Les compagnies aériennes accélèrent leurs ventes directes via le NDC, les géants de la technologie investissent dans l'IA et les crises géopolitiques continueront à peser sur le trafic mondial. Le conseil des Tagueurs du Voyage Les agences ne doivent pas craindre Amadeus... elles doivent apprendre à exploiter tout son potentiel. L'avenir ne se jouera plus uniquement sur la capacité à réserver un billet, mais sur l'utilisation intelligente des outils d'IA, de personnalisation, d'automatisation et de conseil à forte valeur ajoutée. Les agences qui investiront dans la formation de leurs équipes et adopteront rapidement ces nouvelles technologies renforceront leur compétitivité. Le défi n'est donc pas de savoir si Amadeus continuera à dominer le marché. Le véritable enjeu est de savoir si les agences évolueront aussi vite que les technologies qu'elles utilisent chaque jour. ETIENNE
- BTExpo 2026 : les inscriptions sont ouvertes !
Les professionnels du tourisme peuvent désormais s'inscrire à la 22e édition de BTExpo, le grand rendez-vous B2B du secteur en Belgique. L'événement se déroulera les 16 et 17 novembre 2026, avec une première journée au Van der Valk de Nivelles suivie d'une seconde au KAA Gent Arena. Plus de 1.300 professionnels et quelque 250 exposants sont attendus pour deux journées placées sous le signe du networking, des rendez-vous d'affaires, des conférences et des nouvelles opportunités commerciales. Les Tagueurs du Voyage seront naturellement présents pour couvrir l'événement et aller à la rencontre des principaux acteurs du tourisme belge et international. Inscription des visiteurs (Registration Form) : Demander votre badge BTExpo 2026 Réservation d'un stand (Order Form exposants) : Télécharger le formulaire de réservation BTExpo 2026
- Message d'une fidèle lectrice
Cher partenaire, Il y a un peu plus de 11 ans, je rejoignais l’équipe BT Tours et y ai découvert une maison fondée sur des valeurs humaines et en constante amélioration. La qualité de sa production reconnue par le secteur et sa clientèle, a toujours été un moteur et a participé au plaisir d’être témoin de cette évolution. Animée par une envie de diversifier mes expériences et élargir mon horizon, j'ai pris la décision de quitter BT Tours ce 31/08Pour ma part, le changement a toujours fait partie de ma vie malgré ma fidélité envers les entreprises avec lesquelles j’ai collaboré. Merci à tous les agents de voyages et responsables réseaux pour votre confiance, votre accueil, nos moments mémorables lors de nos Eductours ou évènements. Ces beaux partenariats et les projets que nous avons pu faire évoluer ensemble ont contribué au top climat dans lequel j’ai pu travailler. Merci à toute l’équipe pour tout ce que nous avons créé au fil de ces années, pour ces beaux moments de partage, quel que soit le service. Je remercie Benoit Dieu pour sa confiance, nos échanges, son amitié, le climat agréable dans lequel nous avons travaillé, son écoute et ce que j’ai appris à ses côtés car cela m’a fait grandir. Ma collègue Mélina, que je remercie également pour ces 2 belles années, reprendra le flambeau avec beaucoup de professionnalisme. Je vous souhaite à tous une très belle collaboration pour la suite avec cette belle équipe BT Tours ! Audrey











