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  • Voyages à forfait et droits aériens : l’UE prépare un renforcement majeur de la protection des voyageurs

    L’Union européenne relance deux réformes clés attendues depuis longtemps : celle des voyages à forfait et celle des droits des passagers aériens , avec l’objectif de mieux adapter la protection des consommateurs aux réalités des réservations en ligne et aux perturbations de plus en plus fréquentes dans le transport. Pour les voyages à forfait , le Parlement européen veut clarifier les situations de réservations en ligne multi-prestataires. Lorsque les données d’un client sont transmises entre sites pour finaliser différentes prestations dans un délai de 24 heures, la réservation pourrait être considérée comme un forfait unique , offrant une protection renforcée en cas de problème. La réforme vise aussi une harmonisation des droits dans toute l’UE , afin que les voyageurs réservant auprès d’un opérateur basé dans un autre État membre bénéficient du même niveau de protection. Le texte prévoit également davantage de flexibilité pour annuler sans frais en cas de circonstances exceptionnelles , y compris lorsque celles-ci surviennent au point de départ. Les règles sur les bons d’achat seraient aussi mieux encadrées : les voyageurs pourront les refuser, et s’ils les acceptent, leur validité serait limitée à 12 mois avec remboursement s’ils ne sont pas utilisés. Des délais de traitement des plaintes plus clairs sont également prévus. En parallèle, l’UE poursuit la réforme des droits des passagers aériens , toujours régis pour l’instant par le règlement (CE) n°261/2004. Le point de débat majeur reste l’indemnisation en cas de retard : le Parlement souhaite maintenir le principe d’une compensation à partir de trois heures , tandis que d’autres propositions envisagent des seuils plus élevés selon la distance du vol. Pour les acteurs du secteur, l’enjeu est double : des règles plus claires et harmonisées pour les professionnels, et des droits plus lisibles et applicables pour les voyageurs. Les États membres disposeront d’un peu plus de deux ans pour transposer la réforme des voyages à forfait une fois le texte définitivement adopté. ETIENNE

  • Frank Bosteels quitte la Belgian Travel Confederation et retourne chez Connections

    Annonce et interview. Bruxelles, le 6 mars 2026 – La Belgian Travel Confederation (BTC) annonce le départ de son CEO, Frank Bosteels. Après avoir contribué à la professionnalisation et au positionnement de la fédération, Frank Bosteels retourne chez Connections, où il occupera le poste de Chief Product & Market Officer. Avant son mandat au sein de la BTC, Frank Bosteels a travaillé pendant quatorze ans au sein du département Produits de organisation de voyages à Vilvorde. En retournant chez Connections, il suit son cœur et rejoint un environnement familier, où il continuera à mettre à profit son expertise en matière de développement de produits, de stratégie de marché et de partenariats internationaux. Le conseil d'administration de la BTC remercie chaleureusement Frank pour son engagement et son rôle fédérateur au sein du secteur belge du voyage. La présidente Annick Desmet et le vice-président Philippe Hagelstein déclarent : « Frank a travaillé avec conviction et engagement au renforcement de la Belgian Travel Confederation, ce que nous apprécions particulièrement. Nous comprenons et respectons pleinement son choix de suivre son cœur et lui souhaitons beaucoup de succès. Le fait qu'il reste lié au projet de la BTC, qu'il souhaite continuer à s'y investir et à mettre ses connaissances à disposition est particulièrement apprécié. La continuité du fonctionnement de la BTC est assurée grâce à l'équipe actuelle et à l'engagement des administrateurs concernés. Dans le cadre des objectifs stratégiques, un poste de nouveau manager BTC est donc à pourvoir. Les candidats peuvent envoyer leur lettre de motivation et leur CV à koen@vvr.be . Entretien exclusif  avec Frank Bosteels  La nouvelle qui est tombée vendredi dernier en aura surpris plus d’un. Frank Bosteels s’apprête à quitter la BTC pour retourner chez Connections, le voyagiste de Vilvoorde. Nous lui avons posé quelques questions et partageons ses réponses avec vous. Etienne : Alors Frank, pourquoi ce départ ? C’est la conséquence d’un choix personnel et professionnel que j’ai fait ces dernières semaines. J’ai décidé de retourner chez Connections, où je vais venir renforcer l’équipe de management en place. Connections est une maison que je connais bien et à laquelle je reste très attaché. Cette décision m’a placé devant un véritable choix cornélien, car mon engagement au sein de la BTC me tient aussi beaucoup à cœur. Au final, j’ai écouté mon cœur et l’envie de revenir dans l’opérationnel du secteur. Etienne : Quel bilan dresses-tu de ton passage à la BTC ? Ce qui est sans doute le plus difficile pour moi aujourd’hui, c’est que mon départ intervient précisément au moment où beaucoup de choses commencent à prendre forme. La BTC est dans une phase d’accélération. Avec l’arrivée récente de l’ABTO à bord, le projet d’une fédération qui rassemble les différentes associations professionnelles du secteur prend réellement corps. Un exemple très concret : à partir du mois de mai prochain, la BTC assurera la représentation du secteur belge au sein de l’ECTAA. C’est une étape importante, car cela permettra de porter la voix de l’ensemble des professionnels du tourisme belges au niveau européen de manière plus structurée et plus cohérente. Au-delà de cela, je pense que la BTC a progressivement trouvé sa place comme plateforme de dialogue et de coopération entre les différentes composantes du secteur. Etienne : De quelles réalisations es-tu le plus fier ? Il y a plusieurs chantiers dont je suis particulièrement fier. Le premier concerne la Belgian Travel Academy. Nous avons fortement développé l’offre de formations et surtout professionnalisé son fonctionnement. Il restait un vrai travail de fond à accomplir pour structurer l’offre, clarifier les formats et mieux répondre aux attentes des professionnels. Aujourd’hui, les formations rencontrent un public plus large et leur attrait dépasse même parfois les limites de la profession. Cela montre qu’il existe une vraie demande pour des contenus de qualité autour des enjeux du tourisme. Le second chantier concerne la Travel Intelligence. Nous sortons d’une phase d’investissement importante durant laquelle nous avons construit un véritable tableau de bord du marché. L’objectif était de permettre aux professionnels de suivre les tendances du tourisme sur base de chiffres et de données réelles, issues notamment du réseau de distribution belge. Le fait que le secteur dispose de données chiffrées objectives est évidemment utile pour les professionnels eux-mêmes, mais cela renforce aussi la crédibilité du secteur dans ses relations avec les autorités publiques, les partenaires et les médias. Etienne : Et des regrets ? Oui, bien sûr. Quand on quitte une fonction comme celle-là, on se dit toujours qu’il y a des choses que l’on aurait voulu faire avancer davantage. Le cas le plus évident pour moi est celui du label CERTA. Je n’ai pas réussi à insuffler l’élan nouveau que j’espérais. Pourtant, je reste convaincu que l’idée derrière CERTA est la bonne. Dans un marché où les consommateurs sont confrontés à une offre de plus en plus vaste et parfois difficile à décrypter, un label de qualité peut jouer un rôle important. Il peut aider les voyageurs à identifier des professionnels qui respectent un certain nombre de critères en matière de service, de transparence et de responsabilité. Mais un label ne vit que s’il est porté collectivement par la profession. Cela demande du temps, de l’énergie et une mobilisation constante. Je pense que les bases existent, mais il faudra encore un engagement fort du secteur pour lui donner toute l’ampleur qu’il mérite. Etienne : Un dernier mot pour le secteur ? Je reste avant tout quelqu’un du secteur du voyage et je le resterai. Ce que j’ai particulièrement apprécié durant mon passage à la BTC, c’est la volonté de nombreux acteurs de travailler davantage ensemble. Le tourisme est un secteur passionnant, mais aussi très fragmenté. Si nous voulons continuer à peser dans les débats — qu’il s’agisse de réglementation, de durabilité ou de transformation digitale — nous devons continuer à parler d’une voix forte et structurée. Je quitte la BTC avec beaucoup de reconnaissance pour les associations membres, pour tous les professionnels qui ont soutenu les projets que nous avons lancés et pour les nombreuses personnes avec lesquelles j’ai eu l’occasion de collaborer. Et bien sûr, je resterai attentif à ce que la BTC continuera à construire dans les années à venir. Merci Frank ETIENNE

  • Dubaï sous tension géopolitique : quelles conséquences pour les agences de voyages belges ?

    Les tensions militaires récentes au Moyen-Orient et les perturbations du trafic aérien dans le Golfe remettent en lumière la vulnérabilité géopolitique des grands hubs touristiques de la région. Alors que plusieurs pays européens ont lancé des opérations de rapatriement de leurs ressortissants et que les réservations marquent un ralentissement temporaire, les professionnels du voyage en Belgique s’interrogent : le tourisme vers Dubaï traverse-t-il une simple zone de turbulence ou un véritable test de résilience pour l’un des hubs les plus puissants du tourisme mondial ? Un géant du tourisme mondial Dubaï s’est imposée ces dernières années comme l’un des hubs touristiques les plus performants au monde . Quelques chiffres illustrent cette dynamique : 18,7 millions de visiteurs internationaux en 2024 (+9 % sur un an) près de 19,6 millions en 2025 , un nouveau record historique plus de 800 hôtels et environ 150 000 chambres dans l’émirat Cette croissance repose sur trois piliers majeurs : une connectivité aérienne exceptionnelle une offre touristique premium et diversifiée une position stratégique entre Europe, Asie et Afrique L’Europe occidentale reste d’ailleurs l’un des principaux marchés émetteurs vers Dubaï . Le marché belge vers les Émirats : chiffres clés Même si la Belgique n’est pas un marché majeur à l’échelle mondiale, elle représente un flux stable et à forte valeur ajoutée . Estimations récentes : environ 110 000 à 120 000 visiteurs belges par an aux Émirats avant la pandémie plusieurs milliers de Belges résidant en permanence dans la région environ 2 500 touristes belges présents récemment dans le Golfe , dont une partie à Dubaï Ce chiffre est toutefois en diminution progressive , plusieurs voyageurs ayant déjà été rapatriés vers l’Europe ces derniers jours à la suite des tensions régionales et des perturbations aériennes. Le profil des voyageurs belges vers Dubaï reste relativement spécifique. Segments dominants : couples et citytrips premium voyages luxe incentives et MICE stopovers vers l’Asie ou l’océan Indien La destination est particulièrement forte en hiver, période où elle concurrence notamment : la Thaïlande les Maldives l’île Maurice Les premières réactions du marché Comme souvent en période de tension géopolitique, les agences de voyages observent des réactions relativement prévisibles. 1. Ralentissement immédiat des réservations Dans les jours ou semaines suivant une crise sécuritaire, on observe généralement : une pause des ventes pendant deux à quatre semaines une hausse des demandes d’informations sur la sécurité un intérêt accru pour les assurances annulation Certaines agences signalent également des demandes de report de voyage , notamment pour les citytrips et les séjours courts. 2. Une destination historiquement résiliente Malgré les crises successives, Dubaï a démontré une capacité remarquable à rebondir . La destination a déjà traversé : la crise financière mondiale de 2009 la pandémie de Covid-19 plusieurs épisodes de tensions régionales Son principal avantage reste son rôle central dans le réseau aérien mondial , qui continue d’attirer touristes et voyageurs d’affaires. Le facteur clé : la connectivité aérienne Le véritable enjeu aujourd’hui concerne le transport aérien régional . L’aéroport international de Dubaï figure parmi les plus grands hubs de correspondance au monde . Pour les voyageurs européens, il sert souvent de : plateforme de correspondance vers l’Asie escale touristique (stopover) point de départ pour les circuits Golfe + Océan Indien Les tensions militaires récentes ont toutefois entraîné des perturbations temporaires de l’espace aérien dans plusieurs zones du Moyen-Orient , obligeant certaines compagnies aériennes à adapter leurs routes ou à suspendre certains vols. Si ces perturbations devaient s’inscrire dans la durée, l’impact dépasserait largement la seule destination Dubaï et pourrait toucher l’ensemble des flux aériens entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Trois scénarios pour les prochains mois Scénario 1 – Tensions ponctuelles (le plus probable) Dans ce scénario : ralentissement temporaire des réservations reprise progressive des ventes campagnes promotionnelles pour relancer la demande Scénario 2 – Crise régionale prolongée Si les tensions se prolongent plusieurs mois, on pourrait observer : baisse des citytrips loisirs maintien partiel du business travel montée des destinations alternatives Certaines destinations pourraient alors capter une partie de la demande hivernale : Maldives île Maurice Thaïlande Caraïbes Scénario 3 – Retour rapide à la normale Dans ce cas : l’impact resterait essentiellement médiatique la demande reprendrait rapidement les segments luxe et stopover rebondiraient en premier Conclusion Dubaï reste aujourd’hui l’une des destinations touristiques les plus solides au monde . Cependant, la crise actuelle rappelle une réalité structurelle : les grands hubs du Golfe sont à la fois des moteurs du tourisme mondial et des territoires exposés aux tensions géopolitiques régionales. Pour les agences belges, l’enjeu principal n’est pas seulement la demande touristique vers Dubaï, mais la stabilité du transport aérien dans la région , essentielle pour les flux vers l’Asie et l’océan Indien. Si la situation sécuritaire se stabilise rapidement, les fondamentaux de la destination – connectivité, infrastructures et positionnement premium – pourraient permettre un rebond relativement rapide. Mais dans le cas d’une crise prolongée, le marché pourrait connaître une période d’incertitude plus durable et une redistribution partielle des flux touristiques hivernaux. ETIENNE

  • Conflit au Moyen-Orient – Transport aérien et le Secteur du voyage belge

    Situation au 8 mars 2026 La crise géopolitique au Moyen-Orient et la fermeture partielle de plusieurs espaces aériens ont fortement perturbé le trafic aérien international depuis fin février, entraînant de nombreuses annulations de vols et des milliers de voyageurs bloqués dans la région. Au 8 mars 2026 , une reprise progressive mais encore limitée des opérations aériennes est observée. Certaines compagnies du Golfe ont recommencé à opérer un programme réduit de vols : Emirates et Etihad Airways ont relancé une partie de leurs opérations depuis Dubaï et Abu Dhabi. Qatar Airways maintient principalement des vols limités et des opérations de rapatriement. Plusieurs compagnies européennes, dont celles du groupe Lufthansa et Air France-KLM , continuent de suspendre certaines liaisons vers la région dans l’attente d’une stabilisation de la situation sécuritaire. La majorité des compagnies aériennes appliquent actuellement des politiques commerciales flexibles , permettant notamment la modification gratuite des billets, le remboursement ou le report des voyages. Les compagnies européennes restent soumises au règlement EU261 , qui prévoit notamment le remboursement ou le réacheminement des passagers ainsi que l’assistance (repas, hébergement si nécessaire). Toutefois, la compensation financière pouvant atteindre 600 € n’est généralement pas applicable lorsque la perturbation résulte de circonstances extraordinaires , comme un conflit ou la fermeture d’un espace aérien. Les démarches peuvent varier selon le mode d’achat du billet : client direct auprès de la compagnie aérienne (B2C) client ayant réservé via une agence de voyages ou un tour-opérateur belge (B2B) . Dans ce contexte de crise, les agences de voyages, tour-opérateurs et associations professionnelles du secteur touristique jouent un rôle déterminant . Elles assurent l’assistance aux voyageurs, la gestion des modifications et remboursements, la coordination avec les compagnies aériennes et les autorités, ainsi que l’information continue des clients. Il convient de souligner que ce travail de gestion de crise est largement assumé sans rémunération supplémentaire , alors qu’il représente une charge opérationnelle considérable pour les intermédiaires du tourisme. Malgré cela, les professionnels du secteur continuent à défendre les intérêts des voyageurs et à trouver des solutions concrètes pour permettre leur retour dans les meilleures conditions possibles . Cette situation rappelle une nouvelle fois le rôle essentiel des agences de voyages et tour-opérateurs dans la gestion des crises internationales et la protection des consommateurs . ETIENNE

  • Guerre Iran–États-Unis : derrière le conflit, un choc géopolitique… et bien sûr des effets sur le tourisme

    La chronique récente de Amid Faljaoui sur Classic 21 met en lumière un paradoxe politique : Donald Trump avait été élu en promettant de réduire les interventions militaires américaines à l’étranger, mais se retrouve aujourd’hui impliqué dans une confrontation majeure avec l’Iran. Selon plusieurs analyses, l’objectif initial serait de déstabiliser le régime iranien en frappant sa chaîne de commandement, dans l’espoir que le système politique s’effondre rapidement. Mais la réponse iranienne illustre une forme de guerre asymétrique particulièrement redoutable, parfois décrite par les analystes comme une « guerre mathématique » . La stratégie du “piège budgétaire” L’Iran utilise massivement des drones kamikazes de type Shahed-136 . Leur coût est estimé entre 20 000 et 50 000 dollars l’unité . La technologie est relativement simple et permet une production rapide. Pour les intercepter, les systèmes occidentaux utilisent souvent des missiles de défense aérienne dont le coût varie entre 500 000 et plus de 2 millions de dollars par tir . Le calcul est simple : un drone bon marché peut obliger l’adversaire à dépenser des dizaines de fois plus pour l’intercepter. Dans ce type de guerre, la victoire ne dépend pas seulement des armes les plus sophistiquées… mais parfois de celles qui coûtent le moins cher. L’objectif stratégique est clair : épuiser financièrement et logistiquement l’adversaire . Un conflit qui sert aussi de laboratoire militaire Certains analystes estiment également que ce conflit permet aux États-Unis de tester de nouvelles technologies militaires. Parmi elles : les systèmes anti-drones à faible coût les armes à énergie dirigée, comme les lasers militaires . Ces technologies pourraient permettre d’abattre des drones pour quelques dollars d’électricité , au lieu de missiles coûtant plusieurs centaines de milliers de dollars. Autrement dit, chaque conflit devient aussi un gigantesque laboratoire technologique. Mais l’enjeu dépasse largement le face-à-face entre Washington et Téhéran. Chine et Russie : les grands absents… pour l’instant Le conflit possède une dimension géopolitique bien plus large. L’Iran joue un rôle important pour deux grandes puissances : La Chine , qui achète une part importante du pétrole iranien, souvent à prix réduit malgré les sanctions. La Russie , qui coopère avec Téhéran dans plusieurs programmes militaires. Si l’Iran était durablement affaibli ou si ses exportations de pétrole étaient perturbées, Pékin perdrait une source de pétrole bon marché et flexible sur le plan géopolitique. De son côté, Moscou verrait disparaître un partenaire stratégique dans certains programmes militaires. Pour l’instant, la Chine et la Russie restent relativement discrètes, appelant à la désescalade sans s’impliquer directement. Mais leur prudence soulève une question : assistons-nous à une simple observation stratégique… ou à une attente avant une implication plus directe ? Les premières conséquences pour le tourisme La guerre a déjà un impact direct sur l’industrie du voyage. Plusieurs milliers de vols ont été annulés ou modifiés dans la région. La priorité actuelle des gouvernements occidentaux est le rapatriement de leurs ressortissants , touristes compris, parfois dans des conditions logistiques complexes. Les hubs aériens du Golfe — essentiels pour les connexions entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique — sont particulièrement surveillés. Des flux touristiques déjà en train de se déplacer Les professionnels du tourisme observent déjà un déplacement de la demande vers d’autres destinations. Parmi les bénéficiaires possibles : l’Espagne le Portugal le Maroc la Tunisie certaines destinations des Caraïbes ou de l’Atlantique. La hausse potentielle des prix du pétrole — déjà perceptible sur les marchés — pourrait également renchérir le coût du transport aérien, en particulier pour les vols long-courriers. Le secteur des croisières particulièrement exposé Les croisières figurent parmi les premières activités touristiques touchées. Les routes maritimes de la mer Rouge et du Golfe sont essentielles pour certaines croisières hivernales ainsi que pour les repositionnements de navires entre l’Europe et l’Asie. Plusieurs compagnies ont déjà : modifié leurs itinéraires supprimé certaines escales redéployé certains navires vers la Méditerranée ou les Caraïbes. Une grande inconnue pour l’avenir touristique de la région Avant cette crise, le Moyen-Orient figurait parmi les régions touristiques connaissant la croissance la plus rapide au monde. Mais la situation actuelle rappelle une réalité bien connue du secteur : la perception de sécurité influence fortement les flux touristiques. La question reste donc ouverte : La région connaîtra-t-elle simplement une pause temporaire du tourisme, le temps que la situation se stabilise ? Ou ce conflit pourrait-il redessiner durablement la carte touristique du Moyen-Orient ? Pour les professionnels du tourisme, une certitude s’impose : dans un monde géopolitiquement instable, la capacité d’adaptation devient probablement la compétence stratégique la plus précieuse. À suivre…... ETIENNE

  • Brussels Airlines : rentabilité sous pression malgré la croissance en 2025

    Brussels Airlines a clôturé l’année 2025 avec un EBIT ajusté de 28 millions d’euros, en recul de 52 % par rapport à 2024. Malgré une activité en hausse, la compagnie belge a vu sa rentabilité fortement affectée par un contexte opérationnel et social particulièrement défavorable. L’année écoulée a pourtant été marquée par une croissance du trafic. Brussels Airlines a opéré environ 68 000 vols (+11 %) et transporté plus de 9,1 millions de passagers. Les revenus ont progressé de 7 %, dépassant 1,6 milliard d’euros. Cette croissance n’a toutefois pas suffi à compenser l’augmentation des coûts et les perturbations opérationnelles. La marge bénéficiaire s’est ainsi établie à 1,7 %, en recul de 2,1 points de pourcentage par rapport à l’année précédente. Parmi les principaux facteurs ayant pesé sur les résultats figurent les manifestations nationales organisées en Belgique contre les réformes gouvernementales. Sept journées d’actions syndicales ont fortement perturbé le trafic aérien et empêché Brussels Airlines d’opérer la majorité de ses vols ces jours-là, entraînant un impact financier estimé à 15 millions d’euros. La compagnie a également dû faire face à plusieurs incidents externes, dont des signalements de drones, une cyberattaque à l’aéroport de Bruxelles et un contexte géopolitique instable. Ces événements ont contribué à faire grimper les coûts liés aux irrégularités, qui ont dépassé en moyenne 4 euros par passager. Enfin, le long-courrier a été particulièrement affecté. Plusieurs appareils ont été immobilisés pendant de longues périodes, obligeant Brussels Airlines à recourir à un accord temporaire de wet-lease pour maintenir son programme de vols. Le coût total de ces immobilisations s’est élevé à 19 millions d’euros. Malgré ces vents contraires, la compagnie souligne poursuivre le déploiement d’initiatives destinées à renforcer sa performance opérationnelle et financière dans les années à venir. ETIENNE

  • Brussels Airlines investit et améliore le produit à bord pour tous les passagers

    Le service en Premium Economy sera entièrement revisité, alors que d’autres évolutions notables seront faites dans les autres classes de voyage     Bruxelles,  mars 2026 – Brussels Airlines investit dans l’amélioration de son produit à bord, dans les différentes classes de voyage, tant sur les vols européens que sur les vols intercontinentaux. L’investissement le plus important concerne la cabine Premium Economy sur les vols long-courriers, avec notamment un nouveau service en porcelaine, davantage de choix de repas ainsi qu’une plus grande attention de nos membres d’équipage. Des améliorations plus modestes seront également perceptibles dans les autres classes de voyage.   Brussels Airlines réalise depuis un certain temps déjà divers investissements afin d’améliorer l’expérience client. Ainsi, une rénovation complète de THE LOFT , le principal salon à Brussels Airport, a été annoncée. Par ailleurs, le Wi-Fi à bord sera progressivement proposé gratuitement à tous les voyageurs et les cabines de la flotte long-courrier seront renouvelées.   Parallèlement, le produit à bord est également amélioré. Glenn Verhasselt, chef du restaurant deux étoiles Sir Kwinten, a été annoncé comme nouveau Belgian Star Chef , mettant la cuisine belge à l’honneur sur la scène internationale et à bord de nos vols long-courriers au départ de Bruxelles. Depuis le début de l’année, des repas d’inspiration africaine sont également servis au départ de l’Afrique.   Investissements en Premium Economy   Point central de cette nouvelle série d’investissements : l’amélioration de la cabine Premium Economy. Les innovations comprennent notamment :   Nouvelle vaisselle en porcelaine, couverts en métal et serviette de qualité. Trois choix de plats pour le repas principal. Un second service amélioré servi avant l’atterrissage. Une entrée plus raffinée. Des menus disponibles pour les passages. De nouveaux écouteurs avec une qualité sonore améliorée.   Toutes ces améliorations seront déployées au cours des prochains mois, avec le plus gros des changements disponibles à partir de la mi-mars.   Investissements dans toutes les classes de voyage   Tous les voyageurs de Brussels Airlines découvriront, dans les mois à venir, des changements, petits et grands dans le produit :   Un composant supplémentaire ajouté au repas principal en Economy Class sur les vols long-courriers. Un gobelet réutilisable de qualité pour les boissons alcoolisées en Economy Class et Premium Economy, tant sur le réseau européen que sur les vols intercontinentaux. Des serviettes rafraîchissantes et une bouteille d’eau avant le départ pour les passagers en Business Class sur les vols européens. Un rideau séparant les cabines Business Class et Economy Class sur les vols européens.

  • Explore France

    Cher.e professionnel.le, Auvergne-Rhône-Alpes s’impose comme une destination touristique majeure en Europe. Leader pour le tourisme de nature et de gastronomie, la région offre une diversité unique de destinations emblématiques et mythiques, de Lyon, au Beaujolais, en passant par la Drôme, destinations à valoriser toute l’année auprès de vos clientèles belges, tant en stop over sur la route des vacances qu’en destination finale aux portes de la Provence. Bonne lecture. La Drôme : porte de la Provence Imaginez un lieu où les Alpes viennent doucement rencontrer la Provence. La Drôme, c’est ce territoire de contrastes, baigné de lumière, parfumé de lavande et rythmé par l’accent du Sud.     En savoir plus         Lyon, art de vivre entre gastronomie et patrimoine Capitale de la gastronomie, Lyon offre également au visiteur la richesse d’un site historique classé UNESCO et une atmosphère authentique, pour le plaisir des yeux et des papilles ! Lors d’une pause sur la route des vacances ou d’un citybreak, découvrez notre programme idéal à Lyon.     En savoir plus         Beaujolais : une destination en plein (re)nouveau aux portes de Lyon Dans son écrin préservé à 30 mns au Nord de Lyon, le Beaujolais dévoile ses trésors cachés à chaque colline traversée, entre vignoble en coteaux et villages pittoresques. Spécialiste de ce territoire qui se réinvente, Beaujolais Tourisme vous présente ses nouveautés, de l’excursion millésimée au séjour pétillant.     En savoir

  • Brussels Airport

    Des vols supplémentaires vers Belgrade À partir du 30 mars , Air Serbia élargira encore son offre entre Bruxelles et Belgrade . En plus des vols opérés les lundis, mercredis et vendredis , vos clients pourront également s’envoler vers la capitale serbe les mardis . Dès le mois de mai , un vol supplémentaire sera ajouté les jeudis . Encore plus de flexibilité pour vos clients afin de découvrir le cœur des Balkans. Vers Air Serbia   Nouvelles routes dès mars Fin mars, plusieurs nouvelles liaisons directes  seront lancées au départ de Brussels Airport. Voici un aperçu : Pékin & Chengdu – Air China Palma de Majorque – Vueling Oviedo – Volotea Tétouan – Royal Air Maroc Saisissez ces nouvelles opportunités et offrez à vos clients encore plus de choix au départ de BRU ! Vers nos destinations

  • European Sleeper lance une nouvelle liaison de nuit Bruxelles–Cologne–Zürich–Milan dès le 9 septembre 2026

    La compagnie ferroviaire européenne European Sleeper lancera le 9 septembre 2026 une nouvelle ligne de train de nuit reliant Bruxelles, Cologne, Zürich et Milan . Cette liaison nord–sud stratégique vise à répondre à la demande croissante de mobilité durable en Europe et à relier plusieurs grands centres économiques et touristiques. Les ventes de billets ouvriront le 17 mars 2026 , avec des tarifs à partir de 29,99 € en siège et 49,99 € en couchette , incluant réservation, bagages et linge de lit. Des catégories plus confortables (Comfort Standard et Comfort Plus avec petit-déjeuner) seront également proposées. Le train circulera trois fois par semaine : départs de Bruxelles les lundis, jeudis et samedis soir , arrivée le lendemain matin à Zürich et Milan départs de Milan les mercredis, vendredis et dimanches soir En raison de travaux ferroviaires en Suisse et en Allemagne, le train passera via Zürich et le tunnel du Gothard , avec des arrêts notamment à Göschenen, Lugano et Como , offrant un accès direct à plusieurs destinations alpines et lacustres. L’arrivée à Milano Porta Garibaldi , située au centre-ville, permet des correspondances vers le reste de l’Italie (Venise, Florence, Rome). Des connexions faciles seront également possibles via Bruxelles, Cologne et Zürich vers Londres, Amsterdam, Berlin ou l’Autriche. Avec cette nouvelle ligne — et celle Paris–Berlin prévue fin mars 2026 — European Sleeper étendra rapidement son réseau, passant de une à trois liaisons en six mois . ETIENNE

  • UN TRAIT D'HUMOUR DE LA PART D'UN ZWANZEUR...

    L'Eglise informe qu'à partir de 70 ans, l'adultère n'est plus considéré comme un péché, mais comme un miracle.

  • Attaque contre l’Iran : impacts directs à Brussels Airport et mobilisation des professionnels du voyageSituation actualisée à Brussels Airport

    La crise au Moyen-Orient a désormais un impact direct sur le marché belge. Dix vols vers et en provenance du Moyen-Orient ont été annulés hier dimanche à l’aéroport de Bruxelles. Destinations concernées : Tel Aviv Dubaï Abu Dhabi Doha Compagnies impactées : Brussels Airlines Emirates Qatar Airways Etihad Airways Les compagnies aériennes contactent actuellement les passagers concernés afin de proposer des solutions alternatives (reroutage, report ou remboursement). À ce stade, aucune confirmation officielle n’existe concernant l’extension des perturbations dans les prochains jours, mais le niveau d’incertitude reste élevé. Conséquences immédiates pour le secteur touristique voyageurs bloqués ou itinéraires interrompus correspondances long-courrier compromises via les hubs du Golfe modifications de dernière minute sur dossiers déjà émis hausse des demandes d’assistance et d’informations. Le dommage est principalement opérationnel , avec une forte pression sur la gestion des dossiers. Mettre en avant du rôle des professionnels du voyage Dans ce contexte, les agences de voyage belges jouent un rôle essentiel : suivi individuel des dossiers clients impactés contact permanent avec compagnies et tour-opérateurs recherche d’alternatives réalistes (routes, dates, compagnies) accompagnement des voyageurs en transit ou en attente gestion humaine d’une situation anxiogène pour les clients. Le travail des agents dépasse largement la simple réservation : ils assurent aujourd’hui une véritable mission d’assistance et de sécurisation du voyage . Conclusion rapide Les annulations à Brussels Airport montrent que la crise aérienne au Moyen-Orient a désormais aussi un impact concret sur le marché belge. Dans ce contexte, la valeur ajoutée des professionnels du voyage est pleinement visible : suivi, réactivité et accompagnement personnalisé deviennent la clé de la relation client. COURAGE A TOUTES ET TOUS QUI SONT CONCERNES ETIENNE

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